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« Sarkozy, plus on lui crache à la figure, plus il aime ça »

 

Remaniement : Thierry Mariani tacle Nicolas Sarkozy

La Provence – 24/03/2010

« On a l’impression que plus on lui crache à la figure, plus il aime ça! »... Rapporté par Libération, ce commentaire est signé Thierry Mariani et vise Nicolas Sarkozy, à propos du remaniement ministériel qui a vu entrer au gouvernement plusieurs personnalités de droite jusque-là très critique envers le président de la République comme François Baroin.

Le Canard enchaîné a une autre version de la charge de Thierry Mariani, encore plus saignante : « J’ai un gros défaut. J’ai toujours soutenu le Président. Il m’avait promis un secrétariat d’Etat à l’Intérieur ou aux Affaires Etrangères. Résultat : c’est Tron, qui lui a craché à la gueule, qui devient ministre. Plus tu lui craches à la gueule, plus il t’aime ! Je m’aperçois que, comme beaucoup d’autres, Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire ».

Tête de liste UMP pour les régionales en Paca, le député du Vaucluse est considéré comme un sarkozyste historique. C’est d’ailleurs le président de la République qui l’a désigné après la défection d’Hubert Falco. Durant la campagne, Thierry Mariani ne s’est jamais démarqué de Nicolas Sarkozy, alors que tout indiquait que cela compromettait lourdement ses chances de gagner l’élection.

F.G. 

 

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Mariani dans Libé ce matin « Sarkozy, plus on lui crache à la figure, plus il aime ça »

marsinfos – 24/03/2010

Il l’a super mauvaise Thierry Mariani contre Sarkozy. Il a de quoi. On s’en souvient c’est à Hubert Falco, maire de Toulon et Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants à qui Nicolas Sarkozy avait d’abord demandé de s’engager pour les régionales en Paca.  Falco en fin politique avait eu le nez creux et s’était bien courageusement défilé, entrainant la fureur de Sarko  » je saurai m’en souvenir, Falco s’est planqué » avait -il déclaré à l’époque, selon le Canard Enchainé.

(…)

Même si Mariani n’est pas un bleu en politique, et qu’il connait bien son Sarko, ça lui a fait mal, et du coup il s’est lâché le Thierry, il aurait déclaré hier selon Libération  » Sarkozy, on a l’impression que plus on lui crache à la figure, plus il aime ça ». Le Canard Enchainé de ce matin confirme  » J’ai un gros défaut. J’ai toujours soutenu le Président. Il m’avait promis un secrétariat d’Etat à l’Intérieur ou aux Affaires Etrangères. Résultat : c’est Tron, qui lui a craché à la gueule qui devient Ministre. Plus tu lui craches à la gueule, plus il t’aime ! Je m’aperçois que, comme beaucoup d’autres Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire ». Et Sarko ferait bien de se méfier, car comme disait Blier dans les Tontons Flingueurs  » les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

Pierre BOUCAUD

Lire l’article en entier sur le site de marsinfos

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(a little bit more in english …)

French press review 24 March 2010

Rfi – 24/03/2010

Even masochism turns up in Libération. UMP member Thierry Mariani says of Sarkozy’s propensity to promote people who have criticised him, that one gets the impression that the more the president gets spat on, the more he likes it.

By Molly Guinness

Régionales Paca : les cinq fautes de l’UMP

La Provence – 23/03/2010

Désigné après la défection d'Hubert Falco, Thierry Mariani a eu du mal à mettre la machine UMP en marche. Photo Cyril Sollier

La région Paca faisait partie des objectifs de conquête de l’UMP. Raté, Michel Vauzelle est réélu et Jean-Marie Le Pen revient en force… Si cet échec s’explique par le contexte national, plusieurs fautes locales rendaient la mission quasiment impossible pour Thierry Mariani.

1/ Hubert Falco, désigné avant l’heure

Pour tout le monde, c’était lui le candidat. Durant des mois, le maire UMP de Toulon a été présenté comme le meilleur champion pour battre Michel Vauzelle. Nicolas Sarkozy lui-même est allé jusqu’à l’adouber publiquement lors d’une visite en Provence. Problème, Hubert Toulon n’avait pas dit oui. Et lorsqu’il a fini par accepter, les conditions posées par l’Elysée l’ont poussé à jeter l’éponge. Une défection catastrophique à moins de six mois de l’élection, alors que Michel Vauzelle et Jean-Marie Le Pen battaient déjà la campagne.

