Le débat de Nice-matin sur le Buzz des Régionales

Le Buzz des Régionales – 26/02/2010

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Suivez  sur « Le Buzz des Régionales« , les moments forts du débat  organisé au siège de Nice-matin.

Thierry Mariani (UMP), Jean-Marie Le Pen (FN), Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie), Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) et Catherine Levraud (MoDem) répondront en direct aux questions des journalistes du groupe Nice-matin.

Une absence qui a fait couler beaucoup d’encre, celle de Michel Vauzelle, tête de liste socialiste. Après avoir donné son accord, il a finalement déclaré forfait.

Débat Nice-matin : faut-il croire aux sondages ?

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Eric Debry, président directeur général du groupe Nice-matin, vient d’accueillir les cinq candidats invités à débattre au siège du journal : Thierry Mariani (UMP), Jean-Marie Le Pen, (FN), Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie), Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) et Catherine Levraud (MoDem).

Olivier Biscaye, directeur des rédactions, rappelle que ce débat devait accueillir six candidats. L’absent dont tout le monde parle, c’est bien entendu Michel Vauzelle (PS) qui a déclaré forfait il y a 48 heures.

Thierry Mariani et Jean-Marie Le Pen « regrettent » l’absence du président socialiste sortant et s’interrogent sur ses motivations, son refus systématique de débattre.

Interrogés sur le dernier sondage qui donne Michel Vauzelle vainqueur dans tous les cas de figure au second tour, certains candidats émettent des doutes sur la validité des intentions de vote. Thierry Mariani constate toutefois que la liste UMP « monte progressivement »« Je ne crois pas aux sondages », déclare Jean-Marie Le Pen. Laurence Vichnievsky (EE) rappelle que son mouvement est aujourd’hui « la troisième force politique au niveau national ». Pour Jean-Marc Coppola, « le Front de Gauche est un mouvement qui progresse » et Catherine Levraud (MoDem) estime que « ces chiffres ne sont pas tellement parlants ».

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Débat Nice-matin : les TER ne marchent pas. A qui la faute ?

La question des transports, et des trains régionaux en particulier, traverse la campagne des régionales à grande vitesse depuis plusieurs semaines. Pourquoi les TER ne fonctionnent-ils pas en PACA ? A qui la faute ? Quelles solutions ?

JM Le Pen (FN)  : « Gouverner c’est prévoir. En matière de transport, on n’a visiblement pas prévu, pour une meilleure gestion des TER, de prendre en compte la concentration humaine sur la côte et le volume de circulation automobile. Les grands investissements qui étaient nécessaires n’ont pas été engagés. »

JM Coppola (Front de Gauche) : « L’offre ferroviaire a été triplée en quelques années. Il y avait 250 TER par jour il y a 10 ans, on en compte 720 aujourd’hui. Mais on constate également que le réseau SNCF est aujourd’hui moins dense qu’il y a 60 ans. Pourquoi avoir supprimé des lignes ? Il n’est pas possible  de mieux fonctionner avec moins de moyens humains, moins de moyens financiers et moins de moyens techniques. »

Catherine Levraud (MoDem) : « Pour trouver des solutions, la Région ne doit plus être seule face à la SNCF ».

Thierry Mariani (UMP) : « La politique des transports est un échec patent pour l’actuelle majorité régionale. Nous devons travailler avec la SNCF pour trouver enfin les bonnes solutions. Nous devons prendre conscience de la responsabilité collective en matière de transports ».

Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) : « Nous sommes presque tous d’accord, il faut nous réunir pour rediscuter du problème des transports et trouver les bonnes solutions ».

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Débat Nice-matin – Le Pen à Mariani :  » Vous voulez me piquer des électeurs »

Sur la question de la sécurité, Jean-Marie Le Pen (FN) a enfourché son vieux cheval de bataille et taillé quelques croupières à Thierry Mariani (UMP) et Nicolas Sarkozy.

« Thierry Mariani veut me piquer des électeurs. Il est vrai que Sarkozy s’était vanté un temps d’avoir siphonné les voix du FN. Il était même allé jusqu’à dire qu’il avait tué notre mouvement. Faux. Il a volé le FN, mais il ne l’a pas tué. D’ailleurs, je peux vous dire que le Front National va créer la surprise, comme il l’a déjà fait. Il n’est pas mort et moins encore face à un gouvernement social démocrate qui accueille de plus en plus de socialistes dans ses rangs« .

« Je ne veux pas piquer des électeurs au FN, répond Thierry Mariani. Mais la région ne peut pas rester à l’écart des questions de sécurité même si ce n’est pas une des compétences premières.« 

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Débat Nice-matin – Sécurité : pour le MoDem, « le vrai danger, c’est la déshumanisation »

A Thierry Mariani (UMP) qui réclame plus de vidéosurveillance pour sécuriser les gares et les lycées, Catherine Levraud (MoDem) oppose « plus d’humanité, plus de dialogue« .

