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Trois hommes et un scrutin – La Provence 19 mars 2010

La Provence – 19/03/2010

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Vauzelle (PS) : « Je suis raisonnablement confiant »

 

Michel Vauzelle a recueilli 25,8% des suffrages au premier tour. Photo Guillaume Ruoppolo

Aujourd’hui dans La Provence, les trois têtes de liste, qui vont s’affronter au deuxième tour des élections régionales en Paca, répondent aux questions des journalistes. Michel Vauzelle (PS), Thierry Mariani (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN) se livrent avant le scrutin décisif de dimanche. La tête de liste socialiste veut, par exemple, convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter en affirmant que « dimanche sera l’occasion de dire qu’il y a un autre modèle de société que celui de Nicolas Sarkozy. »

– L’alliance signée avec Europe écologie concernant notamment Iter met le feu aux poudres. Quels en sont les termes précis ?
Michel Vauzelle :
La Région a rempli son contrat. Nous apporterons 152 millions d’euros comme prévu. Soixante-dix millions affectés à la « machine », au réacteur même, 60 millions pour le lycée international de Manosque, 15 millions à l’aménagement de la ligne ferroviaire Val de Durance, le reste consacré aux aménagements. Cette alliance ne remet pas en cause les 152 millions dont 80 à 90 millions ont déjà été débloqués. Si la Région doit rajouter de l’argent pour des éléments de confort des habitants ou l’accueil des industries induites, on interviendra. En ce qui concerne la machine elle-même, nous ne paierons plus les surcoûts éventuels.

– Comment réagissez-vous à la polémique déclenchée par l’UMP ? Lire la suite…

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Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

La santé dans les élections régionales : demandez le programme!

EspaceInfirmier.com – 11/03/2010

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Si l’offre de soins et la formation des infirmières ne sont pas les thèmes les plus mis en avant par les candidats, ils sont régulièrement présents dans les professions de foi.

Transports, gestions des lycées… en théorie, le champ d’action des conseils régionaux est très restreint. Les politiques de santé relèvent d’abord de l’État, des hôpitaux et des caisses d’assurance-maladie. Mais au-delà des fonctions obligatoires des régions, une clause dite de « compétence générale » les autorise à développer des programmes dans presque tous les domaines. A quelques jours du premier tour des élections (ce dimanche), voici un aperçu des propositions qui pourraient affecter la pratique infirmière ou, plus généralement, le champ de la santé.
 
Formation des soignants
Depuis 2005, les budgets et les bourses liés aux formations paramédicales relèvent des conseils régionaux (1). Chacun fixe librement son barème, dont dépend le montant des allocations attribuées aux étudiants. Dans certaines régions pilotées par les socialistes (comme la Bourgogne, la Picardie ou le Limousin), des bourses sont attribuées aux étudiants infirmiers sur la base du volontariat et d’un contrat les engageant à s’installer sur un territoire donné, pour une durée déterminée. Une idée reprise ailleurs par des candidats PS, tels Christophe Béchu en Pays de la Loire ou Jean-Paul Huchon en Ile-de-France.

En Bourgogne, le PS souhaite continuer sur sa lancée : en septembre, la région avait instauré une bourse « échelon zéro » pour les étudiants en formations sociales et paramédicales. Les bénéficiaires sont remboursés de leurs droits d’inscription par le conseil régional.

En Paca, Michel Vauzelle promet la gratuité des études en Ifsi pour tous (et pas seulement dans le secteur public). Dans la même région, Pierre Godard, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) souhaite créer de nouveaux Ifsi dans les hôpitaux publics qui en sont dépourvus et augmenter le nombre de place dans les instituts existants, tout en garantissant un poste près de leur domicile aux diplômés. Il prône aussi un retour à une formation globale, moins basée sur les stages hospitaliers.
 
Prévention, offre de soins, recherche
Au centre et à droite, les programmes abordent plutôt les questions de santé au sens large. Un peu partout, l’UMP met en avant la lutte contre le cancer et le sida, notamment en promettant de renforcer les programmes de recherche contre ces maladies. L’accent est aussi mis sur la prévention. Dans le Nord-Pas-de-Calais, Valérie Létard souhaite améliorer l’information à destination des lycéens afin de lutter contre l’alcoolisme et l’obésité. Lire la suite…

Les grands enjeux régionaux (2/5): l’emploi et la formation professionnelle

fini-parti – 10/03/2010

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Deuxième volet de la série consacrée aux grands enjeux des élections régionales. Après l’aménagement du territoire, les questions d’emploi et de formation professionnelle. Dans une région qui a semble-t-il plutôt bien résisté à la crise mais où le chômage se situe cependant au-dessus de la barre des 10%, la droite dénonce un refus systématique de la majorité sortante à « accompagner l’effort national ». Etat des lieux…

La polémique est née de déclarations de Laurent Wauquier, secrétaire d’Etat à l’emploi, qui a expliqué mercredi 3 mars que les régions socialistes n’avaient pas rempli leurs objectifs en matière de création d’emplois, d’apprentissage et de formation professionnelle.

