Archive

Posts Tagged ‘aubry’

Martine Aubry s’entoure des présidents de région élus

Le Figaro – 24/03/2010

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réuni, mardi,au siège du Parti socialiste, à Paris, les présidents de région socialistes vainqueurs du second tour des régionales.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réuni, mardi,au siège du Parti socialiste, à Paris, les présidents de région socialistes vainqueurs du second tour des régionales.

La première secrétaire du PS a réuni, rue de Solférino, les présidents de région de son parti. Ségolène Royal a brillé par son absence.

Comme prévu, elle n’est pas venue. Et comme prévu, cela s’est beaucoup vu. Ségolène Royal a brillé par son absence, mardi, lors de la réunion organisée Rue de Solferino entre Martine Aubry et les présidents de région socialistes élus ou réélus. Certains se sont efforcés de minimiser l’événement, à l’instar de Michel Vau­zelle : «Ségolène Royal est une grande fille. Alors, elle fait ce qu’elle veut.» D’autres se sont montrés plus polémiques. «J’espère qu’elle a de bonnes raisons de ne pas être là, a grincé François Patriat, réélu en Bourgogne. Je ne me satisferais pas d’un positionnement tactique de qui que ce soit.»

Officiellement, l’ex-candidate à la présidentielle avait une bonne excuse. Elle préparait son intervention sur TF1. Officieusement, son absence était plus calculée. Ségolène Royal ne voulait surtout pas s’offrir en trophée à la première secrétaire du PS. «Je ne crois pas que les Français qui nous regardent se demandent si je suis allée à Solferino pour faire une photo », a expliqué Ségolène Royal mardi sur TF1, en saluant «l’excellente campagne» de Martine Aubry.

«Dommage que tout le monde ne soit pas là»

«Chacun est libre de ses choix. La réunification de la famille aurait été meilleure. Il est dommage que tout le monde ne soit pas là», a regretté le Breton Jean-Yves Le Drian. Ségolène Royal les a retrouvés le soir pour un dîner dans un restaurant parisien, mais sans Martine Aubry. Au bout du compte, l’épisode a ravivé une grande crainte chez les socialistes : celle de voir repartir la guerre interne pour l’investiture présidentielle de 2012 alors que chacun est désormais persuadé qu’ils ne pourront gagner qu’unis face à Nicolas Sarkozy.

Finalement, l’absence obsédante de Ségolène Royal a surtout agacé les présidents de région qui étaient venus à Paris pour tirer les premiers enseignements de la campagne des régionales. Alors, que Royal soit là ou pas, «on s’en bat l’œil et le flanc gauche avec un métacarpe de dinosaure», a lâché Alain Rousset, réélu à la tête de l’Aquitaine et président de l’Association des régions de France.

Avec Aubry, Rousset a acté le principe d’une réunion trimestrielle à Solferino entre la direction du PS et les présidents de région. Par ailleurs, «le président de l’ARF sera systématiquement associé au travail du bureau national», a indiqué François Lamy, le bras droit de Martine Aubry. Via ses régions, le PS veut désormais porter le fer contre le gouvernement dans les territoires et plus seulement au niveau national.

Relations pas toujours simples

Pour illustrer cette volonté, le PS a demandé à tous ses présidents députés – Victorin Lurel, Michel Vauzelle, Alain Rousset – d’interpeller François Fillon dans l’Hémicycle. Après leur réunion avec Martine Aubry, ils ont ainsi assuré vouloir se montrer plus combatifs. «Aujourd’hui, l’État demande que nous cofinancions toutes ses politiques. Cela ne peut plus continuer, a prévenu Alain Rousset. Nous allons concentrer nos interventions sur nos compétences. Ça va faire du bruit dans les territoires.»

L’articulation entre la direction nationale et ses relais régionaux sera un atout pour la prochaine présidentielle, veut-on croire au PS. «Cette élection régionale prépare 2012», a glissé Rousset. Les relations n’ont pas toujours été simples entre Solferino et les régions. Ces dernières ne voulaient pas voir Paris s’immiscer dans leur campagne. Maintenant que la vague rose est passée, tous veulent croire avoir trouvé un meilleur mode de fonctionnement.

