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« Une gestion rigoureuse de la région »

La Marseillaise – 10/03/2010

Photo Marie-Laure thomas

Catherine Levraud. La tête de liste du MoDem jette un regard sur la campagne à quelques jours du scrutin.

Médecin dans la région d’Arles (elle y a été élue locale dans cette commune), Catherine Levraud ne revendique pas une « antériorité » militante à l’ex-UDF vis à vis de son engagement au MoDem dont-elle est tête de liste en PACA pour les élections régionales.
 Celle qui est entré en politique par le biais des Verts, s’insurge contre la « professionnalisation » de la politique qui, selon elle, « éloigne les dirigeants et élus des véritables préoccupations des citoyens ».
A quelques jours du premier tour, comment ressentez-vous la campagne en général et celle du MoDem en particulier ?
 Nous sommes en campagne depuis plusieurs semaines mais nous sentons bien que les électeurs s’y penchent maintenant. Nous sommes donc un peu en décalage avec eux. Les gens commencent à manifester un intérêt pour ces élections mais il faut tout de même s’attendre à une forte abstention. S’agissant du MoDem, l’orientation de notre campagne et nos idées sont bien accueillies. Notamment notre démarche visant à desserrer l’étau entre Gauche et Droite. Nous ne sommes pas dans une vision politicienne dont ils ont l’habitude. Ils souhaitent comprendre le rôle de la Région et son utilité pour eux. Nous expliquons les différents niveaux institutionnels mais c’est vrai que c’est compliqué à comprendre.
Vous êtes donc pour la réforme des collectivités territoriales ?
 Oui, il faut une réforme mais pas celle proposée par le gouvernement. Pas celle-là et pas comme ca. On ne peut pas dire, comme tout le monde aujourd’hui, que nous sommes pour une démocratie participative et ne pas se poser la question de l’abstentionnisme. La complexité institutionnelle actuelle est une entrave à l’exercice de la démocratie, aux droits des citoyens. D’autant que je ne pense pas qu’on gouverne par la rue…
Vous avez beaucoup de propositions, comme toutes les listes en présence, mais pouvez-vous dégager l’axe politique central du MoDem ?
 Nous mettons le citoyen au centre avec ses besoins, ses attentes, ses demandes et nos propositions tiennent compte de cela. Nous disons clairement, par exemple, qu’il faut faciliter un accès à des services publics de qualité sans augmenter les impôts. Pour nous, cela veut dire une gestion rigoureuse de la Région pour atteindre cette double ambition.
Les sondages ne vous sont pas favorables pour l’heure ?
 Nous assistons à une véritable folie sondagère, entre guillemets. C’est particulièrement le cas en PACA et je pense que la présence de Jean-Marie Le Pen dans la campagne est une des explications pour cet intérêt des médias. C’est déplorable. Personnellement je ne cherche pas à expliquer les chiffres de ces sondages, je me concentre sur l’objectif de faire monter ceux du MoDem. Le seul véritable sondage crédible sera celui du 14 mars au soir. Au-delà de la communication politique, c’est là que nous verrons quels sont les choix des électeurs. On ne fait pas de la politique avec des sondages et on ne gouverne pas avec des sondages. Sinon, autant rester chez soi.
Propos recueillis par Michel Del Picchia

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Les régionales vues de Suisse, Sarkozy s’offre une interview, chronique (sombre) de campagne, remaniement en vue …

Une élection à mourir d’ennui

Le Temps/Courrier international – 03/03/2010

La campagne électorale pour les régionales ne passionne pas les foules, faute d’enjeux clairement déterminés. Reste à voir si ce grand sommeil perdurera jusqu’en 2012, année de la prochaine présidentielle.

Georges Frêche, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon (ex-PS), Montpellier, le 23 janvier 2010

Georges Frêche, président du conseil régional du Languedoc-Roussillon (ex-PS), Montpellier, le 23 janvier 2010 - AFP

La France ronronne. En cette seconde moitié du mandat de Nicolas Sarkozy, le pays semble s’être assoupi dans une ambiance grisâtre, faite de demi-réformes qui n’intéressent plus grand monde, de statu quo malaisé, d’attente imprécise. Ce contexte explique en partie le peu d’intérêt que suscitent les élections régionales des 14 et 21 mars prochain. Celles-ci pourraient connaître une abstention record, proche de 50 %.

