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Michel Vauzelle à la rencontre des Marignanais

La Provence – 25/02/2010

La tête de liste PS pour les régionales était en ville et en mairie hier

En compagnie notamment des membres de la section locale du PS, Michel Vauzelle a fait le tour des commerces de l'avenue Jean-Jaurès et de la place de la République, hier après-midi.

En compagnie notamment des membres de la section locale du PS, Michel Vauzelle a fait le tour des commerces de l'avenue Jean-Jaurès et de la place de la République, hier après-midi. Photos M.S.

Serait-ce le début du défilé des têtes de liste des régionales ? Après Thierry Mariani, reçu avant son meeting, par le maire, vendredi, à l’hôtel de ville « de façon formidable », dixit le ministre du budget Éric Woerth, lui aussi présent, c’est Michel Vauzelle, le candidat à sa réélection pour le PS qui est venu hier après-midi à Marignane.

De la même façon, il a été l’hôte d’Éric Le Dissès, qui est venu l’accueillir, avec Odile Cudennec, sur le perron de la mairie, avant de lui proposer une visite guidée de l’hôtel de ville. Son équipe, parmi laquelle notamment Gérard Frisoni de Berre l’a accompagné, tandis que les membres de la section locale du PS ont choisi de rester dehors.

Devant le tableau de Mirabeau, Michel Vauzelle s’exclame : « C’est votre prédécesseur! ». Éric Le Dissès, qui est déjà passé dans une autre pièce, revient alors sur ses pas, l’air inquiet, pour voir de quoi il s’agit. « Votre prédécesseur il y a très longtemps », précise le candidat PS. « Tu as eu peur! », s’amuse Odile Cudennec. « Oui, ça devient épidermique », reconnaît Éric Le Dissès.

A sa sortie de la mairie, il discute avec les profs du lycée Blériot, qui manifestent (voir par ailleurs), avant de faire le tour des commerces de l’avenue Jean-Jaurès. Chez Indigo, il complimente les employées : « On m’a dit qu’il y avait deux belles dames ici », tout en regardant les vêtements pour dame : « C’est ma femme qui aurait dû venir », plaisante-t-il. Chez Delikat, c’est la décoration qui retient son attention : « C’est fait avec goût ».

Certains, comme chez Prestige, en profitent pour se confier : « Nous avons de belles boutiques mais peu d’animations et de clients ». Et Vincent Gomez de commenter : « Il y a beaucoup à faire à Marignane ».

Un arrêt sur la place de la République et Vincent Gomez s’empresse de placer que la municipalité actuelle souhaite la débaptiser pour lui donner le nom de Laurens Deleuil. « C’est un symbole, on ne la débaptise pas », juge Michel Vauzelle.

Et de confier à la presse : « C’est une catastrophe, c’est impensable, cette place doit garder son nom. Elle a une histoire, on n’y touche pas, on ne la met pas ailleurs non plus, c’est comme lesChamps-Elysées ou la place de la Concorde ! ».

Puis c’est une halte au snack Il Rapido. Les responsables expliquent à Michel Vauzelle : « On a racheté l’ancien cinéma. Aujourd’hui on pleure. La fontaine, on l’a laissée se décrépir. L’architecte des Bâtiments de France nous a imposé un cahier des charges très strict, ce qu’on comprend, mais on voudrait que ce soit respecté par tous… »

La « troupe » passe ensuite sous l’arche de la rue du Grand-Puits et devant les façades murées, les membres de l’équipe Vauzelle ne cachent pas leur stupéfaction : « Mais qu’est ce que c’est que ça ? ». Petit arrêt chez le cordonnier du square Charles-Péguy. « Un gars formidable », lance un militant local du PS. Puis retour où tout a commencé, devant la mairie, avant que Michel Vauzelle ne reprenne la route.

La question, maintenant, est : à quand la venue à Marignane des outsiders tels que Jean-Marie Le Pen ou Laurence Vichnievsky ?

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Les raisons de la venue du candidat

Bien sûr, il est en campagne… Mais venir ici a, pour Michel Vauzelle, beaucoup de sens : « Je suis républicain, le FN, qui a longtemps dirigé la ville, n’est pas un parti républicain. Et puis, on pense avec émotion au fait que beaucoup de gens atterrissent ici, sans se douter qu’il y a une petite ville provençale. C’est aussi une visite de travail, j’ai rencontré les profs ».

Et à propos de sa venue en mairie ? « J’ai salué le maire, c’est une visite républicaine, qu’il soit de droite ou de gauche ». Même si Eric Le Dissès a soutenu Thierry Mariani ? « Les gens font ce qu’ils veulent. Il appelle à voter Mariani ? C’est la campagne ! ». Quant à la déclaration du maire lors du meeting de l’UMP au sujet de la violence dans les lycées (« Si elle est là, c’est qu’on l’a laissée rentrer »), il déclare : « On, c’est plutôt Sarkozy, la violence contre les personnes a augmenté et le nombre de postes d’enseignants a diminué. Nous avons mis en place la vidéosurveillance, ce n’est pas ce qui remplace la présence humaine ».

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« On reste en liaison », promet-il aux profs de Blériot

Les professeurs du lycée Blériot ont fait grève lundi et mardi pour protester contre le projet du rectorat de supprimer 41 h de cours l’an prochain (lire nos éditions d’hier et d’avant-hier).

Hier matin, ce sont des élèves qui ont organisé le blocus de l’établissement, entassant palettes et posant des conteneurs à ordures devant l’entrée pour empêcher toute intrusion. Et hier après-midi, les profs ont sagement attendu non loin de la mairie que Michel Vauzelle ait fini de visiter celle-ci pour discuter avec lui.

« C’est catastrophique, on perd deux postes d’enseignants alors que le recteur nous avait dit que les moyens seraient constants », lui expliquent-ils. Il n’en fallait pas plus pour que Michel Vauzelle se lance dans une violente critique du gouvernement : « Tant qu’il n’y aura pas une vraie délocalisation, ça posera problème. La Région paie pour les lycées, comme pour les TER, et c’est un autre qui organise. L’État diminue le nombre d’enseignants, nous, on augmente le nombre de Tos (techniciens, ouvriers et de services, ndlr). On fait ce qu’on peut. Votre combat est le nôtre. Le gouvernement veut des lycées privés pour les riches ». « C’est même pas ça, ose une prof, on veut des ouvriers qui se contentent d’obéir ». « On recrée le système des classes des anciens régimes », insiste Michel Vauzelle. Puis il interroge, en prenant des notes : « Combien d’élèves à Blériot ? »« Un peu plus de 300 », répondent les profs. « Vous avez du mal à vous faire entendre, les députés aussi, regardez la télévision. Mais comptez sur moi, on reste en liaison », promet Michel Vauzelle.

Emmanuelle ELBAZ

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