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Régionales : dans le dernière ligne droite, Hubert Falco donne des regrets à l’UMP

La Provence – 11/03/2010

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Hubert Falco donne des regrets à l'UMP - Photo Franck Pennant

Alors que Thierry Mariani est à la peine, le maire de Toulon ravive la plaie de sa défection pour conduire la liste UMP aux régionales. D’abord avec un sondage varois qui montre sa faculté de résistance. Ensuite avec la publication d’un livre qui revient sur son refus d’être le champion de la droite.

Les sondages tombent les uns après les autres et montrent que la reconquête de la région Paca est de plus en plus problématique pour la droite, alors que c’était un des objectifs fixés par Nicolas Sarkozy en début de campagne. Ce qui pose la question de la situation nationale de l’UMP et de sa stratégie électorale, mais aussi de sa tête de liste, le député vauclusien Thierry Mariani.

Conséquence, beaucoup dans la majorité présidentielle regrettent de nouveau qu’Hubert Falco, le maire UMP de Toulon, ait choisi en septembre dernier de ne pas aller au combat, alors que c’est lui qui était désigné. Certes, il a bien fini par accepter de conduire la liste dans le Var. En revanche, il a laissé son camp orphelin, le privant de sa meilleure locomotive et entraînant une primaire plutôt sèche entre Bernard Deflesselles, Guy Teissier et Thierry Mariani, qui a laissé des traces…

Or, un sondage Ifop réalisé cette semaine dans le Var montre une vraie faculté de résistance d’Hubert Falco. Avec 39%, il est bien sûr très loin des 65,5% obtenus en 2007 par Nicolas Sarkozy dans ce département, au second tour de la présidentielle. Mais il parvient à faire jeu égal avec l’addition des trois listes de « la gauche plurielle », un exploit dont bien peu de candidats UMP peuvent se prévaloir. Ainsi, la droite est donnée 10 points derrière la gauche dans les Alpes-Maritimes !

Encore plus intéressant, un livre publié voici quelques jours chez Albin Michel revient sur les circonstances qui l’ont poussé à refuser d’être le champion de la droite. Intitulé « Déjeuners avec des ministres sous pression » et coécrit par Anne Rovan et Nathalie Degaunes, deux journalistes de la presse nationale, cet ouvrage révèle qu’Hubert Falco a bien donné son accord à Nicolas Sarkozy durant l’été 2009. Jusqu’ici, on savait qu’il avait beaucoup hésité. On ignorait en revanche qu’il avait accepté la mission, avant de revenir en arrière.

Qu’est-ce qui a poussé le maire de Toulon vers cette volte-face ? Justement, la capitale du Var, comme il l’a souvent expliqué ces derniers mois. « Quand on est président de région, les Varois disent ‘Ca y est, il part pour Marseille, il s’éloigne, il n’est plus des notres’, est-il rapporté aujourd’hui. C’est ça qui est dur. Quand on est président de région, on n’est pas dans la proximité« .

Autre argument mis en avant par Anne Rovan et Nathalie Degunes, la complexité du rapport qu’entretient Hubert Falco avec le gouvernement et la vie parisienne. D’un côté, il ne se sent pas considéré à sa juste mesure et il en souffre. De l’autre, la capitale lui pèse tout comme les règles du sommet de l’Etat et il en souffre. Au final, l’homme nourrit un malaise quant à ses activités nationales et son rôle provençal, ne sachant plus très bien faire la part des choses.

Et puis, il y a cette fameuse règle selon laquelle un ministre devra quitter le gouvernement s’il est élu président de Région, « qui a fait remonter en surface toutes ses hésitations du printemps ». Une règle que Falco résume d’une phrase lapidaire, vécue comme une injustice par celui qui place au-dessus de tout la légitimité donnée par le suffrage universel : « Je gagne, on me vire; je perds, je reste…« .

D’autant que le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants souligne que cette règle a été appliquée aux autres par ceux qui ne se la sont jamais appliqués à eux-même : « François Fillon, il était bien président de Région quand il était ministre ? Ce sont ceux qui ont beaucoup cumulé qui sont les premiers à nous donner des leçons sur le non-cumul« .

Fred GUILLEDOUX 

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