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Régionales : France Gamerre (AEI) soutient Michel Vauzelle

La Provence – 18/03/2010

France Gamerre (à g), tête de liste pour les Bouches du Rhône de la liste

France Gamerre (à g), tête de liste pour les Bouches du Rhône de la liste "Provence Ecologie" avec Anita D'Agostino. Photo N.V.

Eliminée au premier tour des élections régionales Paca avec un score de 2,33% (34.077 électeurs), l’Alliance écologiste indépendante est en train de se diviser quant aux consignes de vote pour le second tour. Si Patrice Miran, la tête de liste, a choisi une position « ni, ni » en se refusant à trancher entre Thierry Mariani et Michel Vauzelle, France Gamerre et trois autres têtes de liste départementale viennent d’apporter leur soutien au président PS sortant de la Région.

« Nous avons passé un accord programmatique avec M. Vauzelle, avec la reprise de points que nous avons défendu pendant la campagne, explique France Gamerre, qui préside Génération écologie. Par exemple, le lancement d’études pour un lycée de la mer, la création d’un Office de la biodiversité, etc. ». Celle qui était candidate dans les Bouches-du-Rhône et est élue à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole ajoute que les associations qui composent l’Alliance écologiste indépendante s’investiront dans le suivi de ces dossiers.

Pourquoi Michel Vauzelle plutôt que Thierry Mariani ? « Parce qu’il ne s’est pas manifesté, nous n’avons pas eu de réponse de sa part, tranche France Gamerre. Il était sans doute trop occupé à chercher les voix du Front national… ».

F.G.

Régionales : dernière ligne droite pour tous les candidats

La Provence – 10/03/2010

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A quatre jours du scrutin, le film d’une journée de campagne en accéléré

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En tournée, Francis Lalanne (photo de droite) a fait un passage par Marseille. Photo La Provence

8 heures, Isabelle Bonnet (Lutte Ouvrière) en grève. Professeur de biotechnologie au lycée professionnel Camille Jullian, à Marseille, Isabelle Bonnet s’est mise en grève, comme 70% du personnel de son établissement. « Nous luttons contre la réforme des lycées professionnels qui nous fait perdre des postes et des moyens », explique la tête de liste Lutte Ouvrière, syndiquée à la CGT. En fin de journée, elle part distribuer des tracts sur la Canebière.

9 heures, Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) au marché d’Istres. Avec les passants, les tracts s’échangent et parfois la discussion s’engage. Exercice qu’affectionne Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche. « L’Europe nous prive de subventions, que peut faire la Région ? » interroge un agriculteur. « Elles peuvent investir dans la création de coopératives permettant la vente directe au consommateur, par exemple. « Reste à discuter crise, pouvoir d’achat ou services publics…

11h30. Catherine Levraud (MoDem), chez les commerçants. Parka grise, écharpe orange, Catherine Levraud, tête de liste MoDem, entame la tournée des commerces du Bd Chave à Marseille. « Les travaux du tramway nous ont fait beaucoup de mal » explique une boulangère. Dehors, une femme s’approche de la candidate. « J’ai envie de vous serrer la main, je vous trouve jolie ». Quand la petite équipe entre chez le charcutier Valange, c’est un peu la fête. On débouche une bonne bouteille et on s’attaque à la charcuterie.

12 heures, Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) sur le marché d’Aix. Des magistrats interpellent leur consoeur candidate, pour savoir si elle se joindra à leur manifestation. « Je suis en campagne, je ne mélange pas tout, mais j’ai une pensée pour l’institution« . Des sourires convaincus aux passants qui reconnaissent enfin celle qui grimpe dans les sondages. On lui fait cependant remarquer gentiment qu’elle « n’a pas l’accent« .

Midi, Thierry Mariani (UMP) inaugure un jeu de boules. Au micro, Bruno Gilles, sénateur-maire UMP des 4e et 5e arr., met les choses au clair. « Thierry Mariani ne prendra pas la parole parce qu’il est en campagne. Mais on peut l’applaudir. » Aux Chartreux, où les candidats inaugurent un terrain de boules, 150 personnes se prêtent au jeu. La tête de liste UMP grimace. « Je me suis foulé la cheville lundi soir, glisse Thierry Mariani. Je devrais rester alité quatre jours, mais j’irai jusqu’au bout. A fond. »

16 heures, Michel Vauzelle (PS), dans une cité. Il n’y a pas foule au centre social d’Air Bel. Dans cette cité marseillaise de 7000 habitants, en majorité des musulmans pratiquants, la question de la religion s’impose immédiatement. Michel Vauzelle, candidat PS, détaille les valeurs de la République et celles de l’islam. Avant de cheminer vers la salle de boxe du quartier. Un ring où sa colistière Myriam Lamare se sent comme chez elle. Ensuite, direction Arles.

