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Après la justice, Laurence Vichnievsky se frotte à la politique

AFP – 07/03/2010

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Laurence Vichnievsky (C), tête de liste Europe Ecologie pour la région Paca aux élections régionales, le 4 mars 2010 à Aix-en-Provenc

MARSEILLE — Jusqu’à l’été dernier, le nom de Laurence Vichnievsky évoquait l’affaire Elf et le duo de choc formé avec Eva Joly. Adoubée tête de liste par Europe Ecologie en Paca, elle rêve désormais de ravir la présidence du conseil régional au socialiste Michel Vauzelle.

« Nous voulons gagner (…) Je me suis présentée pour être présidente », répète inlassablement la magistrate de 55 ans à l’allure longiligne, qui aime la moto et les Rolling Stones.

Elle garde en tête le souvenir euphorique d’Europe Ecologie devançant le PS dans le Sud-Est aux Européennes.

Mais tout en cherchant à se démarquer du président sortant, Michel Vauzelle, sur un programme visant notamment à redéployer les 70 millions d’aides régionales octroyées au projet de fusion thermonucléaire Iter sur l’isolation thermique des logements sociaux, Mme Vichnievsky reconnaît « qu’il y a toujours un delta entre espérance et lucidité ».

Les derniers sondages la placent quatrième au premier tour, derrière le Front national.

Qu’importe! Ses nouveaux amis politiques tablent sur ses talents de négociatrice et son image de juriste anticorruption pour créer la surprise.

Une étiquette d’intégrité qui a été déterminante dans le choix de sa candidature par Europe Ecologie, dans un « contexte de clientélisme généralisé dans la région », reconnaît son directeur de campagne, Sébastien Barles. Au moment où le PS est très mal à l’aise avec une affaire de subventions allouées par la région à des associations fictives marseillaises, même si c’est M. Vauzelle qui a saisi la justice.

Prudente, Mme Vichnievsky prend désormais soin de souligner qu’au conseil régional, elle sera « élue, pas juge » et dit miser sur les compétences « diverses et complémentaires » de ses colistiers.

La greffe semble avoir pris entre cette parisienne, novice en politique mais amoureuse de la région où elle possède une maison, et les militants locaux, qui louent sa capacité d’écoute, son « intelligence des situations », sa « rigueur morale » ou son « éthique ».

Un vieil ami magistrat juge sa candidature « pas illogique, parce que c’est une forme d’engagement au nom du service public ». Mais s’interroge: « a-t-elle une dimension de rouerie suffisante? ». Lire la suite…

Le président vise le triplé

20 minutes – 03/03/2010

En douze ans à la barre du conseil régional, « nous avons créé une région qui n'existait pas » jusque-là, estime Michel Vauzelle.

En douze ans à la barre du conseil régional, « nous avons créé une région qui n'existait pas » jusque-là, estime Michel Vauzelle./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Michel Vauzelle Portrait de la tête de liste PS aux élections régionales

20 Minutes vous présente les têtes de listes pour les élections régionales. ­Aujourd’hui, le président du conseil ­régional sortant, Michel Vauzelle, qui conduit la liste PS en Paca.

Profil Elu pour la première fois au conseil municipal d’Arles en 1977, Michel Vauzelle, 65 ans, a été ministre de la Justice, maire d’Arles. Il est député et, depuis 1998, président du conseil régional de Paca.

Score aux régionales de 2004 La liste PS-PCF-Verts conduite par Michel Vauzelle avait recueilli 35,01 % des suffrages (633 341 voix) au premier tour.

Diagnostic régional Après douze ans passés à la tête du conseil régional, Michel Vauzelle met en avant son bilan. « Nous avons créé une région qui n’existait pas », assure-t-il. Le candidat PS souligne les investissements réalisés en matière de transports : 600 rames de TER de plus en douze ans, passage du douzième au premier rang national pour la production d’énergie solaire, « sobriété » sur le plan fiscal… Le président sortant estime cependant la région menacée, à la fois par la mondialisation et la politique nationale de l’UMP, toutes deux « ultralibérales ». « Il faut préserver la solidarité, alors que le président de la République la détruit par pans entiers », juge Michel Vauzelle.