2/ Thierry Mariani, volontaire malgré lui

Sans répéter tout le feuilleton que le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a pour le moins compliqué, il est clair que le processus qui a mené à la désignation du député UMP du Vaucluse a laissé des traces chez les élus et les militants. D’autant qu’il était évident pour beaucoup que Thierry Mariani avait aussi peu envie de se lancer dans la bataille qu’il était convaincu de partir à la défaite. Pas très motivant… Autre handicap, choisir un élu venu du nord-Vaucluse plutôt que des Bouches-du-Rhône en général et de Marseille en particulier, là où l’élection se gagne ou se perd. Un point qui a été longuement évoqué en fin de semaine dernière lors d’une réunion qui rassemblait les principaux élus de la cité phocéenne…

3/ Le casse-tête des listes

Qu’elles auront été longues à constituer, ces listes… « Pendant deux mois, on a parlé que de ça », déplore un membre de l’équipe Mariani. Pour un résultat jugé plutôt décevant : peu d’élus implantés dans les territoires, du communautarisme à deux vitesses (pas de représentant des Arméniens…), d’incessantes bagarres avec les alliés du Nouveau centre et du CNPT (qui a fini par se retirer) qui s’estimaient mal traités, des UMP qui se jugeaient négligés comme dans les Hautes-Alpes…

4/ Où sont les « barons » de l’UMP ?

Certains ont fait le job, d’autres beaucoup moins… Voulaient-ils éviter de porter le poids de la défaite ? Toujours est-il que nombre de « barons » de l’UMP ont été étrangement absents durant la campagne, si ce n’est lors de la venue d’un ministre. D’autres se sont trompés d’élection, profitant pour afficher en vue des législatives, comme Dominique Tian à Marseille dont la circonscription a été récemment redécoupée. Il faut dire aussi que des erreurs diplomatiques ont été commises : par exemple, des visites de terrain ont été parfois organisées par l’équipe Mariani sans que soit avisé l’élu du cru.

5/ La stratégie des affaires ? Pschiiiiittttt !

Attaque principale contre Michel Vauzelle, l’enquête actuellement en cours sur des subventions versées à des associations bidons et qui auraient servi à pratiquer du clientélisme électoral à Marseille. Problème, si cet argument tenait lieu d’axe de campagne, il a été employé de manière détournée, quasi-subliminale. Si Thierry Mariani n’a eu de cesse de parler d’argent, il n’a pas porté ses coups franchement. En fait, il préparait le terrain, attendant un tacle judiciaire… qui n’est jamais venu. Un argument d’autant moins efficace qu’en fin de campagne, l’affaire Beausoleil sur la Côte d’Azur et la garde à vue du maire de Tarascon (qui a été précipitamment retiré des listes) ont coupé le sifflet à l’UMP.

Fred Guilledoux

UMP Paca: votez Estrosi! votez Falco!

« Voter pour Thierry Mariani c’est voter pour Christian Estrosi »

Nice matin – 19/03/2010 

  

Gaston Franco, la co-tête de liste UMP-majorité présidentielle dans les Alpes-Maritimes avec Dominique Estrosi-Sassone a cité Jean Ferrat hier à l’occasion d’une réunion publique à l’hôtel Plaza à Nice. 

C’est bien la seule fois de toute la soirée qu’un hommage a été rendu à une personnalité de gauche. Le reste du temps, Michel Vauzelle et ses nouveaux partenaires d’Europe-Ecologie et du Front de gauche, dont les listes ont fusionné pour le 2nd tour, ont passé un sale quart d’heure – et même plus – en présence d’un public nombreux et enthousiaste.Le député Eric Ciotti, président du conseil général, a parlé de « combinazione » à propos d’une fusion qui, ainsi que l’a souligné, Christian Estrosi a donné lieu à des transferts de candidats entre départements. « Ils ont organisé une transhumance électorale » brocardait Eric Ciotti. « Le président élu ne sera qu’un président otage qui devra subir au quotidien le chantage des plus extrémistes de sa liste » ajoutait Christian Estrosi.Mais Michel Vauzelle n’est pas encore reconduit et la droite azuréenne compte bien se battre jusqu’au bout pour inverser la tendance. Eric Ciotti a sorti sa calculette : « Il nous faut convaincre 5 % des électeurs inscrits, s’ils votaient pour notre liste dimanche nous gagnerions la Région. »

