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Posts Tagged ‘levraud’

1er tour, 1ères réactions

La Provence – 14/03/2010

La Marseillaise – 14/03/2010

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« L’abstention est une sanction contre Sarkozy » (Vauzelle)

Au coude à coude avec l’UMP Thierry Mariani, le candidat PS Michel Vauzelle voit dans le résultat de ce premier tour un signal : « Le peuple de ce pays n’a pas supporté le démantèlement des institutions de l’Etat et a donné sa réponse à un président de la République qui a confondu régionales et élection nationale.

« L’abstention est aussi une sanction contre ce président. La gauche a su rassembler dans cette région bien que n’étant pas unie comme en 1998 et 2004. Malgré cela, nous sommes victorieux et nous serons encore plus forts au second tour. »

Voir la vidéo La Provence et/ou la vidéo La Marseillaise

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« Vauzelle réalise un des plus faibles scores pour un président sortant » (Mariani)

Crédité de 26% selon TNS-Sofres, Thierry Mariani devrait se retrouver face à Jean-Marie Le Pen (FN) et Michel Vauzelle (PS) au second tour.

Pour le candidat UMP, « Tout reste possible. Un électeur sur deux a choisi de ne pas se déplacer. Le président Vauzelle réalise un des plus faibles scores pour un président sortant. De surcroit, malgré la débauche de frais de communication sur le dos du contribuable, moins d’un électeur sur huit lui a renouvelé sa confiance. Au deuxième tour on s’apercevra que notre liste a toujours le même programme et toujours la même composition. » Voir la vidéo

« Le Pen veut faire des sièges. Moi, ça ne m’intéresse pas » (Mariani)

Thierry Mariani qui totaliserait entre 25 et 26,5% en Paca des suffrages selon premiers sondages, ne perd pas espoir. Interrogé sur France Bleu Provence, le candidat UMP a lancé : « le futur président s’appellera Michel Vauzelle ou moi-même. Monsieur Le Pen veut faire des sièges. Moi, ça ne m’intéresse pas. »

23h22: Au siège de l’UMP à Marseille, les tables sont débarrassées et les derniers militants comptent les voix. A Marseille, Jean-Marie Le Pen arriverait devant Thierry Mariani lors du premier tour. « Moi, je suis déçu que les gens n’aient pas voté pour Vauzelle ou pour Mariani mais contre le PS et contre l’UMP au niveau national, » lâche Paul. Et sa femme de surenchérir. « Monsieur Le Pen, il faut reconnaître qu’il dit des vérités que l’UMP a du mal à reconnaître« . Selon eux, la grève des éboueurs qui touche Marseille depuis la semaine dernière a aussi joué un rôle dans le scrutin « Beaucoup de Marseilais croient encore que le ramassage des ordures incombe à la mairie, donc à Gaudin, donc à l’UMP. Alors quand on parle de vote sanction... »

Pour Bernard Deflesselles, tête de liste dans les Bouches du Rhône, il est « surtout regrettable que Michel Vauzelle n’ait jamais voulu débattre avant le premier tour. Les électeurs auraient pu toucher du doigt l’importance de se déplacer ce dimanche. Au lieu de cela, il semble ne pas vouloir non plus débattre entre les deux tours.« 

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« Je vais entreprendre les négociations avec Vauzelle » (Vichnievsky)

La tête de liste Europe Ecologie en Paca, Laurence Vichnievsky, vient de réagir aux résultats de ce premier tour des régionales où elle récolte 11% des voix, quand son parti atteint les 11,5% au niveau national et alors que le dernier sondage Ifop Var-Matin du 10 mars la créditait de 12,5%. Si elle s’est avouée « déçue« , elle s’est réjouie qu’Europe Ecologie soit la « troisième force politique du pays » et s’est dite « très étonnée du score du FN » (20%) qu’elle impute à un « taux d’bastention énorme« . Pour elle, la priorité reste de décider ou non de se maintenir au second tour. « Je vais entreprendre les négociations avec Michel Vauzelle pour trouver un partenariat« , a-t-elle confirmé.

21h50: Laurence Vichnievsky multpiplie les interviews pour la télévision depuis le cours Lieutaud, où est situé le siège d’Europe Ecologie. Autour du buffet campagnard, les militants ne tarissent pas d’éloge sur celle qu’ils appellent désormais « la grande dame ».

« Même si on n’a pas réussi à être devant le FN, on a la satisfaction d’avoir une personnalité comme ça pour notre région » estime Emma, militante.

Avec 11% obtenu en PACA, la nouvelle force écologiste juge donc ce premier tour encourageant. Le problème? Le score du FN, qui flirte dans notre région avec les 20%. Pour Aïcha Sif, tête de liste dans les Bouches du Rhône, le moment est « grave ». « Désormais, le mot d’ordre doit être à gauche toute. Et si j’osais, j’appelmerais tout de suite à voter Michel Vauzelle dans une semaine« .

voir la vidéo


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Coppola victime du syndrome du 21 avril

Satisfait de son score (6,3%), Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche en Paca : « l’essentiel, c’est qu’on soit au dessus de 5%. C’est un résultat dans la lignée des européennes, avec plus de participation même si l’abstention est préoccupante« , a-t-il déclaré au siège de la fédération du PC à Marseille. « C’est le résultat d’une campagne de caniveau, sans débat de fond« . Les négociations avec le PS, prévues pour durer toute la nuit, devraient récompenser les hommes et les femmes du Front de gauche. « La place de notre liste se lira par les responsabilités qui seront confiées aux leaders après le 21 avril… » déclare l’ex vice-président du Conseil régional, avant de se reprendre : « Pardon, après le 21 mars. » Et de se justifier : « Quand on voit le résultat du FN, il y a de quoi se tromper« .

22h24: A la Fédération départementale du PCF13, les militants oscillent entre la satisfaction d’avoir obtenu 6,5% des voix, l’étonnement devant le faible taux de participation (53% d’abstention en PACA) et l’écoeurement devant le score faramineux du Front National (Plus de 20%). Pour Luc, cela témoigne « de la lente dépolitisation qui touche le pays depuis trente ans. Quant au vote du FN, c’est le résultat de la politique de Sarkozy, qui l’a banalisé, le récupérant notamment avec le débat sur l’identité nationale« .

Autour de lui, on se prend à imaginer une gauche plus à gauche suite à ce scrutin. Pour Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de Gauche, « c’est encourageant, cela creuse le sillon d’une gauche courageause. Quand on voit le score du FN et le taux d’abstention, on se dit qu’il faut une gauche qui saura répondre aux attentes des gens. »

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« Notre campagne a été trop tardive » (MoDem)

Catherine Levraud, tête de la liste « Alliance démocrate et écologiste, au centre avec François Bayrou » et le député européen Christophe Madrolle, ont expliqué le maigre résultat du Modem en Paca (autour de 2,7%) « par la forte abstention et un début de campagne tardive« . ‘Nous sommes un jeune parti et nous n’avons eu que deux mois pour nous faire connaître. C’est insuffisant, en politique il faut du temps« , insistait le docteur Levraud qui s’en remettra aux consignes de vote de François Bayrou pour le second tour.

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« J’ai fait 13 points de plus que Mariani » (Falco)

Selon les dépouillements de la moitié des communes dans le Var, l’UMP avec Hubert Falco, maire de Toulon, en tête de liste dans ce département, totalise 30% des suffrages, le PS 25% et le Front national 19,5%.

Le maire de Toulon n’a pas obtenu le score donné par le sondage publié cette semaine : 39% au premier tour dans le Var. Interrogé par La Provence, Hubert Falco estime cependant qu’il sauve les meubles au milieu d’une bérézina. « Je vais faire 37% sur Toulon et sûrement atteindre 34% dans le département. Trouvez moi en France une seule ville où un maire UMP atteint un tel score. Je suis dix points au dessus de la moyenne nationale UMP et 13 points de plus que Mariani sur Paca ».

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« Que mes électeurs votent pour le moins irresponsable… » (Bompard)

Crédité d’un score entre 2 et 3% selon les sondages, Jacques Bompard juge que « pour un mouvement qui a deux mois d’existence et de petits moyens financiers, la Ligue du sud obtient un bon résultat ». Le maire d’Orange note que « là où nous sommes connus, nos scores sont bien meilleurs, ce qui pose la question de l’accès aux médias ».

Plus largement, Jacques Bompard estime que le premier tour des régionales en Paca « est un succès des abstentionnistes et de Le Pen : c’est la même réaction, c’est pour dire d’une manière plus ou moins brutale le désespoir des électeurs, leur refus du système ».

Concernant le second tour, le candidat de la Ligue du sud laisse à ses électeurs « leur liberté de vote » : « Si j’avais néanmoins un conseil à leur donner, qu’ils votent pour le moins irresponsable des candidats du deuxième tour, ce qui ne sera pas le plus facile à déterminer ».

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« Il faut faire obstacle à Mariani et Le Pen » (Godard)

Pierre Godard, tête de liste pour le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), ne se leurre pas après ce premier tour des régionales : « Notre score de 2,1% est indiscutablement décevant par rapport aux 4% des Européennes. On est victimes du phénomène massif de l’abstention qui a touché notre électorat, les jeunes et les classes populaires même si dans certains quartiers Nord de Marseille on réussit des scores proches des 10%. Nous n’avons pas réussi à mobiliser notre électorat, a-t-il expliqué. Le débat n’a pas porté sur ce qui les préoccupait et sur les questions locales il était sans doute un peu confus. Le rejet de Sarkozy s’est concentré sur Vauzelle. Nous ne sommes pas propriétaires de nos voix, au 2e tour, il faut faire obstacle à Mariani et Le Pen. Il faut aussi que la gauche reste la gauche. »

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« Il y a un dégoût de la politique » (Bonnet)

« Pour le 2e tour on ne donne pas de consignes de vote, assure Isabelle Bonnet, tête de liste (Lutte Ouvrière), il y aura ceux qui s’abstiendront et ceux qui voteront à gauche. Mais l’important, c’est de se retrouver dans les luttes et la mobilisation. On fait entre 0,6 et 0,8% des voix, on s’attendait à ce petit score, on est un courant minoritaire, admet-elle. Ce qui l’est moins, c’est l’abstention dans les quartiers populaires. On s’aperçoit d’une lassitude, d’un écoeurement, d’un dégoût de la politique. La lutte continue, les objectifs qu’on a défendus, les travailleurs les ont entendus. »

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« Un petit score d’un jeune mouvement » (Gamerre)

« On fait un petit score(2,4%) d’un jeune mouvement qui a moins d’un an » selon France Gamerre, tête de liste dans les Bouches-du-Rhône d’Alliance écologiste indépendante (Patrice Miran). Aux Européennes on a fait 4,3% mais là il y avait 10 listes. Le travail de fond va se poursuivre. On creuse notre sillon. Le score de Le Pen est un peu effrayant et les gens ont voté plus utile qu’aux Européennes. On verra dès demain quel soutien nous donnerons » a-t-elle conclu.



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Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

Catherine Levraud était en visite hier à Gap : Le MoDem, tenace sur sa ligne

Le Dauphiné Libéré – 11/03/2010

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GAP

Lionel ARCE-MENSO/Catherine Levraud en campagne

Ni droite ni gauche. Malgré la houle des sondages qui chahute leur navire et les confine au ras de la barre des 5 %, les militants du MoDem continuent inlassablement à tracter, dans l’espoir de voir émerger une troisième voie, celle de François Bayrou.

Dans la région, où le débat se focalise sur le duel annoncé entre le président PS sortant Michel Vauzelle et l’UMP Thierry Mariani, Catherine Levraud, la tête de liste MoDem, tente de faire entendre ses arguments.

Dans la campagne, elle dit rencontrer des gens en grandes difficultés personnelles et qui ne veulent pas aller voter. «Je leur dis qu’il y a dix listes qui représentent tout l’éventail des réflexions politiques.»

«Ce n’est pas pendant la campagne électorale, mais dans l’action au jour le jour que l’on peut convaincre ces gens d’aller voter» ajoute-t-elle. Lire la suite…

Les grands enjeux régionaux (2/5): l’emploi et la formation professionnelle

fini-parti – 10/03/2010

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Deuxième volet de la série consacrée aux grands enjeux des élections régionales. Après l’aménagement du territoire, les questions d’emploi et de formation professionnelle. Dans une région qui a semble-t-il plutôt bien résisté à la crise mais où le chômage se situe cependant au-dessus de la barre des 10%, la droite dénonce un refus systématique de la majorité sortante à « accompagner l’effort national ». Etat des lieux…

La polémique est née de déclarations de Laurent Wauquier, secrétaire d’Etat à l’emploi, qui a expliqué mercredi 3 mars que les régions socialistes n’avaient pas rempli leurs objectifs en matière de création d’emplois, d’apprentissage et de formation professionnelle.

Citant tout spécialement l’Ile-de-France et la région Paca, il avait notamment déclaré:

On se retrouve avec des régions qui ont à peine atteint un tiers des objectifs fixés il y a six ans. »

La réplique du président sortant PS ne s’est pas faite attendre et Michel Vauzelle avait alors rappelé quelques données chiffrées, notamment en ce qui concerne l’apprentissage et la formation professionnelle:

L’Etat verse une dotation annuelle de 12,5 millions d’euros destinée au fonctionnement des centres de formation d’apprentis (…) Pour notre part nous consacrons 80 millions d’euros chaque année au financement de l’apprentissage auxquels s’ajoutent 50 millions pour les primes versées aux employeurs d’apprentis. Ainsi, pour 1 euro donné par l’Etat, c’est 10 euros que la Région investit. »

Lisez la suite sur le  site fini-parti

Régionales : dernière ligne droite pour tous les candidats

La Provence – 10/03/2010

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A quatre jours du scrutin, le film d’une journée de campagne en accéléré

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En tournée, Francis Lalanne (photo de droite) a fait un passage par Marseille. Photo La Provence

8 heures, Isabelle Bonnet (Lutte Ouvrière) en grève. Professeur de biotechnologie au lycée professionnel Camille Jullian, à Marseille, Isabelle Bonnet s’est mise en grève, comme 70% du personnel de son établissement. « Nous luttons contre la réforme des lycées professionnels qui nous fait perdre des postes et des moyens », explique la tête de liste Lutte Ouvrière, syndiquée à la CGT. En fin de journée, elle part distribuer des tracts sur la Canebière.

9 heures, Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) au marché d’Istres. Avec les passants, les tracts s’échangent et parfois la discussion s’engage. Exercice qu’affectionne Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche. « L’Europe nous prive de subventions, que peut faire la Région ? » interroge un agriculteur. « Elles peuvent investir dans la création de coopératives permettant la vente directe au consommateur, par exemple. « Reste à discuter crise, pouvoir d’achat ou services publics…

11h30. Catherine Levraud (MoDem), chez les commerçants. Parka grise, écharpe orange, Catherine Levraud, tête de liste MoDem, entame la tournée des commerces du Bd Chave à Marseille. « Les travaux du tramway nous ont fait beaucoup de mal » explique une boulangère. Dehors, une femme s’approche de la candidate. « J’ai envie de vous serrer la main, je vous trouve jolie ». Quand la petite équipe entre chez le charcutier Valange, c’est un peu la fête. On débouche une bonne bouteille et on s’attaque à la charcuterie.

12 heures, Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) sur le marché d’Aix. Des magistrats interpellent leur consoeur candidate, pour savoir si elle se joindra à leur manifestation. « Je suis en campagne, je ne mélange pas tout, mais j’ai une pensée pour l’institution« . Des sourires convaincus aux passants qui reconnaissent enfin celle qui grimpe dans les sondages. On lui fait cependant remarquer gentiment qu’elle « n’a pas l’accent« .

Midi, Thierry Mariani (UMP) inaugure un jeu de boules. Au micro, Bruno Gilles, sénateur-maire UMP des 4e et 5e arr., met les choses au clair. « Thierry Mariani ne prendra pas la parole parce qu’il est en campagne. Mais on peut l’applaudir. » Aux Chartreux, où les candidats inaugurent un terrain de boules, 150 personnes se prêtent au jeu. La tête de liste UMP grimace. « Je me suis foulé la cheville lundi soir, glisse Thierry Mariani. Je devrais rester alité quatre jours, mais j’irai jusqu’au bout. A fond. »

16 heures, Michel Vauzelle (PS), dans une cité. Il n’y a pas foule au centre social d’Air Bel. Dans cette cité marseillaise de 7000 habitants, en majorité des musulmans pratiquants, la question de la religion s’impose immédiatement. Michel Vauzelle, candidat PS, détaille les valeurs de la République et celles de l’islam. Avant de cheminer vers la salle de boxe du quartier. Un ring où sa colistière Myriam Lamare se sent comme chez elle. Ensuite, direction Arles.

18h30, Francis Lalanne (AEI) à la Rouvière. De passage à Marseille où il va soutenir ses amis de l’Alliance Ecologiste indépendante en campagne, Francis Lalanne fait un crochet par l’USC La Rouvière. Un lieu important pour lui : c’est ici qu’Irène Lamberton, son ancienne prof de théâtre, lui a donné le déclic pour son métier. « L’art est peu comme l’air de l’esprit » dit le chanteur. Photo de famille.

19 heures, le NPA prépare son meeting. Une matinée au Samu Social, où il travaille, un après-midi penché sur le discours du soir. Tête de liste NPA, Pierre Godard s’est offert une double journée. « J’ai travaillé pendant que les copains s’occupaient des tracts. Puis j’ai préparé le meeting. » A 20 heures au Château des fleurs à Marseille, le parti d’Olivier Besancenot reçoit ses militants. Et des salariés en lutte. « On met les bouchées doubles pour mobiliser notre électorat qui se décidera au dernier moment. »

A.D, Ph.F, M.L. et F.T. 

« Une gestion rigoureuse de la région »

La Marseillaise – 10/03/2010

Photo Marie-Laure thomas

Catherine Levraud. La tête de liste du MoDem jette un regard sur la campagne à quelques jours du scrutin.

Médecin dans la région d’Arles (elle y a été élue locale dans cette commune), Catherine Levraud ne revendique pas une « antériorité » militante à l’ex-UDF vis à vis de son engagement au MoDem dont-elle est tête de liste en PACA pour les élections régionales.
 Celle qui est entré en politique par le biais des Verts, s’insurge contre la « professionnalisation » de la politique qui, selon elle, « éloigne les dirigeants et élus des véritables préoccupations des citoyens ».
A quelques jours du premier tour, comment ressentez-vous la campagne en général et celle du MoDem en particulier ?
 Nous sommes en campagne depuis plusieurs semaines mais nous sentons bien que les électeurs s’y penchent maintenant. Nous sommes donc un peu en décalage avec eux. Les gens commencent à manifester un intérêt pour ces élections mais il faut tout de même s’attendre à une forte abstention. S’agissant du MoDem, l’orientation de notre campagne et nos idées sont bien accueillies. Notamment notre démarche visant à desserrer l’étau entre Gauche et Droite. Nous ne sommes pas dans une vision politicienne dont ils ont l’habitude. Ils souhaitent comprendre le rôle de la Région et son utilité pour eux. Nous expliquons les différents niveaux institutionnels mais c’est vrai que c’est compliqué à comprendre.
Vous êtes donc pour la réforme des collectivités territoriales ?
 Oui, il faut une réforme mais pas celle proposée par le gouvernement. Pas celle-là et pas comme ca. On ne peut pas dire, comme tout le monde aujourd’hui, que nous sommes pour une démocratie participative et ne pas se poser la question de l’abstentionnisme. La complexité institutionnelle actuelle est une entrave à l’exercice de la démocratie, aux droits des citoyens. D’autant que je ne pense pas qu’on gouverne par la rue…
Vous avez beaucoup de propositions, comme toutes les listes en présence, mais pouvez-vous dégager l’axe politique central du MoDem ?
 Nous mettons le citoyen au centre avec ses besoins, ses attentes, ses demandes et nos propositions tiennent compte de cela. Nous disons clairement, par exemple, qu’il faut faciliter un accès à des services publics de qualité sans augmenter les impôts. Pour nous, cela veut dire une gestion rigoureuse de la Région pour atteindre cette double ambition.
Les sondages ne vous sont pas favorables pour l’heure ?
 Nous assistons à une véritable folie sondagère, entre guillemets. C’est particulièrement le cas en PACA et je pense que la présence de Jean-Marie Le Pen dans la campagne est une des explications pour cet intérêt des médias. C’est déplorable. Personnellement je ne cherche pas à expliquer les chiffres de ces sondages, je me concentre sur l’objectif de faire monter ceux du MoDem. Le seul véritable sondage crédible sera celui du 14 mars au soir. Au-delà de la communication politique, c’est là que nous verrons quels sont les choix des électeurs. On ne fait pas de la politique avec des sondages et on ne gouverne pas avec des sondages. Sinon, autant rester chez soi.
Propos recueillis par Michel Del Picchia