Publicités

Hésitante sur sa stratégie, Ségolène Royal joue à cache-cache avec le PS

 

Le Monde – 24/03/2010

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, sur le plateau de TF1, le 23 mars - AFP/THOMAS COEX

Mardi 23 mars, pour son retour sur la scène nationale après une campagne victorieuse sur ses terres de Poitou-Charentes, Ségolène Royal s’est d’abord livrée à l’un de ses exercices favoris : briller par son absence. Pour l’ancienne candidate à l’élection présidentielle, éviter de participer à la photo de famille organisée dans l’après-midi au siège du PS, c’était créer l’événement.

Reçus par Martine Aubry, les présidents de région socialistes réélus le 21 mars ont diversement apprécié. Leurs réactions oscillaient entre l’agacement – « sans doute a-t-elle de bonnes raisons de ne pas être là, mais je ne me satisferai pas d’un positionnement tactique », a prévenu François Patriat, élu en Bourgogne – et l’indifférence polie – « c’est dommage que tout le monde ne soit pas là », a ironisé Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne.

Pour ne pas avoir à commenter l’absence de la présidente du Poitou-Charentes, Mme Aubry a préféré éviter les micros. Refusant d’entrer « dans le petit bal des personnalités », Alain Rousset, président de la région Aquitaine et de l’Association des régions de France (ARF), n’a pu réprimer un léger mouvement d’humeur. « On s’en bat l’oeil, le flanc gauche avec un métacarpe de dinosaure », a-t-il lancé.

Au cours de cette réunion, la direction du PS et les présidents de région socialistes ont décidé de resserrer leurs liens. Une rencontre aura lieu une fois par trimestre et le président de l’ARF – Alain Rousset est candidat à sa propre succession mais Michel Vauzelle, président de PACA, a également fait acte de candidature – sera désormais associé aux travaux du bureau national.

Si Ségolène Royal a fait faux bond à l’invitation de la première secrétaire, c’est, explique son entourage, qu’elle préparait son passage au journal de 20 h 00 de TF1. Une apparition télévisée au cours de laquelle elle n’a pas vraiment clarifié son positionnement et sa stratégie. « Je peux être candidate à l’élection présidentielle (…) mais je peux aussi ne pas l’être », a-t-elle indiqué avant de constater qu’à l’heure actuelle elle n’était « pas candidate ».

« Peser très fortement »

Mme Royal, qui a fait part de son « intention de peser très fortement sur le débat d’idées », a finalement rejoint ses collègues au dîner organisé à la présidence du conseil régional d’Ile-de-France par Jean-Paul Huchon. L’eurodéputé Harlem Désir représentait la direction du Parti socialiste en l’absence de Martine Aubry. Les agendas des deux grandes figures féminines du PS, qui ne se sont plus croisées depuis un meeting commun en mai 2009 à Rezé (Loire-Atlantique) pendant la campagne des européennes, sont décidément difficilement conciliables.

Selon un sondage publié mercredi 24 mars par BVA, la première secrétaire apparaît comme la principale bénéficiaire de la nette victoire remportée par la gauche lors des élections régionales. Une large majorité (65 %) des personnes interrogées considère que Martine Aubry sort davantage renforcée de ce scrutin que Ségolène Royal. Un tiers (32 %) estime au contraire que c’est à cette dernière que profite le plus la vague rose du 21 mars.

Jean-Michel Normand

PS: belle photo de famille des présidents de région, une absente Ségolène Royal

Afp – 23/03/2010

Martine Aubry, au centre, avec des présidents de région socialistes, le 23 mars 2010 à Paris au siège du PS

PARIS — La photo de famille était belle pour les dix-huit présidents de région socialistes réunis mardi autour de Martine Aubry tout sourire, au siège du PS, au lendemain de leur écrasante victoire aux régionales, mais une absence a été remarquée, celle de Ségolène Royal.

