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Régionales en Paca : l’UMP Thierry Mariani chasse sur les terres de l’extrême droite

Le Point – 19 février 2010

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Régionales en Paca : l'UMP Thierry Mariani chasse sur les terres de l'extrême droite

Tête de liste UMP pour les régionales en Paca, Thierry Mariani multiplie les déplacements, ici à Aix-en-Provence © Sipa

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« Impose ta chance, va vers ton risque. » Tête de liste UMP pour les régionales en Paca, Thierry Mariani a fait sienne cette formule du poète René Char. Une devise de circonstance tant le combat s’annonce difficile pour la majorité en Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Le Front national peut encore une fois sauver le soldat socialiste Michel Vauzelle », estime le député du Vaucluse, âgé de 51 ans. L’UMP craint en effet que le scénario de 2004 ne se reproduise : le FN s’était maintenu au second tour, permettant la réélection de Michel Vauzelle pour un second mandat.

Le 14 mars, au premier tour du scrutin, le premier adversaire à abattre pour l’UMP sera donc le candidat FN, qui n’est autre que Jean-Marie Le Pen. À 81 ans, le leader du Front national mène en Paca son dernier combat électoral avant son départ à la retraite, et il veut tirer sa révérence en dépassant au second tour le score de 21 %, réalisé par son candidat Guy Macary en 2004.

Immigration et sécurité, thèmes de campagne

La campagne anti-Le Pen va bon train. « Il ne faut pas se laisser manipuler par un homme politique qui fait un dernier tour de piste ! », lance Thierry Mariani, avant de poursuivre : « Jean-Marie Le Pen ne fait pas campagne : c’est comme si la région ne l’intéressait pas. Il ne connaît même pas les problèmes régionaux. » L’immigration et la sécurité restent les thèmes privilégiés de Le Pen, sur la scène nationale comme en Provence.

Pour damer le pion au FN, l’UMP a adapté son propre discours et s’est choisi comme chef de file un fin connaisseur des idées fixes de l’extrême droite. Comme le reconnaît le parti majoritaire lui-même, l’élu du Vaucluse a toujours été très actif en matière de sécurité ou d’immigration. Pour preuve : après avoir défendu, en 2008, l’amendement sur les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, Thierry Mariani a aujourd’hui dans le viseur la loi Guigou, qui a instauré l’obtention automatique de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers. « Tout cela n’a rien d’un discours de circonstances. Je suis présent sur ces sujets depuis longtemps », insiste-t-il, en précisant que les deux priorités de sa campagne sont « la sécurité et l’emploi ».

Déficit de notoriété

Mariani veut convaincre une région où les électeurs ont largement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, d’autant que l’extrême droite part divisée. Après avoir quitté le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, Jacques Bompard se présente cette fois sous les couleurs de la Ligue du Sud. À gauche aussi, les voix seront dispersées : Europe Écologie a choisi de partir sous ses propres couleurs sous la conduite de Laurence Vichnievsky. Pour autant, le député n’est pas le grand favori des sondages. C’est le président sortant de la région Michel Vauzelle qui est donné vainqueur au second tour, quel que soit le scénario.

L’ancien « monsieur Afghanistan » du gouvernement part aussi avec un handicap de taille : son déficit de notoriété. Thierry Mariani est éclipsé par l’ogre Jean-Marie Le Pen ou le président sortant Michel Vauzelle. « En deux mois de campagne, on vient à bout de ce manque de notoriété », veut tout de même croire la tête de liste UMP. Une faiblesse qu’il essaie de compenser par sa présence sur les réseaux sociaux tels que Facebook , les Créateurs de possibles – plate-forme communautaire de l’UMP – ou le site de microblogging Twitter . « Internet est un bon moyen d’être accessible à chaque citoyen en quelques clics, car la région Paca est immense », insiste le candidat. Pour le faire connaître, le Premier ministre n’a pas hésité à faire le déplacement, le 12 février, lors d’un meeting à Toulon. « Dans cette élection, tout est à conquérir, mais tout est possible, affirmait Fillon. Il n’y a pas de fief imprenable. » Le défi est lancé.

Par Ségolène Gros de Larquier

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