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Parfum de printemps dans les urnes

Lejdd.fr – 13/03/2010

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Le parti de Martine Aubry espère opérer le spectaculaire rétablissement que lui prédisent les sondages. Restera à gérer les alliances, surtout avec les Verts.

Martine Aubry, ici avec Hélène Mandroux, a le vent en poupe. (Reuters)

Dimanche soir, Martine Aubry saura si elle a réussi son pari. Depuis des mois, elle prédit à son parti une large victoire, et même un grand chelem: « Nous pouvons, nous devons gagner toutes les régions pour les Français« , lançait encore jeudi soir la première secrétaire du PS devant 2.000 personnes réunies au Cirque d’hiver, à Paris. En juin dernier, le PS dépassait tout juste les 16%, certains pariaient sur sa disparition. Aujourd’hui, les sondages le donnent à près de 30%, parfois même devant l’UMP.

« Le changement de regard des Français par rapport à nous est complet, confie Martine Aubry au JDD. Ils ont retrouvé un PS qui leur parle d’eux. Pour moi, cela montre que les valeurs que portent les socialistes sont fondamentales. Les gens veulent que la société soit plus douce, ils en ont marre de la violence, du règne du fric. Les gens nous claquent fort quand on oublie ces valeurs, ils nous en veulent, mais ils sont contents quand on les porte à nouveau. On disait que je n’étais pas ambitieuse aux européennes parce que je ne disais pas ‘on va faire 25 %’, mais je savais qu’on n’en était pas capable. Là, je sais pourquoi je dis ‘on peut gagner toutes les régions’… »

A la veille du premier tour des élections régionales, Martine Aubry voit la vie en rose. Tout sera-t-il si tranquille pour autant? Dès demain soir, une fois les résultats connus, les discussions commenceront en vue du second tour. Le timing est serré puisque les nouvelles listes, rassemblant toute la gauche, doivent être déposées mardi soir en préfecture. Cela laisse deux jours et deux nuits blanches en perspective pour les socialistes, Verts et autres forces de gauche pour faire fusionner leurs listes. « Si tout le monde est de bonne volonté, il n’y aura pas de problème particulier, veut croire François Lamy, bras droit d’Aubry. Sur les projets, il n’y a rien d’incompatible, même si, localement, il peut y avoir une difficulté. Nous aiderons à décoincer au cas où. Nous n’avons ni hégémonisme ni arrogance; on appliquera la proportionnelle. »

Le Modem mis de côté

Les partenaires les plus coriaces seront les écolos, qui se voient toujours haut. « En Rhône-Alpes, en Ile-de-France, dans le Centre, en Midi-Pyrénées, en Alsace, ça pousse pour nous, prédit Dany Cohn-Bendit. Si on tombe en dessous de 10%, ce sera un échec, si on est au-dessus de 15%, c’est la lune. Il faudrait que, dans au moins 7 ou 8 régions, on fasse entre 17% et 20%. La cerise sur le gâteau serait d’être devant le PS en Alsace. » Et si ces dernières semaines la tension a été palpable entre certains présidents de région socialistes et des têtes de liste d’Europe Ecologie, Dany Cohn-Bendit se veut optimiste: « Pour le moment, ça s’est calmé. Le PS va appeler avec nous à des fusions partout. Même Ségolène dimanche soir voudra fusionner, s’amuse-t-il. Je suis confiant, on signera une déclaration commune et il faudra un sens de la responsabilité chez nous. »

Dany connaît bien ses Verts, lui qui a déjà essayé de tempérer leurs ardeurs et leur envie d’en découdre avec le PS pendant toute la campagne. « Nous attendons le résultat des électeurs: nous ne voulons pas discuter comme si nous étions le patronat et la CGT, prévient le numéro deux des Verts, Jean-Vincent Placé. Je suis pour la démocratie, pour moi celui qui est en tête a gagné. Dans certaines régions comme Poitou-Charentes, Bretagne, Aquitaine, Rhône-Alpes ou Paca, ça coince à cause des prétentions des présidents sortants et de questions de fond concernant des autoroutes et des aéroports. » Placé a déjà prévu une conférence téléphonique mardi en fin de matinée avec toutes les têtes de liste écolos: « Je les ai prévenus, il n’y aura aucune fusion avant mardi midi. »

Voilà pour la partie verte. Mais les socialistes auront également besoin des voix de la gauche radicale. Les discussions avec les listes du Front de gauche s’annoncent plus calmes, sauf si le PS lorgne du côté des centristes. Pierre Laurent, tête de liste du Front de gauche en Ile-de-France et numéro deux du PCF, prévient: « Nous appellerons au rassemblement des forces de gauche et des écologistes, mais sans le MoDem. » Même tonalité du côté des amis de Jean-Luc Mélenchon: « On est pour la fusion de toute la gauche, mais on exclut bien sûr le MoDem, c’est le critère numéro un », lâche Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Pour fusionner, les listes doivent de toute façon avoir recueilli plus de 5% au premier tour. Une barre que les centristes ne sont pas sûrs de franchir, à en croire les sondages.

Cécile Amara (avec C.N.)

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