La présidente de la région Poitou-Charentes, restée concentrée sur sa région pendant la campagne, fait un retour fracassant sur la scène médiatique, deux jours après son beau succès (60,6%).

Intervention au 20H00 de TF1 et présence annoncée au dîner des présidents de région socialistes, prévu initialement dans un restaurant parisien, mais qui devait avoir lieu ailleurs pour échapper à la curiosité des journalistes.

En revanche, point d’apparition au siège du parti, au côté de Martine Aubry.

Elle « veut prendre le temps de bien préparer » son intervention télévisée, argumente son porte-parole, le député-maire de Laval, Guillaume Garot.

La patronne du PS, elle, ne participera pas à ce dîner, retenue par un autre engagement, selon son entourage mais Harlem Désir, numéro deux du PS, la représentera.

Accueillis devant les grilles de Solférino par une nuée de journalistes les pressant de commenter l’absence de l’ex-candidate à la présidentielle, certains présidents ont manifesté leur agacement.

« Sans doute Mme Royal a-t-elle de bonnes raisons de ne pas être là. Je ne me satisferai pas d’un positionnement tactique de qui que ce soit », a prévenu François Patriat (Bourgogne). « Dommage de se focaliser sur cette question de personnes », a regretté Marie-Guite Dufay (Franche-Comté).

Sur le perron de la cour pavée, la photo de famille a réuni ensuite au côté de Martine Aubry les présidents de région pour immortaliser le succès socialiste. La parité n’était pas au rendez-vous: 17 présidents et seulement une femme, Mme Dufay.

Après une courte réunion à huis clos, Alain Rousset (Aquitaine), président de l’Association des régions de France, a voulu stopper les commentaires: « Comment peut-on connaître les régions si on parle de la présence d’une telle ou d’un tel à telle réunion? On s’en bat l’oeil, le flanc gauche avec un métacarpe de dinosaure! », a-t-il lancé, suscitant les rires.

Martelant « ce n’est pas le sujet », il a averti: « Vous me faites entrer dans quelque chose dont les Français ont horreur: ce petit bal des personnalités », assurant que Mme Royal a « une parole forte » et qu' »elle a sa place ».

Les présidents de région ont décidé avec la patronne du PS de « rencontres régulières, une fois par trimestre », a indiqué le député François Lamy, conseiller politique de Mme Aubry.

Alors que les baronies socialistes ont la réputation d’autonomie par rapport à la direction centrale, M. Rousset a fait valoir que, dorénavant, les régions pourraient apporter « au parti toutes expérimentations nouvelles » (recherche, innovation sociale….).

Candidat à sa réélection à la tête de l’ARF, alors que Michel Vauzelle (PACA) est également postulant, M. Rousset assure que l’association « sera demain plus combative. On a besoin de hausser le ton à l’égard du gouvernement ». Il a de nouveau réclamé le retrait de la réforme territoriale et demandé que l’Etat « apprenne à travailler autrement avec les régions ».

Pour lui, la victoire des socialistes « prépare très clairement 2012 ». La loi territoriale « c’est la fin des régions » et « les ressources des Régions sont aujourd’hui totalement garrottées par l’Etat ». « On est en train de leur serrer le kiki », a plaisanté Laurent Fabius, qui était présent.

De Christine POUGET et Elahe MEREL (AFP)

Iter (4 articles)

 

Iter s’invite dans les régionales

Métro – 19/03/2010

Cliquez sur l'article pou l'agrandir

ITER : l’UMP vous ment !

vauzelle2010.fr – 18/03/2010

« L’UMP vous ment. Concernant ITER, L’accord entre l’Alliance de l’Olivier et Europe Ecologie est très clair. La Région maintiendra ses engagements initiaux à savoir 152 millions d’euros dont 70 sur la machine et le reste sur l’école internationale de Manosque, sur les aménagements ferroviaires ainsi que routiers du Val Durance » a expliqué Michel Vauzelle aux salariés de Cadarache à la sortie du CEA ce jeudi 18 mars.

