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Gaston Franco, tête de liste Majorité Présidentielle : « On se bat pour gagner »

Nice Premium – 28/02/2010

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Moins de trois semaines avant les élections régionales, le 25 février 2010, Gaston Franco (tête de liste Majorité Présidentielle) était présent au Parc Phoenix pour participer au débat sur les régionales lancé par l’association « Agora Citoyen des Alpes-Maritimes ». Il répond aux questions de Nice premium.

Nice Premium : Quelle est votre analyse de la situation économique et sociale de la région PACA ?

Gaston Franco : Je pense que la région PACA est dans une situation difficile en terme financier, en terme d’emploi, en terme économique plus généralement. C’est aussi le problème de notre pays et de l’Europe et du monde. Je pense que la région n’a pas mis les moyens pour mieux résister et c’est pour cela que nous ne sommes pas d’accord avec la politique de M. Vauzelle.

NP : Pensez-vous que la politique nationale influencera le vote des électeurs aux prochaines régionales ?

GF : Je souhaiterais que non parce qu’il ne faut pas se tromper d’élections. Je crois que Nicolas Sarkozy a encore deux ans et demi de présidence de la république. À ce moment là s’il est à nouveau candidat, les Français auront l’occasion de se déterminer sur son bilan et de le sanctionner s’ils estiment devoir le faire ou de le soutenir s’ils pensent que le bilan est positif.

En tout cas, il s’agit bien aujourd’hui d’élections régionales. Je pense que ce qui est essentiel c’est que les gens votent en ayant pleinement conscience des enjeux régionaux. On nous annonce des taux d’abstention phénoménaux, ce qui serait vraiment une insulte à la démocratie. Il s’agit de notre vie quotidienne, de nos emplois d’aujourd’hui et de demain. Il s’agit d’une région qui doit se resituer au niveau des principales régions en Europe.

NP : Quel jugement portez-vous sur le bilan du Parti Socialiste en PACA ?

GF : Je crois que M. Vauzelle est un homme habile, il se donne une image de personne consensuelle, ce qu’il n’est pas. Ce que je lui reproche le plus, c’est son sectarisme. Cela signifie qu’il refuse tout apport de l’extérieur. Christian Estrosi, quand il était président du Conseil général, a donné la présidence de la commission d’appel d’offre du Conseil général à un responsable éminent du Parti Socialiste. À la mairie de Nice c’est pareil. Il y a des pratiques résolument dans l’opposition et qui ne nous ménagent pas à une responsabilité éminente en présidence de commission. Chez nous, les élus de la région Provence Alpe Côte d’Azur, de la tendance que je représente, n’ont jamais été associés à une décision quelle qu’elle soit. Le Parti Socialiste en région PACA est un vainqueur.

NP : Quel score espérez-vous obtenir à l’issue des régionales ?

GF : Le plus élevé possible.

NP : C’est-à-dire ?

GF : On ne se présente pas pour témoigner. On se bat pour gagner. On constate que la fameuse alliance de l’olivier cher à Michel Vauzelle a volé en éclat. D’ailleurs le débat de ce soir a bien montré qu’entre les socialistes et les écologistes, il y avait des différences de fond très importantes. Nous, nous avons un programme sur lequel nous nous sommes engagés et sur lequel nous sommes solidaires. Nous avons une autre ambition pour la région. Nous prenons en compte l’action du président de la république. Pour nous la région n’est pas le dernier des remparts contre le président de la république. Au contraire, il y a le temps des élections et le temps de l’action. Au lendemain des élections, nous nous remettrons au travail pour soutenir les mesures qui sont prises en France, pour dynamiser l’emploi, relancer la machine économique. Nous souhaitons que la région soit partenaire de cette action.

NP : Comment répondrez-vous aux attentes des électeurs ?

GF : Nous nous engageons à pratiquer la proximité. Je n’ai pas la prétention de dire que nous avons des réponses immédiates sur tout. Mais nous nous engageons à essayer de trouver des solutions pour le faire le plus rapidement possible.

NP : Pourquoi selon vous les Français et les Azuréens ne s’intéressent pas aux régionales ?

GF : Je pense que nous n’avons jamais mis de vrais moyens sur le plan national pour mobiliser les électeurs. Ce droit essentiel qu’est le droit de vote semble aujourd’hui banal et normal.

Delphine Ville

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