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Trois hommes et un scrutin – La Provence 19 mars 2010

La Provence – 19/03/2010

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Vauzelle (PS) : « Je suis raisonnablement confiant »

 

Michel Vauzelle a recueilli 25,8% des suffrages au premier tour. Photo Guillaume Ruoppolo

Aujourd’hui dans La Provence, les trois têtes de liste, qui vont s’affronter au deuxième tour des élections régionales en Paca, répondent aux questions des journalistes. Michel Vauzelle (PS), Thierry Mariani (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN) se livrent avant le scrutin décisif de dimanche. La tête de liste socialiste veut, par exemple, convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter en affirmant que « dimanche sera l’occasion de dire qu’il y a un autre modèle de société que celui de Nicolas Sarkozy. »

– L’alliance signée avec Europe écologie concernant notamment Iter met le feu aux poudres. Quels en sont les termes précis ?
Michel Vauzelle :
La Région a rempli son contrat. Nous apporterons 152 millions d’euros comme prévu. Soixante-dix millions affectés à la « machine », au réacteur même, 60 millions pour le lycée international de Manosque, 15 millions à l’aménagement de la ligne ferroviaire Val de Durance, le reste consacré aux aménagements. Cette alliance ne remet pas en cause les 152 millions dont 80 à 90 millions ont déjà été débloqués. Si la Région doit rajouter de l’argent pour des éléments de confort des habitants ou l’accueil des industries induites, on interviendra. En ce qui concerne la machine elle-même, nous ne paierons plus les surcoûts éventuels.

– Comment réagissez-vous à la polémique déclenchée par l’UMP ? Lire la suite…

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Michel Vauzelle : « mon bilan est salué et reconnu depuis longtemps »

Marseille Premium – 18/03/2010

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Michel Vauzelle a obtenu 25,8% des voix au premier tour des régionales 2010 en PACA Crédits photo : Marseille Premium

Le président socialiste sortant de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, Michel Vauzelle, a obtenu 25,8 % des suffrages exprimés au premier tour des régionales. Il se place ainsi en seconde place derrière le candidat de l’UMP Thierry Mariani qui a récolté 26,6% des voix. Le candidat PS a accepté de répondre aux questions de Marseille Premium et de revenir sur son bilan et de nous parler de ses projets pour la région PACA.

Marseille Premium : Quels sont les grands thèmes de votre programme ?

Michel Vauzelle : Avant toute chose, il s’agit de répondre aux grandes préoccupations des citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur. On ne peut pas faire comme si nous ne traversions pas une grave crise. On ne peut pas faire comme si notre pays dans son ensemble n’était pas affecté par la politique du Gouvernement, à la fois inefficace économiquement et injuste socialement. Le premier défi à relever, c’est donc l’emploi. La loi charge l’Etat de cette mission, mais le Gouvernement ne met pas en place les solutions pour stimuler l’activité et créer des emplois. Or, la Région est compétente dans le domaine du développement économique : nous agirons donc en priorité pour aider les entreprises qui embauchent, proposent des emplois durables et des conditions de travail décentes. Nous avons déjà créé 33 000 emplois en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il faut continuer l’effort de la Région et créer 10 000 emplois par an, grâce à notre Plan régional pour l’emploi, grâce à notre soutien aux entreprises, grâce à notre aide à l’économie sociale et solidaire, grâce à notre capacité d’investissement public… Nous pouvons le faire.

MP : Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels la région PACA devra faire face ces prochaines années ? Lire la suite…

Michel Vauzelle, Alliance de l’Olivier, Martine Aubry, Xavier Garcia

 

L’union retrouvée du président sortant

20 minutes – 17/03/2010

« Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a affirmé Michel Vauzelle./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

L’Alliance de l’olivier a finalement retrouvé ses vieilles branches. Hier, c’est côte à côte que Michel Vauzelle (PS), Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) et Jean-Marc Coppola (Front de gauche) ont déposé leur liste commune, après avoir trouvé la veille un accord sur les derniers points de divergence. Un « bon accord », insistait même, hier, Laurence Vichnievsky, indiquant que celui-ci « prenait en compte les priorités d’Europe Ecologie qui ne se limitent pas à l’environnement ».

