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La lettre de Michel Vauzelle aux habitants de sa région

En mars prochain, auront lieu les élections régionales.

Chacun en Provence Alpes Côte d’Azur aura le pouvoir de choisir le Président de notre région. Je suis candidat à cette fonction.

Pour la plupart d’entre nous, nous sommes inquiets pour l’avenir. Beaucoup sont confrontés à des situations douloureuses : emploi, logement, santé, souci pour nos enfants comme pour nos anciens et leur retraite.

C’est précisément parce que tout est devenu difficile que je me présente à vos suffrages. Je crois en effet qu’il n’y a pas de fatalité au règne implacable de l’argent mondialisé comme le pouvoir veut nous le faire croire. Je crois tout au contraire qu’une autre société est possible, fondée sur le respect mutuel et non sur la peur ou la violence, et sur la solidarité et non sur l’égoïsme et la solitude.

J’aime notre Région de toutes mes forces. J’ai mesuré les formidables capacités que nous donne notre position géographique centrale, à la charnière entre l’Europe et la Méditerranée. Je crois à la richesse de sa culture méditerranéenne et à la puissance de notre attachement aux idéaux de la République et au modèle français de société. Je connais chacun de nos territoires : la Provence, les Alpes et la Côte d’Azur, comme je connais nos élus. Je travaille avec eux, vous le savez, quelles que soient leurs préférences politiques. Je connais aussi très bien les responsables du monde économique, comme ceux du mouvement syndical, social et associatif. J’ai confiance dans les qualités des habitants de notre région, la conscience professionnelle et le savoir-faire de nos travailleurs, la forte volonté de nos chefs d’entreprises petites et moyennes attachés à notre sol contre les délocalisations et qui doivent être soutenus pour l’emploi face à la concurrence étrangère.

Je connais le sérieux de nos enfants que je rencontre dans nos lycées, nos lycées professionnels et techniques, nos centres de formation et d’apprentissage. Ils veulent construire leur avenir.

Ils savent que le travail, c’est le respect et c’est la vie. Notre peuple de Provence Alpes Côte d’Azur est travailleur. J’en suis le témoin dans mes responsabilités présentes de Président.

Je sais d’expérience qu’en menant au niveau régional une politique qui est le contraire de celle du pouvoir actuel, au servic des grandes compagnies, on peut non seulement résister à la mondialisation financière mais gagner. Nous devons pour cela rassembler nos forces pour rester en tête des régions qui se battent dans toute l’Europe contre la concurrence mondiale.

J’entends résister avec vous contre le démantèlement de nos services publics : poste, SNCF, sécurité publique, éducation nationale, hôpitaux et santé publique. J’entends aussi résister avec vous contre le démantèlement de nos acquis sociaux : nos retraites et notre sécurité sociale. Soutien à l’économie et donc à l’emploi, services publics, acquis sociaux, c’est la liberté, l’égalité et la solidarité que nous devons défendre ensemble, une certaine idée de la France qui s’appelle la République.

Dans une région républicaine telle que je la conçois, chacun doit se sentir respecté et soutenu par la solidarité de la communauté régionale. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin dans une société civilisée. Cela s’appelle la fraternité qui est un élément essentiel de la sécurité et du bien être ensemble.

Notre Région est riche d’une culture très ancienne et très diverse. Il faut en soutenir la vitalité et le caractère populaire. Nos paysages si beaux portent eux aussi notre identité culturelle. Ils doivent être protégés comme notre environnement si fragile en Provence dans les Alpes et sur la Côte d’Azur. Si les États ne se sont pas entendus à Copenhague, nous pouvons, nous, développer notre grande politique de l’eau, de la pureté de l’air, des transports ferroviaires, des économies d’énergie et des énergies renouvelables.

Avec nos pôles industriels et scientifiques et leur mise en réseau avec la Région, avec notre agriculture forte de son label de qualité « Provence », nous avons tous les éléments économiques et culturels pour gagner.

Il faut lutter contre la déshumanisation de la société qui remplace la chaleur de la présence humaine par la solitude face à un écran d’internet ou un répondeur automatique. Il n’y a pas de loi pour promouvoir la fraternité. La fraternité ne se décrète pas.

Elle est le plus difficile et le plus fragile des idéaux de la République. Elle dépend du choix de chacun de vouloir changer la société par le bien-être et le bien vivre ensemble.

Dans ces temps où la guerre et la violence rôdent de par le monde, où l’individualisme et la férocité de la compétition entrainent la peur de l’autre et la solitude pour beaucoup,

  1. quentin21
    23 janvier 2010 à 6:31
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