La réforme des collectivités territoriales, censée être la grande affaire de Nicolas Sarkozy en 2010, n’est même pas un sujet de campagne. Le président n’a pas osé supprimer les départements, trop nombreux et trop petits, mais auxquels les électeurs semblent attachés, et qui reflètent l’ADN révolutionnaire de la France moderne. A la place, il s’est contenté, comme souvent, d’un compromis où régions et départements cohabiteront, mais seront contrôlés par les mêmes élus, les conseillers territoriaux, siégeant dans deux Assemblées distinctes. Peu lisible, cette réforme ne mobilise pas, ne polarise pas. D’autant que, pour être sûr de ne fâcher personne, le gouvernement a enterré l’idée de fusionner entre elles certaines régions superflues. A quelques exceptions près, ces territoires restent des « machins » administratifs, sans identité forte. Leurs missions – promotion économique, transports, gestion des lycées et d’une partie de l’aide sociale – s’accroissent constamment, mais restent peu exaltantes.

Faute de mieux, les régions sont avant tout les symboles d’un Etat providence qu’on ne veut pas tailler, ce que confirment les sondages, donnant les socialistes largement gagnants. Au pouvoir dans 20 régions sur 22, ils font campagne en pères tranquilles, promettant de protéger leurs administrés des plans de rigueur ourdis par l’Etat central. Certains, à droite, ont bien tenté de présenter les régions de gauche et leur « folie fiscale » comme les véritables facteurs du dérapage des dépenses publiques. Mais l’analyse ne tient pas. Pour l’essentiel, ce ne sont pas elles, mais les comptes de la Sécurité sociale et de l’assurance-maladie qui sont responsables du creusement vertigineux de la dette française. Lire la suite…

Le Modem cherche son second souffle

La Marseillaise – 03/03/2010

Marseille. Une cinquantaine de militants en « pause conviviale ».

Les temps sont durs pour un MoDem à la traîne dans les sondages. photo MARIE-LAURE THOMAS

Une cinquantaine de militants du MoDem se sont retrouvés lundi soir dans un restaurant breton de la rue Sainte, à Marseille, pour « une soirée de détente, une petite pause conviviale entre nous », précisait Christophe Madrolle, un de leur principaux animateurs.
Ce dernier dira même, un peu plus tard, qu’il s’agissait, d’une certaine manière, « du lancement de la seconde partie de notre campagne ».
Besoin de souffler ou Modem à bout de souffle? Ni Christophe Madrolle, ni Catherine Levraud, tête de liste régionale du mouvement, n’ont éludé la question sans pour autant sombrer dans le défaitisme.
Les études d’opinion créditent en effet le MoDem d’un score particulièrement bas en PACA. Mais pour Catherine Levraud, « le seul vrai sondage sera celui du 14 mars » tandis que Christophe Madrolle s’inquiète de l’abstention et souligne « qu’il est du devoir de chacun des partis et listes de faire vivre la campagne et un vrai débat de fond, seule manière d’intéresser les citoyens et électeurs ». Pour lui, « ce débat de fond est assez tronqué pour l’heure et cela jette la confusion».
Christophe Madrolle soulignant, pour exemple, que «le Front de Gauche fait son boulot et il n’y a rien à redire, la Droite défend les thèses libérales de Sarkozy et cela n’a rien d’étonnant mais d’autres listes refusent la confrontation d’idée et cela m’agace… »
Bayrou dimanche à Marseille
En attendant, dans le sillage de sa tête de liste régionale Catherine Levraud, qui se veut « sereine et positive dans la perspective de ces derniers jours de campagne où les électeurs vont faire leur choix», le MoDem doit sans doute se trouver une plus grande lisibilité.
A cet égard, les animateurs du MoDem mettaient, l’autre soir, beaucoup d’espoir dans la venue de leur leader national, François Bayrou, dimanche à Marseille.

MICHEL DEL PICCHIA

Régionales : les guest stars de la campagne

La Provence – 02/03/2010

Les poids lourds débarquent dans la région Paca à une dizaine de jours du premier tour des élections régionales, qui se déroulent les 14 et 21 mars. Éva Joly, l’ex-juge dans l’affaire Elf et le député Noël Mamère ouvrent le bal pour Europe écologie à Avignon, suivis par la guest star, Daniel Cohn-Bendit, jeudi 4 mars à Aix. Le Front de gauche accueille Jean-Luc Mélenchon, le 3 mars à Marseille.

