Régionales : les partis politiques face au casse-tête des listes

La Provence – Publié le jeudi 21 janvier 2010 à 09H04

À deux mois des élections, la plupart des arbitrages n’ont pas été tranchés

Il y a ceux pour qui l’affaire est réglée. Désireux de partir le plus tôt possible dans la campagne des régionales, comblant ainsi un déficit de moyens et/ou de notoriété, Lutte ouvrière, Alliance écologiste indépendante(AIE), Front national ou Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ont bouclé leurs listes. « On a choisi des acteurs de terrain, pas des paillettes. L’objectif étant de présenter un programme », résume Patrice Miran, chef de file d’AIE. Sans se soucier de la cuisine des concurrents. Au PS comme à l’UMP, chez Europe Écologie, au Front de gauche ou au MoDem, la constitution des listes n’est en revanche toujours pas arrêtée.

Les jours qui viennent permettront de voir plus clair dans ce joyeux casse-tête politique. Où il faut à la fois tenir compte, dans chaque département, des équilibres entre femmes et hommes, villes et zones rurales, élus et société civile (tendance devenue incontournable), jeunes loups et anciens installés… sans oublier la diversité. Plus complexe, encore, trouver le compromis entre les partis ou courants qui composent un mouvement. Et concentrer toutes ces subtilités en haut des listes. Sur les places éligibles, donc.

« Plus que de l’aspirine, on consomme surtout du forfait téléphonique », sourit Pierre Dharréville, porte-parole d’un Front de gauche qui ne souffle que depuis l’accord signé lundi. « Les discussions ont été plus longues que prévu entre le PCF et le Parti de gauche, dont les ambitions sont différentes. » Manière de se rassurer, Pierre Dharréville conclut la conversation comme ses adversaires: « Et les autres, ils en sont où? » Au MoDem, où la tête de liste Catherine Levraud vient d’être choisie, François-Xavier de Peretti s’est donné jusqu’à hier soir pour arbitrer depuis le bureau de François Bayrou à Paris. « Il y a toujours des gens qui ne sont pas contents de leur position, mais on a 170 candidats pour 136 places. Ça reste moins compliqué que pour les municipales. »

Chez Europe Écologie, le porte-parole Sébastien Barles laisse le soin à Laurence Vichnievsky, tête de liste régionale, de finaliser le puzzle. « On présente nos listes samedi. Nous avons des ralliements de personnalités. Chacun connaît la règle du jeu: respecter la parité entre Verts et candidats Europe Écologie. » Ce qui a parfois provoqué de sérieuses tensions. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, des militants Verts ont claqué la porte, voyant d’un mauvais oeil l’arrivée de ceux que Sébastien Barles appelle « les experts » de la société civile. P

armi lesquels des anciens de l’extrême gauche. Au Parti socialiste, où la liste définitive sera dévoilée le 7 février, la course aux experts et à la diversité continue également, mais la problématique est différente. « On part pour gagner, assure Patrick Mennucci, directeur de campagne de Michel Vauzelle. Ce qui offre de la souplesse et de la profondeur à la liste. » Mais aiguise d’autant les appétits chez ceux qui aimeraient déloger les sortants sans se faire doubler par les « stars » venues du sport ou de la culture. Et lorgnent l’entre-deux tours où les fusions provoqueront quelques effusions.

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