Accord pour Iter et les transports
Les écologistes ont tout de même dû mettre la sourdine sur certains points, notamment sur le projet Iter, le réacteur expérimental de fusion thermonucléraire. « Nous aurions souhaité redéployer les fonds régionaux déjà engagés sur ce projet (70 millions d’euros, ndlr), mais ce n’est pas possible et je peux le comprendre, a indiqué Laurence Vichnievsky. Nous avons quand même l’assurance que plus un seul euro ne serait engagé sur ce projet. Nous avons aussi obtenu en contrepartie des financements supplémentaires sur le programme Agir [Autour des énergies renouvelables], qui est l’alter Iter. »
Autre concession, sur les transports : « Nous avons négocié une priorité sur le ferroviaire, et les investissements représenteront le double de ceux sur le routier ou l’autoroutier », a-t-elle détaillé. Quant aux transports publics, le Front de gauche a dû reculer partiellement sur le tout gratuit. « On savait très bien que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, a reconnu Jean-Marc Coppola. Mais on tend vers cela. » Dans un premier temps, la gratuité sera appliquée aux populations les plus fragiles (jeunes, étudiants, chômeurs…).

« Redonner de l’espoir »
Le programme bouclé, Michel Vauzelle compte sur cette union sacrée pour mobiliser les abstentionnistes – 55 % au premier tour. « C’est la façon de gouverner du président de la République qui a découragé les gens, martèle-t-il. Je suis convaincu que nous arriverons par notre union à redonner de l’espoir. » Hier, une « grande marche de la citoyenneté » était d’ailleurs organisée à Nice pour remobiliser les indécis et autres déçus. Pour le président sortant, le score important du FN au premier tour – 20,29 % pour la région – pourrait les faire réagir. « Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a-t-il affirmé hier, rappelant que « les électeurs du FN ne sont pas tous des fascistes, ils votent pour Le Pen comme d’autres ne vont pas voter. Il y a chez eux un électorat populaire que nous devons essayer de raccrocher à la démocratie pour le second tour ». Pour les convaincre, la tête de liste n’ira pas jusqu’à débattre avec Le Pen. Tout comme il décline l’invitation de Thierry Mariani. « J’ai l’habitude des débats, c’est fondamental en démocratie… sauf quand l’un des candidats ne fait campagne que sur les injures et la diffamation. » Il faudra donc attendre dimanche pour les départager.S. H.

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Aubry : « Si vous vous abstenez, Sarkozy ne s’abstiendra pas »

La Provence – 17/03/2010

"Iter va se poursuivre, mais sans financement complémentaire en cas de surcoût imprévu."- Photo reuters

A quelques jours du second tour des élections régionales, interview de Martine Aubry, premier secrétaire du PS.

Vous avez passé des accords pratiquement partout avec les écologistes, sauf en Bretagne. En quoi consiste une vraie maîtrise de l’environnement ?
Martine Aubry :
 S’il y a un endroit aujourd’hui en France où l’on fait réellement du développement durable, c’est bien dans les régions: priorité aux transports collectifs, aux énergies renouvelables, incitation à faire des logements à haute qualité environnementale, etc. Nous allons poursuivre cette politique ensemble en liant écologie et social.

En Paca, Iter était un vrai sujet de désaccord entre vous et les Verts. Comment l’avez-vous réglé ?
Le programme Iter va se poursuivre mais sans financement complémentaire de la Région en cas de surcoût imprévu. Nous nous sommes mis d’accord avec Europe écologie pour que, lorsqu’il y a un euro pour Iter, il y ait 1,5 à 2euros pour les énergies renouvelables. Cela veut dire que le projet Iter se poursuit, mais que nous développons de manière plus rapide les énergies renouvelables. Nous avons également décidé d’un grand programme de construction de logements et d’isolation thermique afin que la Région aide les ménages à le faire. Cela fera d’ailleurs baisser leur facture énergétique.

