Revue de blogs

Régionales : sondage national 33% UMP, 22% PS, 15% écologistes

La liste Nouveau Centre/UMP/MPF recueillerait 33% des intentions de vote pour les élections régionales de mars, devant le Parti socialiste à 22% et Europe-écologie-Verts à 15%, selon un sondage CSA pour Le Parisien Aujourd’hui en France à paraître dimanche.
L’abstention, les bulletins blancs ou nuls concerneraient 49% des sondés contre 51% en octobre dernier.
En octobre dernier, les intentions de votes étaient de 31% pour La liste Nouveau Centre/UMP/MPF qui progresse de 2 points, 21% pour le PS (+1) et 17% (-2 pour les écologistes).
Après ce trio de tête, les autres formations sont créditées de moins de 10% des intentions de vote: 9% pour le MoDem (+1), 7% pour le FN qui perd 1 point, 6% pour le Front de gauche (PCF-PG), qui ne bouge pas alors que le NPA perd 1 point à 5% et que LO reste à 3% des intentions de vote.
Sondage CSA réalisé par téléphone les 13 et 14 janvier auprès de 880 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.
Le précédent sondage avait été effectué les 30 septembre et 1er octobre auprès de 863 personnes.
Source AFP


Régionales PACA : la réponse du tac-o-tac du directeur de campagne de Michel Vauzelle

Jeudi 14 janvier 2009. Thierry Mariani tente de lancer sa campagne dans les Bouches-du-Rhône aux côtés du sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin et de la tête de liste départementale Bernard Deflesselles et annonce que la droite a « une chance historique » de gagner en Paca.
Répons du tac-o-tac de Patrick Mennucci directeur de campagne de Michel Vauzelle par un communiqué.
Depuis lundi, Monsieur Mariani fait une »classe découverte de la région », et nous attendons toujours un thème, une phrase, un projet qui concerne les élections régionales », alors que le candidat de l’UMP multiplie depuis le début de la semaine les conférences de presse dans la région. Une tournée qui a démarré lundi à Nice et qui passait ce matin par la gare de Marseille.
Patrick Mennucci assure que Thierry Mariani « ne connaît pas, en matière de transport ce qui relève des compétences de la Région ; et ce qui relève de la SNCF, donc de l’Etat : les problèmes qui persistent sont causés par le manque de personnel nécessaire à l’exploitation de ce que nous avons financé ».
Patrick Mennucci rappelle que le nombre de cheminots est passé « de 13.000 à 8.000 en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 10 ans ».

Régionales PACA : l’urgence pour le MoDem… « Nous sommes la région la plus en retard »

Après le choix de la tête de liste du MoDem Catherine Levraud annoncé hier soir par François Bayrou, les cadres locaux vont pouvoir enfin s’atteler à trouver les colistiers… Le temps presse, d’autant que, rappelle un cadre du MoDem local François-Xavier de Peretti, « nous n’avons que la tête de liste, il reste 136 noms à trouver. Quand au programme, nous sommes la région la plus en retard. Il faut s’y mettre dans l’urgence.«

Régionales Paca: mais où sont les projets et est-ce bien utile d’en avoir ?
15/01/2010 par fini-parti remileroux