« Voter FN c’est voter pour la gauche »

Ces électeurs, la droite espère les trouver chez les abstentionnistes du 1er tour. Mais aussi chez ceux qui ont fait le choix de Jean-Marie Le Pen dimanche dernier : « Voter FN au 2nd tour c’est voter pour la gauche » a insisté Dominique Estrosi-Sassone. S’adressant à ceux « qui ont eu un mouvement d’humeur et qui se désespèrent qu’on n’ait pas totalement gagné la guerre » contre l’insécurité, Christian Estrosi a énuméré les mesures tant nationales que locales prises ces dernières années se félicitant de leurs premiers résultats, la baisse de la délinquance.Il annonçait également plusieurs décisions fortes à Nice parmi lesquelles la reconduction de l’arrêté sur le couvre-feu des mineurs et la signature, intervenue la veille, d’un arrêté municipal prévoyant la fermeture à partir de 23 h des épiceries de nuit et des établissements de vente à emporter (lire les détails dans nos éditions de Nice). Le député Nouveau Centre Rudy Salles lorgnait « les brebis égarées » qui ont voté pour le MoDem : « Je leur dis, à ces électeurs du centre, que leur place est à nos côtés sur la seule liste qui compte des centristes. »Et puis s’il fallait un ultime argument, en présence de la quasi-totalité des parlementaires de droite et de très nombreux élus, Christian Estrosi martelait : « Voter pour cette liste c’est voter pour chacun de ces maires, pour chacun de ces conseillers généraux, voter pour la liste de Thierry Mariani, c’est voter pour Christian Estrosi ! »

Eric Neri. 

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L’UMP chasse les abstentionnistes sans tabou

Le Buzz des Régionales – 18/03/2010 

La chasse aux abstentionnistes se poursuit au pas de charge en PACA et l’UMP n’est pas la dernière à traquer, de ville en ville, les électeurs fantômes. Pour les faire sortir du bois, la méthode est souvent la même : la formule choc, la phrase qui fait mouche, celle qui vous fera enfin comprendre que maintenant, les élections régionales, c’est du sérieux. Même le manque de notoriété de Thierry Mariani n’est plus un tabou. On en parle ouvertement. Pour rassurer l’électeur qui doute.Mercredi soir, Christian Estrosi, lui-même, n’y est pas allé par quatre chemins en déclarant :  « Voter pour Thierry Mariani, c’est voter pour Christian Estrosi« . Fallait le dire. Plus discret mais tout aussi convaincu de son pouvoir fédérateur : Hubert Falco. Le maire de Toulon fait campagne, depuis plusieurs semaines, presque exclusivement sur son nom et son image. Ses affiches où il pose en gros plan appellent clairement à voter Hubert Falco et, en bas à droite, dans un caractère plus modeste, on rappelle que la tête de liste UMP est  bien Thierry Mariani. La méthode a très bien fonctionné si on en juge par les résultats obtenus par Hubert Falco au 1er tour. .

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Decryptage des trois finalistes de la région PACA par le coach de Xavier Darcos

Var matin – 19/03/2010

 

Photo : Frantz Chavaroche

Jean-Luc Mano, conseil de Xavier Darcos et Michèle Alliot-Marie, dresse le portrait des candidats à la Région PACA. Une dissection médiatique sans complaisance

Jean-Luc Mano (ci-contre) a le regard qui perce l’armure électorale. Sa mission, puisqu’il l’a acceptée, pour Nice-Matin : décrypter le champ de communication des trois candidats en lice pour le second tour des Régionales en PACA : Michel Vauzelle, Thierry Mariani et Jean-Marie Le Pen.
Ancien journaliste, ancien patron de chaîne, il fut l’homme qui organisa le fameux, voire le mythique débat Tapie-Le Pen. A 54 ans, Jean-Luc Mano coache désormais Xavier Darcos, le ministre du Travail et des Affaires sociales du gouvernement Fillon. Avec sa double expertise, Jean Luc Mano décrypte donc pour nous la campagne électorale en PACA qui, selon lui, fut atone : « Faute d’avoir trouvé son style, elle n’a fait émerger rien de singulier, nonobstant la présence d’un Jean-Marie Le Pen qui n’a plus le pouvoir de la dynamiser. La raison : sans doute le fait qu’elle débuta comme elle finira avec l’idée que, quoiqu’il arrive, Michel Vauzelle ne sera pas en difficulté. »
Vauzelle « plus transfuge de l’UDF que trotkiste« 

