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Régionales : dans le dernière ligne droite, Hubert Falco donne des regrets à l’UMP

La Provence – 11/03/2010

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Hubert Falco donne des regrets à l'UMP - Photo Franck Pennant

Alors que Thierry Mariani est à la peine, le maire de Toulon ravive la plaie de sa défection pour conduire la liste UMP aux régionales. D’abord avec un sondage varois qui montre sa faculté de résistance. Ensuite avec la publication d’un livre qui revient sur son refus d’être le champion de la droite.

Les sondages tombent les uns après les autres et montrent que la reconquête de la région Paca est de plus en plus problématique pour la droite, alors que c’était un des objectifs fixés par Nicolas Sarkozy en début de campagne. Ce qui pose la question de la situation nationale de l’UMP et de sa stratégie électorale, mais aussi de sa tête de liste, le député vauclusien Thierry Mariani.

Conséquence, beaucoup dans la majorité présidentielle regrettent de nouveau qu’Hubert Falco, le maire UMP de Toulon, ait choisi en septembre dernier de ne pas aller au combat, alors que c’est lui qui était désigné. Certes, il a bien fini par accepter de conduire la liste dans le Var. En revanche, il a laissé son camp orphelin, le privant de sa meilleure locomotive et entraînant une primaire plutôt sèche entre Bernard Deflesselles, Guy Teissier et Thierry Mariani, qui a laissé des traces… Lire la suite…

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UMP : Morano à Arles pour soutenir Mariani

La Provence – 06/03/2010

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Artillerie lourde jeudi, pour la campagne des régionales à la salle des fêtes

Thierry Mariani (à droite sur la photo), s'est fait connaître par un public pas très jeune mais enthousiaste.

Thierry Mariani (à droite sur la photo), s'est fait connaître par un public pas très jeune mais enthousiaste. Photo V.F.

Ils sont venus en nombre, jeudi soir, sur les terres de « l’ennemi ». Un staff impressionnant, conduit sur hauts talons par Nadine Morano, secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité auprès du ministre du Travail et… talonné par Thierry Mariani, tête de liste UMP pour les élections régionales, Bernard Deflesselles, tête de liste pour les Bouches-du-Rhône, Maryse Joissains, député-maire d’Aix-en-Provence, Bruno Gilles, sénateur de Marseille et candidat tout comme Arlette Fructus, Olivier Mayor, Monique Robineau, Nicolas Isnard……

Du « lourd » donc, en présence de nombreux maires et élus locaux dont le maire des Saintes-Maries Roland Chassain qui a imposé à la « troupe », une visite-marathon dans les rues d’Arles, une rencontre avec une association d’assistantes maternelles, une conférence de presse et un meeting. Ouf.

Mais de toute évidence, l’idée de parler du député Michel Vauzelle et président sortant du Conseil régional « chez lui », a eu raison de toutes les fatigues : lors du meeting, devant un peu plus de 300 personnes, le moins que l’on puisse dire est que personne n’a mâché ses mots.

L’histoire de la « boîte à Michel »

Premier à tirer : Roland Chassain donc qui, même qualifié de « tombeur de Vauzelle » par Thierry Mariani, garde une haine farouche à l’égard de celui qui, à son tour, l’a fait tomber de son perchoir de député. Il a énuméré ses griefs et on retiendra surtout, la drolatique « boîte à Michel », contenant les invitations du Conseil régional, « coûteuses et innombrables sur luxueux papier« .

Plus légère, a été Sandrine Raynard, évoquant « l’absence de projets concernant le monde agricole » et le péril « pour les chasseurs, s’il y a une alliance avec les Verts« . Elle a été applaudie, longuement. Et puis, pour ce douzième meeting de l’UMP, on est entrés dans le vif du sujet avec le député Bernard Deflesselles, qui a embrayé sur le thème « comment le PS et Europe Écologie peuvent-ils s’unir au second tour : ils n’ont strictement rien en commun » a-t-il martelé, balayant les sondages d’un « en dix jours, on peut renverser des montagnes« .

Restait à Thierry Mariani à se faire connaître du public arlésien. Malin, il a parlé du plan-patrimoine qu’il « ne remettra pas en question » et de l’abandon « du canal Rhin-Rhône » qui aurait « tant apporté à Arles« . Dans la foulée, il a brandi le dernier numéro du magazine « L’expansion », qui classe la région PACA comme « la plus mal gérée de France », et fustigé l’attitude de la Région en termes de trains express régionaux.

