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Région : Michel Vauzelle dévoile son état-major

La Provence – 10/04/2010

Quatorze délégations ont été distribuées hier

Avec la culture, Patrick Mennucci dispose d'un balcon sur Marseille.

Avec la culture, Patrick Mennucci dispose d'un balcon sur Marseille. Ph.P.N.

Trois semaines après avoir été réélu à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le socialiste Michel Vauzelle a dévoilé, hier, les délégations qui incomberont à ses quatorzevice-présidents. Quatorze, en attendant le quinzième, Jean-Marc Coppola, ex-tête de liste Front de gauche qui devrait entrer dans l’hémicycle lors de la prochaine session, le 29 avril. Deux vice-présidences ont été promises à l’allié du PS et une seule pour l’heure est pourvue, celle de Nathalie Lefebvre, qui s’occupera des services publics.

Jean-Marc Coppola pourrait-il avoir la charge des lycées, pour l’heure non attribuée? L’autre partenaire, Europe écologie, dont le score électoral était plus important à l’issue du premier tour (10,9% contre 6,1% au Front de gauche), glane quatrevice-présidences et une délégation particulièrement sensible:les transports. C’est Jean-Yves Petit, élu Verts à Gémenos, qui hérite du poste.

« On souhaitait en priorité les transports. C’est là qu’on pourra mettre en application un certain nombre de nos propositions, explique-t-il. On avait conscience de la difficulté de la tâche, l’objectif numéro un étant que les gens reprennent confiance dans leurs TER. En termes de fiabilité et de régularité déjà. »Les écologistes seront en terrain moins mouvant avec le « Développement soutenable, énergie et climat » qui revient à Annick Delhaye ou la délégation « Santé et alimentation » proposée à Anne-Marie Hautant. Ils devront aussi se concentrer sur le logement, délégué à André Aschiéri. Pour le reste, Michel Vauzelle a récompensé ses fidèles socialistes.

À commencer par Patrick Mennucci, unique vice-président marseillais. À l’ex-directeur de campagne échoient la culture, le patrimoine culturel et le tourisme. « Tout ce qui fait l’attractivité de la région », remarque celui qui dispose d’un balcon politique sur la capitale européenne de la culture 2013 et d’une jolie vue sur Marseille. Les occasions de marquer le territoire vont se multiplier pour le maire de secteur. Le Niçois Patrick Allemand garde, lui, la première vice-présidence de la Région et est chargé des relations internationales.

Le Vauclusien Jean-Louis Joseph jonglera entre finances et agriculture. Le maire de Forcalquier Christophe Castaner qui s’occupait des programmes de campagne aura fort à faire avec l’emploi, le développement économique régional, l’enseignement supérieur et la recherche. Tout comme la Mentonnaise Pascale Gérard qui garde la formation professionnelle et l’apprentissage.

En ayant à se soucier de l’aménagement du territoire, l’Avignonnaise Cécile Helle reçoit, elle, un soutien important dans la perspective d’autres élections dans la cité des Papes. À noter encore, les délégations « Mer, pêche et littoral » offerte à Mireille Peirano, « Solidarité, prévention et sécurité, lutte contre les discriminations » à Gaëlle Lenfant et « Action régionale pour le massif alpin » à Joël Giraud (PRG) dont les compétences sont régulièrement saluées par Michel Vauzelle.

François TONNEAU

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Régionales & culture (2 articles)

Les régions paient toujours plus pour la culture

Le Monde – 10/03/2010

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Un seul slogan concernant la création aura été brandi pendant la campagne des élections régionales. « Culture en danger » : le mot d’ordre a rallié autant d’artistes que d’élus. Et il reste d’actualité à quelques jours du premier tour, dimanche 14 mars.

A première vue, le climat d’inquiétude est paradoxal : les budgets culturels des régions ne se sont jamais aussi bien portés. Entre 2004 et 2010, l’effort financier en faveur de la culture a augmenté de 11 % par an en moyenne, selon l’Association des régions de France (ARF). En Rhône-Alpes, l’enveloppe a doublé pendant la mandature (de 35 à 70 millions d’euros, soit 3 % du budget total de la région). Celle de la région Centre a grossi de 40 % (33,8 millions d’euros en 2009), contre 17 % en Pays de la Loire (50 millions d’euros), etc.

Sur les 10 milliards d’argent public consacrés à la culture, environ 3 milliards viennent de l’Etat, les 7 milliards restants provenant des collectivités locales, communes et grandes villes en tête (plus de 4 milliards d’euros), suivies par les départements (1,3 milliard) et les régions (1 milliard d’euros).

