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Vauzelle-Mariani : pourquoi la bataille des Régionales s’annonce rude

La Provence –  lundi 01 février 2010

PS et UMP échangent coup pour coup sous l’oeil du FN et des écologistes

Rendu public il y a dix jours, un sondage dégageait l’horizon politique de Michel Vauzelle en Paca. Avec 30% des voix au PS au premier tour des régionales, contre 28% à l’UMP, 19% au Front national et 9% à Europe écologie, il lui donnait les gages d’une réélection au second tour. La président sortant de la Région n’a pas baissé la garde pour autant.

« La bataille sera très dure », confie-t-il même. Commandé par le PS, le sondage n’a, il faut dire, pas bouleversé ses adversaires. Au premier rang desquels Thierry Mariani qui, s’il a d’abord subi les atermoiements de l’UMP après la défection d’Hubert Falco, est entré dans la bagarre sans round d’observation.

Le chef de file vauclusien n’a pas attendu les listes ou un programme pour livrer ses coups. Sur la fiscalité, qui « a augmenté de 100% sous Vauzelle » ou sur « une campagne PS faite sur le compte des contribuables » et pour laquelle il a saisi plusieurs fois la commission nationale. « Une diffamation de plus », pour Michel Vauzelle, qui préfère d’autres rings.

Passées les vilaines blagues du genre « on offre à Mariani une carte de la Région pour qu’il retrouve l’adresse d’un Conseil régional où il n’est venu que trois fois », le staff socialiste a ancré sa campagne très à gauche. À la fois pour ratisser un électorat qui voit les alliés de la veille (PCF, Verts) construire leurs propres listes et pour s’opposer à la politique de Nicolas Sarkozy et à son projet de réforme des collectivités.

« La région n’est pas une île : toutes les décisions du gouvernement ont évidemment un effet », remarque Michel Vauzelle. Le discours de la première secrétaire PS Martine Aubry, rêvant d’une « carte toute rose » hier à Paris, ne l’a pas contredit. Et le contexte national, où se mêlent l’affaire Clearstram et les mauvaises manières de Georges Frêche, n’allègent en rien une atmosphère déjà plombée par la crise économique et le débat sur l’identité nationale.

À 40 jours du scrutin, l’UMP, qui mise désormais sur les enjeux régionaux, vise publiquement la victoire. Voyant comme une « anomalie la Région à gauche alors que les grandes villes sont à droite », l’équipe Mariani joue « la proximité » et « le terrain ». Et fait campagne sur des thèmes très à droite.

Intensifiant et rendant binaire un combat qui, prévoient PS et UMP, aboutira au débat de l’entre-deux tours, le 18 mars à la télé. Sauf que le FN et Europe écologie ne l’entendent pas ainsi. Et sont prêts à durcir le jeu. Lire notre dossier en pages 2 et 3.

François TONNEAU

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