Accueil > mariani/ump, paca, politique, pratique, programmes, listes & sites, réforme collectivités, société, territoires > François Fillon : « en PACA tout est ouvert ! »

François Fillon : « en PACA tout est ouvert ! »

Nice matin – 12/02/2010

Au cœur de la bataille des Régionales, le Premier ministre François Fillon est aujourd’hui à Toulon, pour animer une réunion publique au palais des Congrès de Neptune. Il vient apporter son soutien à Thierry Mariani, le candidat UMP, chef de file régional de la majorité présidentielle, et du même coup à Hubert Falco, tête de liste du Var. L’occasion pour le Premier ministre, à l’orée de ses mille jours à Matignon, de faire le point sur les sujets brûlants de l’actualité : réforme des retraites, jugement dans l’affaire Clearstream, décret de mobilité des fonctionnaires.

Vous êtes aujourd’hui à Toulon où vous tiendrez meeting au côté des candidats UMP Thierry Mariani et Hubert Falco. Le mois dernier, Nicolas Sarkozy était à La Valette où il avait rencontré les militants et les élus de la majorité. Votre mobilisation est forte dans cette région aux mains de la gauche depuis douze ans. Vous l’estimez donc prenable en mars prochain ?
J’ai confiance dans le volontarisme et la générosité de Thierry Mariani. Quant à Hubert Falco, ce qu’il fait au gouvernement et à Toulon est remarquable. Contrairement à Martine Aubry qui dit que la gauche doit gagner toutes les régions, je ne fais pas de pronostics. Nous devons à nos concitoyens un débat digne et ouvert, qui ne se résume pas à des attaques contre le président de la République et le gouvernement.

Dans cette campagne, j’invite les Français à se prononcer sur leur région. La région PACA a un potentiel immense et des défis à relever pour se hisser au niveau des plus grandes régions européennes. Mon devoir est également de répondre à ceux qui veulent faire des collectivités locales des contre-pouvoirs pour arrêter le changement et le gouvernement. Cette conception de la décentralisation est contraire à l’intérêt général. Moi, je ne divise pas la République. Pour aller chercher la croissance et lutter contre le chômage, pour réindustrialiser la France, pour combattre l’insécurité, pour réduire nos déficits, il faut que nous agissions tous ensemble. Il n’y a pas les régions d’un côté et l’Etat de l’autre ! La modernisation du pays doit être relayée sur le terrain. L’opposition dit « non » à tout ce que nous faisons, mais elle ne présente pas de projet alternatif solide. En termes de crédibilité, je n’ai pas peur de la comparaison avec la gauche !

Comme un peu partout en France, la désignation de la tête de liste et la composition des listes, dans le Vaucluse par exemple, ont été validées dans la douleur. Les militants n’ont pas caché leur mécontentement et, parfois, leur découragement. Quel message allez-vous leur adresser à Toulon ?
La constitution des listes fait toujours l’objet de tiraillements… Mais je dis aux militants que j’ai besoin de leur appui et de leur fierté. Depuis 2007, nous respectons nos engagements et réformons notre pays sans relâche et sans céder. Nous venons de traverser la pire crise financière et économique depuis un siècle, et désormais la France sort de la récession. Tout cela, nous le devons au président de la République dont l’action fait honneur à l’engagement de tous ceux qui nous soutiennent.
Si Thierry Mariani est parvenu à rassembler au premier tour, sa marge de manœuvre est réduite au second…
Dans cette élection, tout est à conquérir mais tout est possible ! Les électeurs n’appartiennent pas aux partis et il n’y a pas de fief. Thierry Mariani a le talent pour bousculer les clivages et les scénarios écrits d’avance.

Le NPA a décidé de présenter une candidate voilée sur les listes régionales dans le Vaucluse. Avez-vous été heurté ?
Cette façon d’utiliser les convictions religieuses pour faire parler de soi relève de la manipulation.

La campagne a t-elle encore un sens pour l’UMP alors que les listes PS arrivent en tête dans les intentions de votes ?
Ce sont les citoyens et pas les sondages qui feront l’élection ! La dignité du débat républicain exige de défendre ses idées. La majorité ne met pas son drapeau dans sa poche car elle a un bilan et des projets qui sont plus sérieux que ceux de ses concurrents. Et en Paca, tout est ouvert !

S’il y a défaite en mars, ce sera la défaite de l’UMP ou celle de François Fillon ?
Il sera bien temps, au soir du deuxième tour, de tirer les enseignements de ce scrutin. Les Français vont choisir pour cinq ans ceux qui vont diriger leur région, alors parlons des régions et ne cherchons pas à faire dire aux électeurs ce qu’ils n’ont pas dit.