Prescriptions Le candidat PS veut faire de la région un outil pour « résister », en priorité à la remontée du chômage, qui a franchi en Paca la barre des 10 %. Michel Vauzelle promet un plan régional d’investissements de 600 millions d’euros par an, qui permettrait de créer « 10 000 emplois » chaque année. Le PS s’engage pour ce faire à « ne pas augmenter les impôts » durant toute la durée du prochain mandat. Il envisage aussi de créer un fonds d’investissement solidaire, pour entrer dans le capital d’entreprises locales.
Pour la formation, le PS propose d’équiper chaque lycéen d’un ordinateur portable, selon le niveau de ressources des parents. Dans les transports, il promet un « prix maximum de 1 € par trajet » pour les abonnements domicile-travail en TER, le percement du tunnel du Montgenêvre et des investissements routiers. Côté environnement, Michel Vauzelle propose une « prime anti-carbone » entraînant des réductions pour tout personne qui s’abonnerait aux TER, aménagerait son domicile pour économiser l’énergie ou achèterait des produits alimentaires locaux.

Sa devise « Fraternité. »

Frédéric legrand

20 minutes – 01/03/2010

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Thierry Mariani Portrait de la tête de liste UMP aux élections régionales

Thierry Mariani veut rassembler « au-delà de l’UMP » dès le premier tour, mais se refuse à tout accord avec le FN.

20 Minutes vous présente les têtes de liste pour les élections régionales. Aujourd’hui, le député Thierry Mariani, qui conduit la liste UMP en Paca.

Profil Député UMP du Vaucluse depuis 1993, maire de Valréas de 1989 à 2005, Thierry Mariani s’est fait connaître notamment par ses amendements autorisant la saisie du matériel dans les « rave » (fêtes nocturnes, souvent clandestines, dédiées à la musique techno) ou proposant des tests ADN pour les immigrés. Depuis 2009, il est représentant spécial de la France en Afghanistan.

Score aux régionales de 2004 La liste UMP conduite par Renaud Muselier avait recueilli 24,22 % des suffrages (17 706 voix).

Diagnostic régional Après douze ans de gestion par la gauche, l’UMP voit en Paca une « belle endormie » qu’il convient de réveiller. « La région compte 10 % de chômeurs de plus qu’au niveau national, et les indicateurs sur le taux de pauvreté ou le degré de qualification ne sont, eux non plus, pas bons », attaque Thierry Mariani. Selon la tête de liste UMP, le conseil régional aurait sombré dans l’immobilisme et le saupoudrage « en adoptant une opposition systématique à la politique du gouvernement ». Sur les TER, un de ses principaux axes de campagne, Thierry Mariani dénonce un bilan « pas fameux » : « la Région a construit à peine 42 km de voies en douze ans. La régularité et la fréquentation ne sont pas au rendez-vous, estime le candidat. Il faudrait sans doute moins soutenir les grévistes de la SNCF…»

Prescriptions Pour rassembler les électeurs « au-delà de l’UMP » et notamment ceux du FN, dès le premier tour, Thierry Mariani met en avant la sécurité, avec le développement de la vidéosurveillance dans les TER et dans les lycées, sur demande des directeurs. Il plaide aussi pour la création d’une autorité régionale des transports chargée de coordonner l’action des collectivités locales. Le candidat UMP propose en outre la création d’un fonds stratégique d’investissement régional pour développer l’emploi privé marchand. Côté fiscalité, il s’engage à ne pas augmenter les impôts et à « dépenser moins pour dépenser mieux ». Refusant tout accord de parti avec le FN, Thierry Mariani assure que son programme « ne changera pas entre les deux tours », puisqu’il n’aura pas à négocier de fusion de listes.

Sa devise « La France change, ma région doit changer aussi. »

Frédéric Legrand

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Une touche de vert sur l’orange

22 février 2010 Laisser un commentaire

20 minutes – 22 février 2010

Portrait de la tête de liste du MoDem, Catherine Levraud

Catherine Levraud, qui a quitté les Verts pour le MoDem en 2007, siège au conseil régional depuis six ans.