Les différents partis en lice pour les régionales ne semblent pas pressés de dévoiler leurs ambitions pour la région. En faisant un peu de provocation, on peut se demander si, dans la perspective finalement imminente (2014) de réforme des collectivités et de possible disparition des conseils régionaux, il est bien utile d’en avoir.
En lançant sa campagne à Marseille jeudi 14 janvier, Thierry Mariani, candidat UMP pour les régionales, a une nouvelle fois longuement critiqué le bilan de la gauche. Il a, comme à Nice quelques jours plus tôt, dénoncer l’attitude de « résistance à la politique gouvernementale » de la gauche et de son premier représentant en Région, Michel Vauzelle.
Côté projet par contre, le député du Vaucluse n’a, constate La Marseillaise, « ébauché que les têtes de chapitres », l’emploi et la sécurité par exemple (sujets dont il a déjà été question sur ce blog).
En attendant que la campagne ne s’engage véritablement sur les sujets de fond -développement économique, transports, formation, éducation, santé- les électeurs ne croulent pas vraiment sous les propositions !
Si les conseils régionaux disparaissent…
Or, l’absence de projets lisibles et finalisés n’est évidemment pas l’apanage de l’UMP. Tous les partis en lice ne sont pas encore au point. Europe Ecologie, par exemple, pourrait ne présenter le sien que fin janvier.
On peut cependant légitimement se poser la question de la pertinence de présenter des programmes ambitieux pour la région Paca dans la perspective de réforme des collectivités programmée par le gouvernement.
Si à l’horizon 2014, l’échelon régional est appelé à disparaître, que peuvent alors proposer de cohérent les candidats en matière de politique de transports, sachant que leur mandat sera tronqué. A quoi peut ressembler un schéma régional de développement économique (SRDE) s’il ne s’inscrit pas dans une perspective à moyen, voire long terme? Comment élaborer ou prolonger un programme prévisionnel d’investissements des lycées de la région?
La mise en place des politiques publiques n’est pas tout à fait un fleuve tranquille. Les financer, localement, encore moins. Quels arguments vont pouvoir mettre en avant les candidats pour convaincre leurs électeurs qu’ils ont encore une marge de manoeuvre, encore leur mot à dire?
Le risque: que la réforme des collectivités focalise l’attention…
Le risque alors est triple. Le premier, c’est que la réforme des collectivités aussi importante soit-elle ne masque tous les autres enjeux des élections.
Le second, c’est que certains candidats préfèrent miser sur des thèmes peu ou pas du tout en prise avec les problématiques régionales, mais porteurs dans l’opinion publique. Pratique pour ne pas parler du fond.
Un exemple: les transports et, donc, les TER. Le débat de la semaine dernière sur France 3 Côte d’Azur entre Gérard Piel, communiste, vice-président de la région et l’une des têtes de liste du Front de Gauche, et les deux candidats de l’extrême (Jean-Marie Le Pen pour le FN et Philippe Vardon, président du mouvement identitaire Nissa Rebela, pour la Ligue du Sud) était la parfaite illustration de ces possibles dérapages.
Quand les deux derniers n’ont limité le débat qu’à la seule question de la sécurité dans les transports en commun, le premier a tenté de le replacer dans la perspective plus large des rapports complexes et tendus entre l’institution régionale et la direction de la SNCF.
Dernier risque enfin, dans cette perspective de campagne bi-partite déjà évoquée ici et puisqu’il n’y aurait pas d’avenir possible pour la Région: que les uns se contentent de faire campagne en critiquant un bilan que les autres s’évertueront à défendre.

Frémissements sur le front des politiques locales internationales ?
Par MarseilleInternationale Nicolas Maisetti le jeudi 14 janvier 2010