18h30, Francis Lalanne (AEI) à la Rouvière. De passage à Marseille où il va soutenir ses amis de l’Alliance Ecologiste indépendante en campagne, Francis Lalanne fait un crochet par l’USC La Rouvière. Un lieu important pour lui : c’est ici qu’Irène Lamberton, son ancienne prof de théâtre, lui a donné le déclic pour son métier. « L’art est peu comme l’air de l’esprit » dit le chanteur. Photo de famille.

19 heures, le NPA prépare son meeting. Une matinée au Samu Social, où il travaille, un après-midi penché sur le discours du soir. Tête de liste NPA, Pierre Godard s’est offert une double journée. « J’ai travaillé pendant que les copains s’occupaient des tracts. Puis j’ai préparé le meeting. » A 20 heures au Château des fleurs à Marseille, le parti d’Olivier Besancenot reçoit ses militants. Et des salariés en lutte. « On met les bouchées doubles pour mobiliser notre électorat qui se décidera au dernier moment. »

A.D, Ph.F, M.L. et F.T. 

Régionales : Le TER, un enjeu de taille

La Provence – 08/03/2010

Plusieurs milliers de Trains express sont annulés chaque année. Photo Franck Pennnat

On estime que 100 000 personnes empruntent tous les jours l’un des 700 trains en circulation

La plupart des candidats n’ont pas échappé au voyage. Presque devenu un rituel en ces temps de campagne. Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche en région, a été l’un des premiers à effectuer un trajet dans un train express régional (TER), au départ de Marseille, pour sensibiliser les passagers à un thème fort de campagne. Pas des moindres en l’occurrence. Il s’agit ni plus ni moins, pour son parti, que de proposer la gratuité des transports à l’avenir. « Une mesure sociale et écologique, qui n’a rien de démagogique », répétait-il encore mardi lors d’une réunion devant les cheminots à Marseille. Le défi est de taille.

On estime que 100000 personnes empruntent tous les jours l’un des 700 trains en circulation en région sur les 1000 km de voies existant en Paca. Problème: le manque criant de fiabilité de cet équipement et les retards systématiques constatés sur les lignes. Michel Vauzelle, candidat PS à sa propre succession, est le premier à déplorer ces dysfonctionnements récurrents. Le président de l’exécutif est conscient de la nature de l’enjeu. Et n’arrête pas de dénoncer le « manque de moyens en personnel » mis à disposition.

Il déplore une politique de la SNCF calquée, selon lui, sur un modèle national qui « ne remplit pas ses engagements » et fondée sur un manque criant d’effectifs. Dans un tract distribué à plusieurs milliers d’exemplaires, Michel Vauzelle reproche pêle-mêle à la société nationale « de ne pas avoir affectéles mêmes moyensqu’aux TGV, de ne pas respecter ses engagements de qualité de service et de ne pas avoir investi les bénéfices ». Il faut dire que le Conseil régional a consacré l’an dernier 390 millions d’euros en dépenses de fonctionnement, sur un budget total de 1,8 milliard.

À l’UMP, Thierry Mariani, son principal rival dans cette campagne, critique lui aussi les manquements répétés, les défaillances quasi systématiques des trains. Et s’indigne fermement de la « galère » infligée à tous les utilisateurs des TER, de nature à dissuader les voyageurs les plus téméraires.
 
La droite appelle à la création d’une autorité régionale des transports, copiée sur celle de la région parisienne, qui viendrait réguler l’ensemble du système. Idée à laquelle souscrit la candidate du MoDem, Catherine Levraud. Qui évoque également la nécessité, entre régions, de se rapprocher pour établir un schéma d’ensemble cohérent en matière de transports.

Les Verts souscrivent eux aussi à la même démarche. En insistant sur l’idée de mettre en place une tarification unique. À l’Alliance écologiste indépendante, on propose la création d’un syndicat mixte des transports ayant « vocation à rassembler tous les acteurs institutionnels ». Autant de positions et de propositions qui pourraient trouver des axes évidents de convergence après la campagne. Pour que les usagers puissent en tirer un maximum de bénéfices.

