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Meeting de Marignane : un militant FN à propos de JM Le Pen : « S’il peut vivre jusqu’à 130 ans, ça m’arrangerait ! »

 

Le Pen n’a pas rempli la salle

Le Parisien – 19/03/2010

MARIGNANE (BOUCHES-DU-RHÔNE), HIER. Conforter par les 12 % du FN au premier tour des régionales, Le Pen a prévenu : « Dès le lendemain de ces élections, nous préparons les prochaines cantonales et la présidentielle de 2012 ! »

En montant hier soir à la tribune à Marignane (Bouches-du-Rhône), ville gagnée par le FN en 1995, Jean-Marie Le Pen n’a pas boudé son plaisir : « Nous voici de retour dans cette ville symbole des victoires du Front dans les années 1990 ! » hurle-t-il. Lui qui avait juré qu’il ne ferait pas de meeting entre les deux tours des régionales, « parce que trop cher et peu efficace en termes de voix », a finalement cédé à la tentation alors qu’il mène très probablement, à bientôt 82 ans, la dernière campagne de sa longue carrière politique.

Le président du Front national qui a recueilli dimanche dernier 20,29 % des suffrages en Provence-Alpes-Côte d’Azur, derrière l’UMP Thierry Mariani (26,6 %) et le président socialiste sortant Michel Vauzelle (25,8 %) n’a pourtant pas fait salle comble. A peine 350 personnes, dans une enceinte qui pouvait en contenir presque 700. « Mais le lieu du meeting n’a été confirmé qu’il y a deux jours, explique son directeur de campagne, Frédéric Boccaletti. On n’a même pas eu le temps d’envoyer des invitations… » Pourtant, en organisant pareil événement dans cette ville où le FN est arrivé en tête dimanche dernier avec 33,21 % des suffrages, Le Pen aurait espéré mieux.

Mais pas de quoi gâcher l’enthousiasme de ses militants… parfois venus de très loin : « J’arrive du Nord, rien que pour lui », insiste Francis Viseur, 42 ans, qui a fait treize heures de route pour admirer son « idole ». A la tribune, Le Pen n’a pas manqué de tacler ses adversaires, surtout le « président de la République qui n’a pas encore compris que le résultat du premier tour était un vote-sanction de sa politique », avant de s’en prendre encore une fois aux sondages : « Avant dimanche, on nous créditait 8 % et nous avons fait presque 12 %. Malgré tout, les analystes ne cessent de dire que nous reculons… A force de recul et de recul, nous allons finir à l’Elysée ! » Promesse est donc prise, alors que Le Pen cédera son fauteuil de président lors du prochain congrès, probablement à sa fille Marine : « Nous ne quitterons jamais le terrain. Dès le lendemain de ces élections, nous préparons les prochaines cantonales et, surtout, la présidentielle de 2012 ! »

Lieu : salle Saint-Exupéry, Marignane (Bouches-du-Rhône).

Affluence : 350 personnes.

Musique : « Nabucco », de Guiseppe Verdi.

Slogan : « Jean-Marie Le Pen, la voix du peuple »

La phrase : « Les analystes ne cessent de dire que nous reculons. Mais à force de recul et de recul, nous allons finir à l’Elysée. »

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Jean-Marie Le Pen en terrain conquis pour son dernier meeting régional

La Voix du Nord – 19/03/2010

Dernier combat ou pas, l'octogénaire espère un nouveau succès dimanche. PHOTO AFP

Jean-Marie Le Pen a choisi Marignane pour tenir son meeting d’entre-deux tours, hier. Cette ville aéroport près de Marseille a toujours réussi au Front national.

 

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, a placé la liste Le Pen en tête du premier tour, avec 33,22 % des voix. Même si la mairie locale n’est plus aux mains du FN, et même si l’espace Saint-Exupéry a accueilli en 1999 Bruno Mégret qui lançait son mouvement dissident, le chef d’extrême droite, candidat en Provence-Alpes-Côte d’Azur, n’a pas de mal à remplir la salle. Plus de 400 personnes l’accueillent sur l’air de Nabucco de Verdi.

« Bouée en plomb »

À 81 ans, le tribun tient la tribune. Le frontiste fait front. Le verbe est toujours aussi haut. Les saillies alternent jeux de mots et calembours.Le discours est connu. Le leader d’extrême droite tire à vue : François Fillon, qui « a apporté une bouée en plomb à son copain Mariani » (tête de liste UMP), les communistes « passés de la lutte des classes à la lutte des places », ou encore les écologistes dont « le feuillage vert est un camouflage pour un parti d’extrême gauche ». Les élus en place, le président PS sortant Vauzelle en tête, sont accusés de distribuer les subventions à des fins clientélistes.Dans la salle, les militants boivent du petit lait. Ils sont venus voir « le président ». Rita se lèvera le lendemain à quatre heures du matin pour aller travailler, mais elle devait venir « à tout prix ». « Grande admiratrice de Jean-Marie », elle voulait le voir, écouter « sa franchise ». Quelques rangs plus loin, Patrice, 50 ans, est entouré de sa famille. À son fils de 14 ans, il souffle qu’il se sent « inférieur ». Rita ou Patrice n’auraient manqué pour rien au monde ce qui pourrait être le dernier meeting du candidat Le Pen. « Mais ça fait plaisir que sa fille prenne le relais », se réjouissent-ils. D’autres espèrent que le chef poursuivra. C’est le cas de Francis Viseur, 27e sur la liste… du Nord. Ce boucher lillois a traversé la France avec son filleul de 27 ans pour assister au meeting. « Ça me redonne la moelle », s’enthousiasme-t-il après quatorze heures de route. « S’il peut vivre jusqu’à 130 ans, ça m’arrangerait ! », sourit-il.L’intéressé, qui vante les bienfaits de son régime, refuse de prévoir la retraite. « Je cesserai de combattre quand le patron m’appellera là-haut », lance celui qui a usé plusieurs dauphins. Serait-il candidat en 2012 ? « Ce serait déraisonnable, mais parfois, on est déraisonnable. » À peine la campagne des régionales terminée, il appelle à préparer les cantonales, les législatives et la présidentielle.Dernier combat ou pas, l’octogénaire espère un nouveau succès dimanche. Après avoir recueilli 20,3 % des voix en PACA, il vise la barre des 25 %. « La dynamique de la victoire est de notre côté », exhorte-t-il. « Nous allons mettre un grand coup dans les urnes de l’UMPS », s’amuse-t-il en fustigeant les deux partis de droite et de gauche. Terminant sur un poème de Charles d’Orléans, le vieux chef s’éclipse pensant certainement à sa prochaine tribune.

À MARIGNANE, PAR MATTHIEU VERRIER

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