Le 20 février va marquer vos mille jours à Matignon. Ces trois dernières années ont-elles été éprouvantes ? Avez-vous jamais pensé à quitter Matignon ?
Cette comptabilité m’avait échappé ! Bien sûr, gouverner la France, c’est une tâche difficile, mais je ne suis pas du genre à me plaindre d’avoir à servir notre pays et les Français aux côtés du président de la République. C’est un honneur pour moi de mettre en œuvre nos engagements.


Alors que Nicolas Sarkozy baisse dans les sondages, à l’inverse vous montez. Comment l’expliquez-vous ?
On ne gouverne pas en scrutant les sondages tous les matins. Et les sondeurs eux-mêmes ne savent pas toujours très bien expliquer pourquoi ils montent ou pourquoi ils descendent ! Ce que je sais, c’est que les Français sont fiers de voir le président de la République porter haut le drapeau de la France dans le monde et qu’ils lui sont gré de faire enfin les réformes dont le pays avait besoin depuis si longtemps.

Porté par une nouvelle popularité après le jugement de l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin est clairement en campagne pour 2012. Après un déplacement à Bondy il y a quinze jours, il s’exprimera sur l’agriculture le 15 février, en Bretagne. Aujourd’hui, Dominique de Villepin est-il un allié ou un rival de l’UMP ?
Posez-lui la question ! Les médias sont friands de ses critiques et lui semble friand des médias. La France a besoin d’unité et de propositions constructives.

Vous avez sifflé la fin du débat sur l’identité nationale lors du séminaire gouvernemental organisé lundi. Les réunions publiques sont arrêtées, les mesures annoncées sont symboliques, le grand discours de Nicolas Sarkozy, attendu début février, a été annulé… Le débat est donc définitivement enterré ?
Ce séminaire n’était qu’une première étape et le président aura l’occasion de s’exprimer en avril. La question de l’identité nationale a vocation à être débattue dans la durée, de façon sereine et non partisane, car rien n’est pire que les non-dits et les procès d’intention. Le patriotisme n’est pas un gros mot et la République ne va pas sans devoirs. Les débats ont démontré qu’il existait au sein de notre peuple une demande d’unité nationale et même de fierté nationale. Voilà pourquoi nous assumons le choix de débattre sans tabous, de notre Nation, de notre histoire, de nos valeurs communes, et cela tout au long du quinquennat.

Le débat sur les retraites s’est ouvert sur l’idée d’un changement radical de système. Y êtes-vous favorable ? Une hausse des cotisations est-elle envisageable ?
Le système par répartition est au cœur de notre solidarité et de notre pacte républicain. Nous devons le sauvegarder. C’est ça la priorité, pas de disserter sur un changement radical d’organisation du système auquel je ne crois pas. Les contraintes démographiques et le vieillissement de la population française nous imposent d’ajuster rapidement les paramètres pour équilibrer notre système. Si nous ne faisons rien, il nous manquera 100 milliards par an à l’horizon 2050. Nous avions acté en 2003 le principe d’une hausse des cotisations retraite compensée par la baisse des cotisations chômage. La crise ne nous a pas permis de le mettre en œuvre mais le principe de ce transfert reste valable : il faudra le faire dès que la situation économique et la baisse du chômage le permettront. Mais les cotisations ne sont pas le seul paramètre pour sécuriser notre régime par répartition. Sur cette question des retraites, qui n’est ni de droite ni de gauche, mais implacablement démographique, j’en appelle à un consensus national.
“Un couvre-feu pour les mineurs dans certaines situations”

Les fonctionnaires sont inquiets. Un projet de décret de mobilité agite les organisations syndicales. Il stipule qu’un agent de l’Etat refusant trois mutations pourrait être mis en disponibilité et perdre son emploi. Vous avez décidé de vous attaquer aux avantages acquis de la fonction publique ?
Cette polémique est sans fondement. La loi et le décret prévoient que tout fonctionnaire dont le poste est supprimé peut être placé en situation de « réorientation professionnelle ». Ce n’est pas une sanction, c’est au contraire une garantie : l’agent, tout en conservant sa rémunération, bénéficie alors d’actions d’orientation et de formation pour préparer au mieux sa nouvelle affectation. Concrètement, l’administration a l’obligation de lui proposer trois offres d’emploi public dans des conditions très encadrées : elles doivent correspondre à son grade, à son projet d’évolution professionnelle, à sa situation de famille et son lieu de résidence. C’est dans le seul cas où l’agent aura refusé trois offres d’emploi répondant à ces garanties qu’il peut être placé en disponibilité d’office. Et c’est seulement s’il en refuse trois autres qu’il peut être licencié. Il est donc faux de prétendre que c’est là une manière déguisée de licencier des fonctionnaires.