Ne restait à Nadine Morano qu’à boucler la boucle : si Nicolas Sarkozy ne veut pas entrer dans la campagne des Régionales, elle s’en occupe. Son discours a été axé sur le travail du Gouvernement, sur l’intérêt « d’être dans la majorité gouvernementale« , sur le bilan à mi-mandat du Président et de l’UMP. La dame est éloquente, s’exprime parfaitement devant un public totalement acquis d’avance. Mais les propos martelés, la répétition des « l’argent est resté dans la poche des Français » ou n’y a pas été pris, ont séduit une assistance pas franchement juvénile mais totalement sous le charme.

S.A.

La majorité broie du noir à l’approche du premier tour

Les Echos – 02/03/2010

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Alors que la campagne officielle a démarré hier, la droite espère mobiliser ses électeurs pour démentir les sondages, qui lui promettent une sévère défaite. Mais, sur le terrain, l’heure n’est pas à l’optimisme : « On rame. »

C’est la dernière ligne droite. Et celle, pour la droite, de la dernière chance. La campagne officielle ayant démarré hier, il reste moins de deux semaines à la majorité pour tenter de démentir les sondages, qui lui promettent une lourde défaite aux élections régionales. Le problème, c’est qu’elle ne sait plus trop comment s’y prendre, en dehors des appels à la mobilisation de son camp et de la dénonciation du bilan local de la gauche qui n’ont, pour l’heure, pas produit d’effets positifs. L’UMP et ses alliés, dont la stratégie d’union visait à être en tête le 14 mars pour créer une dynamique le 21, ont cédé au PS la première place dans les enquêtes d’opinion. Ils ne sont plus crédités que de 27,5 % (selon l’Ifop) à 29 % (selon le CSA) des intentions de vote au premier tour et sont même menacés, au second, de perdre l’Alsace et la Corse.

« La mayonnaise ne prend pas »

« La barre est difficilement redressable », s’inquiète un responsable du parti majoritaire. Sur le terrain, les candidats de la majorité répètent, comme pour mieux s’en convaincre, que la campagne démarre et que les sondages ne font pas l’élection. Mais, en réalité, beaucoup broient du noir. « La mayonnaise ne prend pas. Il n’y a aucune adhésion franche, mais des hésitations et presque un vote sanction parmi les électeurs de droite », soupire Arlette Grosskost, chef de file départementale dans le Haut-Rhin. Son homologue dans le Pas-de-Calais, André Flajolet, avoue une « incapacité à convaincre qu’il y a une autre route que la révolte ». Le député s’apprête à lancer une « vaste opération de mobilisation des troupes », mais il redoute, ce faisant, de « réveiller le camp d’en face ». « On rame vraiment », dit un autre.

« Des bêtises »

La majorité, qui entend toujours parler de l’affaire Proglio, pâtit d’abord du contexte économique, marqué par une hausse du chômage. Mais pas seulement. La poursuite de l’« ouverture », avec les nominations de Didier Migaud à la Cour des comptes et de Michel Charasse au Conseil constitutionnel, fait encore « grincer des dents » chez certains électeurs UMP, assurent plusieurs candidats. Il y a aussi les polémiques sur Georges Frêche en Languedoc-Roussillon et le socialiste Ali Soumaré en Ile-de-France. « Des bêtises qui nous ont rendu inaudibles et empêché tout débat de fond », s’énerve Raymond Archer, tête de liste dans le Limousin. Les candidats épinglent une autre « erreur » : la nationalisation initiale de la campagne et le choix d’envoyer une cohorte de ministres à la bataille. Ne pas avoir de membres du gouvernement en tête de liste en Paca n’est « clairement pas un handicap », explique Bernard Deflesselles, candidat dans les Bouches-du-Rhône.

Pour conjurer le sort, la majorité promet de mettre « les bouchées doubles » en insistant, comme Caroline Cayeux en Picardie, sur l’enjeu local de l’élection. Ce qui n’a pas empêché François Fillon, en meeting hier à Metz, de donner une couleur nationale au scrutin en critiquant la gauche, qui n’a « aucun projet national » à opposer aux réformes de son gouvernement.

PIERRE-ALAIN FURBURY, Les Echos

La menace de l’abstention plane toujours sur le scrutin

25 février 2010 Laisser un commentaire

La Provence – 25/02/2010

Selon un sondage de l'Ifop, 46% des électeurs ont l'intention de s'abstenir de voter le 14 mars. Photo archives Cyril Sollier

Voteront ? Voteront pas ? La question se pose sérieusement à trois semaines du premier tour. Un sondage Ifop démontre que 46% des électeurs ont l’intention de s’abstenir de voter le 14 mars. Ceux-ci seraient jeunes et appartiendraient aux catégories populaires.

Comment les états-majors intègrent-ils cette « menace » de désertion ? Le sujet est pris très au sérieux à l’UMP. « L’une des clés de l’élection repose sur notre capacité à mobiliser, affirme Bernard Deflesselles, tête de liste dans les Bouches-du-Rhône. Notre priorité est de mobiliser notre électorat, donc de l’inciter à aller voter. C’est le message que nous faisons passer partout, y compris dans nos meetings. » Au MoDem, Christophe Madrolle, directeur de campagne de la chef de file Catherine Levraud, estime que « si l’abstention est élevée, c’est que les candidats ont mal fait leur travail ». Et avoue assumer sa part de responsabilité dans l’affaire. « Je me sens co-responsable« , insiste-t-il. Pour conclure que « l’abstention fait mal aux démocrates et favorise toujours le FN. » Même inquiétude chez Europe écologie où la candidate régionale Laurence Vichnievsky confie que « l’abstention est ce qui m’inquiète le plus. À chaque fois que j’oublie de marteler le message d’aller voter, je m’en veux ».

Dans le camp socialiste, même si les sondages sont favorables au président PS sortant, on se méfie d’en tirer des conclusions trop hâtives. Considérer que l’élection est pliée d’avance, c’est risquer de dissuader des électeurs d’aller voter. « Une élection n’est jamais gagnée d’avance », rappelait Patrick Mennucci, directeur de campagne de Michel Vauzelle devant ses militants lors d’une récente réunion publique. « On remarquera que le gouvernement ne fait aucune propagande pour lutter contre l’abstention, commente pour sa part Michel Vauzelle. Je pense qu’il est conscient que la cote de popularité du président de la République est faible et risque de provoquer le vote des mécontents ». En anticipant sur des sondages favorables dans la plupart des régions au PS, le risque est grand de voir une partie de l’électorat bouder les urnes au plan national. Ce qui est de nature à redonner un peu d’espoir à l’UMP. « Si le PS dit qu’il raflera toutes les régions, c’est le moment ou jamais de remobiliser le nôtre, nous n’avons plus rien à perdre », se réjouit Bernard Deflesselles.

Le débat sur l’identité, la burqa ou la réforme des collectivités locales va-t-il inciter les électeurs à réagir ? Ou au contraire les pousser à aller à la pêche ? La campagne est loin d’être terminée. Chaque voix compte. Les états-majors tentent de faire passer le message.

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Lors du précédent scrutin de 2004, en Paca, on avait observé 38%d’abstention au premier tour des régionales et un taux sensiblement moins élevé au deuxième (34%). Au plan national, l’abstention avait atteint 39% pour le même scrutin en 2004. La baisse de l’abstention au deuxième tour avait été interprétée, à l’époque, comme un premier message fort adressé au gouvernement, ces élections intervenant deux ans après l’élection de Jacques Chirac à la présidence de la République.

Environnement : ce que proposent les candidats aux Régionales

22 février 2010 Laisser un commentaire

 

La Provence – 22 février 2010

Le plus grand parc d'éoliennes de la région a été installé à Port-Saint-Louis, avec 24mâts érigés. Mais la problématique n'a pas encore été prise à bras-le-corps par la classe politique. Photo Frédéric Speich

L’environnement tente de se faire une place pour ces régionales. Dans le prolongement du sommet de Copenhague, Europe écologie préconise de réduire de 40% les émissions de gaz à effets de serre dans la région d’ici 2020. Le parti défend un plan de rénovation thermique des logements sociauxet des constructions antérieures aux années 70. Il veut également soutenir de nouvelles réserves naturelles régionales et les aires marines protégées.

Parmi les grands chantiers qu’il promeut, l’UMP Thierry Mariani avance l’idée d’un plan régional « énergies nouvelles ». Pour faire des Bouches-du-Rhône « l’un des départements leaders dans les domaines du solaire et de l’éolien ». « Le plus grand parc photovoltaïque d’Europe est à Berlin alors que nous avons, nous, plus de 300 jours d’ensoleillement par an », déplore Bernard Deflesselles, tête de liste UMP dans les Bouches-du-Rhône.

Thierry Mariani évoque aussi un « plan de traitement des eaux polluées ». Pour les éco-citoyens, il parle enfin la mise en place d’un chèque vert : une prime qui récompenserait les efforts des citoyens les plus méritants. Au MoDem, on rêve d’un patrimoine régional fonctionnant de manière autonome sur le plan énergétique. « L’objectif consisterait à avoir 70% d’énergie photovoltaïque dans les quatre ans qui viennent« , affirme Christophe Madrolle, directeur de campagne.

Le parti de François Bayrou envisage également de développer une centrale de covoiturage régionale. Et veut réfléchir à un plan cohérent régional de traitement des déchets. À gauche, le président PS sortant Michel Vauzelle estime que depuis 2004, la Région a changé d’échelle. Et a « fait de l’environnement et du développement durable une politique transversale systématique ».

Le PS entend poursuivre les actions entreprises dans tous les domaines et accentuer le programme pour l’innovation en matière d’énergie, ciblé sur les professionnels, les territoires, les particuliers. Et veut prolonger la politique photovoltaïque initiée dans les lycées. Il projette de réhabiliter les lycées pour en faire des bâtiments à énergie positive d’ici 2020.

Reste que deux grands dossiers risquent de provoquer des tiraillements entre Europe écologie et PS. Le premier s’oppose fermement au projet de ligne à grande vitesse avancé comme une priorité par le deuxième, sur le thème « Des TER avant la LGV ». Europe écologie ne veut pas entendre parler non plus du projet Iter. Des lignes de fracture plus que de tension. Surtout dans la perspective d’un rapprochement entre la liste écologiste et le PS au deuxième tour.

Le copier-coller de la droite

22 février 2010 Laisser un commentaire

 

La Marseillaise – 22 février 2010

PS. Michel Vauzelle et ses co-listiers ont analysé le projet de l’UMP

Patrick Menucci : « un projet confus qui comporte énormément d’erreurs ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Avant de rendre public ce lundi leur projet pour la région, les listes conduites par Michel Vauzelle ont passé au crible de la critique le programme de Thierry Mariani et de l’UMP. « Nous prenons au sérieux ce que nos concurrents proposent, explique Patrick Menucci, candidat dans les Bouches-du-Rhône et directeur de campagne. Notre volonté est de faire vivre le débat politique ».
Après un décryptage minutieux et sans concession, les responsables socialistes se disent « stupéfaits » du contenu de l’opus de la droite. « C’est exactement le copier-coller de ce qui est fait nationalement, remarque Patrick Menucci. D’ailleurs, leur programme est le même en PACA qu’en Champagne-Ardennes ou en Lorraine. Cela démontre le peu d’intérêt porté par la droite à la région. Ils n’ont fait aucun effort d’applications locales. Je suis stupéfait que des élus comme Bernard Deflesselles, qui connaissent les dossiers de la région, aient pu accepter ce type de programme ».

Enormémenent d’erreurs
Après avoir noté la « très grande confusion » du projet de Thierry Mariani qui comporte « énormément d’erreurs », l’élu de Marseille considère qu’il « anticipe la réforme des collectivités locales qui supprime la clause de compétence générale. Ainsi, le soutien aux associations, au sport ou à la culture est totalement absent. Ce qu’ils défont à Paris, ils veulent le défaire ici ».
Prenant l’exemple du chapitre « économie-emploi », Christophe Castaner, tête de liste dans les Alpes-de-haute-Provence, souligne qu’aucun engagement n’est pris « sur la création ou le maintien d’emplois, sinon sous forme incantatoire ». Quand des mesures sont annoncées, elles reprennent « des axes déjà mis en œuvre par la région ». Le maire de Forcalquier réfute également la critique de la droite selon laquelle la région n’aurait pas joué son rôle pour la relance de l’économie. « Le budget d’investissement a augmenté de 16% » rétorque-t-il avant de s’étonner de l’absence de référence au projet Iter dans le projet de l’UMP.
Candidate dans les Alpes-Maritimes, Anne-Julie Clary, s’exprimant sur les lycées, lance : « nous n’avons pas attendu les promesses de la droite » pour améliorer les équipements scolaires.

Le sport et la culture occultés

Elle reproche à Thierry Mariani de passer sous silence le transfert des personnels TOS de l’Etat à la région. « En outre, ajoute-t-elle, nous avons créé 300 postes afin de répondre aux besoins des lycées,  à l’inverse de la tendance nationale qui supprime des emplois dans l’Education nationale. » Evoquant l’enseignement supérieur, elle souligne que la droite régionale n’a pour objet que « d’accompagner la politique nationale, notamment sur les pôles d’excellence ».
Elle relève aussi que « tout ce qui relève des compétences volontaristes de la région, de la vie associative, du sport, de la culture est totalement occulté » par la droite. « La région s’est engagée pour 12 millions d’euros dans Marseille 2013, ajoute Patrick Menucci. Cette subvention régionale sera-t-elle supprimée? ».
Quant aux transports, l’une des principales compétences de la région, il estime que « la totalité des projets évoqués par Thierry Mariani ont déjà été contractualisés et financés par la région ».

CHRISTIAN DIGNE

Mariani : « L’UMP, seule à défendre un vrai projet »

20 février 2010 Laisser un commentaire

La Provence – 20 février 2010

Éric Woerth, ministre du Budget et Thierry Mariani, tête de liste UMP, face à 300 personnes, hier, à Marignane.

Éric Woerth, ministre du Budget et Thierry Mariani, tête de liste UMP, face à 300 personnes, hier, à Marignane. Photo Serge Guéroult

Ils étaient un peu plus de 300, hier soir à Marignane, pour écouter Thierry Mariani, tête de liste UMP aux régionales, mais aussi Bernard Deflesselles, chef de file dans les Bouches-du- Rhône et Éric Woerth, le ministre du Budget venu soutenir le candidat de son parti.

Après le discours de bienvenue du maire Éric Le Dissès – qu’il a conclu d’un « Thierry, Bernard, ensemble faisons la Région que nous méritons » -, c’est Éric Diard, député UMP de la circonscription qui a dit tout le bien qu’il pensait de « son ami, Thierry Mariani ».

Bernard Deflesselles lui a succédé à la tribune, en assurant : « Nous allons gagner cette Région. » Puis est venu le moment que tous attendaient. Celui du discours de la « star » de la soirée, Thierry Mariani: « Nous sommes les seuls à défendre un vrai projet que chacun va recevoir chez lui », a-t-il déclaré avant d’en détailler les « trois axes prioritaires: l’emploi, car notre Région a 15% de chômage de plus que la moyenne nationale, la sécurité pour laquelle la Région doit s’engager dans les gares, les trains, les lycées et les transports. »

Et de fustiger au passage « le record de 10% de TER en retard en Paca ». Il a également adressé un message aux électeurs du FN, dont dépend selon lui le résultat final : « Ne vous laissez pas manipuler. »

Enfin, Éric Woerth a conclu la soirée avec un appel à la prudence. « On nous dit qu’on va gagner, c’est dans les derniers jours que tout va se jouer. » Mais en le certifiant : « La Région a besoin de quelqu’un qui la tire vers le haut et ça, c’est Thierry Mariani ».

Emmanuelle ELBAZ

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UMP: l’armistice a été signé lors du meeting de Thierry Mariani

La Provence – 21/02/2010

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Les militants des différents « clans » étaient là, malgré les divisions

Trois Éric, Woerth, le ministre du budget, Diard, le député et Le Dissès, le maire, étaient là pour soutenir le candidat de l'UMP, Thierry Mariani, comme l'a souligné Bernard Deflesselles.

Des pancartes ont été posées sur les murs de Saint-Ex' et certains les ont même brandies. Photo Serge guéroult

Jamais deux sans trois. Ils étaient trois Éric, vendredi soir, à Saint-Ex’, à soutenir la candidature de Thierry Mariani, tête de liste UMP pour les régionales: Éric Le Dissès, le maire, Éric Diard, le député et Éric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. Bernard Deflesselles, le chef de file départemental, l’a d’ailleurs fait remarquer: « La trilogie des Éric est là ». Éric Woerth n’en était pas à son premier meeting de soutien: avant Marignane, il était déjà allé prêter main-forte aux candidats de Midi-Pyrénées, Picardie, Rhône-Alpes… Et s’il était là, c’était « par amitié pour Thierry Mariani », cela n’avait rien à voir avec ses fonctions ministérielles, qui constituent pourtant, sur le plan local, des thèmes brûlants de l’actualité… Avant le meeting, le ministre du budget a été invité par le maire, à une rencontre à l’hôtel de ville. « J’ai été reçu de façon formidable par Éric Le Dissès, tout le monde se soude autour de Thierry Mariani », a-t-il confié. Éric Le Dissès – qui déclarait pourtant dans nos colonnes le 29mai dernier « ne penser qu’à travailler pour sa ville » – en a d’ailleurs donné la preuve dans son discours de bienvenue (voir par ailleurs). Un discours qui a visiblement ravi les membres du groupe UMP de sa majorité au sein du conseil. Ceux-ci ont déployé de grands panneaux indiquant « L’UMP Marignane avec Éric Le Dissès soutient Thierry Mariani ». Ils avaient pourtant estimé, dans notre édition du 21octobre dernier, qu’Éric Le Dissès « avait été trahi par l’UMP ». Mais vendredi soir, tout le monde semblait réconcilié, et même Daniel Simonpiéri, du groupe d’opposition UMP-divers droite, assis au premier rang, était à seulement quatre places de Grégory Panagoudis et d’Emmanuelle Puechegut, du groupe UMP de la majorité. Éric Diard, prenant la parole, a poursuivi la charge contre la gauche entamée par le maire. Mais lui s’est attaqué à Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine, en s’adressant à Thierry Mariani: « Aux voeux de Marignane, tu étais là et contrairement à Eugène Caselli, qui est parti juste après la cérémonie, toi tu es resté pour assister à la remise des distinctions sportives (c’était la Nuit des lauréats et il n’y avait pas que des sportifs récompensés, ndlr) et discuter avec les Marignanais, voilà la différence entre vous« . Une diatribe applaudie par tous les politiques se trouvant sur l’estrade. Bernard Deflesselles est ensuite intervenu, glissant un petit mot plein d’humour à chacun de ses confrères, qualifiant Éric Woerth de « bon ministre, qui a la cassette. C’est pas Harpagon (le nom du personnage de l’Avare de Molière, ndlr) mais presque! », puis estimant, à propos d’Éric Le Dissès: « Il a sauté des haies dans sa carrière,d’abord en tant que sportif. Mais en politique aussi. Ça arrive, et ensuite il faut se redresser ». Une petite « boutade » bien vite effacée par les remerciements de Thierry Mariani à l’adresse du maire: « Je tiens à te remercier pour ton accueil car ton soutien est la preuve qu’on est tous rassemblés dans le même objectif, changer de majorité au conseil régional ». Éric Woerth n’a pas dit autre chose, remerciant à son tour « le Nouveau centre (là aussi quelques panneaux étaient de sortie), le parti radical, Chasse pêche nature et tradition et évidemment l’UMP ». Visiblement ravi de tous ces soutiens, Thierry Mariani, affichait, après le meeting, un large sourire: « Il est important qu’on se rassemble tous. J’ai compris que le maire de Marignane me soutenait. On est de la même famille, on partage les mêmes idées », s’est-il réjoui. Qu’en pense Renaud Muselier, le secrétaire départemental de l’UMP, absent vendredi soir? En octobre dernier, il avait déclaré, furieux: « On ne peut avoir deux groupes UMP au sein du même conseil (voir ci-contre), dont un qui vote contre le parti à la Communauté urbaine ». Et il avait prévenu: « Je vais regarder le comportement de Le Dissès pour les élections régionales et selon qui il soutiendra, je demanderai une explication de texte« . Qu’en sera-t-il? Et hier matin, autre point commun entre tous les « clans » de l’UMP locale, tous devaient être fatigués car aucun n’a tracté sur le marché…

Emmanuelle ELBAZ