Accueil > alpes maritimes, bouches du rhône, dév. durable, médit/international, paca, politique, société, territoires, var, vauzelle/ps > Michel Vauzelle demande des comptes au gouvernement au sujet d’une pollution aux hydrocarbures en Méditerranée

Michel Vauzelle demande des comptes au gouvernement au sujet d’une pollution aux hydrocarbures en Méditerranée

vauzelle2010.fr – 28/02/2010

Nappe Hydrocarbure Strauss

Nappe d'hydrocarbure du Strauss en dérive - (c) Marine Nationale, via Mer et Marine

Vendredi 19 février, un navire de la CMA-CGM, « le Strauss », a été victime d’une collision avec le remorqueur « le Francia », alors qu’il quittait le Port de Gênes par gros temps. Un réservoir ayant été touché, ce sont plus de 180 tonnes de pétrole qui se sont déversées en Mer Méditerranée. Ce n’est que le mardi 23 février que l’information, reprise par la presse, est devenue publique. Jeudi 25 février, la nappe de pollution aux hydrocarbures dérivait au large des Iles d’Hyères et menaçait directement la réserve naturelle de Port-Cros, dans le Var.

Les informations fournies depuis le début de l’accident par la Préfecture Maritime, basée à Toulon, sont extrêmement lacunaires et imprécises. A telle enseigne que le Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, M. Jean-Louis BORLOO, n’a réagi que le 25 février en regrettant « que l’alerte n’ait pas été donnée suffisamment tôt pour éviter ce fléau qui se retrouve aujourd’hui aux larges de nos côtes ».

Dans ce contexte, Michel VAUZELLE s’inquiète de l’apparent manque de coordination et de communication entre le Ministre, pourtant explicitement en charge, entre autres, de la mer, et son administration représentée en l’espèces par la Préfecture Maritime de Toulon. « La Méditerranée est notre bien commun : elle est au cœur de l’identité régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur. On ne peut laisser la salir de la sorte. La moindre des choses que l’on attend du gouvernement, dans un cas tel que celui-ci, est de livrer au public les informations dont il dispose, sur la nature, l’étendue et les conséquences prévisibles de cette pollution. Nous refusons qu’un tel accident, qu’une telle pollution pétrolière, puisse se produire dans l’indifférence et dans l’absence de toute réaction de la part du gouvernement  français. Nous devons aussi savoir quelles sont les mesures urgentes de dépollution qui ont été entreprises ».

Président sortant et candidat aux élections régionales, Michel VAUZELLE a rendu public son projet cette semaine. Il contient, notamment, des propositions destinées à protéger la Mer Méditerranée. L’une d’entre elles consiste en l’élaboration d’un « Plan littoral méditerranéen », pour la prévention de toutes les pollutions et la préservation de la Mer Méditerranée. Ce Plan a pour objectif de protéger l’environnement marin et la biodiversité qu’il abrite, pour l’ensemble du littoral français et en partenariat avec Monaco, l’Italie et l’Espagne.

.

Comment cacher le plus longtemps possible une nappe de pétrole de 200 tonnes qui dérive près des côtes méditerranéennes ?

marsinfos28 février 2010

Photo Préfecture Maritime – Survol de la zone à 17h, Vendredi 26 Février

De qui se moque t-on ? Rien dans cette affaire n’est clair depuis le début. On pourrait en rire  si un vrai risque de pollution de nos côtes n’était en jeu. Pour essayer de comprendre ce qui ce passe, petit retour en arrière.

Acte 1 : Vendredi 19 Février, l’accident. Le Porte-Container Géant le « Strauss » de la CMA-CGM, quitte le port de Gênes-Voltri. Selon la presse italienne, les conditions météo ne sont pas bonnes. Mer formée, vent fort, creux de 1 mètre, et surtout brouillard. Le Strauss est accompagné à sa sortie du Port par le remorqueur « Francia » de la société Riuniti. A 1,5 milles au Sud du port, une collision a lieu entre les deux bateaux. Quand on voit la seule photo qui existe officiellement de l’accident, on se dit que le choc a dû être très violent. Un des réservoirs est touché, le carburant se met à fuir, le pétrole se déverse dans la mer. Toujours selon la presse italienne, l’équipage du Porte-container, de près de 300 métres de long, a vite transféré le carburant du réservoir abimé vers d’autres compartiments étanches, en donnant même de la gite à l’énorme navire pour faciliter la manoeuvre. Malgré cette réaction, le pétrole a continué à fuir et à se déverser dans la Méditerranée, on apprendra plus tard qu’il s’agirait de 180 tonnes. Toujours selon la presse italienne, malgré la présence d’hélicoptères et de navires d’intervention, les autorités italiennes n’ont pu stopper la pollution à cause des mauvaises conditions météo. La nappe de pétrole de 200 tonnes a donc commencé sa mortelle dérive.

