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Fillon anticipe la réforme des collectivités territoriales et son nouveau mode de scrutin

François Fillon: « Si l’élection était à un tour, Thierry Mariani serait président de la Région! »

fini-parti – 18/03/2010

Brève. Lue sur Libémarseille cette phrase remarquable du premier ministre en visite à Marseille jeudi 18 mars pour soutenir le candidat de l’UMP, Thierry Mariani, avant le second tour des élections régionales. Il fallait oser !

Après le déplacement surréaliste de Jean-Louis Borloo hier (voir la vidéo ci-contre), ça commence à faire beaucoup! Thierry Mariani serait peut-être bien inspiré de passer un petit coup de fil au président pour réclamer l’arrêt immédiat de l’envoi de ministres en Paca. Question de crédibilité….

 

Coup de pouce ou coup de grâce ?

La Marseillaise – 19/03/2010

UMP. F. Fillon entre dans la bataille des régionales en Paca.

Fillon avec un maillot de l’OM. Les Marseillais n’en seront pas forcément fiers…PHOTO ML THOMAS

Le Premier ministre, s’est déplacé en personne hier à Marseille pour soutenir le candidat de la majorité présidentielle Thierry Mariani.
Sur la place Charles de Gaulle entre le Palais de la Bourse et l’Union Patronale, François Fillon s’est exprimé en fin de matinée, entouré des figures de la droite régionale. Thierry Mariani et Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, l’ont remercié chaleureusement de sa visite avant de lui confier la parole.
« Je suis venu défendre mes convictions, les valeurs de ma famille politique » a-t-il indiqué d’emblée avant de s’en prendre violemment à la gauche, accusée de vouloir « opposer un contre-pouvoir à la politique du gouvernement et empêcher la modernisation de notre pays ».
Très virulent contre les écologistes, le chef du gouvernement a déclaré : « si en lieu et place de Charles de Gaulle ou Georges Pompidou il y avait eu une alliance électorale entre socialistes et Verts, il n’y aurait pas aujourd’hui en France de TGV, d’indépendance énergétique grâce l’électronucléaire ou de projet Airbus. L’accord électoral PS-Verts c’est l’assurance de l’immobilisme ». Avant d’appeler « chacun à se mobiliser dimanche, car dans cette région, le changement c’est Thierry Mariani » il a fait valoir les « 35 milliards d’euros d’investissements d’avenir » décidés au niveau national.
Refus de voir dans les résultats un vote sanction
Sans ciller, le Premier ministre a refusé de lier le mauvais score de la droite et le niveau de l’abstention à la politique du gouvernement. Pour lui, « la crise a rendu de nombreux français mécontents et inquiets et ils se sont détournés des urnes. L’abstention confirme aussi que nos concitoyens ne comprennent rien à la complexité de nos institutions ».
En avant-goût de sa réforme territoriale, François Fillon a lancé : « Thierry Mariani est arrivé en tête du 1er tour des élections régionales, si le scrutin n’était qu’à un tour il serait aujourd’hui Président de région ».
Élément de poids pour mobiliser l’électorat de droite ou handicap définitivement disqualifiant, la visite de soutien de François Fillon à Thierry Mariani ne manquera pas d’être jugée à l’aune des résultats de dimanche.

LÉo purguette

 .

Mars 2014 : miracle à l’UMP

Le Monde – 15/03/2010

C’est un succès inespéré que vient de remporter l’UMP aux élections régionales. En dépit de la crise qui ferme les usines et gonfle le chômage, en dépit des réformes qui tardent ou qui patinent, en dépit du solide discrédit dont pâtit Nicolas Sarkozy dans l’opinion, en dépit d’un score national calamiteux, en dépit de tous ces vents mauvais, le parti du président a remporté… les vingt-deux régions métropolitaines.

On lui prédisait une déroute. Il vient non seulement de sauver l’Alsace et la Corse, mais de reconquérir plusieurs régions, et non des moindres : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Centre. Grands et petits chefs de la droite jubilent de ce miracle soigneusement préparé depuis quatre ans.

Arrêtons là la plaisanterie, puisque ce n’en est pas vraiment une. Mais simplement l’application aux résultats du 14 mars 2010 du nouveau mode de scrutin régional qui – si la réforme envisagée va à son terme – sera inauguré en 2014.

Comparaison n’est pas raison, objecteront immédiatement les esprits rigoureux. A juste titre. Si elle fait l’objet d’un projet de loi approuvé par le conseil des ministres du 21 octobre 2009, cette réforme électorale n’a même pas encore été discutée par le Parlement et encore moins examinée par le Conseil constitutionnel, qui pourrait y trouver de sérieux motifs de censure.

En outre, elle chamboule complètement le paysage régional et départemental et invente le « conseiller territorial », élu commun à ces deux collectivités locales. Enfin, elle instaure un mode de scrutin totalement baroque, à un seul tour, au terme duquel 80 % desdits conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal dans le cadre des cantons, tandis que les 20 % de sièges restants seront attribués à la proportionnelle en fonction des suffrages obtenus par les candidats affiliés à des listes départementales. Un véritable « scrutin Shadok », conforme à la devise « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », selon la formule de Laurent Fabius.

Ces objections sont évidemment fondées. Il n’empêche : l’objectif affiché de cette réforme est de permettre aux candidats arrivés en tête au premier et unique tour de scrutin de remporter la victoire, même avec moins du tiers ou à peine plus du quart des voix.

Appliquée, dans son esprit, aux résultats du 14 mars, elle permettrait donc à la droite parlementaire de faire bonne figure. Quand bien même elle a réalisé, avec 26,18 %, le plus mauvais score de son histoire depuis le début de la Ve République.

En résumé, malgré un vote sanction cinglant sur le plan national, ce nouveau mode de scrutin régional aurait rendu possible un joli hold-up électoral au niveau régional. Espérons simplement que, lors de son examen au Parlement, chacun saura soit s’y opposer, soit l’amender suffisamment pour éviter une telle arnaque démocratique.

Gérard Courtois

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