Ce milliard d’euros se répartit en deux postes : 643 millions inscrits sur la ligne budgétaire « culture », et près de 400 millions disséminés dans d’autres secteurs – aménagement du territoire, lycées, formation. « Les régions intègrent la culture au quotidien, de manière transversale », explique Hélène Breton, vice-présidente de la région Midi-Pyrénées et présidente de la commission culture de l’ARF.

Chaque région a ses priorités – cinéma, musique, etc. Elle est souvent cofinanceur, et non chargée de la totalité d’un projet, d’un théâtre ou d’un festival. Aussi, son rôle culturel n’est-il pas évident à cerner, à la différence d’une grosse ville, qui a souvent en gestion un musée des beaux-arts, par exemple. Les régions phares sont logiquement celles qui ont les plus gros budgets globaux : Ile-de-France, Rhône-Alpes ou Nord-Pas-de-Calais. A titre d’exemple, la première a alloué 147 millions d’euros au spectacle vivant, entre 2005 et 2009 (233 compagnies aidées). La deuxième développe un pôle de cinéma d’animation, La Cartoucherie, à Bourg-lès-Valence, en partenariat avec le département de l’Ardèche. La troisième est le principal financeur de la future antenne du Louvre à Lens, dans l’espoir de redonner du souffle au territoire. Lire la suite…

Anne-Julie Clary (PS) : « la méthode Vauzelle c’est la concertation et l’action »

Nice Premium – 10/03/2010

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Nice Premium : Quelle est votre analyse de la situation économique et sociale de la région PACA ?

Anne-Julie Clary : La Région PACA a une réalité économique particulière : nous avons peu d’industrie et 90% de nos entreprises sont de petites et moyennes taille ; d’où la création par la région de 29 réseaux d’innovation et de développement solidaire pour permettre aux entreprises de mieux travailler ensemble sur leur secteur d’activités : nautisme, parfumerie, bois, tourisme d’affaires, services à la personne… La région est surtout dans un contexte social préoccupant avec un taux de chômage et de pauvreté élevés et une part importante de personnes qui n’ont aucune qualification. Là aussi la région agit, en appliquant un principe de « formation, qualification, emploi » pour 30000 jeunes sortis du système scolaire par an. Pour faire face à la crise, la région a renforcé son dispositif « former plutôt que de licencier » en aidant à la formation des salariés d’entreprises en difficulté. Malheureusement, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, les difficultés économiques et sociales s’aggravent et notre région n’est pas épargnée. La France change oui, mais en mal.

N.P. : Pensez vous que la politique nationale influencera le vote des électeurs aux élections régionales ?

A-J.C : Les électeurs doivent voter pour eux : s’ils estiment que leur situation s’est dégradée à cause de la politique du gouvernement : cadeaux fiscaux aux plus riches avec le bouclier fiscal, recul des services publics (éducation, santé avec les franchises, pôle emploi, la poste…), hausse du chômage, remise en cause des retraites etc ils peuvent le dire dans cette élection. Mais la liste de Michel Vauzelle leur donne aussi l’occasion de voter pour un autre projet de société, basé sur l’égalité, les services publics, et la solidarité entre les territoires et entre les générations.

N.P. : Quel jugement portez-vous sur le bilan de la gauche en PACA ? Lire la suite…

Dossier Les Echos du 09 mars 2010 : L’audit des Régions

Michel Vauzelle : « Je créerai 10 000 emplois par an »

Métro – 08/03/2010

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A l’occasion des élections régionales, Michel Vauzelle, candidat socialiste pour la région PACA, a répondu aux metronautes.

Michel Vauzelle, candidat PS pour la région Paca

Michel Vauzelle, candidat PS pour la région Paca

Bonjour, je suis très heureux d’avoir la possibilité de venir à la rencontre des Metronautes. J’apprécie beaucoup cette forme de conversation directe et sympathique. Merci de votre accueil et de votre attention.

Vincent : Bonjour M. Vauzelle. Si vous êtes réélu, quelle sera votre priorité des priorités ?

Ma priorité est, bien entendu, l’emploi. L’emploi relève de la compétence de l’Etat. Hélas, la politique du Président Sarkozy, du laisser-faire, laisser-passer ouvre notre pays à la compétition économique mondiale et ni l’Europe, ni le gouvernement français n’ont mis au point la moindre protection de l’Industrie et de l’Agriculture Française face aux délocalisations. Pour les financiers, piliers de la mondialisation, il est plus intéressant de faire travailler les Chinois ou les Indiens qui n’ont ni les droits sociaux, ni le mode de vie des Européens ou des Français. Résultat : chaque semaine, une entreprise ferme, des employés sont mis à la rue et la France perd peu à peu sa substance économique vitale. Je créerai chaque année 10 000 emplois, on est dans les entreprises petites et moyennes et les emplois de l’économie sociale et solidaire dont la société a besoin aujourd’hui : personnes âgées, jeunes, associations.