Ce début d’année est déjà riche en actualités dans le domaine des politiques locales internationales marseillaises. L’occasion de faire un point sur les récents développements et les perspectives des principaux dossiers.
Compétition politique : tous en place pour les régionales ?
Presque… Du côté du duel attendu Mariani/Vauzelle, la campagne semble s’être accélérée – avant même d’avoir vraiment commencé… -sur le thème de la sécurité et de l’emploi. Comme nous le décrit Rémi Leroux, « la droite a attaqué bille en tête. La gauche a répliqué du tac au tac. La campagne est lancée » sur des enjeux aussi peu régionaux, que politiques – c’est-à-dire facilement convertibles en clivage droite / gauche. Au-delà de la passe d’arme Marianni / Menucci sur la vidéo-surveillance ou la teneur du Plan de relance de la Région, l’un des effets attendus de cette agitation est de « réduire (la campagne) à un affrontement UMP / PS » d’autant plus que les autres forces partisanes peinent à s’organiser.
On apprend aujourd’hui dans La Provence que Catherine Levraud a finalement été désignée pour diriger la liste Modem après le retrait de François-Xavier De Peretti. Cette désignation clôt la phase d’incertitude au sein du mouvement de François Bayrou. Enfin, pas vraiment selon M. De Peretti qui rappelle justement : « nous n’avons que la tête de liste, il reste 136 noms à trouver. Quant au programme, nous sommes la région la plus en retard. Il faut s’y mettre dans l’urgence.»
Du côté du Front de Gauche, les choses ne sont pas mieux engagées. Le ralliement de Joël Canapa, Vice-Président communiste du Conseil régional, à la liste PS dans le Var, repose la question de la stratégie du Parti communiste de faire liste commune avec le parti de Jean-Luc Mélanchon. D’autre part, le refus de la Fédération pour une alternative sociale et écologique de rejoindre le Front de Gauche compromet un peu plus ses chances d’apparaître comme une liste élargie de la gauche de la gauche.
Union pour la Méditerranée : des accords, enfin
Le volontarisme diplomatique de ces dernières semaines semblent avoir enfin porté leurs fruits. À moins que les récents développements de l’Union pour la Méditerranée ne soient du aux effets de lassitude d’un blocage qui persiste depuis plus d’un an. Après l’annulation de la réunion d’Istanbul, certaines chancelleries désespéraient de trouver une issue à l’épineuse question de l’identité (et de la nationalité) du futur Secrétaire général de l’UpM. À Barcelone, au palais de Peladbres pourtant, tout est pourtant prêt pour l’accueillir.
Le 5 janvier, le chef de la diplomatie française s’est rendu au Caire pour exhorter ses collègues à «réveiller » le projet. Au moment de rencontrer ses homologues égyptiens, espagnols, tunisiens et jordaniens, Bernard Kouchner a reconnu « qu’il reste de petits problèmes entre certains ministres des Affaires étrangères (…). Pour des raisons politiques, nous ne sommes pas tous les jours d’accord »
Pourtant, la réunion du Caire a été l’occasion de percées inédites. Premièrement, les « financements se précisent ». Les Echos croit savoir, en effet, qu’ « au premier rang des investisseurs se trouvent la banque allemande de développement KFW, l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque mondiale, auxquels s’ajoute le fonds InfraMed mis en oeuvre par la Caisse française des Dépôts et Consignations (CDC), la Cassa Depositi e Prestiti d’Italie, EFG Hermès (Egypte) et la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc». Au final, ces investissements sont estimés entre 8 et 10 milliards d’euros. C’est l’une des premières fois qu’est exprimée une évaluation des moyens mobilisables par l’UpM.
Deuxièmement, un consensus s’est dessiné autour de la candidature de Ahmad Massa’deh, ambassadeur de la Jordanie auprès de l’Union européenne et de l’OTAN, au poste de Secrétaire général. Son nom proposé par les « 5 du Caire » a été accepté par les hauts fonctionnaires de l’UpM le 12 janvier. Pour être effective, la désignation devra être entérinée par les Ministres des Affaires étrangères des pays membres. La date de la mi-février est évoquée, mais l’essentiel semble être acquis pour que le Secrétariat technique puisse commencer à travailler – c’est-dire examiner les projets à financer. Le Secrétaire général sera assisté par des adjoints palestinien, israélien, turc, ainsi que représentant la Ligue arabe.

Vœux : ces politiques qui nous veulent du bien.
Marseille, un autre regard 14/01/2010

