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Région : Michel Vauzelle dévoile son état-major

La Provence – 10/04/2010

Quatorze délégations ont été distribuées hier

Avec la culture, Patrick Mennucci dispose d'un balcon sur Marseille.

Avec la culture, Patrick Mennucci dispose d'un balcon sur Marseille. Ph.P.N.

Trois semaines après avoir été réélu à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le socialiste Michel Vauzelle a dévoilé, hier, les délégations qui incomberont à ses quatorzevice-présidents. Quatorze, en attendant le quinzième, Jean-Marc Coppola, ex-tête de liste Front de gauche qui devrait entrer dans l’hémicycle lors de la prochaine session, le 29 avril. Deux vice-présidences ont été promises à l’allié du PS et une seule pour l’heure est pourvue, celle de Nathalie Lefebvre, qui s’occupera des services publics.

Jean-Marc Coppola pourrait-il avoir la charge des lycées, pour l’heure non attribuée? L’autre partenaire, Europe écologie, dont le score électoral était plus important à l’issue du premier tour (10,9% contre 6,1% au Front de gauche), glane quatrevice-présidences et une délégation particulièrement sensible:les transports. C’est Jean-Yves Petit, élu Verts à Gémenos, qui hérite du poste.

« On souhaitait en priorité les transports. C’est là qu’on pourra mettre en application un certain nombre de nos propositions, explique-t-il. On avait conscience de la difficulté de la tâche, l’objectif numéro un étant que les gens reprennent confiance dans leurs TER. En termes de fiabilité et de régularité déjà. »Les écologistes seront en terrain moins mouvant avec le « Développement soutenable, énergie et climat » qui revient à Annick Delhaye ou la délégation « Santé et alimentation » proposée à Anne-Marie Hautant. Ils devront aussi se concentrer sur le logement, délégué à André Aschiéri. Pour le reste, Michel Vauzelle a récompensé ses fidèles socialistes.

À commencer par Patrick Mennucci, unique vice-président marseillais. À l’ex-directeur de campagne échoient la culture, le patrimoine culturel et le tourisme. « Tout ce qui fait l’attractivité de la région », remarque celui qui dispose d’un balcon politique sur la capitale européenne de la culture 2013 et d’une jolie vue sur Marseille. Les occasions de marquer le territoire vont se multiplier pour le maire de secteur. Le Niçois Patrick Allemand garde, lui, la première vice-présidence de la Région et est chargé des relations internationales.

Le Vauclusien Jean-Louis Joseph jonglera entre finances et agriculture. Le maire de Forcalquier Christophe Castaner qui s’occupait des programmes de campagne aura fort à faire avec l’emploi, le développement économique régional, l’enseignement supérieur et la recherche. Tout comme la Mentonnaise Pascale Gérard qui garde la formation professionnelle et l’apprentissage.

En ayant à se soucier de l’aménagement du territoire, l’Avignonnaise Cécile Helle reçoit, elle, un soutien important dans la perspective d’autres élections dans la cité des Papes. À noter encore, les délégations « Mer, pêche et littoral » offerte à Mireille Peirano, « Solidarité, prévention et sécurité, lutte contre les discriminations » à Gaëlle Lenfant et « Action régionale pour le massif alpin » à Joël Giraud (PRG) dont les compétences sont régulièrement saluées par Michel Vauzelle.

François TONNEAU

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Régionales : les cartes des résultats Paca décryptées

29 mars 2010 2 commentaires

La Provence – 29/03/2010

Après la mise en ligne par LaProvence.com de cartes expliquant le vote des élections régionales en Paca, Virginie Martin, politologue et professeur à l’école Euromed Management, analyse pour nous les résultats de ce scrutin