Couvre-feu pour les mineurs, lutte contre les cambriolages, protection des personnes âgées, contrat de responsabilité parentale… Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti défendra au côté de Brice Hortefeux la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité (dite LOPPSI2). Qu’attendez-vous de ces nouveaux textes ?
Pour la septième année consécutive depuis 2002, la délinquance générale a baissé dans notre pays. Nous avons cassé la spirale des années antérieures, mais je ne me leurre pas sur la persistance de cette culture de la violence qui mine notre société. C’est un combat de tous les jours où il ne faut rien céder. La loi portée par Brice Hortefeux avec l’appui d’Eric Ciotti, est destinée à doter les forces de sécurité de nouveaux outils opérationnels. Nous pourrons par exemple mieux lutter contre la délinquance des mineurs, avec notamment un couvre-feu pour les mineurs dans certaines situations et l’élargissement du contrat de responsabilité parentale. Nous voulons développer la vidéosurveillance. Nous voulons aussi frapper au portefeuille les trafiquants. Il s’agit aussi d’avoir les moyens de répondre à de nouvelles formes de délinquance comme la cybercriminalité. La sécurité reste notre priorité. Personne ne doit sous-estimer l’appel des Français en faveur d’une société plus sûre.

Christian Estrosi et Hubert Falco sont élus de la région. Ils sont également ministres de votre gouvernement depuis huit mois. Sont-ils de « bons » ministres ?
Energie, courage, loyauté : ce sont les mots qui me viennent à l’esprit pour décrire Christian et Hubert. Leur expérience d’élu local est au surplus un atout. Je suis heureux de les compter dans mon équipe.

Nicolas Sarkozy était en Corse la semaine dernière. Il a annoncé le raccordement de la Corse au gazoduc entre l’Algérie et l’Italie pour l’alimentation des centrales électriques et pour la population. Pouvez-vous nous préciser le montage financier ? 425 millions d’euros sont nécessaires. Seront-ils uniquement prélevés dans le PEI ? Quelle sera la part laissée à la collectivité territoriale dont on connaît les difficultés financières ?
L’approvisionnement en gaz naturel de la Corse permettra d’améliorer le bilan environnemental de l’île et de renforcer sa sécurité d’approvisionnement. Le gouvernement a demandé le mois dernier à EDF et GDF Suez de poursuivre les études sur le raccordement par le Galsi. Elles permettront de préciser l’engagement financier nécessaire. Je souhaite qu’en parallèle nous travaillions avec la collectivité de Corse pour définir ce qui relève de la solidarité nationale, à travers le PEI, et ce qui relève de l’engagement de la collectivité corse en faveur de ce projet. Par ailleurs, s’agissant d’un projet qui s’inscrit dans la logique euro-méditerranéenne, des financements européens seront également sollicités.

On connaît votre passion pour la course automobile. Que peut-on faire pour ne pas voir disparaître le Grand Prix de France de Formule 1 ? A-t-il un avenir au Castellet ou ailleurs ?
Pour le moment, il faut se rendre à l’évidence le Grand Prix de France a disparu ! Dorénavant, l’enjeu est de trouver rapidement une solution pour proposer aux organisateurs du championnat du monde de formule 1 un site pour accueillir cette course. Il faut aussi un promoteur pour en assurer l’organisation commerciale et sportive avec le soutien de la Fédération française de sport automobile. J’espère vraiment revoir des courses en France. Le Castellet a des atouts. C’est un superbe circuit et tous les pilotes en ont un bon souvenir.

Propos recueillis par Olivier Biscaye et Denis Carreaux
.

Régionales : François Fillon ce soir à Toulon

La Provence – vendredi 12 février 2010

Le Premier ministre, François Fillon, est annoncé ce soir à Toulon à l’occasion du meeting tenu par le candidat UMP en région, Thierry Mariani.

Après une visite « surprise » effectuée en Afghanistan, le Premier ministre doit faire un « crochet » dans la région pour venir soutenir le député vauclusien tête de liste de son mouvement. Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et maire de Toulon, qui est tête de liste départementale du Var, sera à ses côtés.

.

Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :