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Projet Iter: Passe d’armes entre Fillon et Vauzelle sur le financement

Romandie News/Afp – 23/03/2010

PARIS – Une passe d’armes sur le projet Iter a opposé mercredi dans l’hémicycle de l’Assemblée le Premier ministre, François Fillon, et le président socialiste de la région Paca, Michel Vauzelle, lors de la séance des questions au gouvernement.

M. Vauzelle, réélu dimanche pour un troisième mandat à la tête du conseil régional de Paca, a irrité M. Fillon en accusant l’Etat français de déléguer le financement de ce projet de réacteur thermonucléaire à la région.

« Vous renvoyez les présidents de régions à leurs responsabilités régionales (…) chaque jour, vous et vos ministres, vous venez charger les régions et les collectivités locales des affaires de l’Etat que vous démantelez et que vous privatisez pans par pans », a déclaré le député socialiste.

« Il y a même un équipement unique au monde qui devait être financé par les états, la Chine, les Etats-Unis, la France. Mais non. Le Premier ministre demande à la région de financer Iter », a-t-il ajouté.

« Un équipement unique au monde qui porte les espoirs du monde entier. Eh bien la France a répondu. Voilà la colère d’une majorité qui voit que l’Etat ne fait plus son travail. La Provence a répondu, Marseille a répondu en votant pour la gauche, de même Nice qui a voté également pour la gauche », a ajouté M. Vauzelle en allusion aux résultats des régionales.

M. Fillon s’est alors exclamé:  » Alors là c’est un peu fort ! Nous nous sommes battus ensemble » sur ce projet.

« Et vous étiez à nos côtés pour faire venir le projet Iter en Provence Alpes-Côte d’Azur. Nous étions en compétition avec les Japonais, avec les Espagnols, vous vous êtes engagé fortement à nous aider et je vous en remercie », a poursuivi M. Fillon.

« Et là, parce que vous avez été élu (…) grâce à une coalition avec les écologistes, vous essayez de vous dégager de votre responsabilité. Je trouve ça honteux, et franchement je pense que ça préfigure assez mal du fonctionnement d’un certain nombre de coalitions dans les régions », a-t-il ajouté en allusion à celles qui associent socialistes et écologistes au sein des exécutifs régionaux.

Parmi les points de l’accord conclu par les trois listes de gauche pour le second tour des régionales en Paca, Europe Ecologie a obtenu l’assurance qu’aucun euro supplémentaire ne serait versé pour financer l’équipement industriel de recherche d’Iter qui relève de l’Etat.

La région Paca a déjà versé 152 millions d’euros pour les différents aspects du projet (enseignement, infrastructures et machine) implanté à Saint-Paul-les-Durance (Bouches-du-Rhône).

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Trois hommes et un scrutin – La Provence 19 mars 2010

La Provence – 19/03/2010

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Vauzelle (PS) : « Je suis raisonnablement confiant »

 

Michel Vauzelle a recueilli 25,8% des suffrages au premier tour. Photo Guillaume Ruoppolo

Aujourd’hui dans La Provence, les trois têtes de liste, qui vont s’affronter au deuxième tour des élections régionales en Paca, répondent aux questions des journalistes. Michel Vauzelle (PS), Thierry Mariani (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN) se livrent avant le scrutin décisif de dimanche. La tête de liste socialiste veut, par exemple, convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter en affirmant que « dimanche sera l’occasion de dire qu’il y a un autre modèle de société que celui de Nicolas Sarkozy. »

– L’alliance signée avec Europe écologie concernant notamment Iter met le feu aux poudres. Quels en sont les termes précis ?
Michel Vauzelle :
La Région a rempli son contrat. Nous apporterons 152 millions d’euros comme prévu. Soixante-dix millions affectés à la « machine », au réacteur même, 60 millions pour le lycée international de Manosque, 15 millions à l’aménagement de la ligne ferroviaire Val de Durance, le reste consacré aux aménagements. Cette alliance ne remet pas en cause les 152 millions dont 80 à 90 millions ont déjà été débloqués. Si la Région doit rajouter de l’argent pour des éléments de confort des habitants ou l’accueil des industries induites, on interviendra. En ce qui concerne la machine elle-même, nous ne paierons plus les surcoûts éventuels.

– Comment réagissez-vous à la polémique déclenchée par l’UMP ? Lire la suite…

Michel Vauzelle à Cadarache, Cavaillon et Forcalquier – 18 mars 2010

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le jeudi 18 mars 2010

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17h : Michel Vauzelle sera en visite sur le site de Cadarache et fera un point presse, à l’entrée du CEA à Cadarache, pour dénoncer les mensonges de l’UMP sur ITER et sur l’accord avec Europe Ecologie.

18h : Michel Vauzelle se rendra à Cavaillon où il rencontrera les habitants de la ville. Rendez-vous au Bar de la Chance, 36 place du clos, 84300 Cavaillon.

19h : Rendez-vous  à l’espace culturel bonne fontaine de Forcalquier pour le meeting départemental, en présence Jean-Louis Bianco, Christophe Castaner, Colette Charriau, Claude Domeizel, Jean-Louis Pin.

François Fillon à Marseille

Grâce à Fillon, la Canebière est propre

Libémarseille – 18/03/2010

Le tramway sur la Canebière

REGIONALES. La visite express de François Fillon jeudi matin à Marseille a au moins eu une conséquence positive: les cantonniers ont nettoyé avec ardeur la partie de la Canebière où il est arrivé, histoire d’en effacer les stigmates de la récente grève des éboueurs.

Pour le reste, le Premier ministre est venu soutenir la liste UMP de Thierry Mariani, mais il n’est pas sûr que l’on mesurera un résultat aussi tangible que cette (provisoire) propreté.

S’exprimant au micro depuis la terrasse d’un café, François Fillon a toutefois trouvé un excellent argument: « Si l’élection était à un tour, Thierry Mariani serait président de la Région! »

« Ouais! », ont crié les militants.

Hélas pour l’UMP, l’élection comporte un second tour.

Mais cette histoire d’élection à un tour peut resservir: elle est dans les cartons du gouvernement, pour une éventuelle réforme du scrutin.

En attendant, dimanche prochain, avec ses 26,6% du premier tour, Mariani n’a aucune réserve de voix.

En face, Michel Vauzelle (PS, 25,8%), Europe Ecologie (10,92%) et le Front de Gauche (6,11%) ont uni leurs forces et sont largement favoris, d’autant plus que Jean-Marie Le Pen (20,29%) se maintient.

Alors, le seul point sur lequel François Fillon s’appuye, c’est le projet Iter: selon lui, la gauche « veut freiner la mise en place » de ce méga-projet expérimental de fusion thermo-nucléaire, en construction à Cadarache.

« Nous nous sommes battus pour l’avoir dans la région, explique le Premier ministre. Nous avons rassemblé ici l’intelligence du monde pour essayer de fabriquer l’énergie de demain. Mais voilà que, pour un petit accord électoral, Iter ne sera plus une priorité. La gauche en fera le moins possible. Car ce qui compte pour eux, c’est les places [d’élus], pas l’avenir de la recherche. »

Hélas, cette tentative de polémique tombe à plat: la Région ne change en rien son financement d’Iter. Elle le poursuit. Europe Ecologie n’a pas obtenu ce qu’elle désirait (lire l’article).

Simplement, Michel Vauzelle a assuré que la Région ne voterait pas de nouveau financement. Une promesse qui n’engage que ceux qui y croient: s’il veut le faire, il suffira que la droite, favorable à Iter, vote avec lui, et la mesure passera.

Donc, Iter n’est pas en danger, contrairement à ce que veut faire croire l’UMP.

Alors, faute de mieux, Fillon engage les abstentionnistes à bien réfléchir: « Ce n’est pas en se détournant des urnes qu’on résoudra la crise sociale, économique et financière », explique-t-il.

Mais la crise, en ce moment, est surtout à droite: à Marseille, l’UMP, avec un minable 22,37%, n’est arrivée dimanche qu’un point devant le FN (21,48%), loin derrière Vauzelle (29,6%).

Pas sûr que Fillon a eu le temps d’en parler avec Jean-Claude Gaudin: il est reparti fissa vers Paris, pour écouter le discours de Simone Veil à l’Académie française, avant de rejoindre ensuite l’Alsace, une des deux régions encore détenues par la droite, avec la Corse, et aujourd’hui menacée de passer à gauche.

Heureusement, outre son utilité pour la propreté générale, le Premier ministre n’a pas fait le voyage à Marseille pour rien: il est reparti avec un maillot de l’OM portant le numéro 10 de Ben Arfa, floqué à son nom.

M.H.

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Régionales: Fillon veut « aller chercher » les abstentionnistes

L’Express – 18/03/2010

François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste UMP de Thierry Mariani (à droite) en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche. Le Premier ministre était accompagné du ministre de l'Industrie et maire de Nice, Christian Estrosi (à gauche). (Reuters/Jean-Paul Pélissier)

François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste UMP de Thierry Mariani (à droite) en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche. Le Premier ministre était accompagné du ministre de l'Industrie et maire de Nice, Christian Estrosi (à gauche). (Reuters/Jean-Paul Pélissier)

MARSEILLE – François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste de l’UMP en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche.

Le premier ministre a lancé un appel appuyé aux abstentionnistes du premier tour, particulièrement nombreux dimanche dernier en Paca (55,12%).

« Ces abstentionnistes, il faut aller les chercher« , a-t-il dit. « Ils ne sont pas allés voter pour beaucoup d’entre eux parce qu’ils considèrent que la région n’est pas une élection importante. Ils ont tort, mais c’est cela qu’ils ressentent. »

L’appel s’adresse aussi aux électeurs du Front national.

« Je parle à tous les électeurs, je ne distingue pas plus ceux du Front national que les autres« , a-t-il déclaré.

François Fillon a aussi critiqué les « petits accords électoraux » réalisées en Paca où, comme dans la plupart des autres régions, les listes du Parti socialiste, d’Europe Ecologie et du Front de gauche ont fusionné.

« Ces accords électoraux entre les Verts et les socialistes, c’est l’assurance de l’immobilisme, c’est l’assurance du non-choix, c’est l’assurance du ni-ni qui était si cher à François Mitterrand« , a-t-il expliqué.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le candidat UMP a viré dimanche en tête du premier tour (26,6%) devant son adversaire socialiste (25,8%) et le Front national (20,29%).


Xavier Bertrand : « L’accord PS-Verts est un faux accord »

La Provence – 19/03/2010

Xavier Bertrand, nº1 de l'UMP est en Vaucluse.

Xavier Bertrand, nº1 de l'UMP est en Vaucluse. - BEP

Après Jean-Louis Borloo hier, Christian Estrosi, Hervé Morin et Hubert Falco avant-hier, c’est au tour de François Fillon à Marseille et de Xavier Bertrand, patron UMP, dans le Vaucluse, de soutenir les listes de la majorité présidentielle.

– Il semble que la fronde monte à l’UMP après les mauvais résultats du 1er tour ?
Xavier Bertrand :
C’est la mobilisation des abstentionnistes qui doit monter. La seule chose que je veux indiquer, c’est que l’on tire les enseignements d’un scrutin, à l’issue de ce scrutin. Ce n’est pas à la fin de la première mi-temps que l’on fait le commentaire sur le match.

– Quel message pour les abstentionnistes qui ne croient plus aux promesses présidentielles ?
X. B. :
Le coeur de notre électorat nous est fidèle, faute de quoi nous ne serions pas aujourd’hui en tête dans dix régions. Et il y a des réserves de voix à droite et au centre. La région, cela ne parle pas suffisamment aux Français, voilà pourquoi la réforme des collectivités locales va donner de la lisibilité à notre système. Moi je dis aux Français, la sortie de crise se joue aussi dans votre région.

– Comment l’UMP en Paca peut-elle s’en sortir dans cette triangulaire avec le FN ?
X. B. : Par une mobilisation supplémentaire. Personne n’est propriétaire de ses voix au second tour. Il faut que nous ayons encore davantage de mobilisation. Un électeur d’Europe Écologie n’est pas condamné à voter avec la gauche et l’extrême gauche au deuxième tour. Il est libre de son choix. Et nous avons 60% des électeurs d’Europe Écologie qui disent ne pas vouloir d’accords d’états major. Enfin, un électeur qui voterait FN laissera la région au Parti socialiste.

– Socialistes et écologistes ont trouvé un accord, notamment sur le projet Iter, ce qui n’était pas si évident ?
X. B. :
Les petits arrangements annoncés signifient que sur le projet Iter, ils n’iront pas plus loin que ce qui a été prévu. Or il faut faire le maximum pour conforter Iter. Nous nous sommes tous battus pour avoir ce projet qui est une chance pour la région et pour l’emploi. Il faut continuer à accompagner ce projet. Aujourd’hui, l’accord entre socialistes et Verts est un faux accord.

– Est-ce que la Corse est perdue pour la droite ?
X. B. : Il faut là aussi de la mobilisation en plus. Disons-le très clairement.. un+un+un+un à gauche, cela ne fait pas quatre ! Il y a tellement de rancoeurs … La visite de Nicolas Sarkozy et ses appels du pied à Paul Giaccobi n’ont-ils pas brouillé les cartes ? La liste de la majorité, la liste de l’UMP, c’est clairement celle de Camille de Rocca-Serra. Il n’y a aucune incertitude là-dessus.

– Votre position à l’égard des nationalistes, portés désormais par un électeur sur trois ?
X. B. : L’élection en Corse se jouera entre la gauche et la droite et le centre. Il n’en est pas autrement.

Propos recueillis par Philippe Minard (GHM)

Iter: Lellouche et Borloo

Projet Iter: Lellouche juge « lamentable » l’accord PS-écologistes

Romandie news – 18/03/2010

PARIS – Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Pierre Lellouche, qui fut l’émissaire du gouvernement pour l’implantation du réacteur Iter à Cadarache en 2003, a jugé « lamentable » l’engagement du PS de ne pas verser de nouvelle subvention régionale au projet.

« Au moment où ce programme entre dans sa phase de réalisation, c’est un signal affligeant qu’envoient les responsables socialistes de la région à l’Europe et à nos partenaires internationaux », a affirmé M. Lellouche dans un communiqué publié mercredi.

Parmi les points de l’accord conclu par les trois listes de gauche pour le second tour des élections régionales en Provence Alpes Côte d’Azur, Europe Ecologie a obtenu l’assurance qu’aucun euro supplémentaire ne serait versé pour financer l’équipement industriel de recherche d’Iter qui relève de l’Etat.

La région Paca a déjà versé 152 millions d’euros pour les différents aspects du projet (enseignement, infrastructures et machine).

Ce vaste projet expérimental réunit UE, Japon, Chine, Russie, Etats-Unis, Corée du Sud et Inde. Il vise à prouver que la fusion thermonucléaire peut fournir de l’énergie au monde.

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Borloo déçu de l’accord PS/Verts contre l’Iter en Paca

Lesindiscrets.com – 18/03/2010

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a regretté que le Parti socialiste rejoigne Europe Écologie dans leur volonté de ne pas subventionner le projet de fusion thermonucléaire Iter en région Paca.

Parmi les points de l’accord conclu par les trois listes de gauche pour le second tour des élections régionales, Europe Écologie a obtenu l’assurance qu’aucun euro supplémentaire ne serait versé pour financer l’équipement industriel de recherche d’Iter qui relève de l’État. La région Paca a déjà versé 152 millions d’euros pour les différents aspects du projet (enseignement, infrastructures et machine), implanté à Saint-Paul-les-Durance (Bouches-du-Rhône).

« De manière désinvolte, on dit finalement on n’en veut pas chez nous, mais ce n’est pas possible », a-t-il insisté: « moi, franchement, aller expliquer aujourd’hui aux Japonais qui nous financent, aux Américains qui nous financent, aux Européens, aux Sud-Coréens, finalement vous n’êtes plus les bienvenus, ça me fout les boules ».

Officiellement lancé en 2006, Iter avait été évalué en 2001 à quelque dix milliards d’euros (moitié pour la construction, moitié pour le fonctionnement). Il doit être financé à 90% par les sept membres du projet, notamment par l’Union européenne, qui est le principal contributeur (environ 45%) et doit permettre la construction de 39 bâtiments.

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Jean-Louis Borloo tente l’écolo-show

20 minutes – 18/03/2010

politique Le ministre de l’Ecologie était hier à Marseille pour soutenir Thierry Mariani (UMP)

Défilé de l’UMP, printemps 2010.Demain, François Fillon à Marseille, Xavier Bertrand à Carpentras et même Christian Estrosi accourent pour soutenir le candidat de l’UMP en Paca, Thierry Mariani, en difficulté pour le second tour.

Ferry-boat solaire
Hier sur le Vieux-Port, Jean-Louis Borloo, le plus vert des ministres du gouvernement, a tenté le grand écart. Objectif de l’exercice : convaincre les électeurs d’Europe Ecologie (10,9 %) de reporter leurs voix sur l’UMP, tout en critiquant leur choix. Après un petit tour de ferry-boat, désormais solaire, au cas ou l’on n’aurait pas bien compris le thème du jour, puis un bain de foule millimétré, Jean-Louis Borloo s’élance. « Le vrai programme du développement durable, c’est le tien, Thierry. » L’intéressé, arrivé en retard, laisse les caméras se focaliser sur le ministre et hoche la tête. « La France a décidé de jouer les énergies de proximité, poursuit l’animateur du Grenelle de l’Environnement, et cette région n’est pas en avance. » Puis vient la question du réacteur de fusion nucléaire Iter, la droite s’inquiétant du soutien de la région, après le rapprochement entre Europe Ecologie et le PS. « C’est le sujet de l’humanité, dixit Jean-Louis Borloo. On va dire aux Européens, aux Coréens, ou aux Japonais qui financent avec nous Iter : “Non, finalement vous n’êtes plus les bienvenus” ? » Peu importe que Europe Ecologie, opposé à Iter, et le président sortant socialiste Michel Vauzelle, se soient rejoints sur un point : d’accord pour les 152 millions de soutien déjà votés, mais pas de crédits supplémentaires. Peu importe aussi que le coût global du projet avoisine les 10 milliards d’euros. « C’est le symbole », élude Jean-Louis Borloo.

laurent berneron

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Régionales : la leçon de politique de Borloo

La Provence – 18/03/2010

Bain de foule sur le Vieux-Port, accueil chaleureux des militants qur le quai, traversée du Vieux-Port en ferry-boat et conférence de presse express… Jean-Louis Borloo était en visite à Marseille aujourd’hui pour soutenir la tête de liste UMP en Paca,  Thierry Mariani, à quelques jours du second tour des élections régionales. Petite leçon de politique.

voir la vidéo sur le site de La Provence

Michel Vauzelle, Alliance de l’Olivier, Martine Aubry, Xavier Garcia

 

L’union retrouvée du président sortant

20 minutes – 17/03/2010

« Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a affirmé Michel Vauzelle./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

L’Alliance de l’olivier a finalement retrouvé ses vieilles branches. Hier, c’est côte à côte que Michel Vauzelle (PS), Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) et Jean-Marc Coppola (Front de gauche) ont déposé leur liste commune, après avoir trouvé la veille un accord sur les derniers points de divergence. Un « bon accord », insistait même, hier, Laurence Vichnievsky, indiquant que celui-ci « prenait en compte les priorités d’Europe Ecologie qui ne se limitent pas à l’environnement ».

Accord pour Iter et les transports
Les écologistes ont tout de même dû mettre la sourdine sur certains points, notamment sur le projet Iter, le réacteur expérimental de fusion thermonucléraire. « Nous aurions souhaité redéployer les fonds régionaux déjà engagés sur ce projet (70 millions d’euros, ndlr), mais ce n’est pas possible et je peux le comprendre, a indiqué Laurence Vichnievsky. Nous avons quand même l’assurance que plus un seul euro ne serait engagé sur ce projet. Nous avons aussi obtenu en contrepartie des financements supplémentaires sur le programme Agir [Autour des énergies renouvelables], qui est l’alter Iter. »
Autre concession, sur les transports : « Nous avons négocié une priorité sur le ferroviaire, et les investissements représenteront le double de ceux sur le routier ou l’autoroutier », a-t-elle détaillé. Quant aux transports publics, le Front de gauche a dû reculer partiellement sur le tout gratuit. « On savait très bien que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, a reconnu Jean-Marc Coppola. Mais on tend vers cela. » Dans un premier temps, la gratuité sera appliquée aux populations les plus fragiles (jeunes, étudiants, chômeurs…).

« Redonner de l’espoir »
Le programme bouclé, Michel Vauzelle compte sur cette union sacrée pour mobiliser les abstentionnistes – 55 % au premier tour. « C’est la façon de gouverner du président de la République qui a découragé les gens, martèle-t-il. Je suis convaincu que nous arriverons par notre union à redonner de l’espoir. » Hier, une « grande marche de la citoyenneté » était d’ailleurs organisée à Nice pour remobiliser les indécis et autres déçus. Pour le président sortant, le score important du FN au premier tour – 20,29 % pour la région – pourrait les faire réagir. « Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a-t-il affirmé hier, rappelant que « les électeurs du FN ne sont pas tous des fascistes, ils votent pour Le Pen comme d’autres ne vont pas voter. Il y a chez eux un électorat populaire que nous devons essayer de raccrocher à la démocratie pour le second tour ». Pour les convaincre, la tête de liste n’ira pas jusqu’à débattre avec Le Pen. Tout comme il décline l’invitation de Thierry Mariani. « J’ai l’habitude des débats, c’est fondamental en démocratie… sauf quand l’un des candidats ne fait campagne que sur les injures et la diffamation. » Il faudra donc attendre dimanche pour les départager.S. H.

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Aubry : « Si vous vous abstenez, Sarkozy ne s’abstiendra pas »

La Provence – 17/03/2010

"Iter va se poursuivre, mais sans financement complémentaire en cas de surcoût imprévu."- Photo reuters

A quelques jours du second tour des élections régionales, interview de Martine Aubry, premier secrétaire du PS.

Vous avez passé des accords pratiquement partout avec les écologistes, sauf en Bretagne. En quoi consiste une vraie maîtrise de l’environnement ?
Martine Aubry :
 S’il y a un endroit aujourd’hui en France où l’on fait réellement du développement durable, c’est bien dans les régions: priorité aux transports collectifs, aux énergies renouvelables, incitation à faire des logements à haute qualité environnementale, etc. Nous allons poursuivre cette politique ensemble en liant écologie et social.

En Paca, Iter était un vrai sujet de désaccord entre vous et les Verts. Comment l’avez-vous réglé ?
Le programme Iter va se poursuivre mais sans financement complémentaire de la Région en cas de surcoût imprévu. Nous nous sommes mis d’accord avec Europe écologie pour que, lorsqu’il y a un euro pour Iter, il y ait 1,5 à 2euros pour les énergies renouvelables. Cela veut dire que le projet Iter se poursuit, mais que nous développons de manière plus rapide les énergies renouvelables. Nous avons également décidé d’un grand programme de construction de logements et d’isolation thermique afin que la Région aide les ménages à le faire. Cela fera d’ailleurs baisser leur facture énergétique.

Quels sentiments vous inspirent la promesse de victoire de la gauche en Corse ?
C’est une vraie chance pour la Corse, car la politique qu’y a menée la droite est un échec total. La Région n’a été capable de porter aucun grand projet, comme par exemple le plan d’aménagement et de développement durable qui a aussi échoué. Il y a eu aussi en Corse une façon autocratique de prendre le pouvoir. Là, les quatre listes portées par des personnalités comme Giaccobi, Renucci, Zuccarelli et Buchini, ont un beau projet. Ils ont la volonté de faire changer la façon de gouverner pour permettre aux Corses de s’exprimer sur leurs projets comme sur l’avenir de leur île.

En cas de victoire, n’auriez-vous pas souhaité un autre président que Paul Giacobbi, longtemps pressenti pour rejoindre le gouvernement Fillon?
Si les socialistes sont allés derrière Paul Giacobbi, c’est que c’était le meilleur pour porter et réunir cette équipe régionale, dans laquelle se trouvent des socialistes et où je compte des amis. Je pense à Simon Renucci ou Émile Zuccarelli.

Quel message particulier pour les abstentionnistes ?
Beaucoup s’abstiennent car ils sont désemparés et n’ont plus l’impression d’avoir une place dans la société. J’ai envie de leur dire: si vous vous abstenez, Nicolas Sarkozy lui, ne s’abstiendra pas. Donnez-nous les moyens d’agir pour vous.

Propos recueillis par Philippe MINARD (Agence de presse GHM)

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Vauzelle : « Ne pas donner de l’argent aux riches pour prendre le train »

Ce matin sur France bleu Provence, Michel Vauzelle (PS), tête de liste de la gauche pour le second tour des Régionales en Paca, a clairement dit qu’il était malvenu « de donner de l’argent aux riches pour prendre le train. » Il répondait ainsi à une question sur la gratuité des transports publics dans la Région.

« Je préfère garder les 100 millions d’euros que coûterait une telle réforme pour faire de nouvelles lignes ou améliorer celles qui existent », a ajouté l’actuel président de la Région.

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Xavier Garcia, Parti Socialiste :  » Rien n’est jamais acquis en politique  »

Nice Premium – 17/03/2010

Photo Alain Biguet

Dans les Alpes-Maritimes, le Parti Socialiste mené par Michel Vauzelle prend la deuxième place du 1e tour des régionales avec 20,84%.  Xavier Garcia, porte-parole du PS 06, livre l’analyse du parti pendant l’entre-deux-tours.

Nice-Premium : Quel est votre analyse du premier tour ?

Xavier Garcia : Le score régional de toute la gauche qui dépasse nettement les 40%, et plus particulièrement celui de Michel Vauzelle est très satisfaisant, alors que l’UMP ne dispose d’aucune réserve pour le second tour. Il y a une protestation de l’électorat de Nicolas Sarkozy, qui avait fait d’excellents scores en PACA en 2007. Ses ex-électeurs se sont visiblement sentis floués et se sont abstenus, ou sont allés voir ailleurs. Une bonne partie a manifestement voté à gauche. Mais beaucoup, malheureusement, sont retournés vers le FN et ce n’est pas une surprise tant il y a un décalage entre le discours sur la sécurité et la réalité vécu quotidiennement par les habitants de cette région comme ailleurs en France. L’UMP a joué les apprentis sorciers avec le débat sur l’identité nationale et la burqa. Elle n’aura réussi qu’à remettre l’extrême droite dans le jeu. Au niveau du département des Alpes-Maritimes, le score de la gauche est historique. Lorsqu’on cumule les résultats du PS, des Verts et du Front de Gauche (38,5), on arrive à un total sensiblement supérieur aux régionales de 2004 qui avaient déjà été exceptionnelles. Le score de l’UMP (30%) est très faible pour un département considéré comme le plus à droite de France, d’autant que les réserves (Modem, MEI, NPA, LO) sont plutôt de notre côté. A Nice, où l’UMP ne passe même pas la barre des 30% ; le résultat de Michel Vauzelle et Patrick Allemand (23,13%) est particulièrement encourageant puisque nous réalisons un meilleur score qu’aux municipales où nous étions alliés dès le 1er tour au PCF et aux Verts. En résumé, les Alpes-Maritimes sont toujours une terre de mission pour la gauche, mais la mission n’est plus impossible.  

N-P : Comment vous préparez vous au deuxième tour du 21 mars ?

  X.G. : Nous nous y préparons sereinement puisque la fusion avec Europe écologie et le Front de Gauche est acquise, et s’est faite dans un climat très constructif et très ouvert. Le PS a fait des concessions pour que tout se passe bien au niveau des listes, et au niveau du programme, nous gérons la Région ensemble depuis 12 ans et cela a considérablement facilité les discussions. Nous sommes donc en ordre de bataille, et les militants et les candidats sont déjà tous sur le terrain pour convaincre les abstentionnistes de soutenir Michel Vauzelle dimanche. Le 1er tour a été très bon, mais il ne doit y avoir aucun relâchement jusqu’à samedi minuit.

  N-P : Enfin, quel est votre pronostic pour dimanche ?

  X.G. : La situation parait évidemment favorable à la gauche, mais je ne veux pas faire de pronostic car les compteurs sont remis à zéro et nous devons nous garder de tout triomphalisme. Lorsqu’on est militant de gauche dans ce département, on a appris la modestie. Nous sommes donc déterminés, confiants aussi, mais cette victoire, nous devons encore aller la chercher. Rien n’est jamais acquis en politique.

Pauline Arnal