Quels sentiments vous inspirent la promesse de victoire de la gauche en Corse ?
C’est une vraie chance pour la Corse, car la politique qu’y a menée la droite est un échec total. La Région n’a été capable de porter aucun grand projet, comme par exemple le plan d’aménagement et de développement durable qui a aussi échoué. Il y a eu aussi en Corse une façon autocratique de prendre le pouvoir. Là, les quatre listes portées par des personnalités comme Giaccobi, Renucci, Zuccarelli et Buchini, ont un beau projet. Ils ont la volonté de faire changer la façon de gouverner pour permettre aux Corses de s’exprimer sur leurs projets comme sur l’avenir de leur île.

En cas de victoire, n’auriez-vous pas souhaité un autre président que Paul Giacobbi, longtemps pressenti pour rejoindre le gouvernement Fillon?
Si les socialistes sont allés derrière Paul Giacobbi, c’est que c’était le meilleur pour porter et réunir cette équipe régionale, dans laquelle se trouvent des socialistes et où je compte des amis. Je pense à Simon Renucci ou Émile Zuccarelli.

Quel message particulier pour les abstentionnistes ?
Beaucoup s’abstiennent car ils sont désemparés et n’ont plus l’impression d’avoir une place dans la société. J’ai envie de leur dire: si vous vous abstenez, Nicolas Sarkozy lui, ne s’abstiendra pas. Donnez-nous les moyens d’agir pour vous.

Propos recueillis par Philippe MINARD (Agence de presse GHM)

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Vauzelle : « Ne pas donner de l’argent aux riches pour prendre le train »

Ce matin sur France bleu Provence, Michel Vauzelle (PS), tête de liste de la gauche pour le second tour des Régionales en Paca, a clairement dit qu’il était malvenu « de donner de l’argent aux riches pour prendre le train. » Il répondait ainsi à une question sur la gratuité des transports publics dans la Région.

« Je préfère garder les 100 millions d’euros que coûterait une telle réforme pour faire de nouvelles lignes ou améliorer celles qui existent », a ajouté l’actuel président de la Région.

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Xavier Garcia, Parti Socialiste :  » Rien n’est jamais acquis en politique  »

Nice Premium – 17/03/2010

Photo Alain Biguet

Dans les Alpes-Maritimes, le Parti Socialiste mené par Michel Vauzelle prend la deuxième place du 1e tour des régionales avec 20,84%.  Xavier Garcia, porte-parole du PS 06, livre l’analyse du parti pendant l’entre-deux-tours.

Nice-Premium : Quel est votre analyse du premier tour ?

Xavier Garcia : Le score régional de toute la gauche qui dépasse nettement les 40%, et plus particulièrement celui de Michel Vauzelle est très satisfaisant, alors que l’UMP ne dispose d’aucune réserve pour le second tour. Il y a une protestation de l’électorat de Nicolas Sarkozy, qui avait fait d’excellents scores en PACA en 2007. Ses ex-électeurs se sont visiblement sentis floués et se sont abstenus, ou sont allés voir ailleurs. Une bonne partie a manifestement voté à gauche. Mais beaucoup, malheureusement, sont retournés vers le FN et ce n’est pas une surprise tant il y a un décalage entre le discours sur la sécurité et la réalité vécu quotidiennement par les habitants de cette région comme ailleurs en France. L’UMP a joué les apprentis sorciers avec le débat sur l’identité nationale et la burqa. Elle n’aura réussi qu’à remettre l’extrême droite dans le jeu. Au niveau du département des Alpes-Maritimes, le score de la gauche est historique. Lorsqu’on cumule les résultats du PS, des Verts et du Front de Gauche (38,5), on arrive à un total sensiblement supérieur aux régionales de 2004 qui avaient déjà été exceptionnelles. Le score de l’UMP (30%) est très faible pour un département considéré comme le plus à droite de France, d’autant que les réserves (Modem, MEI, NPA, LO) sont plutôt de notre côté. A Nice, où l’UMP ne passe même pas la barre des 30% ; le résultat de Michel Vauzelle et Patrick Allemand (23,13%) est particulièrement encourageant puisque nous réalisons un meilleur score qu’aux municipales où nous étions alliés dès le 1er tour au PCF et aux Verts. En résumé, les Alpes-Maritimes sont toujours une terre de mission pour la gauche, mais la mission n’est plus impossible.  

