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Thierry Mariani : « Mener une campagne de proximité »

La Provence –  samedi 30 janvier 2010 à 15H14

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Sans éluder l’enjeu national, le chef de file UMP veut jouer la carte du terrain

« J’appelle au vote utile. Je n’ai jamais varié dans mes convictions », souligne le candidat UMP. Photo Patrick Nosetto

– Aujourd’hui à Paris, les listes de la majorité présidentielle doivent être validées. Existe-t-il toujours des aigreurs entre l’UMP et le Nouveau centre ?
Thierry Mariani : Les listes sont achevées. Dans les six départements de la région, nous sommes en accord avec la totalité de nos partenaires. Nous présenterons des listes UMP incluant toutes ses composantes. Avec le Nouveau centre, les problèmes sont réglés mais comme toujours il peut exister des déceptions individuelles. Il n’y a rien de plus difficile à faire qu’une liste ! On présentera les mêmes listes au premier et au second tour. Les engagements seront les mêmes. À gauche, c’est surréaliste, les listes et le programme changeront entre les deux tours !

– On a le sentiment de listes très « politiques » !
T.M. :
Nous avons voulu privilégier des gens représentatifs de la diversité géographique, économique et sociale de notre région, des gens compétents et capables de gérer. Il n’y a pas de candidatures « paillettes », ce sont des élus du territoire.

– Nicolas Sarkozy, dont vous êtes proche, a fait volte-face décidant de ne plus s’impliquer dans la campagne. Déçu ?
T.M. : Ce changement d’attitude ne me gêne pas. Le Premier ministre sera présent à Toulon le 12 février dans le Var. Nous attendons pour notre meeting à Marseille le 10 mars des pointures nationales dont des ministres, Rachida Dati viendra me soutenir mercredi à Avignon. … On fait campagne en soutenant l’action du gouvernement mais aussi en pointant des intérêts régionaux. Nous mènerons une campagne de proximité, de terrain non stop pour amplifier la dynamique.

– Ne craignez-vous pas que le contexte national vous rattrape, et un vote sanction comme en 2004 ?
T.M. : Il y a un enjeu national dans cette campagne. La réforme territoriale, par exemple, est nécessaire pour que la décentralisation fonctionne mieux et soit moins coûteuse. Contrairement à ce que certains pensent, cette réforme n’amoindrit pas les pouvoirs de la Région mais rend l’institution plus efficace : moins de saupoudrage dans tous les sens et faire en sorte que les trains partent à l’heure.

– Cela dépend de la SNCF, pas de la Région !
T.M. : La Région doit faire en sorte que l’organisation des transports soit plus efficace. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la SNCF. Un récent classement paru dans la presse spécialisée place la région en dernière position en matière d’évolution de la fréquentation des TER et de suppressions de trains. C’est un échec de plus pour Michel Vauzelle.

– La crise ne risque-t-elle pas de jouer contre vous ?
T.M. : Sur le plan économique, la France s’en sort mieux que ses voisins européens. Mais il est vrai que les élections à mi-mandat sont toujours délicates pour la majorité en place.

– Avez-vous remonté votre déficit de notoriété ?
T.M. : Je suis en train de combler mon handicap. Aujourd’hui, nous avons toutes nos chances. On part avec un moral de vainqueur. D’abord parce que le bilan de douze années de gestion socialiste avec Michel Vauzelle est loin d’être élogieux. Ensuite, parce que nous partons unis. Dans cette campagne, nous n’avons strictement rien à perdre mais tout à gagner. C’est aux électeurs de choisir mais je sens une envie de changer. Je suis très optimiste.

– Rassemblé au 1er tour, vous semblez avoir une marge de manoeuvre réduite au second……
T.M. : Aucun parti n’est propriétaire de ses voix. Une partie des électeurs Verts pourrait être tentée de nous rejoindre au second tour comme des électeurs du FN qui se décideraient à ne plus voter pour un candidat qui mène à l’impasse. D’ailleurs, qui peut croire que Le Pen puisse être un jour président de la Région ? J’appelle au vote utile ! Depuis que je suis élu, je n’ai jamais varié dans mes convictions. Je suis attaché à certaines valeurs traditionnelles de la droite.

– Pourquoi avez-vous axé votre campagne sur l’emploi et la sécurité, deux domaines en dehors de la compétence de la Région ?
T.M. : La formation professionnelle comme le développement économique, compétences de la Région, sont liés à l’emploi. La sécurisation dans tous les domaines d’action de la Région, ce n’est pas hors champ non plus. D’ailleurs, le ministre de l’Intérieur vient de proposer des partenariats État-Région sur le sujet.

– Quelles sont vos principales propositions ?

T.M. : Si je suis élu, je lancerai un plan de relance économique. Je m’engage à bloquer la fiscalité dans les quatre ans à venir. Je mettrai en place un titre unique, un pass utilisable du train au car en passant par le tramway. Et je développerai la vidéosurveillance aux abords des lycées qui le demanderont. Plus généralement, je veux une Région plus proche des territoires.

Propos recueillis par Marjory Chouraqui

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