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La question sociale dans la campagne des régionales

Libémarseille – 26/02/2010

ELECTIONS DES 14 ET 21 MARS. Chômage en hausse, pouvoir d’achat en berne, fermetures d’entreprises, moral des ménages en chute : à moins de deux semaines du premier tour du scrutin régional, la situation économique et sociale pèse-t-elle sur la campagne électorale? Réponse en Paca.

En Paca (Provence-Alpes-Côte-d’Azur), les sondages donnent Michel Vauzelle (PS) vainqueur. Facilement. Si, en plus, la question sociale s’y met, la droite est mal.

Lors des grèves des raffineries, le candidat UMP Thierry Mariani essayait d’en rire : «S’il n’y a plus d’essence, on prendra le TER pour faire campagne… Enfin, on essayera…»

Les TER «non fiables», la faute à Vauzelle, le sortant, c’est un des thèmes de l’UMP.

Manque de chance : le train n’a pas l’air de préoccuper les électeurs, qui ont surtout le chômage en tête.

Mariani s’adapte : si le chômage est, en Paca, «15% plus haut que la moyenne nationale», c’est la faute du président socialiste, coupable de ne pas avoir fait de plan de relance anti-crise.

Sans l’avouer, Thierry Mariani, fidèle Sarkoboy, craint de subir un vote sanction contre ce gouvernement auquel il n’a jamais appartenu, sauf dans ses rêves. Un comble. Il lui reste un espoir : que le peuple de droite se mobilise contre les grèves. «Il y a une exaspération de notre électorat de voir que chaque période électorale est propice à tous les chantages» en matière sociale, analyse-t-il.

A gauche, on se frotte prudemment les mains. «La droite a fait une erreur en mettant l’accent de sa campagne sur les transports, note Patrick Mennucci (PS). Nous, on est sur l’emploi depuis le début. C’est un bon positionnement.»

Idem pour la tête de liste du Front de gauche, Jean-Marc Coppola (PCF) : «Les préoccupations sociales sont numéro 1. Il y a un mécontentement, une colère. Les gens sont très inquiets.» Du coup, dans les sondages, le Front de gauche monte. Pas la droite.

Le sénateur (UMP) marseillais Bruno Gilles relativise : «En 2004, on a perdu à cause du vote sanction anti-Raffarin. Il y avait plein de sujets de mécontentement : la ceinture de sécurité, l’augmentation du tabac, les radars… Rien de tel aujourd’hui.»

Plus que des tensions sociales, assure-t-il, la droite a «peur d’un vote assez haut du FN». Au-dessus de 10%, le Front national condamnera l’UMP à la défaite dans une triangulaire fatale au second tour.

Et le social assombrit la situation : tout le monde se tourne vers l’Etat pour lui demander d’intervenir. «Mais le gouvernement fait ce qu’il peut», estime Bruno Gilles, directeur de campagne de l’UMP dans les Bouches-du-Rhône.

La gauche, qui réclame un vote sanction contre le président de la République, ferait-elle mieux à sa place ? Bruno Gilles interroge : «Est-ce que les régionales doivent se transformer en référendum, en avant-tour de la présidentielle de 2012 ? Est-ce que les Français vont tomber dans le panneau ?»

Si le PS y puise une nouvelle vigueur, la droite peut aussi y trouver l’occasion de serrer les rangs, espère l’élu UMP : «35 à 40% des Français restent accros à Nicolas Sarkozy. S’ils décident de voter, on peut faire de grosses surprises.»

MICHEL HENRY

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