Patrick : Quelle sera votre première mesure ?

Il n’y a pas une première mesure, il y a des premières mesures parce qu’il y a plusieurs urgences: la création d’emplois, la formation professionnelle, l’aide aux jeunes pour leur permettre de vivre dans de meilleures conditions.

Emilie : Pourquoi avoir placé la République au coeur de votre campagne ?

Parce que la République est menacée. On a pris l’habitude de vivre en République, le mot lui-même apparaît quelquefois abstrait ou désuet, or la République c’est d’abord le pouvoir du Peuple de gérer ses propres affaires. En ce moment l’argent a pris une partie et parfois la totalité de ce pouvoir au niveau mondial, européen et national. Il faut donc défendre la démocratie au niveau national et la démocrate locale de proximité qui est aujourd’hui en passe d’être abolie avec la disparition voulue par le Président de la République des Conseils Régionaux et des Conseils Généraux. C’est un recul sans précédent et sans équivalent dans le monde entier du modèle républicain.

Tony B : Monsieur Vauzelle, la jeunesse est la première victime de la crise quelles solutions peut apporter la région pour que la jeunesse puisse retrouver confiance en elle ? Lire la suite…

Régionales PACA 2010 & Culture

4 mars 2010 1 commentaire

Régionales – Politique culturelle, le crash test

La Provence – 03/03/2010

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A la veille des élections régionales, de nombreux débats sont organisés pour confronter les candidats et les programmes. C’est ainsi qu’un crash test entre les propositions culturelles aura lieu ce jeudi 4 mars à Marseille, de 18 à 21 heures au grand amphi de la Fac Saint-Charles.

Pour défendre les projets, on attend Aïcha Sif (Europe Ecologie), Alain Hayot (Front de gauche), Nathalie Mahole (LO), Catherine Levraud (MoDem), Samuel Johsua (NPA), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Isabelle Bourgeois (UMP). Au menu des débats, la réforme des collectivités, la concertation des politiques publiques et les questions européennes.

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PRECISIONS:

.A : Publics, sympathisants, artistes, programmateurs du spectacle vivant souhaitant partager les enjeux et analyses des futures politiques culturelles à l’orée des régionales.

ELECTIONS REGIONALES 2010

 

DEBAT PUBLIC OUVERT A TOUS

 

ART – CULTURE – SPECTACLE VIVANT

 

En présence de candidats des listes : Europe Ecologie, Front de gauche, LO, Modem, NPA, PS, UMP

JEUDI 4 MARS 2010 de 18 H à 21 H

fac st Charles (face à la gare SNCF) parking et métro St Charles
« Grand Amphi »Université de Provence
Marseille

Les thèmes principaux :
Réforme des collectivités locales / Concertation et co-construction des politiques publiques / l’Europe.

Il s’agit d’une initiative autonome de « gens de la culture » qui se veut pluraliste et constructive.
Il ne s’agit ni d’un meeting ni d’une action médiatique mais bien d’un débat public que nous voulons mettre au service de la collectivité.

Crédits européens : pourquoi tant de disparités régionales ?

Localtis – 01 mars 2010

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localtis illustration article du jourAu 1er janvier 2010, la France a programmé un quart de ses enveloppes Feder et FSE 2007-2013. Un « retard » général qui place la France au neuvième rang européen mais avec des écarts importants entre nos vingt-six régions. Les explications de Jean-Sébastien Lamontagne, conseiller Politique régionale à la Représentation permanente de la France à Bruxelles.

Dans notre article « Un premier bilan sur la mise en œuvre des programmes opérationnels 2007-2013 » du 22 février, qui s’appuyait sur le Rapport stratégique 2009 sur le suivi du CRSN et la mise en œuvre des programmes opérationnels 2007-2013, nous avions fait état d’écarts régionaux dans les taux de consommation. Ainsi, en Auvergne, 59% des fonds du programme opérationnel Feder ont déjà été programmés en coût total, contre 11% en Paca. En ce qui concerne le FSE, les taux de programmation du Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes et Limousin avoisinent les 44% contre 19% en Champagne-Ardenne. Pour Jean-Sébastien Lamontagne, conseiller Politique régionale et aménagement du territoire au sein de la Représentation permanente de la France à Bruxelles, cela s’explique par une convergence de facteurs dont la qualité plus ou moins bonne du partenariat régional.

