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Jean-Marc Coppola au Docks des Sud – 17 mars 2010

front de gauche – 19/03/2010

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Chères et chers amis, Chères et chers camarades,

Depuis le début de la campagne, nous avions pris ce rendez-vous.

Nous avions décidé de nous retrouver ensemble pour battre la Droite au second tour et demain, gouverner ensemble la Région.

Et c’est vrai qu’il est bon de se retrouver, de se rassembler, d’unir nos forces dans la bataille.

La Droite nous trouve divisés. C’est nominal, elle n’a rien d’autre à dire après la claque que viennent de lui administrer les électrices et les électeurs.

Mais ce que n’a pas compris la Droite, c’est que personne n’attend de nous que nous nous mettions en rang d’oignons, personne n’attend de ne plus voir qu’une seule tête, selon les mots du Premier ministre, car je vous le confirme, on ne le remarque pas toujours, notre pays a un Premier ministre !

Ce que n’a pas compris la Droite, c’est que si nous sommes forts aujourd’hui, plus forts qu’à la même heure en 2004, c’est parce que nous sommes forts de notre diversité, c’est parce que nous sommes forts de nos campagnes respectives, de nos idées.

C’est parce que nous sommes forts de la démocratie qui habite nos démarches et nous permet de dialoguer, de mettre les questions politiques sur la place publique parce qu’elles n’appartiennent à personne d’autre qu’à notre peuple !

Ce que n’a pas compris la Droite, c’est que nous nous respectons profondément à Gauche, et que nous saurons construire ensemble une Région de résistance et d’alternative.

Ce que n’a pas compris la Droite, c’est que sa politique ne passe pas, c’est que notre peuple n’en peut plus de la régression généralisée, de la destruction des droits, de l’anéantissement de la démocratie. Et il faut que dimanche soir les choses soient plus claires encore.

Il faut que dimanche, la Droite ne dirige plus aucune Région dans ce pays, que sa défaite électorale soit sans appel, que Nicolas Sarkozy se retrouve minoritaire, pour qu’il éclate au grand jour que sa politique est minoritaire.

Les Françaises et les Français ne veulent pas de la privatisation de La Poste… Ils ne veulent pas reculer l’âge de départ à la retraite, ils ne veulent pas de la disparition des communes, ils ne veulent pas de la destruction de la planète, ils ne veulent pas de cette loi du plus fort, de cette loi du fric et de la concurrence libre et non faussée ! Ils veulent la liberté, l’égalité et la fraternité ! Nous avons rencontré durant cette campagne, des hommes et des femmes en lutte, qui se révoltent contre le sort qu’on veut leur faire subir, des hommes et des femmes qui n’en peuvent plus des coups qu’ils reçoivent.

Nous voulons être à la hauteur de leur colère et de leurs aspirations.

Mais l’abstention est là pour montrer le chemin qui reste à parcourir à Gauche pour regagner la confiance de notre peuple.

Si les hommes et les femmes se mettent à décider que le monde doit tourner autrement, s’ils se remettent à parler d’avenir, alors, il sera possible de redonner à la politique toute son efficacité.

Aujourd’hui il y a une urgence, et je suis certain que tous ceux et celles qui ne se sont pas prononcés dimanche dernier peuvent entendre cela.

Je veux leur lancer un appel : dimanche 21, venez dire clairement à Nicolas Sarkozy qu’il ne peut pas se réclamer de vous pour mener sa politique, venez dire clairement que vous refusez les thèses racistes et xénophobes portées par le Front National, venez faire reculer la Droite et l’extrême Droite, en soutenant le rassemblement de la Gauche et des Écologistes que nous conduisons avec Laurence Vichnievski et Michel Vauzelle !

Notre engagement sera courageux et sans faille pour faire reculer Thierry Mariani, qui concentre tous les défauts de la droite, depuis Sarkozy et Fillon jusqu’à Besson et Hortefeux.

Vous le savez, vous pouvez compter sur nous, vous pouvez compter sur moi, aujourd’hui et demain, pour nous dresser face à eux. Durant cette campagne, je suis fier de ce que nous avons apporté avec le Front de Gauche,
- je suis fier que nous ayons réinstallé dans le paysage la nécessité d’une alternative politique, d’une alternative au capitalisme,
- je suis fier d’apporter aujourd’hui cette dynamique à un rassemblement plus large pour construire la Gauche la plus offensive possible.

Pour être utiles à la vie quotidienne des hommes et des femmes.

Ensemble, nous pourrons nous attaquer à la toute puissance irresponsable des banquiers, nous pourrons déployer une ambition industrielle durable, nous pourrons lutter contre ces métropoles ou plutôt ces mégalopoles par lesquelles on veut tuer la démocratie locale, nous pourrons renforcer les Services publics, nous pourrons montrer ce que peut bousculer la volonté politique !

La crise d’un côté, la politique violente et destructrice du gouvernement de l’autre, appellent de l’audace, elles appellent une action inlassable pour résister, mais pas seulement pour résister.

Elles nous invitent à inventer de nouveaux chemins Elles nous invitent à partir à la reconquête. C’est avec vous, avec les citoyennes et les citoyens que nous voulons faire la politique de la Région.

Il nous faudra débattre ensemble et agir ensemble, pour aller le plus loin possible, le plus fort possible.

Vous savez, l’autre jour, nous étions nombreux devant le buste magnifique de Missak Manouchian. Notre ami Robert Guédiguian a eu cette formule tranchante : « ne nous demandons pas ce que nous aurions fait à leur place, mais ce qu’ils feraient aujourd’hui à la nôtre ».

Nous avons vu avec l’affaire Guy Môquet que certains ont tendance à « aimer », entre guillemets, les communistes pour ce qu’ils ont fait, en gommant leurs idéaux et en essayant de les enfermer dans le passé.

A l’heure des hommages à Jean Ferrat, je veux dire à Nicolas Sarkozy qu’il ne le fera pas taire, même en le couvrant d’éloges incertaines et qu’il ne nous aimera pas pour ce que nous allons faire ici, ensemble dans cette région !

Depuis quelques jours, tout un peuple pleure le poète et sa voix généreuse, tout un peuple pleure celui qui ne chantait pas pour passer le temps.

Aujourd’hui, le meilleur hommage que nous pourrons lui rendre, c’est de se battre et d’agir pour que les hommes et les femmes, ici, dans cette région et bien au-delà, puissent chanter avec lui à gorge déployée, que c’est beau, c’est beau la vie !

Tous ensemble, nous allons gagner, nous allons changer les choses !

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