20 Minutes vous présente les têtes de liste pour les élections régionales. Aujourd’hui, Catherine Levraud, qui mène la liste «Alliance démocrate et écologiste, au centre avec François Bayrou.»

Profil C’est après la catastrophe de Tchernobyl que Catherine Levraud, alors médecin à Arles, décide de s’engager en politique avec les Verts. Adjointe à la mairie d’Arles de 1995 à 2008, elle est élue au conseil régional depuis 2004, où elle a d’ailleurs présidé le groupe vert. Elle quitte finalement le parti en 2007 pour rejoindre le MoDem. Aujourd’hui, la chef du pôle gériatrie à l’hôpital d’Arles siège toujours à la région dans la majorité de Michel Vauzelle.

Score aux régionales de 2004 Ces régionales seront une première pour le MoDem, créé en 2007. Lors des dernières échéances électorales – les européennes – le parti avait réuni 6,36% des voix dans la région Paca.

Diagnostic régional Si Catherine Levraud «partage et assume» le bilan de la majorité Vauzelle, elle lui reproche de ne pas être allé assez loin sur plusieurs questions dont certaines sont liées aux transferts de compétences de l’Etat vers les régions. C’est notamment sur la situation de l’aéroport d’Avignon ou de la formation du personnel sanitaire et social qu’elle a fait entendre sa voix lors du dernier vote du budget à la région, pour lequel elle s’est abstenue. Côté transports, tout en notant de «beaux efforts», elle regrette les mauvaises relations entre la région et la SNCF autour du dossier TER. Et sur la question de l’énergie, elle pense qu’il faut aller plus loin pour plus d’économie.

Prescription. Le MoDem propose la création d’un syndicat de production d’énergies renouvelables, en installant par exemple des capteurs solaires sur les toits de tous les bâtiments régionaux. Autre idée, la création d’un syndicat régional des transports et la mise en place d’une carte orange régionale intégrant les transports non motorisés. Au volet solidarité, le MoDem préconise la mise en place d’une structure facilitant l’octroi de prêts aux petites entreprises par les banques, la région pouvant se portant caution. «Rien de ce qui est là ne me paraît incompatible avec la façon de voir de Michel Vauzelle, note Catherine Levraud, qui n’exclut pas une alliance avec le PS au second tour. Mais il faut définir des priorités, on ne va pas y aller à genoux. Nous serons fermes, notamment, sur le fait qu’il faut trouver les moyens de ne pas augmenter les impôts.»

Sa devise «Prenons soin de notre région.»

Coppola veut muscler la gauche

17 février 2010 Laisser un commentaire
20 minutes – 17.02.10
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Conseiller municipal à Marseille depuis 2008, Jean-Marc Coppola souhaite la création d'un syndicat mixte régional des transports.
Conseiller municipal à Marseille depuis 2008, Jean-Marc Coppola souhaite la création d’un syndicat mixte régional des transports./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

politique Portrait de la tête de liste du Front de gauche

20 Minutes présente les têtes de liste pour les élections régionales. Aujourd’hui, Jean-Marc Coppola, qui mène le Front de gauche

Profil Jean-Marc Coppola, 50 ans, rentre au PCF en 1984, deux ans après avoir rejoint la CGT-cheminots. En 1996, il devient secrétaire départemental du PCF jusqu’en 2008. Depuis 1998, il a été vice-président du conseil régional à la Jeunesse puis au Tourisme. Il est par ailleurs conseiller municipal à Marseille depuis 2008.

Score aux régionales de 2004 Le PCF avait fait le choix de rejoindre dès le premier tour la liste de Michel Vauzelle qui avait obtenu 35,01 % des suffrages (633 341 voix). Il est aujourd’hui partie prenante du Front de gauche qui rassemble notamment le parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Diagnostic régional En poste depuis 1998 au conseil régional, Jean-Marc Coppola tire un bilan positif de l’action menée par la coalition de gauche. « Je suis fier de ce bilan, marqué de notre empreinte », indique-t-il. Alors que la politique régionale en matière de transports est montrée du doigt par l’opposition, l’élu communiste réfute l’attaque : « Nous sommes passés de 250 TER à 721 TER en circulation chaque jour », se félicite-t-il. Son satisfecit admet un bémol. « Un des axes de la mandature a été la lutte contre les inégalités. Tout cela ne dépend pas de nous, mais c’est vrai qu’elles ont cru », déplore-t-il. « La gauche est trop molle », estime Jean-Marc Coppola, qui justifie là le choix de faire cavalier seul au premier tour.