L’UMP sera au rendez-vous de Nicolas Sarkozy en visite à Eurocopter jeudi, en attendant le meeting du 10 mars au Dôme à Marseille puis de recevoir le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo le 17 mars. François Bayrou viendra soutenir le MoDem dimanche pour un pique-nique à Marseille. Pas de renforts d’éléphants pour le socialiste Michel Vauzelle en meeting à Nice, le 4 mars puis le 11 mars au parc Chanot de Marseille.

             

 

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Copé mouille le maillot

Le Parisien – 02/03/2010

Même s’il n’est pas très optimiste sur les chances de la droite de bousculer les prévisions aux régionales, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, va multiplier les meetings : il sera le 10 mars à Marseille pour soutenir Thierry Mariani en présence de Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier et le 11 à Bordeaux avec Xavier Darcos, Alain Juppé et son « frère ennemi », Xavier Bertrand.

Possible rapprochement PS-MoDem: vers un bouchon (plutôt qu’une alliance) de l’Olivier

26 février 2010 Laisser un commentaire

fini-parti – 26/02/2010

Michel Vauzelle a réaffirmé qu’il pourrait accepter une alliance avec le MoDem au lendemain du premier tour. Selon les résultats de la formation de François Bayrou, bien sûr. Le NPA n’apprécie que modérément. Une chose est sûr: la fusion à gauche ne va pas être simple…

Interrogé mercredi 24 février au « talk » Orange-Le Figaro sur les alliances que sa liste pourrait envisager au soir du premier tour, Michel Vauzelle, président sortant de la région Paca, n’a fermé la porte à aucune des forces en présence. Y compris au MoDem. Il a notamment déclaré: (vers 4min15)

On verra quelle est l’attitude du MoDem, mais je ne refuserai aucune voix démocratique destinée à barrer la route au projet de société de M. Sarkozy. »

L’objectif selon lui est « d’être le plus rassemblé possible ». Aux états-majors ensuite de refaire « l’alliance (de l’Olivier) dans son intégralité ». Et de citer les communistes partis sur les listes du Front de Gauche et les Verts qui ont rejoint celles d’Europe Ecologie. « L’intégralité » en question intègre-t-elle également le MoDem, notamment composé en Paca d’anciens élus Verts qui ont participé à gérer la Région au côté de Michel Vauzelle. Au premier rang desquels leur tête de liste, Catherine Levraud.

Lisez la suite sur le site de fini-parti

Jean-Luc Bennahmias : « Nous sommes prêts à envisager toutes les fusions possibles, sauf avec l’UMP »

16 février 2010 Laisser un commentaire
LEMONDE.FR – 16.02.10
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oilagratter : Lorsque vous voyez les scores d’Europe Ecologie et ceux du MoDem dans les sondages, sincèrement, ne regrettez-vous pas d’avoir quitté Les Verts pour le parti de François Bayrou ? Jean-Luc Bennahmias : Non, je ne regrette rien. Les choix que j’ai faits il y a deux ans et demi, sur l’aspiration de lier la démocratie et l’écologie, sont des choix fondamentaux. J’ai d’ailleurs lancé avec de nombreux amis ce matin la fédération Ecologie et démocratie en France et en Europe, car on ne fait pas le bonheur des gens contre leur gré. Europe Ecologie et les Verts, qui ne sont pas la même organisation (nous le verrons très vite dans les semaines qui viennent) ne sont ni des ennemis ni des adversaires : ce sont des concurrents.

Pierre : Europe Ecologie se porte de mieux en mieux. Croyez-vous toujours que l’électorat écolo est forcément centriste ?

Jean-Luc Bennahmias: Le Mouvement démocrate, à sa création, et encore aujourd’hui, réunit des gens qui sont issus, certes, du centrisme, mais aussi de la gauche social-démocrate et de l’écologie. Je crois totalement qu’il existe dans ce pays une volonté de passer au-delà des vieilles divisions entre la droite et la gauche et que, aujourd’hui, se joue une opposition entre conservateurs et progressistes. Je suis de ceux qui pensent qu’une alternative démocrate, sociale et écologiste est indispensable. Le MoDem fait partie des formations qui appellent à une recomposition politique importante, après la politique de l’UMP et de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Paul : Comment vivez-vous l’ambition présidentielle dévorante de François Bayrou, dans un parti que vous espériez être le symbole du renouveau démocratique ?

