Les syndicats expriment leurs attentes

La Marseillaise – 18 février 2010

Rencontre avec les responsables départementaux de la CGT, de la CFDT et de Solidaires et avec le secrétaire régional de l’Unsa. Ils ne séparent pas les régionales et la journée di 23 mars.

Le comité régional de la CGT de Provence-Alpes-Côte-d’Azur ne mégote pas sur l’enjeu des élections régionales. Ainsi, parle-t-il d’une « échéance démocratique majeure pour l’avenir des salariés » dans cette région. Sans pour autant lancer un appel à tel ou tel vote, il s’adresse aux salarié en indiquant : « c’est en participant massivement au scrutin des 14 et 21 mars par un vote de progrès social, et en accompagnant cet acte démocratique, par des actions revendicatives puissantes et déterminées que les salariés feront le mieux entendre et comprendre leurs exigences ».
Et si besoin en était, Mireille Chessa, secrétaire générale de l’union départementale des Bouches-du-Rhône, précise que « la CGT estime essentiel que la campagne électorale soit l’occasion d’une clarification des projets économiques dans les domaines et sociaux ». En tout cas, ajoute-t-elle, c’est un moment privilégié « pour faire avancer les revendications ». Bref, la première organisation syndicale de la région entend se faire entendre dans le débat électoral. Et y formuler des propositions.


Une convention régionale sur les conditions sociales

Ainsi, celle de « la mise en place de fonds régionaux pour le développement et l’emploi ». Mais aussi, celles d’ « une meilleure cohérence entre filières à partir de atouts régionaux » et d’ « efforts soutenus en matière de recherche, d’innovation et de formation professionnelle ». La CGT préconise aussi « l’élaboration d’une convention régionale concernant les conditions sociales entre donneurs d’ordre et sous-traitants », ainsi que « la création de nouveaux outils d’interventions pour les salariés et leur représentants ».
Mireille Chessa ne sépare pas le vote des 14 et 21 mars de la journée nationale unitaire d’action du 23 mars. Elle fait d’ailleurs observer que « le Président de la République a décidé de reporter le débat sur les retraites après les régionales ». Raison de plus pour les salariés de s’exprimer sur la question.
Du lien élections des 14 et 21 / mobilisation du 23 du même mois, Jean Felden, secrétaire régional de l’Unsa en parle lui aussi. Même s’il pense que les questions du développement économiques et de l’emploi ne figurent pas dans les compétences essentielles des Régions, il est important que « la nôtre favorise le maintien et le développement de ses atouts industriels ». Parce que, ajoute-t-il, « le devenir de Paca ne peut résider dans le seul tourisme ». Quoiqu’il en soit, ajoute-t-il encore, « on ne peut concevoir de réelle politique pour l’emploi qui ne soit conditionnée par la politique nationale ».


Une meilleure cohérence

De plus, déclare aussi Jean Felden, « on ne peut envisager une Région avec les moyens d’une politique ambitieuse sans prendre en compte ce qui se prépare en matière de réforme des collectivités territoriales et de suppressions de la taxe professionnelle ». Que pourra l’institution régionale « si les menaces qui pèsent sur de larges secteurs du Bassin de Fos et de l’Etang de Berre se précisent » demande-t-il ? Et de prendre encore l’exemple de la formation professionnelle des infirmières à la charge de la Région, « si celle-ci ne dispose pas de moyens à la hauteur des besoins ». Et si ces besoins sont revus à la baisse, comme cela se dessine.
Pour sa part Patrick Para, secrétaire général de l’Union départementale CFDT, attend « de nouveaux engagements en matière de formation professionnelle ». Il souhaite aussi « une meilleure cohérence dans le domaine des transports publics ». De même, des engagements plus forts dans le domaine du développement et de « la création d’emplois ». Et il rappelle que sa confédération a rendu publique une « adresse aux candidats qui sollicitent les suffrages des électeurs » leur demandant de « faire connaître leurs réponses aux questions majeures pour l’avenir des régions que sont l’emploi et la formation, le développement durable ou encore le dialogue social ».
Quant à Michel Costes, secrétaire départemental de l’Union syndicale Solidaires, il fait d’abord observer que « les échéances électorales ne sont les pas, pour Solidaires, les moments les plus marquants de l’activité syndicale ». Il considère toutefois que c’est un moment pour « poser en grand le problème de l’emploi ». Au moment où la RGPP fait peser de lourdes menaces sur les services publics , il estime que « le colloque organisé l’an dernier par le Conseil régional sur les services publics avait été intéressant et utile ». Il estime aussi que le scrutin régional constitue aussi « un moyen pour exprimer l’attachement au maillage des services publics de proximité ».

Témoignages
Christian Carrère

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