« Vauzelle, c’est du classique. L’homme du ni-ni. Une posture très Mitterandienne qui est tout en prudence dans le programme comme dans la démarche. Il est presque anachronique. Souvent, les partis politiques adoubent des candidats qui ressemblent à la région qu’ils sont censés labourer. Là, c’est le contraire. On n’attend pas Michel Vauzelle sur les bords de la Méditerranée, plutôt dans une station chic de l’ouest de la France. A La Baule plus que dans les ruelles du Panier à Marseille. Il n’a pas une grande faconde, il ne respire pas la Provence profonde. Vous le savez mieux que moi, les Méditerranéens aiment quand ils montent à Paris jouer de leur particularisme. Mais leur renvoie-t-on l’injuste image d’Epinal du « mec du sud qui glande, plus souvent à la plage qu’au boulot » et là il s’empresse de rappeler qu’il est comme tout le monde. Et bien, si Vauzelle a un atout, c’est donner l’image de cette respectabilité-là.  Au fond, c’est un grand bourgeois timide, forcément, qui n’aime pas s’exposer. C’est sa nature. Et c’est devenu sa culture. Et sur le terrain électoral, elle lui procure une formidable légitimité. Il ressemble plus à un transfuge de l’UDF qu’à un trotskiste échevelé. Il se pose sans aspérité, lisse donc difficile « à choper » sur l’être comme sur le paraître. Et au bout du compte, il en devient rassurant, susceptible de rallier les suffrages d’un centre droit qui ne veut pas avoir peur de voter. »

Mariani, « l’homme qui n’a pas trouvé son style« 

 
« Ce qui me frappe beaucoup, c’est qu’en dépit d’une campagne très active, Thierry Mariani n’a pas su trouver son style. Le qualificatif qui vient à l’esprit, c’est « indéfinissable ». On a débuté la campagne sur un point d’interrogation, on la finira sur des points de suspension. A priori, il est le challenger, mais sa place est prise par Le Pen qui se pose dans la posture de l’opposant à tout. Posture assez facile puisque le FN n’a pas l’ambition de gagner, encore moins de gouverner. Le Pen occupe du coup tout l’espace d’opposition à Vauzelle pendant que Mariani est dans un rôle d’opposant trop propre sur lui – ce qui ne saurait constituer un reproche – qui refuse le combat de boue. De fait, Thierry Mariani est cantonné dans un rôle de candidat intermédiaire.  Le fait qu’il ne soit pas le candidat naturel de la droite a t-il joué ? Sans l’ombre d’un doute. Mariani a souffert de l’image de Christian Estrosi qui, selon moi, était le vrai candidat naturel de la droite en PACA. Il ne s’est pas libéré de cette image tutélaire alors pourtant que les ténors de l’UMP se sont mis sans rechigner à son service : Gaudin comme Estrosi ont mouillé le maillot pour lui. A sa décharge, il y a le contexte national : si le terrain est miné, on peut toujours aligner une Rolls au départ d’une course de 2 CV, on n’est pas sûr de gagner. La morale de l’histoire : elle n’est sans doute pas très juste. Mariani est un homme qui gagne à être connu. Mieux, il le mérite. »

Le « devient un politicien« 

« Il s’est assagi. C’est manifeste. Il n’a pas mis le turbo. Il s’est contenté de rouler en s’appuyant sur les lettres de « noblesse » des horreurs qu’il a raconté par le passé. Le Pen n’était pas là en attaque. Il était là en préservation de son électorat volage. Pendant cette campagne, sa posture de communication politique fut simple… comme s’il pensait que les régionales étaient une élection qui se jouait sur un seul tour. Il dégomme tout le monde, s’oppose à tout. Il en devient encombrant pour Thierry Mariani parce qu’il reste un formidable candidat d’opposition, d’autant plus redoutable qu’il n’entend pas, pas plus aujourd’hui qu’hier, accéder aux responsabilités exécutives. « Ne lui en déplaise, il ne parvient cependant plus à provoquer l’indignation dont il a pourtant fait si longtemps commerce. Sur le fond, est-ce une bonne chose ou pas pour la République ? Ceci est une autre affaire. Mais le fait est que nul, par exemple, n’a plus peur de venir débattre avec lui. Il y a quinze ans, je n’avais trouvé que Bernard Tapie pour s’y essayer. A part quelques petits instants de rupture convenue aujourd’hui, il ne suscite plus ni la rage, ni l’indignation dans les rangs de ses opposants… Et à l’arrivée, malgré lui, il devient un peu ce Monsieur Jourdain de la démocratie qui fait le « politicien » sans le savoir. Le fait que sa candidature demeure le réceptacle de l’exaspération d’une partie de l’électoral ne change rien à ce constat. »

L’UMP décroche son téléphone pour séduire les électeurs

Le Figaro – 18/03/2010

Christian Estrosi a prêté sa voix pour personnaliser le démarchage téléphonique en Provence-Alpes Côte d'Azur.