Le vote FN en PACA est multiple

Dans la région, le FN a réalisé un score de 22,87%. Infographie LP

Il existe un dénominateur commun dans les motivations du vote FN en PACA. C’est bien sûr le problème de l’immigration et de l’identité locale. Mais Virgine Martin veut distinguer deux types d’électeurs frontistes, selon les différents départements. D’abord, dans le Var et les Alpes Maritimes, ce sont des électeurs traditionnellement à droite, qui se sont extrêmisés, suite à la déception de la politique de Nicolas Sarkozy au niveau national : « Sarkozy n’a pas apporté de réponses assez fortes, et n’a pas pu appliquer nationalement la politique très à droite qu’il avait promis en 2007 » indique la politologue. Elle ajoute que « s’ils ont pu être séduits par le ministère de l’Identité nationale, l’ouverture à gauche, avec les entrées au gouvernement de personnalités comme Bernard Kouchner ou Fadela Amara, est quelque chose qu’ils ont eu du mal à digérer, (…) c’était un grand ecart impossible, et les électeurs ont donc basculé à l’extrême droite« . La formule de Jean-Marie Le Pen s’est donc avérée exacte et « les électeurs ont préféré l’originale à la copie« . Mais le très bon score du FN en Paca est aussi le fait d’électeurs moins marqués idéologiquement à droite. La désespérance sociale et économique explique aussi ce vote et, les villes avec de forts taux de chômage, autour de l’étang de Berre par exemple, ont massivement voté Le Pen. Ici on est passé d’un extrême à l’autre, et le passage du Parti communiste au Front national n’est pas quelque chose de rare. Ce sont des régions où l’abstention aussi a été très forte, et où le désespoir envers le monde politique est vivace.

Michel Vauzelle reforme la gauche plurielle

Sur l'ensemble de la région, le PS a recueilli 44,1% des suffrages.

Si après ses deux précédents mandats, Michel Vauzelle dispose d’un bilan correct, d’une assez bonne image et d’un réseau important, son large succès s’explique d’abord par l’alliance spontanée qu’il a su former. En effet l’électeur lambda n’a que très peu pris en compte ses résultats, les compétences du Conseil régional restant assez floues. C’est grâce au report presque intégral des voix du Front de gauche au second tour et à l’absence de calculs politiques trop visibles avec Europe écologie que Michel Vauzelle a pu forger sa victoire. « Le président sortant a profité d’un alignement quasi militaire du Front de gauche et a réussi à faire passer son alliance avec Europe écologie comme naturelle, il a formé une gauche plurielle renouvelée » constate Virginie Martin. Pour elle, Vauzelle a églement profité de « la fin du sarkozisme de gauche, interventionniste, les électeurs de gauche s’étant aperçu que Sarkozy appliquait en fait une politique de droite traditionnelle« .

Le jeu des vases communiquants peu favorable à l’UMP

Sur l'ensemble de la région, l'UMP a recueilli 33,02% des suffrages.

Dans ces conditions, Thierry Mariani a donc particulièrement souffert. Entre les déçus de la politique nationale de Nicolas Sarkozy et les bastions de l’UMP passés au Front national, l’élection semblait ingagnable. Là encore, les raisons semblent plus liées à la politique nationale qu’à un véritable faute du candidat Mariani. « L’ouverture à gauche a , je pense, était une erreur fondamentale, (…) le choix d’Eric Besson au ministère de l’identité nationale, par exemple, constitue une pirouette politique impossible et non comprise par l’électorat de l’UMP » note la politologue. Quant au thème de l’insécurité, il a été trop tardivement évoqué par la droite pour répondre aux inquiétudes de sa clientèle traditionnelle… d’autant que le terrain était déjà occupé par le FN. Le bilan catastrophique de Sarkozy sur ce point a donc coûté cher à l’UMP dans la région, les électeurs préférant se tourner vers Jean-Marie Le Pen.

Une abstention structurelle

La carte de l'abstention en Paca.

