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La réforme des collectivités locales pourraient diminuer le rôle économique des régions au profit des métropoles.

La Marseillaise – 19 février 2010

La réforme des collectivités locales pourraient diminuer le rôle économique des régions au profit des métropoles. Photo La MarseillaiseEconomie et emploi. En Languedoc-Roussillon comme en PACA, les régions ont agit dans ces domaines. Pour quels résultats ? Une autre utilisation de l’argent public est-elle possible ?

Tous les économistes et les spécialistes de la décentralisation sont d’accord : l’espace régional est le lieu le plus pertinent en matière de développement économique et d’actions pour l’emploi. Surtout s’il s’accompagne de pouvoir en matière d’aménagement du territoire.
C’est pourquoi, dès les premières lois de décentralisation en 1982, gouvernement et législateurs ont accordé à la région ce domaine d’intervention. Principale compétence des régions, cela a été confirmé par la loi du 13 août 2004 voté sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. En effet, si toutes les collectivités interviennent économiquement, il revient désormais à la région de « coordonner sur son territoire les actions de développement économique des collectivités territoriales et de leurs groupements « .
L’action économique de la région comprend notamment la définition du régime des aides économiques aux entreprises Les régions élaborent également un schéma régional de développement économique, après concertation avec les départements, les communes et leurs groupements « afin de coordonner les actions de développement économique, promouvoir un développement économique équilibré de la région et à développer l’attractivité de son territoire ».

Conséquences de la réforme des collectivités
Si ce rôle majeur est amputé par la réforme des collectivités territoriales, les conséquences pourraient être plus que négatives pour les économies régionales. Dans la dernière décennie, les majorités de gauche ont investi durablement dans le soutien à l’économie locale et la défense de l’emploi. En Languedoc-Roussillon, par exemple, le programme de 16 parcs d’activités économiques régionaux (PRAE), a permis, souligne les réponsables régionaux, « l’aménagement sur l’ensemble du territoire d’une offre attractive et cohérente et le positionnements diversifiés pour répondre aux attentes des entreprises et de l’offre locale d’immobilier d’entreprises. »
En région PACA, la gauche place à son bilan « la création de 26 000 emplois et l’engagement de 280 millions d’euros » dans le cadre du Plan région pour l’emploi adopté en 2004. La région a été également à l’initiative des 29 pôles régionaux d’innovation et de développement solidaire (PRIDES) qui concernent les principales filières économiques de la région et représentent 18% des emplois régionaux.
S’ils sont probants, ces résultats n’ont pas permis d’enrayer les méfaits des logiques libérales de gestion de l’économie. D’où le débat qui traverse l’ensemble de la gauche sur les objectifs que devront se fixer les nouvelles majorités progressistes après le 21 mars. « Les Régions doivent porter l’ambition d’un véritable renouveau et d’une maîtrise des filières industrielles et de services » soulignent les listes du Front de gauche. Est ainsi posée la nécessité d’inclure « des exigences sociales dans les cahiers des charges » des entreprises dont les régions sont commanditaire.

L’utilisation de l’argent public
Le débat est aussi lancé sur l’utilisation de l’argent public par les régions. Est-il seulement le moyen de venir en aide à des entreprises en difficulté sans contre-partie en matière de contrôle de l’efficacité économique et sociale de ces aides ? En région PACA, alors que la liste conduite par Mlichel Vauzelle rendra public son projet lundi prochain, le chef de file du Front de gauche, Jean-Marc Coppola s’est prononcé pour la création d’un Fond régional d’investissent qui « aura pour vocation, au lieu et place de l’attribution directe de fonds publics aux entreprises, d’assurer la bonification des taux des crédits qu’elles auront obtenus des banques en participant, lorsque ces entreprises respectent les normes sociales et écologiques tout en créant des emplois, au remboursement de ces intérêts ». L’intervention de la Région devrait lui donner « un statut d’actionnaire public, lui permettant de siéger, même temporairement aux conseils d’administration des entreprises aidées, afin de contrôler leur gestion et d’empêcher les délocalisations ».

C.Digne.

PHOTO LM

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