Christian Estrosi a prêté sa voix pour personnaliser le démarchage téléphonique en Provence-Alpes Côte d’Azur. Crédits photo : AFP

Dans la dernière ligne droite avant le second tour, le parti majoritaire n’hésite pas à mobiliser les abstentionnistes en les appelant directement à leur domicile. Une technique jugée efficace et peu coûteuse, mais qui ne plaît pas à la Cnil.

«Bonjour, c’est Thierry Mariani ! Si vous voulez écouter mon message, tapez 1 !» Voilà en substance ce qu’ont pu entendre un million d’habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur en décrochant leur téléphone cette semaine. A l’autre bout du fil, la tête de liste UMP pour les régionales n’est pas là. L’interlocuteur est en réalité un automate qui diffuse un message préenregistré d’une minute, pour lequel le député a prêté sa voix. Et à chaque département sa voix : à Nice, c’est celle de Christian Estrosi qui retentit. A Toulon, celle d’Hubert Falco. Quatre autres têtes de listes UMP ont opté pour cette technique de démarchage téléphonique : Valérie Pécresse en Ile-de-France, Bruno Le Maire en Haute-Normandie, Christophe Béchu dans les Pays de la Loire et Jean-Luc Warsmann en Champagne-Ardennes. Dans les autres partis, seul Jean Lassalle, tête de liste MoDem en Aquitaine, a eu recours à cette technique.

L’objectif est clair : mobiliser les abstentionnistes. Dans tous les messages, les candidats rappellent les grands points de leur programme et appellent les électeurs à se rendre aux urnes. «On veut donner aux gens l’envie d’adhérer aux idées de notre candidat», explique Jean-Claude Wetzler, qui gère la campagne de Bruno Le Maire. Il précise que l’expérience est «plutôt bien ressentie par les personnes ciblées», tout en avouant que «certaines le prennent moins bien».

Moins cher que les tracts

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), elle aussi, reste très sceptique sur le recours à la prospection par téléphone. Elle déconseille clairement aux partis politiques d’utiliser cette technique jugée «particulièrement intrusive». Pour indisposer au minimum les personnes démarchées, certaines règles ont donc été imposées. L’automate n’appelle que les numéros fixes de la circonscription disponibles sur l’annuaire. Et en dehors des heures de repas. Les personnes sur liste rouge ayant fait part de leur refus d’être importunées par des opérations de publicité ne sont pas sollicitées. Enfin, aucun appel n’est réalisé la veille du scrutin.

Du côté des équipes de campagne de l’UMP, on assure ne pas vouloir déranger les personnes sollicitées : «C’est pour ça qu’elles ont toujours le choix entre écouter le message ou pas», explique Alexandre Serina, directeur de campagne de Thierry Mariani. Mais l’exigence d’efficacité et de rentabilité reste présente. Les statistiques transmises par la société sous-traitée chargée d’exécuter les appels sont ainsi épluchées de très près. «Avant le premier tour, par exemple, 15 à 25% des personnes démarchées ont écouté le message de Thierry Mariani jusqu’au bout. Au dessus de 10%, c’est un bon score». La technique de mobilisation semble donc marcher. Mieux, elle permet à l’UMP de réaliser des économies : «C’est bien moins cher que faire imprimer un tract et le glisser dans les boîtes aux lettres», avoue Thierry Serina, qui précise que le budget de l’opération est prélevé sur les fonds de campagne.

Efficace et pas cher, donc. A tel point que la méthode, importée des Etats-Unis, semble de plus en plus privilégiée par l’UMP. «Les premières expériences de ce type ont eu lieu lors des législatives de 2007», explique le directeur des opérations du leader français des démarchages téléphoniques, qui a travaillé avec l’UMP pour les régionales. «Le mouvement s’est amplifié avec les européennes. Pour les régionales, ça n’arrête pas : on en est déjà à 4 ou 5 millions d’appels». Soit près de 10% de la population française.

