L’UMP dégaine …

Le PS « est devenu un parti extrémiste », selon Frédéric Lefebvre
AFP 17/01/2010

PARIS — Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, s’en est pris vivement au PS samedi dans un communiqué estimant qu’il « est devenu un parti extrémiste » qui « n’hésite pas à utiliser les plus basses méthodes ».
« Manipulations façon Peillon, fuite façon Glavany, insultes ou attaques ciblées contre le président de la République façon Frêche, Huchon et Vauzelle, le PS est devenu un parti extrémiste qui pour exister n’hésite pas à utiliser les plus basses méthodes et désigne un ennemi, le président de la République », déclare M. Lefebvre.
« Le PS ré-enfourche son cheval de bataille favori, l’anti-sarkozysme primaire. Ce parti aux abois, sans idées et sans projet, fuit le débat d’idées et la confrontation de projets » ajoute-t-il.
« Après Huchon voilà Vauzelle qui s’en prend à Nicolas Sarkozy pour lancer sa campagne des régionales en Paca ! », dénonce-t-il.
Le président PS de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Michel Vauzelle, qui brigue un troisième mandat, a officiellement lancé samedi à Marseille sa campagne, la plaçant d’emblée sur un terrain national en attaquant frontalement la politique de Nicolas Sarkozy.
2010 AFP.

Le FN, « bouée de secours du PS »(Mariani)
AFP 16/01/2010

Thierry Mariani, tête de liste UMP aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur a accusé, ce soir lors d’une réunion publique UMP à Marseille, Martine Aubry et Michel Vauzelle d’utiliser le FN comme « bouée de secours du parti socialiste ».
« Une partie du résultat dépendra des électeurs qui voteront ou ne voteront pas Front national au premier tour », a-t-il dit devant un millier de militants UMP, lors d’un meeting avec le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand, venu présenter ses voeux aux militants.
« Michel Vauzelle (président sortant PS de la région Paca) est l’un des derniers représentants de la génération Mitterrand avec les mêmes recettes que la génération Mitterrand. Regardez ce que fait Martine Aubry depuis quelques jours: acte 1, on dit +il faut régulariser tous les sans-papiers+, acte 2 on dit +il faut donner le droit de vote aux étrangers+, bref, on fait tout ce qu’on peut pour faire monter la mayonnaise et faire, qu’une fois de plus, le Front national soit la bouée de secours du parti socialiste », a-t-il déclaré.
« Est-ce que pour la troisième fois, Le Pen va sauver le soldat Vauzelle », a répété à la presse M. Mariani à l’issue de la réunion publique.
Poursuivant ses critiques vis-à-vis du président du conseil régional, en place depuis 1998, et de sa gestion de la région Paca, M. Mariani a indiqué que « si, dans cette région il n’y a qu’un seul train qui marche, c’est le train de vie du président ».
Il a également indiqué qu’il devait débattre jeudi avec M. Vauzelle mais que ce débat avait été annulé, ajoutant: « c’est la nouvelle maladie du parti socialiste, c’est la +peillonite+ », en référence à la défection de Vincent Peillon à un débat télévisé sur France 2 où il devait être confronté au ministre Eric Besson sur le thème de l’identité nationale.

Identité nationale : Gaudin dérape à son tour à Marseille
Published on Rue89 (http://www.rue89.com) By Rémi LerouxCreated 01/16/2010 – 10:51

Dans une réunion UMP, il évoque « les musulmans qui ont déferlé » dans la rue » après Algérie-Egypte et choque jusque dans son camp.
(De Marseille) Eric Besson était à Marseille pour débattre de l’identité nationale . Il aura suffi que le ministre de l’Immigration s’absente quelques minutes des salons d’honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône pour que le débat dérape.
Le motif : une déclaration du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin  qui, évoquant les suites du match Algérie-Egypte en novembre, a parlé de « 15 000 musulmans qui ont déferlé » dans le centre-ville de Marseille.
Ces propos, le vice-président de l’UMP les aurait en fait tenu un peu plus tôt dans l’après-midi, à l’occasion d’une réunion organisée par son parti dans les salons d’honneur du stade Vélodrome et qui portait déjà sur le thème de l’identité nationale.
Le maire s’était exprimé au même titre qu’Eric Besson ou d’autres intervenants, et avait choisi de revenir sur les débordements qui avaient suivi, à Marseille, la victoire de l’Algérie face à l’Egypte à l’occasion des éliminatoires de la Coupe du monde de foot.
Un militant UMP d’origine algérienne revient sur les propos du maire de Marseille
Or, parmi les invités du débat en Préfecture, de nombreuses personnes étaient également présentes l’après-midi lorsque le maire a évoqué « la déferlante ». Des propos qui ont suffisamment choqué certains, dont un militant UMP d’origine algérienne, pour qu’ils les rapportent au second débat, en préfecture. Devant 200 personnes mais en l’absence d’Eric Besson, le ministre s’étant absenté le temps qu’aura duré l’altercation. (Voir la vidéo)