Même s’il y a eu un léger mieux lors du second tour, l’abstention lors de ces élections est l’un des grands enseignements à retenir. Si Virginie Martin en impute une bonne partie au manque de visibilité quand aux compétences des conseils régionaux et au fait que, cette fois, elles n’étaient pas couplées avec d’autres élections (cantonales par exemple), c’est  surtout une abstention structurelle, à laquelle on assiste depuis plus de vingt ans. « La forte participation aux présidentielles de 2007 n’était que la poudre aux yeux, largement explicable par la peopolisation des deux candidats et le cirque médiatique orchestré par des boites de communication spécialisées en consulting d’entreprise, (…) ce scrutin n’avait plus grand chose de politique » s’indigne-t-elle. « On est juste revenu à la normale » ajoute-t-elle « il y a une vraie crise de la représentation politique et les électeurs ont vraiment le sentiment que les hommes politiques ne peuvent plus agir pour les protéger contre le chomage, la mondialistions ou l’émergeance de nouveau pays industrialisés« . « Si on ajoute à ça les différentes affaires qui ont ébranlé le monde politique les 30 dernières années, on comprends mieux la véritable crise de confiance entre les citoyens et leurs élus ».

Pierre KOROBEINIK 

La Commission permanente de PACA

Nicerendezvous.com – 26/03/2010

vauzelle-president-pacaNICE PROVENCE CÔTE D’AZUR – À l’Assemblée plénière du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle élu Président à la majorité absolue des suffrages a prononcé son discours d’investiture, ceint d’une écharpe aux couleurs de la région. Il a fait la promesse de se battre contre la suppression des conseillers régionaux après avoir rappelé que c’était sans doute la dernière fois qu’un président de conseil régional ouvrait une mandature en raison de la réforme des collectivités territoriales que mène Nicolas Sarkozy.
Vauzelle a ponctué son discours d’un « Vive la région, vive la France, vive la République ! ».

Michel Vauzelle, Président sortant du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur a été réélu à la majorité absolue des suffrages, ce vendredi 26 mars 2010, à la présidence de l’Institution avec 72 voix recueillies par la liste « Notre Région rassemblée, solidaire et écologique » contre 30 voix recueillies par la liste « La France change, notre Région doit changer aussi » conduite par Thierry Mariani et 21 recueillies par la liste « Front National » conduite par Lydia Schenardi.
La Commission permanente a ensuite été constituée : outre le Président du Conseil régional Michel Vauzelle, elle comprend 62 membres dont 14 Vice-présidents. Les membres de cette instance ont ensuite été élus.

VW

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Liste « Notre Région rassemblée, solidaire et écologique »

Premier Vice-président
Patrick ALLEMAND

Deuxième Vice-président Annick DELHAYE

Troisième Vice-président Joël GIRAUD

Quatrième Vice-président Mireille PEIRANO

Cinquième Vice-président
Jean-Louis JOSEPH

Sixième Vice-président Pascale GÉRARD

Septième Vice-président André ASCHIERI

Huitième Vice-président Nathalie LEFEBVRE

Neuvième Vice-président Patrick MENNUCCI

Dixième Vice-président Cécile HELLE

Onzième Vice-président Christophe CASTANER

Douzième Vice-président Gaëlle LENFANT

Treizième Vice-président
Jean-Yves PETIT

Quatorzième Vice-président Anne-Marie HAUTANT

Premier membre
Ladislas POLSKI

Deuxième membre Christine NIVOU

Troisième membre Jean-Louis CANAL

Quatrième membre Christine MIRAUCHAUX

Cinquième membre Gérard FRISONI

Sixième membre Anne-Julie CLARY

Septième membre Mohamed RAFAÏ

Huitième membre Sophie DEGIOANNI

Neuvième membre Jocelyn ZEITOUN

Dixième membre Fatima ORSATELLI

Onzième membre Robert ALFONSI

Douzième membre Françoise FLOUPIN

Treizième membre Sébastien JIBRAYEL

Quatorzième membre Nadia BOULAINSEUR

Quinzième membre Pierre MEFFRE

Seizième membre Martine CARRIOL

Dix-septième membre Gérard PIEL

Dix-huitième membre Aïcha SIF

Dix-neuvième membre  Alain BOLLA

Vingtième membre  Laurence VICHNIEVSKY

Vingt et unième membre  Philippe CHESNEAU

Vingt-deuxième membre  Sophie CAMARD

Vingt-troisième membre Jacques OLIVIER

Liste « La France change, notre Région doit changer aussi »

Vingt-quatrième membre Eliane BAREILLE

Vingt-cinquième membre Thierry MARIANI

Vingt-sixième membre Chantal EYMEOUD

Vingt-septième membre Bernard DEFLESSELLES

Vingt-huitième membre Dominique ESTROSI-SASSONE

Vingt-neuvième membre Gaston FRANCO

Trentième membre Arlette FRUCTUS

Trente et unième membre Richard GALY

Trente-deuxième membre Mireille BENEDETTI

Trente-troisième membre Jean CHORRO

Trente-quatrième membre Isabelle BOURGEOIS

Trente-cinquième membre Yannick CHENEVARD

Trente-sixième membre Nadine CABITEN

Trente-septième membre Olivier Audibert-TROIN

Trente-huitième membre Bénédicte MARTIN

Liste « Front National ».

Trente-neuvième membre Stéphane RAVIER

Quarantième membre  Joëlle MELIN

Quarante et unième membre Stéphane DURBEC

Quarante deuxième membre Marie-ClaudeAUCOUTURIER

Quarante troisième membre Gérald GERIN

Quarante quatrième membre Valérie LAUPIES

Quarante cinquième membre Frédéric BOCCALETTI

Quarante sixième membre Lydia SCHENARDI

Quarante septième membre Hubert DE MESMAY

Quarante huitième membre Elisabeth PHILIPPE

PACA: Le Pen (FN) présidera la séance du nouveau conseil régional

Afp – 25/03/2010

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, le 23 mars 2010 à Nanterre

MARSEILLE — Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, élu dimanche conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, devait ouvrir vendredi, en temps que doyen de l’Assemblée, la séance chargée d’élire le président de la région, a-t-on appris auprès du conseil régional.

La tribune de cette assemblée plénière d’élection sera d’ailleurs 100% Front national puisque le leader du FN, âgé de 81 ans, sera assisté du benjamin de l’Assemblée, David Rachline, 23 ans, élu du parti d’extrême droite dans le Var.

M. Rachline, responsable du mouvement de jeunesse du FN en PACA, est à l’origine d’une affiche utilisée par son parti durant la campagne et dont la justice a ordonné le retrait le 12 mars, la jugeant offensante notamment à l’égard des musulmans et de la population algérienne.

Ces affiches, diffusées par le mouvement jeunesse du FN d’abord en PACA et sur son site internet puis visibles partout en France, représentaient une femme intégralement voilée à côté d’une carte de France recouverte du drapeau algérien et sur laquelle se dressaient des minarets en forme de missiles, avec en titre « non à l’islamisme ».

Lors de la réunion du conseil régional vendredi, M. Le Pen à l’intention de prononcer « un petit discours de 15 à 20 minutes », a indiqué jeudi son service de presse à l’AFP.

Les groupes de la majorité régionale (PS, EE, Front de Gauche) devaient se réunir jeudi pour décider de l’attitude à tenir durant ce discours.

« S’ils se lèvent et sortent, ce n’est pas grave. On a l’habitude », commentait-on au FN.

L’ancien résistant Raymond Aubrac, qui faisait partie du Comité de soutien de Michel Vauzelle (PS) durant la campagne, devrait être présent dans les tribunes du public, a-t-on appris de source proche de la majorité régionale.

En mai 2009, avant le scrutin européen, le Parlement européen avait modifié son règlement afin d’empêcher M. Le Pen de présider la session inaugurale en tant que doyen d’âge, au cas où il serait élu en France (ce qui a été le cas). Il avait adopté un amendement des socialistes et du PPE prévoyant que le session constitutive du Parlement serait dorénavant assurée par le président sortant ou un de ses vice-présidents.

M. Vauzelle devrait être réélu vendredi président de PACA. Dans la nouvelle assemblée, la gauche compte 72 sièges, l’UMP 30 et le FN 21.

Conseil régional : Europe Ecologie présente son groupe d’élus

La Provence – 25/03/2010

A la veille de l’assemblée plénière du Conseil régional, le groupe Europe Ecologie a présenté ce soir les 18 élus du mouvement qui siégeront désormais à la Région. Quatre vices-présidences ont été attribuées à Europe écologie dans la future assemblée. Laurence Vichnievsky, tête de liste pour ces élections, a demandé de garder une certaine « humilité » devant élus et militants, compte tenu du taux élevé d’abstention (47,73% en Paca).

Impressionnée par le score du FN, la nouvelle élue estime que « nous aurons beaucoup de travail dans cette mandature pour rester à l’écoute de ces électeurs ». « Une fois énoncée cette nuance, je me me réjouis bien sûr de notre résultat. 11%, c’est un beau score », a-t-elle précisé.

Conseil régional : Le Pen pour ouvrir, Vauzelle pour conclure

La Provence – 25/03/2010

Demain, la première séance du Conseil régional servira notamment à élire le président et les vice-présidents.

Demain, la première séance du Conseil régional servira notamment à élire le président et les vice-présidents. Photo F.P.

Même s’il n’en est pas le président, Jean-Marie Le Pen réserve « une surprise du chef » pour la séance du Conseil régional de demain. À 81 ans, le leader du Front national profitera de son statut de doyen pour prononcer le discours d’ouverture de la nouvelle mandature. Fort de ses 22,8% des voix, au second tour dimanche, et de ses 21 élus, deux de plus qu’en 2004, le FN compte jouer les trouble-fête dans l’hémicycle. Où les 101 autres conseillers régionaux resteront attentifs. « Le Pen est élu comme tout le monde », remarque Thierry Mariani.

Arrivé avec 33% des suffrages, comme Renaud Muselier en 2004, et 30 élus (un de moins à cause de la répartition à la plus forte moyenne) celui qui menait la campagne de l’UMP devrait prendre la présidence du groupe, succédant à Bernard Deflesselles qui a assuré cette fonction pendant dix ans.

À gauche, une réunion de la majorité prévue cet après-midi devrait permettre de voir plus clair. D’abord sur la conduite à tenir face à Jean-Marie Le Pen. « Sortir de la salle quand il prend la parole serait lui faire une publicité trop importante », résume Jacques Olivier, actuel président d’un groupe Verts qui désignera ses nouveaux co-présidents après la séance.

« Cela dépendra des vice-présidences et des présidences de commission. » Destinée à élire le président du Conseil régional pour les quatre ans à venir – Michel Vauzelle (PS) devant l’être dès le premier tour de scrutin – cette plénière permettra en effet de nommer les quinze vice-présidents.

Parmi les 72 conseillers régionaux de la majorité (contre 73 avant), le PS en compte 45 et aura 9 vice-présidents, Europe écologie 18 (4 vice-pdts) et le Front de gauche 9 (2 vice-pdts). Cela aura aussi pour conséquence une redistribution des cartes, le groupe écologiste pesant plus qu’en 2004, (12 membres).

Une minorité qui lui permettra de mettre la pression sur son allié, même si, assure Patrick Mennucci (PS), « on a un accord politique. On discutera et la majorité se fera. » Un Patrick Mennucci qui ne prendra pas la présidence de son groupe.

François TONNEAU

Analyses et réactions (suite : 15 articles)

 

Victoire responsable

La Marseillaise – 22/03/2010

C’est un Michel Vauzelle heureux qui a été accueilli au son de « Bandera Rossa », à sa permanence. Photo ML THOMAS

Permanence de Michel Vauzelle. La satisfaction est grande chez les militants présents. Mais c’est avec sérieux qu’ils appréhendent ce nouveau mandat, du fait de l’abstention et du FN.

C’est l’attente dans la permanence de Michel Vauzelle. L’ambiance est plus tendue que la semaine précédente. Qu’ont fait les abstentionnistes du premier tour ? Certes, la victoire est annoncée, attendue, mais, tant que le résultat n’est pas là, la messe n’est pas dite. Premier résultat annoncé, l’Alsace, la droite l’emporte largement. Moment de flottement dans l’assistance. Il sera bref, très vite, les tendances sont annoncées. Pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la victoire est nette et sans bavure, les applaudissements éclatent. La satisfaction est là. Mais, aussi, quasiment dans le même temps, le sérieux, le sens des responsabilités. L’importance du vote Front national et de l’abstention font dire, quasi unanimement, que l’heure est au travail du fait de la situation sociale. Elle est d’autant plus grave que la réforme des collectivités territoriales entraînerait la perte d’autonomie financière et la compétence générale ce qui aurait pour effet de ne plus pouvoir venir en aide aux associations. Tragique pour la société, pain béni pour le FN.

Alors, finalement, c’est peut-être Sébastien Barles, Europe écologie, qui résume le mieux le climat : « Trois mots qualifient mon état d’esprit : humilité, car 3/4 des citoyens se trompent de colère en se réfugiant dans l’abstention ou en faisant le choix de voter FN. Deuxièmement : félicitation pour cette victoire démocratique, écologique et sociale. Enfin, troisième mot : responsabilité. »
Pour Jean-Jacques, « ce soir, c’est encore 22% pour Le Pen et je continue à trembler. C’est aussi 44% pour Vauzelle et 50% d’abstention. Est-ce que cela signifie un ras-le-bol des politiciens ou cela signifie-t-il un renvoi dans les cordes du gouvernement ? »
Garo Hovsépian (PS) se réjouit « de la victoire de Michel Vauzelle ». Il s’inquiète de l’abstention et du score du FN, tout en notant : « Dans les 13/14, je remercie les électeurs qui, massivement, ont soutenu Michel Vauzelle. »
Jocelyn Zeitoun (majorité sortante) considère : « Au-delà de la victoire, annoncée par les sondages mais qui devait se concrétiser dans les urnes, je suis extrêmement inquiet devant le score du FN. Nous sommes là devant une élection qui interpelle. Nous avons gagné, c’est bien. Mais dans quel état est le pays ? Et la réforme des collectivités, la suppression de la clause de compétence générale risque d’aggraver la situation. » Avi Assouli ne dit pas autre chose : « Le FN continue de m’effrayer. Alors, il nous faut travailler pour le peuple, pour les valeurs humanistes. »

Même tonalité chez Myriam Lamare : « Il va falloir mettre cette victoire au service des citoyens. » Fatima Orsatelli, elle aussi nouvelle élue, ajoute : « Face au vote FN et à l’abstention, nous allons devoir encore plus faire et faire savoir. » Pierre Semeriva, Europe écologie, s’inquiète de voir le FN avoir progressé entre les deux tours. Alors que, pour Marie-Arlette Carlotti, « un vrai espoir naît à gauche. Attention, tout n’est pas arrivé, mais les bases sont là. Ceci dit, je ne suis pas dupe, l’abstention et le FN s’adressent au pouvoir, mais aussi, un peu, à nous ».
Christian Pellicani (PC) s’inquiète de l’abstention, du vote FN, il considère : « Cette élection risque d’être le chant du cygne si les mesures concernant les collectivités territoriales sont adoptées. »
Frédéric Rosmini (PS) se projette : « Avec la réforme du scrutin, au lieu de la victoire de la gauche nous aurions dès le premier tour, un grand chelem de la droite. Et la perte de la compétence générale serait une catastrophe pour le corps social. »

Michel Caire

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Le FN gâche le triplé de Vauzelle

Slate.fr – 22/03/2010

Avec 44,1% des voix au second tour, le président socialiste sortant entame un troisième mandat, marqué par un recul de la droite et un regain historique du Front national.

Sans surprise mais sans panache. Dimanche soir, Michel Vauzelle a largement devancé son challenger UMP Thierry Mariani (33,02%). Dans l’ambiance très tranquille de son QG marseillais, place du 4-septembre, il n’a pas versé dans le triomphalisme, laissant la ferveur au Stade-Vélodrome, où l’OM a battu Lyon. Dominateur à Marseille ou Avignon, Vauzelle ne pavoise pas. Pendant quatre ans, l’ancien Garde des sceaux de Mitterrand sait qu’il devra se coltiner un FN puissant, qui a confirmé sa très grande forme avec 22,87% des suffrages.

Un score socialiste moins élevé qu’en 2004

Sur les 123 sièges du conseil régional, l’Alliance de l’olivier (PS-Front de gauche-Europe écologie) en remporte 72, soit un de moins qu’en 2004, l’UMP reste stable avec 30 élus et le FN en comptera 21, contre 11 actuellement. Au terme d’une campagne centrée sur la «résistance» à la politique du président Sarkozy, Michel Vauzelle réalise toutefois un score moins élevé qu’en 2004 (45,17%), malgré le report de voix de ses alliés d’entre deux tours, le Front de gauche (6,1% des voix) et Europe Ecologie (10,9% des suffrages). Le total théorique lui assurait 42,83% des suffrages. Avec 44,1% des voix, Michel Vauzelle n’a toutefois pas conquis les abstentionnistes, malgré un sursaut de quatre points de la participation en Paca (52,21%).

Qu’importe. «C’est toute la France des régions qui a dit non à la politique de Sarkozy, non à la destruction des libertés publiques et de la sécurité, s’est félicité Michel Vauzelle. La Provence n’est pas la propriété de la droite, mais une région de gauche.» Ne lui parlez pas de contre-performance par rapport à 2004. «Si le Front national n’avait pas, à cause de la droite, fait un score aussi préoccupant, nous aurions obtenu une plus large majorité», affirme Michel Vauzelle, qui fera de l’emploi et du logement ses priorités. De son côté, Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Écologie au premier tour appelle à «l’humilité»: «L’essentiel a été préservé grâce à notre rassemblement, il faut rester humble devant un taux d’abstention trop fort et un taux pour le FN trop fort également», a commenté la magistrate, pour qui la région devra «être très attentive à ces gestes de désespérance».

Le Pen guest star du conseil régional

Ironie du sort, vendredi, c’est le leader frontiste Jean-Marie Le Pen, élu le plus âgé (81 ans), qui conduira la séance d’investiture comme le veut la tradition. Et si Vauzelle rempile, le Front national est bien le vrai gagnant de ces élections régionales. Son score du premier tour (20,3%) avait étonné. Celui du second (22,8%), supérieur aux 21% obtenus en 2004 par Guy Macary, interroge alors que le parti avait été donné moribond après la présidentielle. Le probable report des voix issues de la Ligue du sud de Jacques Bompard (2, 69% au premier tour), n’explique pas tout. Jean-Marie Le Pen y voit «l’effondrement du sarkozysme».

Il est flagrant en Paca. «J’ai perdu et je l’assume», expliquait dimanche soir très tard Thierry Mariani, qui a mis un temps fou à commenter publiquement sa défaite. Nommé en urgence après le retrait du maire de Toulon Hubert Falco, le député UMP du Vaucluse, qui a fait campagne notamment sur la sécurité, n’aura pas réussi à mordre sur les terres du Front national, ni à convaincre un électorat de droite déboussolé. «Sur les marchés, les gens s’interrogeaient sur l’ouverture. Peut-être fallait-il expliquer les réformes qui se sont succédées depuis deux ans et demi», concède Thierry Mariani, pour qui «le contexte national fait que la France n’était pas prête à entendre» un message de mobilisation. Arrivé en tête au premier tour avec 26,6% de voix, il réalise le même score que le député Renaud Muselier en 2004, soit 33,8% des voix. Il se console en faisant les comptes. «Le PS baisse, le FN monte et nous, on reste stable.»

Estrosi battu dans son fief

Renaud Muselier voit dans le fort score du FN la marque d’une «exaspération» de l’électorat de droite: «Les gens se posent de vraies questions sur l’avenir du pays. Il y a un doute sur notre lisibilité. Nous sommes à mi-mandat. Il nous reste deux ans pour agir.» Reste que certains résultats sonnent comme une alerte. A Nice (Alpes-Maritimes), fief du ministre de l’Industrie Christian Estrosi, la gauche dame le pion à l’UMP avec 39,12% des voix contre 36,32% pour le parti présidentiel. «Ces mauvais résultats pour la majorité présidentielle appellent tous ses responsables et ses élus à de nouvelles initiatives en faveur des priorités réaffirmées par les Français, l’emploi et la sécurité notamment», estime le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Bref, une vraie remise en question.

Armelle Muraour

Photo: Jean-Marie Le Pen embrassé par sa petite fille Marion (à dr.) et une fan, le 21 mars 2010 à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

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