Jim Jarrassé

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Cliquez ici pour écouter (ou réécouter) le message téléphonique de Thierry Mariani

Xavier Bertrand : « L’accord PS-Verts est un faux accord »

La Provence – 19/03/2010

Xavier Bertrand, nº1 de l'UMP est en Vaucluse.

Xavier Bertrand, nº1 de l'UMP est en Vaucluse. - BEP

Après Jean-Louis Borloo hier, Christian Estrosi, Hervé Morin et Hubert Falco avant-hier, c’est au tour de François Fillon à Marseille et de Xavier Bertrand, patron UMP, dans le Vaucluse, de soutenir les listes de la majorité présidentielle.

– Il semble que la fronde monte à l’UMP après les mauvais résultats du 1er tour ?
Xavier Bertrand :
C’est la mobilisation des abstentionnistes qui doit monter. La seule chose que je veux indiquer, c’est que l’on tire les enseignements d’un scrutin, à l’issue de ce scrutin. Ce n’est pas à la fin de la première mi-temps que l’on fait le commentaire sur le match.

– Quel message pour les abstentionnistes qui ne croient plus aux promesses présidentielles ?
X. B. :
Le coeur de notre électorat nous est fidèle, faute de quoi nous ne serions pas aujourd’hui en tête dans dix régions. Et il y a des réserves de voix à droite et au centre. La région, cela ne parle pas suffisamment aux Français, voilà pourquoi la réforme des collectivités locales va donner de la lisibilité à notre système. Moi je dis aux Français, la sortie de crise se joue aussi dans votre région.

– Comment l’UMP en Paca peut-elle s’en sortir dans cette triangulaire avec le FN ?
X. B. : Par une mobilisation supplémentaire. Personne n’est propriétaire de ses voix au second tour. Il faut que nous ayons encore davantage de mobilisation. Un électeur d’Europe Écologie n’est pas condamné à voter avec la gauche et l’extrême gauche au deuxième tour. Il est libre de son choix. Et nous avons 60% des électeurs d’Europe Écologie qui disent ne pas vouloir d’accords d’états major. Enfin, un électeur qui voterait FN laissera la région au Parti socialiste.

– Socialistes et écologistes ont trouvé un accord, notamment sur le projet Iter, ce qui n’était pas si évident ?
X. B. :
Les petits arrangements annoncés signifient que sur le projet Iter, ils n’iront pas plus loin que ce qui a été prévu. Or il faut faire le maximum pour conforter Iter. Nous nous sommes tous battus pour avoir ce projet qui est une chance pour la région et pour l’emploi. Il faut continuer à accompagner ce projet. Aujourd’hui, l’accord entre socialistes et Verts est un faux accord.

– Est-ce que la Corse est perdue pour la droite ?
X. B. : Il faut là aussi de la mobilisation en plus. Disons-le très clairement.. un+un+un+un à gauche, cela ne fait pas quatre ! Il y a tellement de rancoeurs … La visite de Nicolas Sarkozy et ses appels du pied à Paul Giaccobi n’ont-ils pas brouillé les cartes ? La liste de la majorité, la liste de l’UMP, c’est clairement celle de Camille de Rocca-Serra. Il n’y a aucune incertitude là-dessus.

– Votre position à l’égard des nationalistes, portés désormais par un électeur sur trois ?
X. B. : L’élection en Corse se jouera entre la gauche et la droite et le centre. Il n’en est pas autrement.

Propos recueillis par Philippe Minard (GHM)

Thierry Mariani (5 articles)

Régionales-PACA: « Tout a fait gagnable » (UMP)

Europe 1 – 15/06/2010

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Le tête de liste UMP en région PACA, Thierry Mariani a estimé lundi à Marseille, que ce scrutin était  » tout à fait gagnable » et s’est dit « décidé à jouer [sa] chance jusqu’au bout« . Thierry Mariani s’est dit également confiant par les réserves de voix  » extrêmement importantes » selon lui. Christian Estrosi, le maire de Nice et ministre de l’Industrie, présent sur place, a également évoqué « une complicité forte depuis François Mitterrand, entre la gauche et le Front national« . Dans cette région, l’UMP est arrivé en tête du premier tour devant le président socialiste sortant, Michel Vauzelle.