Philippe FANER 

Tchat Régionales : retrouvez les réponses de Catherine Levraud (MoDem)

La Provence – 05/03/2010

 

Catherine Levraud (MoDem) en tchat dans le cadre des Régionales. Photo Xavier Cherica

Les 14 et 21 mars, les Provençaux iront aux urnes pour les élections régionales. Tout au long de la campagne, nous recevrons en tchat les principaux candidats. Transports, crise économique, environnement, aménagement du territoire, enseignement, ils répondront à vos questions. Egalement au menu, la politique nationale menée par Nicolas Sarkozy, les alliances et les bagarres des partis politiques, etc.

Après Pierre Godard (NPA), Patrice Miran (AEI), Isabelle Bonnet (LO), Jacques Bompard (LdS), Thierry Mariani (UMP), Michel Vauzelle (PS), Jean-Marc Coppola (FdG), Jean-Marie Le Pen (FN) et Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie), LaProvence.com accueille Catherine Levraud (MoDem) ce vendredi de 11h15 à 12h15.

 

laprovence.com Bonjour à tous, dans quelques instants le début de notre tchat avec Catherine Levraud.
Catherine Levraud Bonjour, je suis ravie d’être avec vous et je suis très intéressée par vos questions et contributions.

AnakinSkywalker Vous êtes la seule candidate aux régionales que je ne connais pas. Qui êtes-vous, Catherine Levreaux, une petite nouvelle de la politique ?
Catherine Levraud Je suis élue depuis 1995 dans ma ville d’Arles, et je suis élue conseillère régionale depuis 2004. J’ai été présidente du groupe des Verts à la Région de 2005 à 2007. Je suis médecin gériatre pour le service public à l’hôpital d’Arles. Je m’occupe particulièrement de dossier locaux en tant que première vice-présidente du Parc naturel régional des Alpilles et membre du bureau du Parc naturel régional de Camargue. Je suis donc surtout connue dans ce secteur où je travaille d’arrache-pied.

galak75 Bonjour. Lors d’un tchat, M. Miran (AEI) a reconnu que des discussions avait eu lieu avec le MoDem pour une liste commune, mais elles ont échoué semble-t-il à cause des calculs de M. Bennahmias. N’est-ce pas dommage de voir des gens plutôt proches (il y a beaucoup d’anciens UDF chez Génération écologie qui est un des piliers de l’AEI) finir par se présenter chacun de son côté ? Bon courage. Lire la suite…

Des écolos « canal historique »

La Marseillaise – 02/03/2010

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AEI. P. Miran et F. Gamerre veulent une écologie indépendante.

France Gamerre et Patrice Miran. Photo ML THOMAS

« Nous ne sommes pas comme les gens qui ont débarqués au fur et à mesure des scores écolos qui ont monté ».
Le ton est donné. Patrice Miran, tête de liste de l’Alliance Écologiste Indépendante (AEI) en PACA, n’entend pas être confondu avec Europe Écologie, mouvement qu’il accuse de « cambrioler » la maison écologiste. France Gamerre, figure de Génération Écologie et tête de liste dans les Bouches-du-Rhône, y voit quant à elle « un prolongement de la tradition sectaire des Verts ».
Trêve de polémique. Ils sont là pour exposer leur programme. Leur credo ? L’anticipation en matière d’aménagement du territoire. Pour eux le principal défi à relever est celui posé par la concentration démographique croissante sur le littoral méditerranéen. Le traitement des déchets, l’autonomie alimentaire et énergétique de la région, le développement du transport ferroviaire nécessitent pour eux des projets structurels sur 20 ans. Pour accompagner l’ouverture à la concurrence des TER en 2016 ils proposent de rédiger un cahier des charges exigeant et de nouer des partenariats publics-privés pour ouvrir de nouvelles lignes régionales. Opposés à la LGV faite pour des « turbo cadres habitués des avions » les écologistes indépendants veulent aussi développer des « TER des mers ».
France Gamerre, particulièrement attentives aux questions maritimes propose la création d’un parc régional des calanques associant les populations et d’un lycée consacré aux métiers de la mer comme il en existe dans d’autres région. Dernière proposition-phare : la mise en place d’une agence de la biodiversité et de la protection animale pour mener des programmes concertés et créateurs d’emploi. Exemple donné avec fierté par France Gamerre : les récifs artificiels placés dans la rade de Marseille.
Se démarquant une nouvelle fois, les candidats de l’AEI déclarent à propos du projet ITER : « être contre c’est comme être contre un labo de recherche à l’Université, mais pour ce qui est du passage à l’utilisation industrielle c’est une autre affaire ».

Ni gauche ni droite ?

Les deux farouches partisans de l’écologie indépendante ont été élus pour l’un conseiller municipal dans les Alpes Maritimes sur une liste conduite par le MoDem, pour l’autre adjointe au maire UMP de Marseille. Est-ce un indice sur leurs consignes de vote au second tour ? Le tête de liste s’en défend : « il y a aussi des candidats très à gauche sur la liste ». Pour France Gamerre « le capitalisme, le libéralisme, le marxisme sont des idéologies du XIXème siècle aujourd’hui la société à besoin d’écologisme ! ».
Patrice Miran appliquera donc entre les deux tours la « stratégie de la bascule » soutenant la droite ou la gauche en fonction des engagements écologiques pris par chacun. Il espère ainsi sortir son courant politique de « l’isolationnisme », en espérant que ses électeurs n’en attrapent pas le tournis.

LÉo Purguette

Cinq pistes pour remettre les express régionaux sur les rails

20 minutes – 02/03/2010

En 2008, les TER ont atteint une fréquentation moyenne de 102 passagers par rame./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Quel levier actionner pour que les Provençaux lâchent le volant ? Amélioration de l’offre et/ou de la régularité, politique tarifaire, sécurité dans les trains… Les candidats font feu de tout bois.

Rénover les voies Quasiment tous les candidats appellent à dégager de nouvelles voies pour les TER. Mais les avis divergent sur la manière, notamment sur la priorité à donner au projet de ligne grande vitesse (LGV) vers Nice. Pour le PS, l’UMP et le MoDem, la LGV est une priorité, à la fois pour relier la région à l’Espagne et l’Italie, mais aussi pour des liaisons rapides entre Nice, Toulon et Marseille. Cofinancée par les collectivités locales, la LGV aurait aussi le mérite de dégager libérer des voies existantes au profit des TER. Europe Ecologie, au contraire, souhaite ne financer que des transports collectifs régionaux, pas les infrastructures nationales comme la LGV.
Tous les partis appellent également à créer de nouvelles itinéraires pour les TER, notamment en rénovant les anciennes voies laissées à l’abandon. Le PS et le MoDem souhaitent par ailleurs lancer le percement du tunnel du Montgenèvre.

Améliorer la régularité L’UMP en fait son cheval de bataille. Thierry Mariani, tête de liste, propose de « négocier avec la SNCF et les syndicats la mise en place d’un service garanti » en cas de grève, suivi en cela par le FN. Les deux partis n’en précisent cependant pas les modalités pratiques, la loi sur le service minimum n’ayant pas empêché de longues grève sur les TER en Paca. Europe Ecologie appelle pour sa part à « imposer le respect du cahier des charges qui lie la région à la SNCF ». Un pari difficile : le conseil régional inflige déjà depuis plusieurs années des amendes à la SNCF, sans amélioration massive de la situation. Le PS fait l’impasse sur ce sujet. Pour aiguillonner la SNCF, seule l’Alliance écologiste indépendante (AEI) appelle à ouvrir le marché au privé après 2016, échéance du contrat avec la SNCF.

Revoir les prix Le Front de gauche a jeté un pavé dans la mare dès le début de campagne en réclamant la gratuité des TER. Selon l’alliance PC-Parti de gauche, la mesure coûterait 80 millions d’euros supplémentaires, au regard de 1,9 milliard d’euros de budget total de la région.
Le Front de gauche entend compenser le manque à gagner trouvant de nouvelles recettes fiscales : contributions des entreprises, grandes surfaces et promoteurs immobiliers, impôt sur les sociétés d’autoroutes, utilisation d’une partie de la taxe sur les produits pétroliers et régionalisation des recettes des amendes des radars.
Si le NPA appelle lui aussi à la gratuité des transports, les autres partis la rejettent, au motif que « le trajet a un coût » et qu’il faut responsabiliser l’usager, sans toutefois se prononcer sur un prix. Le PS propose de son côté un abonnement maximum de 1 € par trajet pour les abonnements domicile-travail.