Prescriptions Le Front de gauche souhaite la création « d’une maison publique de l’eau » qui aiderait les collectivités à passer d’une gestion privée de l’eau à une gestion publique. Il est favorable à la création « d’un syndicat mixte régional des transports ». Il souhaite aussi la gratuité des TER. Celle-ci coûterait « 80 millions d’euros que les promoteurs immobiliers, les entreprises et les centres commerciaux pourraient prendre en charge », à travers une « contribution transports qui existe déjà, au passage, en Ile-de-France », souligne Jean-Marc Coppola. Au chapitre économique, il propose un « fonds régional d’investissement », qui permettrait de bonifier les prêts bancaires accordés aux entreprises, sous forme d’avances remboursables.

Sa devise « Mettre l’humain au cœur des choix politiques. »

laurent berneron

Dossier LIBERATION du 16 février 2010 (7 articles)

17 février 2010 Laisser un commentaire

La juge verte et l’éléphant rose

Libération – 16 février 2010

Président PS depuis 1998, Michel Vauzelle affronte notamment la juge Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie. Avant une probable alliance.

Par MICHEL HENRY correspondant à Marseille Photos Olivier Monge. Myop

Le président (PS) de la région Paca Michel Vauzelle, candidat à sa propre succession aux

Le président (PS) de la région Paca Michel Vauzelle, candidat à sa propre succession aux régionales, vient de déposer sa liste, le 15 février à Marseille (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

Laurence Vichnievsky dit qu’elle «aime les défis», la voilà servie. A 55 ans, la magistrate parisienne effectue un triple débarquement : dans l’écologie, en politique et dans la région Paca. Joli cumul de handicaps. Elle reconnaît que «c’est très difficile». Avocate générale à la cour d’appel de Paris, elle a groupé ses congés payés et arrive en TGV pour mener la liste Europe Ecologie, avec un objectif «à la fois modeste et ambitieux : renouveler les idées et les pratiques, ce qui passe par le renouvellement des équipes».

Elle ne se fait guère d’illusions sur le résultat du premier tour. Le dernier sondage sur la région (1) donne le socialiste Michel Vauzelle en tête avec 30% des intentions de vote, contre 13% pour la liste Europe Ecologie. Avec 29%, l’UMP Thierry Mariani (lire page IV) a peu de chances de rattraper son retard, surtout avec le maintien annoncé de Jean-Marie Le Pen, crédité de 13%. Laurence Vichnievsky doit donc marquer sa différence sans compromettre l’alliance avec le PS pour le second tour.

L’ancienne juge d’instruction veut créer un «appel d’air». Elle risque aussi de prendre un gros rhume. Entre son inexpérience, la désorganisation d’Europe Ecologie et la grogne de certains Verts, pas convaincus de sa candidature ni ravis de céder leur place sur la liste, ça fait beaucoup d’écueils à éviter.

Premier d’entre eux, Vichnievsky doit assumer son parachutage. Elle a un pied-à-terre dans le Var, au Rayol-Canadel. Jusque-là, pas de faute de goût : c’est un très bel endroit, qui lui donne une adresse et lui permet d’être éligible. De toute façon, elle ne peut être «que parachutée», car sa fonction de magistrate l’empêche de se présenter là où elle exerce. Elle a atterri en Paca à la demande de son ex-collègue au pôle financier de Paris, Eva Joly. Mais Vichnievsky n’y est pas connue. Pour compliquer l’affaire, elle répète : «Je n’irai pas au second tour sur une liste où se trouvent des personnes condamnées ou mises en examen pour des entorses à la probité.» Ceci est un message à destination de son peut-être-futur-allié-de-second-tour Michel Vauzelle. T’entends, Michel ? Le conseil régional, que l’élu socialiste préside depuis 1998, est visé par une instruction judiciaire sur des subventions versées à des associations bidon. Il y en aurait pour 700 000 euros. Plusieurs hauts fonctionnaires de la région sont mis en examen, mais aucun élu, pour l’instant, et Vauzelle se dit victime de l’affaire. Mais Vichnievsky réclame plus de «rigueur» dans l’attribution des subventions. Et insiste : son investiture doit être «interprétée comme une garantie, s’agissant de l’emploi des fonds publics». Toutefois, jure-t-elle, ses avertissements «ne sont pas incompatibles avec une fusion avec le PS au second tour». Mais ils jettent un froid.