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Paca: Mariani (UMP) croit en la victoire

Le Figaro/Afp – 15/03/2010

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La tête de liste UMP en région Paca, Thierry Mariani, arrivé en tête à l’issue du premier tour des élections régionales avec 26,60% des voix, a estimé aujourd’hui à Marseille que ce scrutin était « tout à fait gagnable » et s’est dit « décidé à jouer [sa] chance jusqu’au bout ».

« Ce matin, une nouvelle élection a commencé. Pour nous, elle est tout à fait jouable et tout à fait gagnable. On est décidé à jouer notre chance jusqu’au bout », a déclaré Thierry Mariani, entouré à son QG de campagne de Christian Estrosi, maire de Nice et ministre de l’Industrie, Hervé Morin, ministre de la Défense, et Hubert Falco, maire de Toulon, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants.

Thierry Mariani s’est dit « sincèrement convaincu que nos réserves (de voix, ndlr) sont extrêmement importantes ». A ce propos, Christian Estrosi a dit n’avoir « aucun doute sur le fait qu’un grand nombre de nos électeurs se trouvent parmi les abstentionnistes ». Concernant le vote FN, Thierry Mariani a affirmé que « peut-être, avec la crise, les choses n’étaient pas aussi simples et n’allaient pas aussi vite qu’ils [les électeurs, ndlr] le souhaitaient ». Lire la suite…

Régionales Paca 2010 : analyses et réactions VAR (5 articles)

Var : le scrutin en quatre points

Var matin – 15/03/2010

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Sur un fond d’abstention record pour des régionales, la droite varoise s’offre l’un des meilleurs scores nationaux. Le FN signe son retour et talonne le PS

Comment les Varois ont-ils voté ? Les quatre points forts du scrutin

1/ Abstention : record absolu
Avec un taux de participation de 45 %, les abstentionnistes ont gagné le 1er tour. On peut même d’ores et déjà parler de record. En 2004, lors des dernières régionales, près de 60 % des Varois s’étaient déplacés pour voter au 1er tour. Pour la journée d’hier, il faut tout simplement inverser l’info : presque six électeurs varois sur dix n’ont pas voté. À rapprocher du piètre résultat des dernières européennes, traditionnellement peu mobilisatrices, où le taux de participation avait «culminé» à 38,13 %. De quoi se poser des questions.

2/ Hubert Falco : la tête haute
C’était l’une des questions brûlantes : les Varois feraient-ils « payer » à Hubert Falco son appartenance au gouvernement ? Pour la première fois depuis les régionales de 1998, la liste de la droite, conduite par le maire de Toulon, devance, dans le Var, celle de la gauche. En 2004, au 1er tour, Renaud Muselier n’avait pas dépassé les 28,49 % derrière Michel Vauzelle à 30,14 %. Face à la débâcle de la droite en France et en Paca, Hubert Falco, avec 33 % des suffrages dans le Var (36,75 % à Toulon), sauve largement les meubles. En faisant 13 points de plus que Thierry Mariani en Paca et en se plaçant 10 points au-dessus de la moyenne nationale.

3/ Front national, le retour
C’est l’une des surprises du scrutin. Les électeurs du FN signent, eux, leur grand retour et semblent sanctionner la droite de Nicolas Sarkozy. Jean-Marie Le Pen ne s’était finalement pas trompé en prédisant que, se sentant trahis par la politique présidentielle, les sympathisants du FN reviendraient à leurs premières amours. 10,65 % de suffrages l’an dernier aux européennes, 21 % hier. Près, bien près, du score des socialistes. On se rapproche des 24 % obtenus en 2004 au 1er tour par le candidat FN. Et il ne faut pas trop compter sur ces électeurs pour revenir dans le giron de la droite classique au second tour.

4/ Gauche : poussée confirmée
À première vue, Michel Vauzelle seul fait moins bien dans le Var qu’au 1er tour de 2004, où il avait engrangé 30,14 % des voix. Mais en ajoutant les scores de ses futurs alliés déclarés – Europe écologie et Front de gauche –, le président sortant devrait passer en tête au second tour. Hier, les forces de toute la gauche dans le Var représentaient en gros 38 % des suffrages. De quoi, si le report des voix suit, assurer à la gauche varoise un nouvel élan. Et surtout aux socialistes, réunis derrière Robert Alfonsi, leur tête de liste, de prendre une sorte de revanche sur leurs amis écologistes. Lire la suite…