N-P : Comment vous préparez vous au deuxième tour du 21 mars ?

  X.G. : Nous nous y préparons sereinement puisque la fusion avec Europe écologie et le Front de Gauche est acquise, et s’est faite dans un climat très constructif et très ouvert. Le PS a fait des concessions pour que tout se passe bien au niveau des listes, et au niveau du programme, nous gérons la Région ensemble depuis 12 ans et cela a considérablement facilité les discussions. Nous sommes donc en ordre de bataille, et les militants et les candidats sont déjà tous sur le terrain pour convaincre les abstentionnistes de soutenir Michel Vauzelle dimanche. Le 1er tour a été très bon, mais il ne doit y avoir aucun relâchement jusqu’à samedi minuit.

  N-P : Enfin, quel est votre pronostic pour dimanche ?

  X.G. : La situation parait évidemment favorable à la gauche, mais je ne veux pas faire de pronostic car les compteurs sont remis à zéro et nous devons nous garder de tout triomphalisme. Lorsqu’on est militant de gauche dans ce département, on a appris la modestie. Nous sommes donc déterminés, confiants aussi, mais cette victoire, nous devons encore aller la chercher. Rien n’est jamais acquis en politique.

Pauline Arnal 

  

Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

Dernier meeting de Michel Vauzelle

Paca : Michel Vauzelle (PS) confiant dans le rassemblement au 2e tour

Courrier des maires – 13/03/2010

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle (PS), candidat à un troisième mandat et favori des sondages, s’est dit confiant le 11 mars, à Marseille, dans le rassemblement de la gauche et des Verts au second tour « pour remporter la victoire ».

« Je ne suis pas inquiet, nous gagnerons », a-t-il lancé lors d’un meeting au parc Chanot devant plus de 1.200 personnes en présence du président PS du conseil général, Jean-Noël Guérini, « dès le soir de dimanche (…) nous saurons nous rassembler pour remporter la victoire ».
« Seule l’union de la gauche, avec les communistes, avec les Verts, peut assurer la victoire », a estimé Michel Vauzelle, saluant le « travail de résistance pour défendre la République » des militants socialistes et leur mobilisation jeudi malgré la concurrence d’un match de l’OM.

Les « heures funestes » de 2002
« Depuis douze ans, j’ai pu diriger cette région avec les communistes, avec les Verts », a-t-il insisté, « nous avons aujourd’hui un bilan qui est commun, celui de la gauche rassemblée comme elle doit l’être (…) nous sommes tous ensemble responsables d’un bilan dont nous sommes fiers ». « Pour l’environnement, nous avons fait beaucoup avec les Verts et nous continuerons à faire beaucoup avec les Verts », a-t-il encore noté.
« Dès dimanche, nous devons tout faire pour être en tête devant l’UMP », a déclaré Jean-Noël Guérini, mettant en garde contre « le piège d’une trop grande dispersion des voix au premier tour » et contre le Front national -« n’oublions jamais les heures funestes de 2002 ».
Accueilli aux cris de « Michel, président », Michel Vauzelle était entouré du président PS de la communauté urbaine Marseille Provence métropole, Eugène Caselli, ainsi que des présidents PS des conseils généraux du Vaucluse, Claude Haut, et des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco. De nombreux élus se trouvaient dans la salle, dont Samia Ghali, Sylvie Andrieux et Henri Jibrayel.

Michel Vauzelle a accusé son adversaire UMP Thierry Mariani de n’avoir « ni programme ni projet » et d’avoir « fondé sa campagne sur l’injure et la diffamation (…), traînant la politique dans la boue ». Il a averti qu’il ne le rencontrerait pas et n’aurait « affaire à lui que devant les tribunaux ».