L’entrée dans l’année 2009 sonnait le glas d’une croissance anéantie par la crise financière. Les élus de la république avaient pris soin de supprimer ou de réduire le faste des traditionnelles cérémonies de vœux aux corps constitués, symbole d’une époque révolue.
Au petit écran, Nicolas Sarkozy annonçait d’autres réformes, tandis que Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guerini pressentaient une année chargée de défis ! La solidarité devenait le maître mot d’une politique impuissante à prévoir, au niveau local même, les conséquences d’un grand cafouillage financier international.
Ce début d’année 2010, qui coïncide avec le lancement de la campagne pour les élections régionales, marque le retour de vœux plus politiques.
La politique fait son retour pour la nouvelle décennie.
Martine Aubry en a fait le vœu, l’année 2010 sera « l’an I de la reconquête.»
Traditionnellement, la lucarne présidentielle a diffusé au soir de la St Sylvestre les vœux du président de la république qui s’est dit satisfait de lui-même et de son gouvernement, plus que jamais déterminé à poursuivre les réformes, et réaffirmant, dans une allusion probable au rejet de la taxe carbone par le conseil constitutionnel, qu’il n’est pas homme à se laisser abattre par un revers.
D’autres vœux sont venus de la toile, écrits sous formes de communiqués ou bien filmés « à la maison », préfigurant généralement un discours d’alternance et d’opposition, aux antipodes de l’auto satisfecit élyséen.
La palme du surréalisme revient à Dominique de Villepin assis sur un canapé blanc dans une pièce mal éclairée qui réalise, en plan fixe, un discours de six minutes. Le post écrira « « Seule une orchidée rose vient alléger un peu l’atmosphère sombre de cette allocution sans concessions pour Nicolas Sarkozy. »
2010 : Vœux à fleurets mouchetés à Marseille
Marseille et la région ne sont pas en reste de belles mises en scène.
Aussi, Michel Vauzelle lors de la présentation de ses vœux eut la divine surprise de constater que son adversaire politique pour les régionales, Thierry Mariani, s’était préparé à saborder la cérémonie de sorte que l’on parle de lui. Reprochant au président du Conseil régional d’utiliser les moyens de la Région à des fins électorales, celui qui trois jours plus tôt assistait aux vœux très politisés de son ami le député maire de Nice Christian Estrosi, pris congé avec les siens d’une assemblée qu’il jugea partisane.
Michel Vauzelle exprimait, comme l’ensemble des présidents de Régions l’ont fait, ses inquiétudes vis-à-vis de la réforme des collectivités territoriales qui est la grande actualité du moment.
Michel Vauzelle, qui est à la fête, devait recevoir une semaine plus tard un prix «citron » décerné par le préfet de région « à tous les parangons de vertu et autre Ayatollah du statu quo qui se sentent attaqués et déposent plainte.»
A l’exercice des vœux était particulièrement attendu par la presse, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini qui a profité de l’occasion pour revenir sur l’enquête judiciaire en cours concernant les marchés d’attribution de la collecte et du traitement des déchets.
Très en forme, il a dénoncé une campagne de discrédit politique alimentée de clichés et d’amalgames, avant de réaffirmer sa sérénité face à l’instruction en cours. Pas moins de 6 vidéos ont été diffusées sur son profil dailymotion et un compte-rendu fleuve sur son blog !
Du côté ensoleillé du vieux port, dans le droit fil de sa politique, le sénateur maire Jean-Claude Gaudin nous revient en 2010 dans la recherche du consensus, prêt à ne faire de la politique que pour les Marseillais et les Marseillaises auxquels il adresse directement ses vœux sur les murs de la ville.
Une affiche, sobre qui présente un photomontage du quartier d’Euromed, c’est-à-dire une vision optimiste et assurément virtuelle du Marseille d’aujourd’hui.
Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine de Marseille, lui a préféré une affiche plus concrète, donnant vue sur la porte d’Aix.
Enfin, Renaud Muselier, très agité à l’approche des fêtes, débute la nouvelle année dans le confinement et la douceur. Il souhaite à ses 200 supporters de sa page Facebook une année 2010 « empreinte de respect mutuel, d’harmonie, de paix et de prospérité pour tous. »
2010 : La revanche des pique-assiettes.
Les années précédentes étaient marquées par une déferlante de nouveaux moyens technologiques. Des vœux téléphonés de Muselier en 2007 découvrant les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), à l’utilisation massive des vidéos sur les blogs, nos élus découvraient une nouvelle façon de communiquer avec leurs concitoyens.
Mais au carrefour de cette nouvelle année, un repli sur des pratiques moins novatrices, peut être pour ne pas laisser croire en une utilisation dispendieuse des deniers publics, est à noter, essentiellement de la part des élus locaux. (sauf pour Jean-Noël Guérini, qui reste dynamique dans ce domaine).
Car au niveau national, les grandes figures de la politique accentuent encore, avec plus ou moins de bonheur, l’espace des TIC dans l’élaboration de leurs plans médias.
Enfin, ce petit désaveu régional pour les TIC ne signifie pas pour autant une économie de budget. La Provence nous informe dans son édition du 13 janvier que pour les mairies de secteur le coût des vœux des élus auront été raisonnables selon si la mairie est de gauche (entre 300 € et 3000 €) et plutôt onéreuses du côté de la majorité municipale (entre 10 000 € et 22 000 €.)
Entre les lignes :
L’exercice rituel de la présentation des vœux n’est pas désuet. Il permet au politique de renouer avec la population au moment d’aborder une nouvelle année, de dresser un bilan de l’exercice passé, et de fixer de nouveaux objectifs. Entre les lignes, chacun pourra saisir la primauté des enjeux à venir.
L’année 2009 prêchait la solidarité face à crise, l’année 2010 sera probablement celle de tous les combats idéologiques, tant il semble urgent d’inspecter d’autres voies et d’autres issues contre la crise sociale et économique qui n’a pas dit son dernier mot.

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