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Trois questions pour comprendre les enjeux

La Marseillaise – 01/03/2010

Les enjeux de al région. Illus ML THOMAS

Elections régionales. Encore deux semaines de campagne avant le verdict des électeurs du 14 mars. Les grandes tendances du scrutin, ses enjeux se précisent.

Dernière ligne droite pour les dix listes qui se disputent le leadership politique en région PACA. Les deux semaines qui nous séparent du premier tour des élections régionales seront notamment mises à profit pour tenir les derniers meetings, à l’image de celui qu’organise le Front de gauche, ce mercredi 3 mars à Marseille, en présence de Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et Christian Piquet.
S’il est impossible de dresser un premier bilan que seul le verdict des urnes sanctionnera le 14 mars prochain, cette campagne a déjà livré quelques éléments de réponse à des questions majeures.

La droite peut-elle gagner ?
Thierry Mariani, le tête de liste régional ne cesse de proclamer que la victoire est à portée de mains. Selon le député de Vaucluse, la droite a « une chance historique de gagner cette région ». Selon lui, « les clés du scrutin » sont dans les mains de l’électorat du Front national. D’où son insistance à conduire sa campagne sur des thèmes sensibles à la clientèle lepéniste, sécurité, immigration…
Mais ces arguments semblent plus tenir de la méthode Coué que de l’analyse objective de la réalité électorale. Pas un des sondages publiés depuis janvier 2010 n’ont donné les listes UMP victorieuses largement devancées au deuxième tour par la gauche rassemblée. Pire, ils annoncent même une défaite aussi nette qu’en 2004 où Renaud Muselier avaient été battus de 11% alors que le FN caracolait pourtant à 25% des suffrages.
Au-delà des études d’opinion, le dispositif de la droite montre qu’elle ne se fait pas d’illusion sur le choix des électeurs. Après la défection d’Hubert Falco, craignant qu’une défaite n’hypothèque son maroquin ministériel, aucun des candidats naturels n’a été retenu. Thierry Mariani, qui a déserté le débat régional pendant la dernière mandature, n’a été que le choix du pis aller. Avec pour conséquence, une large impréparation sur le composition des listes, le contenu du programme qui n’est qu’un succédané du projet national de l’UMP.

La multiplicité des listes est-elle un handicap pour la gauche ?

Seule la droite tente de faire cette diversité de candidatures un argument de campagne. « Nous aurons au deuxième tour les mêmes candidats et le même programme alors que la gauche devra faire des compromis pour trouver un accord », affirme Thierry Mariani qui omet d’ajouter que l’absence de renfort pour le 21 mars le condamne à la défaite.
Là aussi, tous les sondages soulignent la même tendance. La présence de listes socialiste, Europe écologie, Front de gauche, NPA et LO ne pénalisent pas la gauche. Son score global est très haut dès le premier tour. Son rassemblement, pour le deuxième, devrait lui permettre de gagner haut la main.
Cette concurrence avant union permet à l’électeur de choisir entre les différentes approches des forces progressistes. Même sur le terrain régional, elles sont marquées entre les courants social-démocrate, écologistes ou radicaux. Leur rapport de force le 14 mars pèsera sur la future gestion de la région PACA comme elle sera riche d’enseignements pour les futures batailles électorales.

Le débat sur les projets est-il novateur ?
Même si le PS, l’UMP et le MoDem ont tardé à rendre public leur projet, la confrontation des propositions n’est pas sans intérêt. Elle confirme que le débat régional s’inscrit dans des logiques plus globales.
Ainsi, toutes les listes affirment faire de l’emploi leur priorité. Mais comme à Paris, l’UMP et le MoDem avancent des solutions marquées par l’idéologie libérale et la satisfaction des revendications du Medef.
A gauche, le projet du président-candidat, Michel Vauzelle, ne se veut pas celui d’un parti. Pour l’essentiel, il s’inscrit dans la continuité des deux dernières mandatures qui présentent un bilan incontestable, marqué par de nombreuses réussites. Mais sans avoir réussi à inverser les tendances nationales. D’ailleurs, la campagne des listes socialistes s’articulent essentiellement autour de ce bilan et surtout autour de la personnalité de Michel Vauzelle dont le taux de notoriété est important dans la population.
C’est, en revanche, du côté du Front de gauche, que des solutions de rupture ont été mis en débat par Jean-Marc Coppola et ses co-listiers. Notamment avec la proposition des transports régionaux gratuits, la création d’une maison de l’eau et surtout le projet « d’un fonds régional d’investissement » pour l’emploi. Une solution inédite qui se veut « une première étape Régionale vers la constitution d’un pôle financier public ».

C.D.

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