Bouche. Parachutée, et donneuse de leçons ? Elle tempère : «Je ne suis pas une guerrière. Si on m’agresse, je combats, mais ce n’est pas mon truc.» Elle se voit surtout en «femme de dossiers». Ce qu’elle ne connaît pas, elle va l’apprendre. «Je ne suis pas une technicienne de la région. Mais, sur ma liste, j’en ai beaucoup. Et on peut me faire confiance pour avaler de gros dossiers complexes assez rapidement, car c’est ce que j’ai fait pendant trente ans. En plus, je sais chercher les bons avis.» En octobre, elle n’a demandé celui de personne pour recevoir la Légion d’honneur des mains de Nicolas Sarkozy. «Pourquoi l’aurais-je refusée ? C’est la reconnaissance d’un parcours.» Elle a rencontré le Président «par un de ses frères», quand il était maire de Neuilly (Hauts-de-Seine), dans les années 90, et le tutoie. Elle remarque : «Le tutoiement n’est pas exclusif de l’opposition politique.»

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Patrick Mennucci, ce fils de pub

14 février 2010 3 commentaires

Marseille, un autre regard – 14/02/2010

« Y’a un problêême? Je ne vois pas de problêêmes, donc Y’a pas de problêêmes ! » Patrick Mennucci est un pur produit de la classe politique marseillaise. Il en connaît toutes les arcanes. De l’inextricable appareil socialiste national aussi. Volontiers gouailleur, charmeur, intelligent, basique, provocant, fin à ses heures, c’est aussi un bulldozer qui passe toujours en force.

Il en va de sa puissance vocale comme de sa corpulence. Si on perçoit la sensibilité sous la carapace, il la maîtrise assurément. Un romantique qui sait ? Un dévoreur d’abord. De pouvoirs surtout. « J’ai fait l’école du vice » répète-t-il à l’envi, à savoir celle du Mouvement des Jeunes socialistes, sans se départir du sourire de ceux qui ont une haute estime d’eux-mêmes et qui rient spontanément de leurs propres blagues.

Rien d’irréprochable, bien des hommes politiques ont cette tare. On ne fait pas de la politique par hasard, le désir d’être aimé et reconnu en est sûrement l’un des moteurs communs. Les psychanalystes, les prêtres et tous les sages le discerneraient bien vite. Reste que certains élus sont plus humbles, plus pragmatiques aussi.

Son parcours politique est, pour l’heure, uniquement fondé sur une omniprésence presque sarkozienne dans les médias. Chaque jour décline une idée, une volonté, une colère, une pétition, une répulsion, un bon mot… Mais la praxis, l’acte posé, le concret, le pouvoir d’agir sur la vie de ses concitoyens, fondement même de l’engagement politique, sont aussi minces que les discours ont besoin de mégaphones pour exister.

Lire la suite sur le site de Marseille, un autre regard

14/02/2010 – 23h30: depuis quelques heures ce lien ne fonctionne plus! et pour cause, l’article a disparu:  Voir  le « Chut » de Remi Leroux sur fini-parti +  commentaires + marsinfos

Nouveau lien pour un article retravaillé (15/02/2010)  sur le site de Marseille, un autre regard

+ nouvel article (16/02/2010) de marsinfos: « De la difficulté d’informer dans les Bouches-Du-Rhône »

+ nouvel article de fini-parti (17/02/2010):  « L’histoire du portrait disparu de Patrick Mennucci… qui exaspère Jean-Noël Guérini »