Acte 2 : du 19 février au 23 février Black Out total. Aucune nouvelle. La CMA CGM ne communique pas , la Préfecture Maritime non plus, rien dans les médias ni locaux ni nationaux. Une nappe de pétrole de 10 KM de long qui peut potentiellement souiller les côtes de la Méditerranée dérive à quelques milles au large de Nice et tout le monde se tait.

Acte 3 :  23 février dans la soirée, l’info commence à sortir. La préfecture maritime sort de son silence ( pressée par l’AFP ?) et communique pour la première fois. L’AFP publie donc  une première dépêche,  postée sur lefigaro.fr en fin de journée  « pollution aux hydrocarbures au large du Cap D’Ail ».  La Provence et Nice Matin relaient aussi l’info, oubliant simplement, sans doute une erreur de frappe, de citer le nom de l’armateur, la CMA CGM.

Acte 4 : 24 février, la CMA CGM  décide de communiquer  pour la première fois, soit 5 jours après l’accident ! On nous explique entre autre dans le communiqué que « compte-tenu de son engagement environnemental, la CMA CGM considère cet événement comme très important ». Ah bon. Pendant ce temps, la nappe dérive toujours, la com de La Préfecture Maritime aussi, lâchant ses infos au compte-gouttes, avec un unique point presse à 15 Heures.

Acte 5 : le 25 février. Les 200 tonnes de pétrole dérivent toujours sous forme de boulettes et de galettes et se rapprochent maintenant dangereusement des côtes et notamment des Iles d’Hyères, et de la réserve naturelle de Port Cros. Des bateaux anti-pollution font ce qu’ils peuvent pour lutter contre cette marée noire, mais le carburant échappé des cuves du Strauss, étant vraisemblablement composé d’hydrocarbures lourds, n’est pas en surface, mais flotte sous forme de boulettes entre deux eaux, ballotées au grès des courants, et donc quasi impossible à récupérer. Dans la soirée, Le Ministre d’Etat Jean-Louis Borloo et sa Secrétaire d »Etat à l’écologie Chantal Jouanno, se fendent d’un communiqué ou ils semblent découvrir les choses et hurlent « Je suis scandalisé par cet accident qui aurait largement pu être évité. Ce n’est pas acceptable ! Je regrette également que l’alerte n’ait pas été donnée suffisamment tôt pour éviter ce fléau qui se retrouve aujourd’hui aux larges de nos côtes ». Le téléphone doit chauffer entre le Ministère à Paris et la Préfet Maritime à Toulon…

Acte 6 : La nappe disparait à 15 heures, puis réapparait à 17 Heures ! Mauvais gag, à son traditionnel point presse de 15 heures, La Préfecture Maritime nous annonce que, à cause du mauvais temps, ils ne savent pas où se trouve la nappe de pollution !!!!!! » Les survols réalisés par l’avion Polmar de la douane ainsi que les patrouilles du remorqueur Chevreuil n’ont pas reporté de zones de pollution. Les mauvaises conditions météo sur zone expliquent cette absence de détection« . On rêve !!!!! Sans doute un peu gênés, ils  recommuniquent ( c’est exceptionnel), à 17 h, cette fois la pollution est toujours là « La frégate Dupleix et l’hélicoptère Dauphin de la marine nationale ont reporté 3 zones de pollution d’environ 2 km de diamètre chacune à 30 km au sud du Cap Camarat. La pollution continue de dériver en parallèle des côtes varoises »…

Morale de l’histoire : on ne sait toujours pas, une semaine après l’accident, ce qu’il s’est réellement passé, quel est le vrai risque de pollution, et quels sont les réels moyens de dépollution mis en place, ainsi que leur efficacité. On notera au passage le silence radio de Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie aux Régionales en PACA, et les autres candidats, qui aiment pourtant tant nous parler de développement durable…

>> Réactualisation du 28 février à 9h30 : Pendant que la Préfecture Maritime continue à publier des communiqués pour ne pas dire grand chose, que Laurence Vichnievsky, la candidate en PACA d’Europe Ecologie fait des ronds dans l’eau dans la rade de Marseille, que Carla et Nico passent un bon week-End au Cap Nègre, an face de la nappe, que depuis son dernier « coup de gueule » on entend plus Borloo, Michel Vauzelle, le Président sortant de la Région PACA sauve l’honneur de tout le monde et réagit, sous forme d’un communiqué ou il demande des explications sur cette pollution. Bravo Michel.

>> Les communiqués officiels de La préfecture , celui du 23 février, du 24 février, du 25 février, du 26 à 15 heures, puis à 17 heures

>> Le coup de gueule de Borloo

>> Le  dernier communiqué officiel de la CMACGM, en réponse au Ministre ?

>> Si vous avez raté le début sur Marsinfos, Un porte-container de la CMA-CGM provoque une mini marée noire au large de Nice (23/02/2010) et Pollution du porte-container de la CMA-CGM: les îles d’Hyères menacées (25/02/2010)

Header MARSINFOS.FR

Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :