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Posts Tagged ‘emploi’

Trois hommes et un scrutin – La Provence 19 mars 2010

La Provence – 19/03/2010

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Vauzelle (PS) : « Je suis raisonnablement confiant »

 

Michel Vauzelle a recueilli 25,8% des suffrages au premier tour. Photo Guillaume Ruoppolo

Aujourd’hui dans La Provence, les trois têtes de liste, qui vont s’affronter au deuxième tour des élections régionales en Paca, répondent aux questions des journalistes. Michel Vauzelle (PS), Thierry Mariani (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN) se livrent avant le scrutin décisif de dimanche. La tête de liste socialiste veut, par exemple, convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter en affirmant que « dimanche sera l’occasion de dire qu’il y a un autre modèle de société que celui de Nicolas Sarkozy. »

– L’alliance signée avec Europe écologie concernant notamment Iter met le feu aux poudres. Quels en sont les termes précis ?
Michel Vauzelle :
La Région a rempli son contrat. Nous apporterons 152 millions d’euros comme prévu. Soixante-dix millions affectés à la « machine », au réacteur même, 60 millions pour le lycée international de Manosque, 15 millions à l’aménagement de la ligne ferroviaire Val de Durance, le reste consacré aux aménagements. Cette alliance ne remet pas en cause les 152 millions dont 80 à 90 millions ont déjà été débloqués. Si la Région doit rajouter de l’argent pour des éléments de confort des habitants ou l’accueil des industries induites, on interviendra. En ce qui concerne la machine elle-même, nous ne paierons plus les surcoûts éventuels.

– Comment réagissez-vous à la polémique déclenchée par l’UMP ? Lire la suite…

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Michel Vauzelle : « mon bilan est salué et reconnu depuis longtemps »

Marseille Premium – 18/03/2010

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Michel Vauzelle a obtenu 25,8% des voix au premier tour des régionales 2010 en PACA Crédits photo : Marseille Premium

Le président socialiste sortant de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, Michel Vauzelle, a obtenu 25,8 % des suffrages exprimés au premier tour des régionales. Il se place ainsi en seconde place derrière le candidat de l’UMP Thierry Mariani qui a récolté 26,6% des voix. Le candidat PS a accepté de répondre aux questions de Marseille Premium et de revenir sur son bilan et de nous parler de ses projets pour la région PACA.

Marseille Premium : Quels sont les grands thèmes de votre programme ?

Michel Vauzelle : Avant toute chose, il s’agit de répondre aux grandes préoccupations des citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur. On ne peut pas faire comme si nous ne traversions pas une grave crise. On ne peut pas faire comme si notre pays dans son ensemble n’était pas affecté par la politique du Gouvernement, à la fois inefficace économiquement et injuste socialement. Le premier défi à relever, c’est donc l’emploi. La loi charge l’Etat de cette mission, mais le Gouvernement ne met pas en place les solutions pour stimuler l’activité et créer des emplois. Or, la Région est compétente dans le domaine du développement économique : nous agirons donc en priorité pour aider les entreprises qui embauchent, proposent des emplois durables et des conditions de travail décentes. Nous avons déjà créé 33 000 emplois en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il faut continuer l’effort de la Région et créer 10 000 emplois par an, grâce à notre Plan régional pour l’emploi, grâce à notre soutien aux entreprises, grâce à notre aide à l’économie sociale et solidaire, grâce à notre capacité d’investissement public… Nous pouvons le faire.

MP : Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels la région PACA devra faire face ces prochaines années ? Lire la suite…

Le Front national vise 20 sièges

Métro – 18/03/2010

Stéphane Ravier, tête de liste FN dans les Bouches-du-Rhône.

Stéphane Ravier, tête de liste FN dans les Bouches-du-Rhône. Photo : André Chan

Le Front national a créé la surprise dimanche dernier avec 20,29 % des suffrages en Paca, au 1er tour des régionales.