Lors de ce point presse improvisé, le Président de Région a tenu à souligner « que le Conseil régional ne versera pas un euro de plus si la facture venait à augmenter. »

 Contrairement aux allégations tenues par les leaders de l’UMP, Christian Estrosi en tête, Michel Vauzelle a toujours respecté ses engagements sur ce projet avec l’ouverture, lors de la dernière rentrée, du lycée international de Manosque et l’investissement dans la modernisation de la ligne ferroviaire du Val Durance pour un TER toutes les 30 minutes entre Aix-en-Provence et Manosque aux heures de pointe.

Entre annonce officielle sans cesse reportée et le refus de créer une opération d’intéret national, on peut s’interroger sur l’intérêt de l’Etat pour ce projet d’envergure internationale.

Un retard qui pourrait allourdir l’addition à l’arrivée puisque le projet estimé à 5 milliards d’euros devrait en coûter 10 !

Une situation qui avant les élections régionales n’avait pas ému les élus locaux puisque Hubert Falco et Eric Ciotti étaient absents des réunions organisées au début de l’hiver par la Préfecture de Région.

« Enfin, il est important de rappeler que l’Etat n’a pas pris ses responsabilités concernant les conséquences de l’implantation d’ITER. A l’horizon 2012, il faudra loger plus de 3 000 personnes aux alentours. Cet effet tsunami a jusqu’à présent totalement été négligé, faute d’une volonté sérieuse de gouvernance de la part de l’Etat et des maires de droite du périmètre qui préfèrent le mobil-home au logement social » a conclu Michel Vauzelle. Lire la suite…

Michel Vauzelle, Alliance de l’Olivier, Martine Aubry, Xavier Garcia

 

L’union retrouvée du président sortant

20 minutes – 17/03/2010

« Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a affirmé Michel Vauzelle./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

L’Alliance de l’olivier a finalement retrouvé ses vieilles branches. Hier, c’est côte à côte que Michel Vauzelle (PS), Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) et Jean-Marc Coppola (Front de gauche) ont déposé leur liste commune, après avoir trouvé la veille un accord sur les derniers points de divergence. Un « bon accord », insistait même, hier, Laurence Vichnievsky, indiquant que celui-ci « prenait en compte les priorités d’Europe Ecologie qui ne se limitent pas à l’environnement ».

Accord pour Iter et les transports
Les écologistes ont tout de même dû mettre la sourdine sur certains points, notamment sur le projet Iter, le réacteur expérimental de fusion thermonucléraire. « Nous aurions souhaité redéployer les fonds régionaux déjà engagés sur ce projet (70 millions d’euros, ndlr), mais ce n’est pas possible et je peux le comprendre, a indiqué Laurence Vichnievsky. Nous avons quand même l’assurance que plus un seul euro ne serait engagé sur ce projet. Nous avons aussi obtenu en contrepartie des financements supplémentaires sur le programme Agir [Autour des énergies renouvelables], qui est l’alter Iter. »
Autre concession, sur les transports : « Nous avons négocié une priorité sur le ferroviaire, et les investissements représenteront le double de ceux sur le routier ou l’autoroutier », a-t-elle détaillé. Quant aux transports publics, le Front de gauche a dû reculer partiellement sur le tout gratuit. « On savait très bien que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, a reconnu Jean-Marc Coppola. Mais on tend vers cela. » Dans un premier temps, la gratuité sera appliquée aux populations les plus fragiles (jeunes, étudiants, chômeurs…).

« Redonner de l’espoir »
Le programme bouclé, Michel Vauzelle compte sur cette union sacrée pour mobiliser les abstentionnistes – 55 % au premier tour. « C’est la façon de gouverner du président de la République qui a découragé les gens, martèle-t-il. Je suis convaincu que nous arriverons par notre union à redonner de l’espoir. » Hier, une « grande marche de la citoyenneté » était d’ailleurs organisée à Nice pour remobiliser les indécis et autres déçus. Pour le président sortant, le score important du FN au premier tour – 20,29 % pour la région – pourrait les faire réagir. « Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a-t-il affirmé hier, rappelant que « les électeurs du FN ne sont pas tous des fascistes, ils votent pour Le Pen comme d’autres ne vont pas voter. Il y a chez eux un électorat populaire que nous devons essayer de raccrocher à la démocratie pour le second tour ». Pour les convaincre, la tête de liste n’ira pas jusqu’à débattre avec Le Pen. Tout comme il décline l’invitation de Thierry Mariani. « J’ai l’habitude des débats, c’est fondamental en démocratie… sauf quand l’un des candidats ne fait campagne que sur les injures et la diffamation. » Il faudra donc attendre dimanche pour les départager.S. H.

.

Aubry : « Si vous vous abstenez, Sarkozy ne s’abstiendra pas »

La Provence – 17/03/2010

"Iter va se poursuivre, mais sans financement complémentaire en cas de surcoût imprévu."- Photo reuters

A quelques jours du second tour des élections régionales, interview de Martine Aubry, premier secrétaire du PS.

Vous avez passé des accords pratiquement partout avec les écologistes, sauf en Bretagne. En quoi consiste une vraie maîtrise de l’environnement ?
Martine Aubry :
 S’il y a un endroit aujourd’hui en France où l’on fait réellement du développement durable, c’est bien dans les régions: priorité aux transports collectifs, aux énergies renouvelables, incitation à faire des logements à haute qualité environnementale, etc. Nous allons poursuivre cette politique ensemble en liant écologie et social.

En Paca, Iter était un vrai sujet de désaccord entre vous et les Verts. Comment l’avez-vous réglé ?
Le programme Iter va se poursuivre mais sans financement complémentaire de la Région en cas de surcoût imprévu. Nous nous sommes mis d’accord avec Europe écologie pour que, lorsqu’il y a un euro pour Iter, il y ait 1,5 à 2euros pour les énergies renouvelables. Cela veut dire que le projet Iter se poursuit, mais que nous développons de manière plus rapide les énergies renouvelables. Nous avons également décidé d’un grand programme de construction de logements et d’isolation thermique afin que la Région aide les ménages à le faire. Cela fera d’ailleurs baisser leur facture énergétique.

Quels sentiments vous inspirent la promesse de victoire de la gauche en Corse ?
C’est une vraie chance pour la Corse, car la politique qu’y a menée la droite est un échec total. La Région n’a été capable de porter aucun grand projet, comme par exemple le plan d’aménagement et de développement durable qui a aussi échoué. Il y a eu aussi en Corse une façon autocratique de prendre le pouvoir. Là, les quatre listes portées par des personnalités comme Giaccobi, Renucci, Zuccarelli et Buchini, ont un beau projet. Ils ont la volonté de faire changer la façon de gouverner pour permettre aux Corses de s’exprimer sur leurs projets comme sur l’avenir de leur île.

En cas de victoire, n’auriez-vous pas souhaité un autre président que Paul Giacobbi, longtemps pressenti pour rejoindre le gouvernement Fillon?
Si les socialistes sont allés derrière Paul Giacobbi, c’est que c’était le meilleur pour porter et réunir cette équipe régionale, dans laquelle se trouvent des socialistes et où je compte des amis. Je pense à Simon Renucci ou Émile Zuccarelli.

Quel message particulier pour les abstentionnistes ?
Beaucoup s’abstiennent car ils sont désemparés et n’ont plus l’impression d’avoir une place dans la société. J’ai envie de leur dire: si vous vous abstenez, Nicolas Sarkozy lui, ne s’abstiendra pas. Donnez-nous les moyens d’agir pour vous.

Propos recueillis par Philippe MINARD (Agence de presse GHM)

.