Citant tout spécialement l’Ile-de-France et la région Paca, il avait notamment déclaré:

On se retrouve avec des régions qui ont à peine atteint un tiers des objectifs fixés il y a six ans. »

La réplique du président sortant PS ne s’est pas faite attendre et Michel Vauzelle avait alors rappelé quelques données chiffrées, notamment en ce qui concerne l’apprentissage et la formation professionnelle:

L’Etat verse une dotation annuelle de 12,5 millions d’euros destinée au fonctionnement des centres de formation d’apprentis (…) Pour notre part nous consacrons 80 millions d’euros chaque année au financement de l’apprentissage auxquels s’ajoutent 50 millions pour les primes versées aux employeurs d’apprentis. Ainsi, pour 1 euro donné par l’Etat, c’est 10 euros que la Région investit. »

Lisez la suite sur le  site fini-parti

Anne-Julie Clary (PS) : « la méthode Vauzelle c’est la concertation et l’action »

Nice Premium – 10/03/2010

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Nice Premium : Quelle est votre analyse de la situation économique et sociale de la région PACA ?

Anne-Julie Clary : La Région PACA a une réalité économique particulière : nous avons peu d’industrie et 90% de nos entreprises sont de petites et moyennes taille ; d’où la création par la région de 29 réseaux d’innovation et de développement solidaire pour permettre aux entreprises de mieux travailler ensemble sur leur secteur d’activités : nautisme, parfumerie, bois, tourisme d’affaires, services à la personne… La région est surtout dans un contexte social préoccupant avec un taux de chômage et de pauvreté élevés et une part importante de personnes qui n’ont aucune qualification. Là aussi la région agit, en appliquant un principe de « formation, qualification, emploi » pour 30000 jeunes sortis du système scolaire par an. Pour faire face à la crise, la région a renforcé son dispositif « former plutôt que de licencier » en aidant à la formation des salariés d’entreprises en difficulté. Malheureusement, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, les difficultés économiques et sociales s’aggravent et notre région n’est pas épargnée. La France change oui, mais en mal.

N.P. : Pensez vous que la politique nationale influencera le vote des électeurs aux élections régionales ?

A-J.C : Les électeurs doivent voter pour eux : s’ils estiment que leur situation s’est dégradée à cause de la politique du gouvernement : cadeaux fiscaux aux plus riches avec le bouclier fiscal, recul des services publics (éducation, santé avec les franchises, pôle emploi, la poste…), hausse du chômage, remise en cause des retraites etc ils peuvent le dire dans cette élection. Mais la liste de Michel Vauzelle leur donne aussi l’occasion de voter pour un autre projet de société, basé sur l’égalité, les services publics, et la solidarité entre les territoires et entre les générations.

N.P. : Quel jugement portez-vous sur le bilan de la gauche en PACA ? Lire la suite…

Dossier Les Echos du 09 mars 2010 : L’audit des Régions

Anne-Julie Clary : « le sport est en danger ! »

Nice en mouvement – 08/03/2010

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La réforme territoriale, voulue par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, inquiète vivement le milieu sportif et pourrait faire perdre un milliard d’euros de subventions au sport français selon le Comité national olympique et sportif (CNOSF). Dans un article paru sur le site Internet de la Gazette des Communes, en septembre dernier, le vice-président du CNOSF, Jean-Michel Brun, en charge du dossier sport et territoires, demandait à ce que  » la compétence sport soit donnée aux régions et aux départements ». A quelques jours du premier tour des élections régionales, nous sommes allés à la rencontre d’Anne-Julie Clary, Conseillère régionale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, déléguée aux sports :

NeM : Quelle sera la politique sportive régionale pour les années à venir ?

Anne-Julie Clary : Le sport est une compétence volontariste de la région dans laquelle nous avons souhaité nous investir parce que l’on considère que le sport relève de l’intérêt général. Le sport dans notre région c’est 11 500 clubs, 1 300 000 licenciés, 7000 salariés… C’est donc un vrai terrain économique et social important pour nous. C’est la raison pour laquelle on intervient dans le sport et on compte bien continuer à le faire.

NeM : Avec la réforme portant sur les collectivités territoriales quelle place aura le sport ?

Anne-Julie Clary : Le sport sera complètement délégué aux communes et les départements et les régions ne pourront plus intervenir. Et cela inquiète fortement le milieu sportif aujourd’hui parce qu’il faut savoir que la plupart des aides proviennent des régions et des départements et qu’elles permettent de structurer le sport sur un territoire plus large que le simple terrain communal. On sait que toutes les communes n’ont pas le budget pour s’occuper du sport et l’aide de la région, bien souvent, leur permet de pouvoir vivre sur un territoire. Aujourd’hui, à cause de la réforme territoriale, le sport est en danger.

NeM : Alors quels moyens allez-vous mettre en œuvre ?

Anne-Julie Clary : Nous on compte affirmer notre soutien total au mouvement sportif et nous allons continuer des politiques qui ont été très importantes ces dernières années. A savoir : l’emploi, nous avons créé 700 emplois dans le sport, c’est important. L’aide aux clubs : c’est 10 000 jeunes qui partent en stage, chaque année, grâce à l’aide de la région. L’aide aux manifestations sportives, mais aussi aider à la formation et nous avons là beaucoup de travail à faire, puisqu’ il y a 300 000 bénévoles dans cette région qu’il faut former pour les motiver à continuer à s’investir dans le sport, c’est très important.

propos recueillis par Williams Vanseveren-Garnier