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D’Avignon à Valréas, Bayrou joue les élus de proximité

12 février 2010 Laisser un commentaire

La Provence – vendredi 12 février 2010

Le leader du MoDem a visité un atelier de couture et la maternité menacée

Entouré notamment de Nadine Péris (à gauche), Catherine Levraud et le maire Guy Morin, François Bayrou a fait de la maternité de Valréas le temps fort de sa visite hier.Il n’est pas venu « en campagne électorale », le jurerait presque sur l’ourlet de son pardessus bleu marine qu’on lui a rapiécé à l’atelier de l’association Babel, située dans le quartier de Saint-Chamand. A Avignon comme à la maternité de Valréas, hier, François Bayrou a simplement joué les élus de proximité. Au côté de Catherine Levraud toutefois, tête de liste du MoDem dans la région Paca pour l’échéance du 14 mars. On sourit, mais le leader du Mouvement Démocrate s’est déplacé « à Avignon, car c’est l’une des choses les plus utiles qui soit ».

D’abord dans une structure d’aide à la réinsertion par la couture qui répond à un « besoin essentiel » en « donnant un travail, de la liberté et de l’épanouissement à des femmes ». Balayant d’un revers de main les « insignifiants » mauvais sondages qui situent le MoDem sous la barre des 5%, nécessaires pour pouvoir se panacher, il dit davantage se fier au contact « des vrais gens » pour lesquels la Région peut, justement « faire bien plus. Sa grande priorité doit être l’emploi, qui génère l’équilibre d’une famille. Des initiatives, comme celle de Babel, doivent être multipliées. Ensuite, elle doit s’occuper de l’éducation: elle ne doit pas que construire les murs des lycées, elle doit aussi construire les enfants, leur transmettre les petits secrets que seuls les parents aisés sont parfois en mesure de donner ».

L’ancien ministre de l’Education aimerait donc « une collectivité plus proche » des gens qui auraient les numéros de portables des conseillers régionaux « que personne ne connaît » et qui leur répondraient « vous avez un besoin, on va s’occuper de vous ». Un discours réitéré sous la neige de Valréas. A la maternité pas encore tout à fait fermée, le député des Pyrénées Atlantiques plaide en faveur du maintien des services dans les zones rurales.

« On a eu le même problème à Oloron, dans ma région, où on a réussi à garder la maternité en se battant comme des loups, glisse-t-il. Votre affaire n’est pas perdue, car vos arguments sont sérieux ». Guy Morin, maire (DVD) de Valréas apprécie, invite au château de Simiane où se tient la mairie et du vin pour réchauffer. « Nous avons des projets de relocalisation des entreprises et de développement du tourisme et de la cosmétique », indique l’édile qui attend du concret. Et sourit lorsque François Bayrou le reprend sur la prononciation de son nom. « Si vous voulez être mon ami, il faut dire Baïrou. Sinon je dirai Morine. » Appréciant « le discours de proximité », Guy Morin évite toutefois les amitiés politiques trop voyantes. Après avoir reçu Vauzelle (PS), Bompard (Ligue du Sud) et Bayrou (MoDem), il attend les candidats d’Europe Ecologie. Qui ne seront pas en campagne non plus. A. PLESSIER et F.TONNEAU

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Le maire appellera à voter pour le candidat le plus concret

La Provence – mercredi 10 février 2010

Le maire de Valréas a demandé à tous les candidats aux Régionales de faire leurs propositions pour sauver la maternité de sa ville fermée depuis juillet dernier. Guy Morin a précisé qu’il appellerait à voter pour le candidat qui aurait les propositions les plus concrètes.

Une vingtaine de parents qui luttent pour la réouverture de cette maternité ont occupé ce matin le bureau du directeur de la cohésion sociale (ex-Ddass). Après décision de justice, l’autorisation de réouverture a été accordée par l’Agence régionale hospitalière (ARH) mais la situation est dans l’impasse. Les parents en colère avaient emmené en cadeau des couches usagées et les ont balancées dans le bureau du directeur.

Le préfet s’est dit « extrêmement choqué des agissements d’un groupe d’une quinzaine de personnes qui, tels des voyous, ont saccagé le bureau du directeur départemental de la cohésion sociale à la cité administrative d’Avignon. Ils entendaient défendre ainsi le maintien de la maternité de Valréas alors même que le directeur départemental de la cohésion sociale n’est plus en charge de ce dossier depuis le 1er janvier« . D’ailleurs ce même directeur a lancé aux manifestants qu’il auraient dû décharger leur colère (et les couches) dans le bureau du préfet.

La Provence