Vauzelle : « Ne pas donner de l’argent aux riches pour prendre le train »

Ce matin sur France bleu Provence, Michel Vauzelle (PS), tête de liste de la gauche pour le second tour des Régionales en Paca, a clairement dit qu’il était malvenu « de donner de l’argent aux riches pour prendre le train. » Il répondait ainsi à une question sur la gratuité des transports publics dans la Région.

« Je préfère garder les 100 millions d’euros que coûterait une telle réforme pour faire de nouvelles lignes ou améliorer celles qui existent », a ajouté l’actuel président de la Région.

.

 

Xavier Garcia, Parti Socialiste :  » Rien n’est jamais acquis en politique  »

Nice Premium – 17/03/2010

Photo Alain Biguet

Dans les Alpes-Maritimes, le Parti Socialiste mené par Michel Vauzelle prend la deuxième place du 1e tour des régionales avec 20,84%.  Xavier Garcia, porte-parole du PS 06, livre l’analyse du parti pendant l’entre-deux-tours.

Nice-Premium : Quel est votre analyse du premier tour ?

Xavier Garcia : Le score régional de toute la gauche qui dépasse nettement les 40%, et plus particulièrement celui de Michel Vauzelle est très satisfaisant, alors que l’UMP ne dispose d’aucune réserve pour le second tour. Il y a une protestation de l’électorat de Nicolas Sarkozy, qui avait fait d’excellents scores en PACA en 2007. Ses ex-électeurs se sont visiblement sentis floués et se sont abstenus, ou sont allés voir ailleurs. Une bonne partie a manifestement voté à gauche. Mais beaucoup, malheureusement, sont retournés vers le FN et ce n’est pas une surprise tant il y a un décalage entre le discours sur la sécurité et la réalité vécu quotidiennement par les habitants de cette région comme ailleurs en France. L’UMP a joué les apprentis sorciers avec le débat sur l’identité nationale et la burqa. Elle n’aura réussi qu’à remettre l’extrême droite dans le jeu. Au niveau du département des Alpes-Maritimes, le score de la gauche est historique. Lorsqu’on cumule les résultats du PS, des Verts et du Front de Gauche (38,5), on arrive à un total sensiblement supérieur aux régionales de 2004 qui avaient déjà été exceptionnelles. Le score de l’UMP (30%) est très faible pour un département considéré comme le plus à droite de France, d’autant que les réserves (Modem, MEI, NPA, LO) sont plutôt de notre côté. A Nice, où l’UMP ne passe même pas la barre des 30% ; le résultat de Michel Vauzelle et Patrick Allemand (23,13%) est particulièrement encourageant puisque nous réalisons un meilleur score qu’aux municipales où nous étions alliés dès le 1er tour au PCF et aux Verts. En résumé, les Alpes-Maritimes sont toujours une terre de mission pour la gauche, mais la mission n’est plus impossible.  

N-P : Comment vous préparez vous au deuxième tour du 21 mars ?

  X.G. : Nous nous y préparons sereinement puisque la fusion avec Europe écologie et le Front de Gauche est acquise, et s’est faite dans un climat très constructif et très ouvert. Le PS a fait des concessions pour que tout se passe bien au niveau des listes, et au niveau du programme, nous gérons la Région ensemble depuis 12 ans et cela a considérablement facilité les discussions. Nous sommes donc en ordre de bataille, et les militants et les candidats sont déjà tous sur le terrain pour convaincre les abstentionnistes de soutenir Michel Vauzelle dimanche. Le 1er tour a été très bon, mais il ne doit y avoir aucun relâchement jusqu’à samedi minuit.

  N-P : Enfin, quel est votre pronostic pour dimanche ?

  X.G. : La situation parait évidemment favorable à la gauche, mais je ne veux pas faire de pronostic car les compteurs sont remis à zéro et nous devons nous garder de tout triomphalisme. Lorsqu’on est militant de gauche dans ce département, on a appris la modestie. Nous sommes donc déterminés, confiants aussi, mais cette victoire, nous devons encore aller la chercher. Rien n’est jamais acquis en politique.

