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Jean-Marie Le Pen : « Arriver en tête au premier tour »

La Provence – mardi 09 février 2010

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Niant le déclin de ses scores, le leader du FN mise sur le vote sanction

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Le candidat FN a été le premier, hier matin, à déposer ses listes pour les élections régionales.

Le candidat FN a été le premier, hier matin, à déposer ses listes pour les élections régionales. Photo Frédéric Speich

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– À 81 ans, cette campagne est-elle la dernière ?
Jean-Marie Le Pen :
J’ai été réélu député européen dans le Sud-Est pour cinq ans. Je vais être certainement conseiller régional. Je ne sais pas si c’est ma dernière campagne. Je vais passer la main à des responsables plus jeunes pour la direction du FN. Je ne prends pas ma retraite. Je veux continuer ad mortem.

– Pourquoi cette nouvelle tentative en Paca ?
J.-M. L. P. : La France est actuellement en extrême péril. Tous les indicateurs sont au rouge. La Région, par la modicité de ses moyens, n’est pas en mesure de faire face au désarroi des Français. Néanmoins, des solutions immédiates doivent être prisescomme le développement de l’apprentissage dans la formation professionnelle, la quasi-suppression des subventions à finalité clientéliste qui saupoudrent les associations. Ou encore une police régionale des transports.

– Mais ce n’est pas de la compétence de la Région….

J.-M. L. P. : L’institution peut exprimer un voeu! Dans les lycées, on peut imaginer aussi l’instauration de policiers spécialisés.

– En 2004, vous n’avez pu vous présenter faute de domiciliation fiscale. Dans cette élection de proximité, le fait de ne pas habiter ici et d’être parachuté ne vous gêne-t-il pas ?
J.-M. L. P. : Je suis domicilié à Grasse, je me suis conformé à la législation. Je me sens partout chez moi en France.

– Vous dites vouloir créer la surprise. Pourtant, vos scores électoraux déclinent…
J.-M. L. P. : Je ne suis pas donné favori. Mon objectif est d’arriver en tête au premier tour.
C’est vrai que le FN a connu un échec aux législatives de 2007. Depuis, il est remonté. J’ai connu le PS à 5%, le gaullisme à 3%… Je ne m’inquiète pas.

– Hors les urnes, le FN paraît affaibli, ne s’appuyant plus sur un réseau de maires. Pourrez-vous jouer les trouble-fêtes ?
J.-M. L. P. : Je ne suis pas un trouble-fête, je suis un courant politique national établi depuis 40ans. Quant aux élus, quand on en a eu, ils nous ont trahis. C’est vrai que sans ce réseau, c’est plus difficile.

– Si vous dépassez 10% vous vous maintenez mais si vous êtes en dessous, c’est un échec ?
J.-M. L. P. : On rentre chez nous. Je n’appellerai à voter pour personne. Ce serait un échec relatif. On peut être en bas de la marche un jour et arriver en haut, un an après.

– Comment pouvez-vous prétendre gérer la Région quand le FN a eu un passif à Toulon, Marignane, Vitrolles ?
J.-M. L. P. : Je ne suis pas responsable de leurs dettes.

– Est-ce pour récupérer des électeurs à l’UMP que vous faites une campagne discrète ?
J.-M. L. P. : Le marché électoral est libre. Moi, je convaincs quand Nicolas Sarkozy séduit… C’est la concurrence démocratique normale.

– Vous nationalisez l’enjeu pour la même raison ?
J.-M. L. P. : Cette élection doit permettre aux citoyens de donner un avertissement sérieux au gouvernement. Le vote sanction, c’est l’occasion ou jamais d’utiliser cette arme.

– Le débat sur l’identité nationale a-t-il empiété sur votre fonds de commerce ?
J.-M. L. P. : Ce débat visait à dorer la pilule aux électeurs et à leur faire croire que Sarko 2010 ressemblait à Sarko 2007. C’est un grand « diseux » mais un petit « faiseux ». Alors, attention à l’effet boomerang ! Ce débat, sous le regard des préfets et animé par des députés UMP, n’a pas été démocratique.

– Ne craignez-vous pas la concurrence de Jacques Bompard, ex-FN et maire d’Orange ?
J.-M. L. P. : Monsieur Bompard est un supplétif de la majorité présidentielle chargé d’essayer de nuire au mouvement qui l’a fait manger pendant 20 ans.

– Et le choix de Thierry Mariani, de l’aile droite de l’UMP ?
J.-M. L. P. : Ce choix n’est pas majoratif ni conquérant. Il est certain que s’il y avait eu une grosse poussée de la gauche, on aurait envoyé Monsieur Besson.

Propos recueillis par Marjory CHOURAQUI et François TONNEAU

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