« Il n’y a pas que le choix entre la police et la vidéosurveillance. Il faut plus d’adultes présents, plus de bienveillance à l’égard des jeunes, poursuit la candidate du MoDem. Il ne faut pas supprimer les surveillants dans les lycées, il faut plus et mieux communiquer lorsque les trains accusent de sérieux retards et ne plus voir les contrôleurs se réfugier dans leurs bureaux. Le vrai danger, c’est la déshumanisation. »

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Débat Nice-matin – Emplois verts : UMP et Europe Ecologie y croient

Au chapitre de l’emploi, Laurence Vichnievsky (EE) fait le lien entre environnement et croissance. « Selon l’ADEME, souligne-t-elle, il y a 450 000 emplois potentiels dans les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Ce qui veut dire 40 000 emplois au minimum en PACA.« 

Pour Thierry Mariani (UMP), la Région n’a pas su trouver les relais de croissance. « Je crois en l’environnement. Je propose que soit crée un chèque vert destiné à encourager l’emploi éco-citoyen notamment dans le cadre de l’amélioration de l’habitat.« 

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Débat Nice-matin : quelle « cuisine » entre les deux tours ?

Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) : « Je souhaite la fusion de toutes les listes de gauche au second tour. »

Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) : « J’encourage les électeurs à voter utile. Plus nous pèserons, plus nous serons forts pour négocier.  Il n’y a pas de caractère automatique à une fusion. Nous négocierons en termes de programmes et non de chiffres. »

Thierry Mariani (UMP) : « Les électeurs de gauche risquent d’être déçus. Ils vont voter pour de grandes ambitions qui deviendront un méli-mélo d’idées. Europe Ecologie et les listes de gauche sont en désaccord sur de nombreux points, sauf un : garder la majorité en PACA. A l’UMP, nous ne changerons pas de programme, pas d’idées, pas de liste. »

Le Pen (Front national) : « Au-delà des électeurs du Front national, j’ai reçu le soutien de Jacques Peyrat, ancien sénateur maire de Nice, et de plusieurs élus UMP dont je ne citerai pas les noms. »

Catherine Levraud (MoDem) : « Nous ferons ce que les électeurs nous permettront de faire. Nous ne sommes pas en position de peser sur cette élection. Nous tendrons la main aux listes qui partagent nos valeurs démocratiques et écologiques. »

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Débat Nice-matin – Quel est votre principal adversaire ?

Jean-Marie Le Pen (Front national) : « La majorité régionale conduite par Michel Vauzelle et l’UMP qui ont voté ensemble 95% des délibérations. C’est à l’image du gouvernement social démocrate UMPS. »

Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) : « L’abstention. »

Thierry Mariani (UMP) : « L’abstention et la liste Vauzelle. »

Catherine Levraud (MoDem) : « Jean-Marie Le Pen. »

Jean-Marc Coppola (Front de gauche) : « La politique de la droite actuelle, politique de régression économique et démocratique. »

Le débat s’est terminé à 18 heures.

L’intégralité des échanges en MP3

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Cinq têtes de liste pour notre débat

Nice matin – 27/02/2010

Ils sont arrivés en ordre dispersé.

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Les cinq principales têtes de liste ont participé hier à un débat au siège de notre journal. Le président de la région, Michel Vauzelle, avait décliné l'invitation.

Jean-Marc Copolla en tête. Costume luisant et col de chemise ouvert, le candidat du Front de Gauche a un côté Actor Studio. Pas pour autant habitué à squatter les devant de la scène politique ? On lui a réservé une place VIP sous le fronton de Nice-Matin. Il passe et file se garer au fond du parking visiteur. Là où, quelques minutes plus tard, Thierry Mariani va se fumer une petite cigarette. « Puisque je suis en avance, j’en profite… Vous avez un distributeur de café ? », s’enquiert le candidat UMP avant de monter dans l’ascenseur. Cocktail nicotine et caféine manifestement de rigueur. Un brin tendu ? C’est pourtant tout sourire que Thierry Mariani s’en va saluer ses adversaires. Histoire d’évoquer juste avant le top départ l’accueil glacial réservé à la tête de liste du MoDem lorsqu’elle s’est invitée sur ses terres natales, à Valréas : « Je suis tombée en pleine tempête de neige », explique Catherine Levraud. À chacun son aléa de campagne. Jean-Marie Le Pen, lui, arrive en maugréant contre la grève des contrôleurs aériens qui l’a obligé à débarquer de son avion « à minuit passé ». De quoi expliquer peut-être le calme inhabituel du candidat frontiste lorsque les premières questions commencent à pleuvoir. Du moins jusqu’à ce que son portable se mette à sonner en plein débat. Cette fois, c’est sûr, Jean-Marie Le Pen est bel et bien présent. Un peu trop pressant même, de l’avis de Laurence Vichnievsky : « Arrêtez de m’interrompre », lui lance la tête de liste d’Europe Écologie. C’est parti. Le Pen, encore, brocarde Copolla qui a eu le malheur de s’aventurer sur le terrain de l’insécurité. Cette fois, Catherine Levraud passe son tour. Pourtant, le MoDem aurait un argument tout trouvé. Christophe, le directeur de campagne, s’est fait piquer son portefeuille juste avant de venir. Catherine Levraud se réserve. Une petite pique assassine sur l’âge de Jean-Marie Le Pen et c’est déjà le clap de fin. « C’est bon, on peut se déshabiller », bondit Thierry Mariani. Il ne fait référence qu’à son micro-cravate. Le candidat du Front raconte alors qu’invité de France 3, il avait oublié de rendre le sien.

Et comme bien mal acquis ne profite jamais, il en a perdu son pantalon en pleine rue ! Pas de faux départ cette fois. Le Pen file, suivi de près par ses drôles de porteurs de valise. Catherine Levraud lui emboîte le pas. Elle s’en va visiter une confiserie niçoise. « La campagne a aussi ses moments de douceur ».


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