Critique de la réforme territoriale
« Nous n’avons pas augmenté les impôts depuis quatre ans », a souligné Michel Vauzelle, prenant « l’engagement de ne pas augmenter les impôts dans les quatre ans qui viennent ».
Il a accusé la droite d’avoir « redonné santé au Front national », incriminant « la bavure » de Gérard Longuet ou les suppressions de postes dans la police et la gendarmerie parallèlement à un discours sécuritaire.
« Nous devons voter le 14 mars pour dire non à Sarkozy (…), pour défendre la République », a déclaré M. Vauzelle, estimant qu’il n’y avait « aucun dialogue social » ni « démocratique » et réitérant avec force sa critique de la réforme territoriale du président Nicolas Sarkozy.

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Sous le signe des valeurs républicaines

La Marseillaise – 12/03/2010

PS. Dans son dernier meeting régional, Michel Vauzelle appelle à faire du 14 mars « une date historique ».

Michel Vauzelle : « il faut arrêter la déconstruction de la République ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Michel Vauzelle : « il faut arrêter la déconstruction de la République ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Si mercredi soir, Thierry Mariani avait reçu le soutien de l’état-major national de l’UMP, Michel Vauzelle a préféré joué la proximité pour son dernier meeting régional hier soir à Marseille qui a rassemblée mille huit cent sympathisants. Ni Martine Aubry, ni aucun autre dirigeant national du Parti socialiste n’ont été invités pour partager le dernier temps fort de la campagne des listes socialistes en PACA. Manière explicite pour le président-candidat de signifier son autonomie politique à l’égard de la rue de Solférino.
En revanche, il avait tenu à associer les deux hommes forts de la fédération socialistes, Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, avec qui les relations n’ont pas toujours été au beau fixe ces dernières années. Façon, explicite elle-aussi, de témoigner du rassemblement de la famille socialiste provençale derrière sa candidature.
Ce que n’a pas manqué de proclamer Eugène Caselli, président de MPM mais aussi secrétaire de la fédération. Tout en appelant « à la mobilisation dès le premier tour, première marche vers la victoire », il a souligné « la capacité de rassemblement de Michel Vauzelle (…) qui jouera le rôle de fédérateur pour rassembler la gauche le 21 mars ».
Même tonalité chez le président du Conseil général et nouveau président de la fédération socialiste, Jean-Noël Guérini, qui a sorti la carte « du vote utile dès le premier tour » afin « de tout faire pour être en tête devant l’UMP dans la région ». Il a vanté les mérites de la coopération entre la Région et le Département. « Ensemble, nous avons travaillé pour améliorer la vie des habitants » a-t-il lancé. Et d’assurer qu’ils continueront « à le faire, notamment dans le domaine prioritaire des transports collectifs».
Avant eux, des responsables syndicaux d’Arcelor-Mittal et des papeteries de Malaucène, une militante de la jeunesse socialiste, et une jeune candidate communiste ralliée dès le premier tour à Michel Vauzelle, ont témoigné de l’ancrage social des listes socialistes.
Combatif dans sa dénonciation de la politique de Nicolas Sarkozy, cinglant à l’égard de son adversaire de droite, affirmatif dans sa volonté de rassemblement de la gauche au second tour, Michel Vauzelle a placé son intervention sous le signe de la défense des valeurs républicaines. Plus que la valorisation de son projet, évoquée à grands traits, le président sortant de la région a développé les raisons de faire du 14 mars « une date historique », car elle sera celle « du peuple qui dit non à un modèle social qui n’est pas le modèle français ». Et de dresse un réquisitoire implacable contre le bilan de Nicolas Sarkozy en matière « d’emploi ou de sécurité ». Un président de la République qui refuse « tout dialogue social » avec les syndicats et « qui ne communique plus avec le Parlement ». « Il faut arrêter par le vote cette déconstruction de la République qu’il défigure » a-t-il lancé.
Quant à Thierry Mariani, coupable à ses yeux « de faire campagne sur l’injure et la diffamation », il a décidé de ne pas « rencontré ce personnage pendant toute la campagne ». Semblant ainsi mettre son veto à l’organisation d’un face à face entre les deux tours. « Il faut barrez la route à celui qui est à l’extrémité de la droite », ajoute Michel Vauzelle.
Parce qu’il a « toujours été partisan de l’Union de la gauche qui seule peut assurer la victoire », il réaffirme « sa déception » de la présence de plusieurs listes de gauche « qui ont un bilan commun ». Pour autant, il n’est pas « inquiet pour le second tour ». « Nous gagnerons, poursuit-il, car dès dimanche soir les verts, les communistes, les socialistes se rassembleront pour remporter la victoire ».
CHRISTIAN DIGN