Le premier, militant UMP, s’est dit « blessé » et choqué par l’attitude de Jean-Claude Gaudin. : « Je compromets peut-être mon avenir politique en vous le disant publiquement, mais vous m’avez blessé, ma famille et les 200 000 musulmans qui vivent à Marseille. J’espère vraiment que ce n’était qu’un dérapage. »
La seconde, enseignante en histoire-géo, « de gauche », a été plus précise [5] sur ce que l’un et l’autre reprochaient au maire : « J’ai été vraiment heurtée par les propos que je cite : il a dit à propos de la célébration de la victoire algérienne, “15 à 20 000 musulmans ont déferlé dans les rues de Marseille”. En tant qu’enseignante, ce langage me rappelle la période coloniale. Il s’agissait de 15 à 20 000 franco-algériens, pas de musulmans. »
Gaudin aurait aimé « qu’il y ait eu des drapeaux français sur la Canebière »
Jean-Claude Gaudin, passablement remonté, a tenté de se justifier. D’abord en louant la tradition d’accueil d’une « ville habituée à l’étranger » et en reprenant le déroulé de son propos : « Lorsqu’il y a un match de foot où l’Algérie gagne et où ceux d’origine algérienne ou de confession musulmane veulent faire la fête, nous sommes très heureux qu’ils la fassent. J’aurais simplement aimé que sur la Canebière, lorsqu’il y a eu 15 000 personnes, où il y a eu une multitude de drapeaux algériens, qu’il y ait eu aussi quelques drapeaux français parce que la France est généreuse ».
Avant de s’emporter, encore : « Vous n’avez pas très bien compris ni assimilé ce que je dis. Depuis quinze ans que je suis maire, l’étranger est accueilli avec un E majuscule. Je fais tout pour que la ville soit unie et soudée et je n’accepte pas ce genre de propos. Peut-être me suis-je mal exprimé, mais si je me suis mal exprimé, j’ai rétabli maintenant la vérité. Allez, terminé ! »
La suite du débat aura été scandée par les interventions d’invité(e)s saluant la présence non pas du ministre Eric Besson mais de Nora Preziosi, conseillère municipale UMP de Marseille, issue des quartiers nord et visiblement amie avec une grande partie de l’assemblée.
Photos : Jean-Claude Gaudin avec le ministre de l’Immigration Eric Besson à Marseille vendredi (Jean-Paul Pelissier/Reuters)
Addendum le 16/1 à 18h27. Patrick Menucci, chef du groupe socialiste à la mairie, a commenté les déclarations de Jean-Claude Gaudin [6] : « C’est une déclaration terrifiante, j’ai de la considération pour Jean-Claude Gaudin et je pense justement que ces propos, qui sont inqualifiables, sont le fruit du débat sur l’identité nationale. Que le maire de Marseille, vice-président du Sénat, soit amené à dire une chose comme ça, c’est proprement stupéfiant. Ce dérapage verbal est la conséquence même du débat nauséabond que nous a imposé le ministre de l’Immigration. »

M. Bertrand place l’emploi au cœur de la campagne de l’UMP pour les régionales

LE MONDE 18.01.10 10h25 Marseille, Cannes, Nice, Pierre Jaxel-Truer

Deux grands meetings, deux plus modestes dans des permanences de députés, près de 200 kilomètres parcourus dans un monospace de location, le tout en 24 heures : pour Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, le marathon de la campagne des élections régionales a commencé, samedi16 et dimanche 17 janvier. Et pour cette mise en jambe, le patron du mouvement présidentiel a choisi la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA), pour soutenir « son ami » Thierry Mariani, le candidat de la majorité, qui aura la rude mission de battre le socialiste Michel Vauzelle, à la tête du conseil régional depuis douze ans.
« J’y crois », assure M. Mariani, qui identifie cependant le danger : une probable triangulaire au second tour avec Jean-Marie Le Pen, si ce dernier obtient plus de 10 % des voix, qui risque de sonner le glas des espoirs de la droite. « Michel Vauzelle utilise les bonnes vieilles méthodes de François Mitterrand, dont il est l’un des derniers représentants », dénonce le député du Vaucluse, qui accuse le socialiste de vouloir faire le lit de l’extrême droite. « Lorsque Martine Aubry veut régulariser les sans-papiers ou propose le droit de vote des étrangers aux municipales, croyez-vous qu’on ne comprend pas la manœuvre ? », enchérit M. Bertrand.
Rencontre après rencontre, le secrétaire général de l’UMP répète à l’envi aux militants ce qui sera, selon lui, l’enjeu principal du scrutin. « Il faut mobiliser notre camp. Martine Aubry assure qu’elle va faire le Grand Chelem [gagner toutes les régions]. Mais personne ne peut mettre le bulletin dans l’urne à votre place ! » A l’UMP, on s’étonne que la première secrétaire du PS, qui gère aujourd’hui vingt régions métropolitaines sur 22, ait mis la barre de ses ambitions aussi haute. « Chaque région gagnée sera une victoire ! », se réjouit M.Bertrand.
« OPPOSITION »
De Marseille à Nice, où l’UMP a pour la première fois tenu sa traditionnelle cérémonie des vœux en province, le secrétaire général de l’UMP a « rodé » son discours de campagne. « La première priorité, c’est l’emploi », a-t-il à chaque fois affirmé. Ces derniers mois, la majorité avait pourtant plutôt évité ce thème. Difficile de communiquer sur la « sortie de crise », alors que les chiffres du chômage augmentent.
« Nous avons mieux résisté à la crise que les autres pays, mais nous n’en serons sortis que quand le chômage reculera mois après mois », martèle M. Bertrand, ancien ministre du travail, pour qui « ce sujet est la préoccupation des Français ». Tant pis si l’emploi est généralement plus considéré comme relevant d’une politique nationale que régionale: « Pour ces élections, nous sommes dans l’opposition. Les régions socialistes ont fait blocage, en ne participant pas au plan de relance », justifie M.Bertrand.
Les « deuxième » et « troisième » thèmes de campagne seront les impôts – dénoncer la « folie fiscale » des régions socialistes – et la sécurité – avec la promotion de la vidéosurveillance. « D’autres sujets viendront plus tard », promet M.Bertrand, qui n’a pas omis, lors de chacun de ses discours, d’évoquer l’identité nationale – « un débat essentiel » – et l’interdiction de la burqa.

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