Pauline Arnal 

  

Les régionales vues de Suisse, Sarkozy s’offre une interview, chronique (sombre) de campagne, remaniement en vue …

Une élection à mourir d’ennui

Le Temps/Courrier international – 03/03/2010

La campagne électorale pour les régionales ne passionne pas les foules, faute d’enjeux clairement déterminés. Reste à voir si ce grand sommeil perdurera jusqu’en 2012, année de la prochaine présidentielle.

Georges Frêche, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon (ex-PS), Montpellier, le 23 janvier 2010

Georges Frêche, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon (ex-PS), Montpellier, le 23 janvier 2010 - AFP

La France ronronne. En cette seconde moitié du mandat de Nicolas Sarkozy, le pays semble s’être assoupi dans une ambiance grisâtre, faite de demi-réformes qui n’intéressent plus grand monde, de statu quo malaisé, d’attente imprécise. Ce contexte explique en partie le peu d’intérêt que suscitent les élections régionales des 14 et 21 mars prochain. Celles-ci pourraient connaître une abstention record, proche de 50 %.

La réforme des collectivités territoriales, censée être la grande affaire de Nicolas Sarkozy en 2010, n’est même pas un sujet de campagne. Le président n’a pas osé supprimer les départements, trop nombreux et trop petits, mais auxquels les électeurs semblent attachés, et qui reflètent l’ADN révolutionnaire de la France moderne. A la place, il s’est contenté, comme souvent, d’un compromis où régions et départements cohabiteront, mais seront contrôlés par les mêmes élus, les conseillers territoriaux, siégeant dans deux Assemblées distinctes. Peu lisible, cette réforme ne mobilise pas, ne polarise pas. D’autant que, pour être sûr de ne fâcher personne, le gouvernement a enterré l’idée de fusionner entre elles certaines régions superflues. A quelques exceptions près, ces territoires restent des « machins » administratifs, sans identité forte. Leurs missions – promotion économique, transports, gestion des lycées et d’une partie de l’aide sociale – s’accroissent constamment, mais restent peu exaltantes.

Faute de mieux, les régions sont avant tout les symboles d’un Etat providence qu’on ne veut pas tailler, ce que confirment les sondages, donnant les socialistes largement gagnants. Au pouvoir dans 20 régions sur 22, ils font campagne en pères tranquilles, promettant de protéger leurs administrés des plans de rigueur ourdis par l’Etat central. Certains, à droite, ont bien tenté de présenter les régions de gauche et leur « folie fiscale » comme les véritables facteurs du dérapage des dépenses publiques. Mais l’analyse ne tient pas. Pour l’essentiel, ce ne sont pas elles, mais les comptes de la Sécurité sociale et de l’assurance-maladie qui sont responsables du creusement vertigineux de la dette française. Lire la suite…

Abstention, Ushuaïa, Tchat Libé et La Tribune se lâche …

Régionales : le désintérêt des Français souligne la perte de confiance dans le politique

Le Monde – 04/03/2010

.

L’un des enseignements majeurs des élections régionales, qui auront lieu les 14 et 21 mars, ne sera-t-il pas l’abstention ? A seulement dix jours du scrutin, la plupart des instituts de sondages prévoient qu’elle atteindra un niveau très élevé, qui pourrait dépasser la barre symbolique des 50 % au premier tour. En 2004, lors des dernières régionales, seuls 39,2 % des Français inscrits sur les listes électorales avaient boudé les urnes.

Lors de l’élection présidentielle de 2007, le duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, au second tour, avait convaincu 84 % des électeurs de se déplacer. Assiste-t-on au grand retour de la défiance des Français pour le politique, après cette courte parenthèse ? Eléments d’explication, avec des spécialistes de l’opinion.