Catherine Levraud était en visite hier à Gap : Le MoDem, tenace sur sa ligne

Le Dauphiné Libéré – 11/03/2010

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GAP

Lionel ARCE-MENSO/Catherine Levraud en campagne

Ni droite ni gauche. Malgré la houle des sondages qui chahute leur navire et les confine au ras de la barre des 5 %, les militants du MoDem continuent inlassablement à tracter, dans l’espoir de voir émerger une troisième voie, celle de François Bayrou.

Dans la région, où le débat se focalise sur le duel annoncé entre le président PS sortant Michel Vauzelle et l’UMP Thierry Mariani, Catherine Levraud, la tête de liste MoDem, tente de faire entendre ses arguments.

Dans la campagne, elle dit rencontrer des gens en grandes difficultés personnelles et qui ne veulent pas aller voter. «Je leur dis qu’il y a dix listes qui représentent tout l’éventail des réflexions politiques.»

«Ce n’est pas pendant la campagne électorale, mais dans l’action au jour le jour que l’on peut convaincre ces gens d’aller voter» ajoute-t-elle. Lire la suite…

REGIONALES / HAUTES ALPES Le Front de gauche y croit

Le Dauphiné Libéré – 09/03/2010

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Vincent OLLIVIER / Le Dauphine Libere / Photopqr . GAP ( hautes alpes) le 08 Mars 2010 . Le meeting du Front de Gauche avec le candidat aux elections regionales Jean Marc COPPOLA .

Jean-Marc Coppola, tête de liste régionale du Front de gauche, était hier à Gap. Après avoir rencontré dans l’après-midi des agriculteurs et des cheminots, il a tenu une réunion publique basée surtout sur l’échange, en fin d’après-midi, au CMCL. Devant une soixantaine de personnes, avec Catherine Guigli (PCF), tête de liste départementale, Luc Léandri, tête de liste du Parti de gauche et Jacques Lerichomme, tête de liste de la Gauche unitaire, Jean-Marc Coppola a insisté sur le fait qu’il « faut continuer à enfoncer le clou de l’existence du Front de gauche. Il faut qu’on marque la gauche dans la prochaine majorité ».

Pour le Front de gauche, « notre présence est indispensable pour que la gauche gère la région en rupture avec le libéralisme », insiste Jean-Marc Coppola.

« Un bilan où nous avons inscrit notre marque »

Le Front de gauche ne rejette pas le bilan de Michel Vauzelle. « Car c’est un bilan où nous avons inscrit notre marque. Ce ne serait pas le même si les communistes n’y avaient pas participé. Mais ce bilan aurait encore été différent si les communistes avaient été majoritaires », indique Catherine Guigli.

Avant de poursuivre : « Le Front de gauche doit être une alternative. Il a vocation à jouer un vrai rôle dans les exécutifs régionaux, mais aussi demain, en 2012. Dans cette optique, nous devons créer un vrai rapport de forces avec le PS et Europe écologie pour peser dans cette gauche-là. »

Des propositions « réalistes, concrètes et immédiates »

À quelques jours du premier tour, le front de gauche est fier de ses propositions. « Elles sont réalistes, concrètes, avec un effet immédiat, comme la gratuité des TER ».

Et il croit en lui : « On sent qu’il se passe quelque chose. Notre démarche est comprise. Nous sommes une nouvelle donne à gauche », indique Jacques Lerichomme. Avant de se féliciter sur « cette union qui plaît. Nous avons une ouverture qui fait que nous arrivons à nous entendre, même si l’on n’est pas du même parti ».

« Au niveau local, la liste s’est construite dans l’harmonie : ça s’est fait dans la concertation. Aucune force n’a essayé de s’imposer », renchérit Catherine Guigli.

Pour le second tour, ils sont unanimes aussi. « Nos voix s’additionneront à gauche. On ne laissera pas la Région à Mariani ».

Véronique OURY