Coordonner les réseaux Entre la région, qui gère les TER, les départements, responsables des liaisons interurbaines, les agglomérations, responsables des trams, métros et bus urbains, le transport en commun peut tourner au casse-tête. L’UMP et Europe Ecologie veulent créer une autorité régionale pour coordonner le tout et mettre en place un billet unique sur l’ensemble du territoire. Le MoDem appelle pour sa part à une « commission de réflexion ».

Sécuriser les transports La Ligue du Sud de Jacques Bompard souhaite créer « une police régionale des transports » ayant comme mission de sécuriser les TER. Un accord de cofinancement avait déjà été lancé entre la région et la police nationale pour une brigade ferroviaire. L’UMP souhaite pour sa part généraliser la vidéosurveillance dans les TER.F. L. et S. H.

André Aschiéri, Europe Ecologie : « Nous proposons la création de 10 000 emplois dans les Alpes-Maritimes »

23 février 2010 2 commentaires

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Nice-Premium – 23/02/2010

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Avant les élections régionales des 14 et 21 mars 2010, André Aschiéri, tête de liste des Alpes-Maritimes pour Europe Ecologie, répond aux questions de Nice Premium. Il analyse les points positifs, les points faibles de son parti et revient sur les engagements d’Europe Ecologie pour les citoyens des Alpes-Maritimes.

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Nice Premium : Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’alliance avec l’Alliance Ecologiste Indépendante de Patrice Miran ?

André Aschiéri : Sans vouloir polémiquer sur ce sujet, je ne dirai que deux choses : le choix des alliances éventuelles devrait être clair, il ne l’est pas pour l’AEI. Ensuite lorsque l’on se présente devant les électeurs, il faut savoir respecter ses engagements. La personne qui conduit cette liste a fait la preuve par le passé qu’il ne respectait pas la parole donnée ni même sa signature.

Nice Premium : Comment vivez-vous le départ de Teresa Maffeis ? Pourquoi, selon vous, est-elle partie ?

André Aschiéri : Teresa Maffeis est une militante des droits de l’homme exemplaire. J’ai beaucoup d’admiration pour son action et son engagement. Une sixième place lui a été proposée sur notre liste. Ce qui est une place susceptible d’être éligible. Au vu de son engagement associatif, elle souhaitait figurer plus avant sur la liste, sous réserve de retirer sa candidature. Tout en la regrettant, je respecte sa décision.

Nice Premium : Selon vous, quels sont les points positifs de Europe Ecologie par rapport aux autres partis représentés ?

André Aschiéri : L’échec de Copenhague est l’échec des grands dirigeants de la planète. La protection des citoyens face aux dérèglements climatiques passe par les territoires. La Région jouera un rôle croissant dans la solidarité et la sécurité collective. Elle aidera à mettre en œuvre la transformation écologique de l’économie pour mieux vivre ensemble dans le respect de la nature. Cette réponse à la conjonction des crises financière, économique, sociale, écologique et politique, seule Europe Ecologie est en capacité de la porter. Parce qu’Europe Ecologie porte la synthèse du projet démocratique, social et écologique. Les autres formations ont conservé les schémas de pensée du XIXe siècle, au mieux du XXe, qui sont sans commune mesure avec les défis du XXIe siècle. Comme l’a écrit Albert CAMUS, toutes les générations ont eu l’ambition de refaire le monde, la responsabilité de notre génération est peut-être plus grand encore, il s’agit pour elle d’empêcher que le monde ne se défasse.

Europe Ecologie est seule à s’ouvrir aussi largement aux compétences de la société civile, et aux projets portés par les associations. Les Verts ont su faire toute la place à ceux qui viennent d’horizon divers et engagés comme Greenpeace, la Fondation de Nicolas Hulot, Cap21, Régions et Peuples Solidaires ou encore des personnalités comme Eva Joly ou Laurence Vichnievsky, Philippe Mérieu, Augustin Legrand pour refonder un projet politique à la hauteur des enjeux de notre temps. Moi-même, je n’appartiens à aucun parti politique, on m’a pourtant proposé de conduire la liste des Alpes-Maritimes.

Europe Ecologie porte également une nouvelle vision de la gouvernance afin de permettre aux forces vives de participer à l’élaboration des politiques publiques (organisations professionnelles, associations, élus, experts, techniciens), dans la transparence et en évaluant l’utilité sociale et environnementale des mesures engagées. Voilà pourquoi le vote Europe Ecologie est si différent, tellement porteur d’espoirs.

Nice Premium : Comment prévoyez vous de répondre aux attentes des citoyens ?

Lire la suite…