Localtis : Comment expliquer de telles disparités régionales ?

Jean Sébastien Lamontagne : Plutôt qu’une explication unique, c’est la conjonction de plusieurs facteurs qui peut contribuer à expliquer ces disparités. Tout d’abord le contenu de la programmation : on observe en effet qu’au niveau national, ce sont les projets liés à la recherche, à l’innovation et à l’esprit d’entreprise qui ont le mieux démarré, à la différence par exemple des projets en matière de transports, d’énergie ou de tourisme (qui sont souvent plus longs à mettre en place). Du coup, il est logique que des différences puissent s’observer entre régions, en fonction du poids que représentent ces différents secteurs dans la programmation des fonds qui est décidée au niveau régional.

Il y a ensuite le poids des « grands projets » dont le démarrage ou non a un impact important sur la programmation, surtout en début de période : par exemple, la Bretagne a obtenu en fin d’année 2009 la validation de son projet de ligne à grande vitesse (LGV) cofinancé par le Feder, ce qui a eu pour effet immédiat de la faire remonter dans les tous premiers rangs en termes de taux de programmation. On recense 24 autres grands projets en France, tous d’un montant supérieur à 50 millions d’euros, mais 11 d’entre aux sont encore en cours de discussion avec les services de la Commission.

Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer la qualité du partenariat régional : on observe souvent que les régions les plus performantes sont celles où la coopération est bonne entre services de l’Etat et services du conseil régional. On entend régulièrement citer l’exemple de la Réunion, où services de l’Etat, du conseil régional et du conseil général sont allés jusqu’à regrouper leurs moyens au sein d’une seule agence : de fait, la Réunion est une région où le taux de programmation est bon…
Le manque d’information et de communication peut-il expliquer la sous-utilisation générale des crédits ?

Je ne crois pas qu’il faille parler de sous-utilisation générale des crédits : il y a un retard au démarrage, c’est évident, mais c’est le cas pour chaque période de programmation, et la France est plutôt au-dessus de la moyenne communautaire. Cela dit, les efforts de communication sont essentiels pour améliorer notre taux de programmation : le cap qui a été mis sur la recherche et l’innovation pour les fonds structurels de la période 2007-2013 a pour conséquence de réorienter pour partie les fonds européens vers de nouveaux acteurs, souvent issus de la sphère privée. Il importe donc que ces nouveaux acteurs soient informés des nouvelles possibilités de financement qui s’offrent à eux. Les régions ont déjà fait des efforts importants dans leurs plans de communication, par rapport à la précédente programmation 2000-2006. Mais il faut sans doute aller encore plus loin, en allant véritablement démarcher les porteurs de projets. Je crois beaucoup à la transparence en la matière : trop souvent, le manque d’information est assimilé à une complexité excessive des fonds européens, ce qui est injuste. Les fonds européens financent des projets partout en France, il faut s’en servir !
Propos recueillis par Pierre Etienne Métais/ Welcomeurope

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Sous-consommation : un risque de dégagement d’office ?

Les régions ne sont pas égales dans leur utilisation des fonds. La Réunion fait figure de bon élève (24,5% de l’enveloppe programmés), aux côtés de Midi-Pyrénées (28% programmés, 5% payés) et de l’Auvergne (37% programmés, 7% payés). Mais d’autres régions sont vraiment à la traîne : l’Ile-de-France (11,9% programmés, 0,4% payé), la Martinique (6,4% programmés, 0% payé) ou la région Paca (12,7% programmés, 0,3% payé). La région Paca est en train de vivre un scénario noir et va probablement devoir « renvoyer » de l’argent non utilisé à Bruxelles, conformément à la règle du dégagement d’office. Cette règle du dégagement d’office prévoit que tout engagement budgétaire au titre d’une année « n » n’ayant pas fait l’objet de demande de paiement recevable avant la fin de la deuxième année suivante (n+2) est dégagé d’office par la Commission européenne. La situation en Paca montre l’importance du partenariat régional dans la conduite de la programmation. Les rapports sont en effet particulièrement tendus entre préfet de région et président du conseil régional à ce sujet depuis octobre 2009.
Parmi les porteurs de projets, si l’égalité existe dans les textes, les obstacles sur le terrain sont nombreux, en particulier pour les acteurs privés : on notera en particulier que les collectivités restent mieux rodées à la recherche d’informations que les acteurs privés, qui ne connaissent pas les sources d’informations et ont souvent une méconnaissance des fonds européens.
Welcomeurope