« Le Pen misait sur un score de 20 % à 15 jours du 1er tour. J’attendais 16 ou 17 % au mieux » se souvient Stéphane Ravier, conseiller municipal et tête de liste FN dans les Bouches-du-Rhône. Avec 20,29 % des suffrages, le Front national réalise en effet son meilleur score au niveau national.

Un bon résultat qui doit sans doute beaucoup au fait que Jean-Marie Le Pen était tête de liste dans notre région. « Mais pas seulement », estime Stéphane Ravier : « Quand ça va mal en France, ça va encore plus mal en Paca ». « Nice et Marseille sont en tête de l’insécurité pour les villes de plus de 200 000 habitants. Nous avons également plus de chômage et un salarié sur quatre qui vit en-desous du seuil de pauvreté ».

Le débat sur l’identité nationale ou la burqa, les hamburgers hallal vendus chez Quick et les procès intentés par les associations comme le Mrap ou la Licra après la sortie de l’affiche du FN montrant une France recouverte d’un drapeau algérien et hérissé de minarets ont fait le reste.

« Même si tout cela s’est produit à l’insu de notre plein gré » s’amuse Stéphane Ravier. Pour lui, le succès du FN s’explique aussi par ses thèmes de campagnes, l’immigration, la sécurité et l’emploi, qui font mouche auprès des électeurs de la région : « Sur les marchés, on ne m’a jamais parlé des TER ou des lycées mais à chaque fois de l’insécurité ou de de l’immigration » explique la tête de liste départementale.

Julien Dukmedjian

Le Front national veut profiter de la dynamique créée par le premier tour pour maintenir son score, voire l’améliorer grâce au réservoir de voix des électeurs de la Ligue du sud et d’une partie des abstentionnistes. « On a encore une marge de progression » estime M. Ravier qui vise 20 sièges dans l’hémicycle régional, l’équivalent de ce que le FN avait obtenu en 2004.

Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

Dernier meeting de Michel Vauzelle

Paca : Michel Vauzelle (PS) confiant dans le rassemblement au 2e tour

Courrier des maires – 13/03/2010

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle (PS), candidat à un troisième mandat et favori des sondages, s’est dit confiant le 11 mars, à Marseille, dans le rassemblement de la gauche et des Verts au second tour « pour remporter la victoire ».

« Je ne suis pas inquiet, nous gagnerons », a-t-il lancé lors d’un meeting au parc Chanot devant plus de 1.200 personnes en présence du président PS du conseil général, Jean-Noël Guérini, « dès le soir de dimanche (…) nous saurons nous rassembler pour remporter la victoire ».
« Seule l’union de la gauche, avec les communistes, avec les Verts, peut assurer la victoire », a estimé Michel Vauzelle, saluant le « travail de résistance pour défendre la République » des militants socialistes et leur mobilisation jeudi malgré la concurrence d’un match de l’OM.

Les « heures funestes » de 2002
« Depuis douze ans, j’ai pu diriger cette région avec les communistes, avec les Verts », a-t-il insisté, « nous avons aujourd’hui un bilan qui est commun, celui de la gauche rassemblée comme elle doit l’être (…) nous sommes tous ensemble responsables d’un bilan dont nous sommes fiers ». « Pour l’environnement, nous avons fait beaucoup avec les Verts et nous continuerons à faire beaucoup avec les Verts », a-t-il encore noté.
« Dès dimanche, nous devons tout faire pour être en tête devant l’UMP », a déclaré Jean-Noël Guérini, mettant en garde contre « le piège d’une trop grande dispersion des voix au premier tour » et contre le Front national -« n’oublions jamais les heures funestes de 2002 ».
Accueilli aux cris de « Michel, président », Michel Vauzelle était entouré du président PS de la communauté urbaine Marseille Provence métropole, Eugène Caselli, ainsi que des présidents PS des conseils généraux du Vaucluse, Claude Haut, et des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco. De nombreux élus se trouvaient dans la salle, dont Samia Ghali, Sylvie Andrieux et Henri Jibrayel.

Michel Vauzelle a accusé son adversaire UMP Thierry Mariani de n’avoir « ni programme ni projet » et d’avoir « fondé sa campagne sur l’injure et la diffamation (…), traînant la politique dans la boue ». Il a averti qu’il ne le rencontrerait pas et n’aurait « affaire à lui que devant les tribunaux ».

Critique de la réforme territoriale
« Nous n’avons pas augmenté les impôts depuis quatre ans », a souligné Michel Vauzelle, prenant « l’engagement de ne pas augmenter les impôts dans les quatre ans qui viennent ».
Il a accusé la droite d’avoir « redonné santé au Front national », incriminant « la bavure » de Gérard Longuet ou les suppressions de postes dans la police et la gendarmerie parallèlement à un discours sécuritaire.
« Nous devons voter le 14 mars pour dire non à Sarkozy (…), pour défendre la République », a déclaré M. Vauzelle, estimant qu’il n’y avait « aucun dialogue social » ni « démocratique » et réitérant avec force sa critique de la réforme territoriale du président Nicolas Sarkozy.

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Sous le signe des valeurs républicaines

La Marseillaise – 12/03/2010

PS. Dans son dernier meeting régional, Michel Vauzelle appelle à faire du 14 mars « une date historique ».

Michel Vauzelle : « il faut arrêter la déconstruction de la République ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Michel Vauzelle : « il faut arrêter la déconstruction de la République ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Si mercredi soir, Thierry Mariani avait reçu le soutien de l’état-major national de l’UMP, Michel Vauzelle a préféré joué la proximité pour son dernier meeting régional hier soir à Marseille qui a rassemblée mille huit cent sympathisants. Ni Martine Aubry, ni aucun autre dirigeant national du Parti socialiste n’ont été invités pour partager le dernier temps fort de la campagne des listes socialistes en PACA. Manière explicite pour le président-candidat de signifier son autonomie politique à l’égard de la rue de Solférino.
En revanche, il avait tenu à associer les deux hommes forts de la fédération socialistes, Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, avec qui les relations n’ont pas toujours été au beau fixe ces dernières années. Façon, explicite elle-aussi, de témoigner du rassemblement de la famille socialiste provençale derrière sa candidature.
Ce que n’a pas manqué de proclamer Eugène Caselli, président de MPM mais aussi secrétaire de la fédération. Tout en appelant « à la mobilisation dès le premier tour, première marche vers la victoire », il a souligné « la capacité de rassemblement de Michel Vauzelle (…) qui jouera le rôle de fédérateur pour rassembler la gauche le 21 mars ».
Même tonalité chez le président du Conseil général et nouveau président de la fédération socialiste, Jean-Noël Guérini, qui a sorti la carte « du vote utile dès le premier tour » afin « de tout faire pour être en tête devant l’UMP dans la région ». Il a vanté les mérites de la coopération entre la Région et le Département. « Ensemble, nous avons travaillé pour améliorer la vie des habitants » a-t-il lancé. Et d’assurer qu’ils continueront « à le faire, notamment dans le domaine prioritaire des transports collectifs».
Avant eux, des responsables syndicaux d’Arcelor-Mittal et des papeteries de Malaucène, une militante de la jeunesse socialiste, et une jeune candidate communiste ralliée dès le premier tour à Michel Vauzelle, ont témoigné de l’ancrage social des listes socialistes.
Combatif dans sa dénonciation de la politique de Nicolas Sarkozy, cinglant à l’égard de son adversaire de droite, affirmatif dans sa volonté de rassemblement de la gauche au second tour, Michel Vauzelle a placé son intervention sous le signe de la défense des valeurs républicaines. Plus que la valorisation de son projet, évoquée à grands traits, le président sortant de la région a développé les raisons de faire du 14 mars « une date historique », car elle sera celle « du peuple qui dit non à un modèle social qui n’est pas le modèle français ». Et de dresse un réquisitoire implacable contre le bilan de Nicolas Sarkozy en matière « d’emploi ou de sécurité ». Un président de la République qui refuse « tout dialogue social » avec les syndicats et « qui ne communique plus avec le Parlement ». « Il faut arrêter par le vote cette déconstruction de la République qu’il défigure » a-t-il lancé.
Quant à Thierry Mariani, coupable à ses yeux « de faire campagne sur l’injure et la diffamation », il a décidé de ne pas « rencontré ce personnage pendant toute la campagne ». Semblant ainsi mettre son veto à l’organisation d’un face à face entre les deux tours. « Il faut barrez la route à celui qui est à l’extrémité de la droite », ajoute Michel Vauzelle.
Parce qu’il a « toujours été partisan de l’Union de la gauche qui seule peut assurer la victoire », il réaffirme « sa déception » de la présence de plusieurs listes de gauche « qui ont un bilan commun ». Pour autant, il n’est pas « inquiet pour le second tour ». « Nous gagnerons, poursuit-il, car dès dimanche soir les verts, les communistes, les socialistes se rassembleront pour remporter la victoire ».
CHRISTIAN DIGN

Cinq idées pour relancer la machine, la rénover et la renforcer

20 minutes – 11/03/2010

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Depuis la fin de 2009, le chômage a franchi en Paca la barre des 10 % d'actifs.

Depuis la fin de 2009, le chômage a franchi en Paca la barre des 10 % d'actifs./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Une enveloppe de 1,9 milliard d’euros, dont 680 millions d’investissements : le budget du conseil régional Paca n’est pas négligeable, mais reste cependant inférieur à celui de nombreuses collectivités locales, comme le conseil général des Bouches-du-Rhône (2,2 milliards dont 550 millions d’investissements). Revue de détail des propositions pour faire fructifier ces fonds.

Favoriser les circuits courts et l’emploi local A gauche comme au centre (MoDem, Europe Ecologie, Alliance écologiste, Front de gauche), on mise sur les emplois de proximité et/ou l’économie verte et sociale, dont les activités sont directement liées au territoire, donc non délocalisables. Selon Europe Ecologie, l’économie verte (énergies renouvelables, économies d’énergie, agriculture raisonnée…) pourrait représenter 40 000 emplois en Paca. Pour encourager la consommation locale, le Front de gauche et le FN prônent eux la création d’un label Provence. La Ligue du Sud prône carrément une détaxe progressive sur les produits et les embauches, selon un critère de proximité géographique. L’Alliance écologiste indépendante mise sur la modification des droits de douane pour favoriser le retour en Paca des activités industrielles.

Faciliter la création d’emplois, empêcher leur destruction Avec 600 millions d’euros d’investissements, le PS se dit sûr de pouvoir financer « 10 000 emplois par an ». L’UMP prône de son côté un « plan de relance régional », avec la création de « Maisons de l’économie » dans chaque département, pour coordonner l’action des acteurs, et de développer avec eux un « plan de formation aux métiers de demain ». Le MoDem veut de son côté créer une « assurance nouvel emploi » pour rembourser les charges patronales à toute PME qui aurait embauché un salarié en CDI, en cas de résultats d’exploitation négatifs. Le FN propose de mettre en place un « viager économique » pour les PME, TPE, artisans et commerçants, cautionné par la région auprès des organismes prêteurs. Ainsi qu’une priorité aux PME régionales pour les marchés publics inférieurs à 20 000 €. Lutte ouvrière souhaite pour sa part imposer purement et simplement l’interdiction de tous les licenciements.

Développer un fonds d’investissements régional C’est l’idée post-crise. Six partis sur les dix en lice en Paca proposent, d’une manière ou d’une autre, que la région cofinance un fonds d’investissements. Le Front de gauche, suivi par le PS et l’UMP, suggère de l’ouvrir à des contributions de citoyens pour des placements dans des entreprises éthiques ou pour favoriser la reprise par les salariés de sociétés en difficulté. Europe Ecologie promet un barème : 1 € de fonds publics pour 1 € investi par les salariés. Pour le NPA, le fonds doit surtout venir en aide aux sites fermés ou démantelés, en parallèle avec un fonds de solidarité pour couvrir les pertes liées aux grèves.

Aider les salariés à se loger Dès les dernières municipales, les organisations patronales avaient mis en avant ce thème comme un enjeu crucial en Paca. Le NPA veut imposer une priorité de construction pour les logements sociaux, dans les plans de rénovation urbaine. L’UMP propose de créer un observatoire régional du logement « pour permettre aux décideurs d’y voir plus clair et répondre à la demande ».

Conditionner les subventions publiques Lutte ouvrière veut arrêter toutes subventions aux entreprises privées. Le NPA souhaite supprimer les aides aux entreprises qui licencient ou qui font des profits, pour les réaffecter au fonds régional d’investissement. Europe Ecologie souhaite concentrer les subventions sur les seules PME et TPE. Pour le FN, toute subvention, avance ou garantie de prêt fournie par la région doit être liée à une interdiction de délocaliser des emplois.S. H. et F. L.

Régionales & culture (2 articles)

Les régions paient toujours plus pour la culture

Le Monde – 10/03/2010

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Un seul slogan concernant la création aura été brandi pendant la campagne des élections régionales. « Culture en danger » : le mot d’ordre a rallié autant d’artistes que d’élus. Et il reste d’actualité à quelques jours du premier tour, dimanche 14 mars.

A première vue, le climat d’inquiétude est paradoxal : les budgets culturels des régions ne se sont jamais aussi bien portés. Entre 2004 et 2010, l’effort financier en faveur de la culture a augmenté de 11 % par an en moyenne, selon l’Association des régions de France (ARF). En Rhône-Alpes, l’enveloppe a doublé pendant la mandature (de 35 à 70 millions d’euros, soit 3 % du budget total de la région). Celle de la région Centre a grossi de 40 % (33,8 millions d’euros en 2009), contre 17 % en Pays de la Loire (50 millions d’euros), etc.

Sur les 10 milliards d’argent public consacrés à la culture, environ 3 milliards viennent de l’Etat, les 7 milliards restants provenant des collectivités locales, communes et grandes villes en tête (plus de 4 milliards d’euros), suivies par les départements (1,3 milliard) et les régions (1 milliard d’euros).

Ce milliard d’euros se répartit en deux postes : 643 millions inscrits sur la ligne budgétaire « culture », et près de 400 millions disséminés dans d’autres secteurs – aménagement du territoire, lycées, formation. « Les régions intègrent la culture au quotidien, de manière transversale », explique Hélène Breton, vice-présidente de la région Midi-Pyrénées et présidente de la commission culture de l’ARF.

Chaque région a ses priorités – cinéma, musique, etc. Elle est souvent cofinanceur, et non chargée de la totalité d’un projet, d’un théâtre ou d’un festival. Aussi, son rôle culturel n’est-il pas évident à cerner, à la différence d’une grosse ville, qui a souvent en gestion un musée des beaux-arts, par exemple. Les régions phares sont logiquement celles qui ont les plus gros budgets globaux : Ile-de-France, Rhône-Alpes ou Nord-Pas-de-Calais. A titre d’exemple, la première a alloué 147 millions d’euros au spectacle vivant, entre 2005 et 2009 (233 compagnies aidées). La deuxième développe un pôle de cinéma d’animation, La Cartoucherie, à Bourg-lès-Valence, en partenariat avec le département de l’Ardèche. La troisième est le principal financeur de la future antenne du Louvre à Lens, dans l’espoir de redonner du souffle au territoire. Lire la suite…