Un désenchantement accru par la crise. « L’abstention a une raison majeure : l’impuissance supposée des politiques à résoudre les problèmes de la société française, et, en particulier, le problème du chômage », estime Brice Teinturier, de TNS-Sofres. En 2007, les candidats à l’élection présidentielle avaient su créer un espoir. La crise économique a douché les enthousiasmes. « La déception est à la hauteur des attentes », juge M. Teinturier.

En janvier, les conclusions du premier « baromètre de la confiance politique », élaboré par le centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), disaient ce désenchantement. Selon cette étude, menée auprès de 1 500 personnes, 67 % des Français n’ont désormais confiance « ni dans la droite ni dans la gauche » pour gouverner le pays.

Un enjeu mal identifié. Les élections régionales, en général, sont peu mobilisatrices, par rapport aux municipales ou à la présidentielle. « Il y a un déficit d’incarnation de l’institution et des présidents de région », constate M. Teinturier. Et ce scrutin souffre d’un handicap nouveau. « Les régionales étaient traditionnellement couplées aux élections cantonales, ce qui favorisait la mobilisation. Cette fois, ce n’est pas le cas », observe Jérôme Fourquet, de l’IFOP.

Autre difficulté : « Il n’y a pas de suspense », note M. Fourquet. Les sondages se suivent et se ressemblent puisqu’aucune étude, à ce jour, ne donne la droite en mesure de gagner une région métropolitaine. « En 2004, les sympathisants de la gauche, qui avaient encore l’élection (présidentielle) de 2002 en mémoire (où Lionel Jospin avait été sorti au premier tour), se sont fortement mobilisés », analyse M. Fourquet. Et « ce n’est pas pareil de pouvoir renverser des régions de droite que de simplement prolonger des sortants », ajoute M. Teinturier. Même s’il apparaît le plus motivé, l’électorat de gauche devrait l’être moins que quatre ans auparavant.

Le calendrier, lui aussi, est peu favorable. « Il peut y avoir un phénomène de lassitude, car les élections européennes ont eu lieu il n’y a pas très longtemps, en juin 2009 », estime M. Fourquet.

Une campagne qui ne répond pas aux attentes. Selon M. Teinturier, « il y a un décalage abyssal entre ce qu’attendent les Français et ce qu’on leur propose ». En cause, une campagne phagocytée par les « affaires » – Georges Frêche évincé par le PS en Languedoc-Roussillon après ses propos sur Laurent Fabius, accusations en grande partie infondées de l’UMP contre Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d’Oise… – et sans relief sur le fond. « Les Français attendent des réponses sur l’emploi, un débat sur la politique économique à mener en temps de crise. Mais il n’y en a pas. Frêche, Soumaré, c’est dérisoire par rapport à ce que vivent les gens », estime M. Teinturier. « Il n’y a pas de grande proposition, comme les emplois tremplins, que prônait le PS en 2004 », note Jean-Daniel Lévy, de CSA. « Le spectacle n’est pas terrible », juge M. Fourquet.

A qui la faute ? Aux politiques et aux médias, disent les sondeurs. L’institut CSA a étudié le temps d’antenne consacré aux élections régionales. Selon M. Lévy, le résultat est sans appel : « Le temps accordé à cette campagne est le plus faible depuis 1986, lorsque nous avons lancé notre baromètre. En 2004, il y avait eu un sursaut. »

La droite déboussolée. « Selon le schéma habituel, une abstention élevée profite surtout à la droite, qui s’appuie sur les personnes âgées, qui votent avec plus de constance. Là, ce n’est pas le cas », note M. Teinturier. Les électeurs fidèles de l’UMP qui sont mécontents de la politique menée par M. Sarkozy ne changeront pas de bord, mais ne se rendront pas aux urnes. « On observe que même les électeurs âgés deviennent critiques », note M. Teinturier.

Finalement, à qui devrait profiter une faible participation ? « En général, l’opposition mobilise mieux. Et l’abstention touche plus les classes populaires et les jeunes, ce qui devrait desservir les extrêmes, de droite comme de gauche », estime M. Fourquet.

Pierre Jaxel-Truer Lire la suite…