Régionales : Le TER, un enjeu de taille

La Provence – 08/03/2010

Plusieurs milliers de Trains express sont annulés chaque année. Photo Franck Pennnat

On estime que 100 000 personnes empruntent tous les jours l’un des 700 trains en circulation

La plupart des candidats n’ont pas échappé au voyage. Presque devenu un rituel en ces temps de campagne. Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche en région, a été l’un des premiers à effectuer un trajet dans un train express régional (TER), au départ de Marseille, pour sensibiliser les passagers à un thème fort de campagne. Pas des moindres en l’occurrence. Il s’agit ni plus ni moins, pour son parti, que de proposer la gratuité des transports à l’avenir. « Une mesure sociale et écologique, qui n’a rien de démagogique », répétait-il encore mardi lors d’une réunion devant les cheminots à Marseille. Le défi est de taille.

On estime que 100000 personnes empruntent tous les jours l’un des 700 trains en circulation en région sur les 1000 km de voies existant en Paca. Problème: le manque criant de fiabilité de cet équipement et les retards systématiques constatés sur les lignes. Michel Vauzelle, candidat PS à sa propre succession, est le premier à déplorer ces dysfonctionnements récurrents. Le président de l’exécutif est conscient de la nature de l’enjeu. Et n’arrête pas de dénoncer le « manque de moyens en personnel » mis à disposition.

Il déplore une politique de la SNCF calquée, selon lui, sur un modèle national qui « ne remplit pas ses engagements » et fondée sur un manque criant d’effectifs. Dans un tract distribué à plusieurs milliers d’exemplaires, Michel Vauzelle reproche pêle-mêle à la société nationale « de ne pas avoir affectéles mêmes moyensqu’aux TGV, de ne pas respecter ses engagements de qualité de service et de ne pas avoir investi les bénéfices ». Il faut dire que le Conseil régional a consacré l’an dernier 390 millions d’euros en dépenses de fonctionnement, sur un budget total de 1,8 milliard.

À l’UMP, Thierry Mariani, son principal rival dans cette campagne, critique lui aussi les manquements répétés, les défaillances quasi systématiques des trains. Et s’indigne fermement de la « galère » infligée à tous les utilisateurs des TER, de nature à dissuader les voyageurs les plus téméraires.
 
La droite appelle à la création d’une autorité régionale des transports, copiée sur celle de la région parisienne, qui viendrait réguler l’ensemble du système. Idée à laquelle souscrit la candidate du MoDem, Catherine Levraud. Qui évoque également la nécessité, entre régions, de se rapprocher pour établir un schéma d’ensemble cohérent en matière de transports.

Les Verts souscrivent eux aussi à la même démarche. En insistant sur l’idée de mettre en place une tarification unique. À l’Alliance écologiste indépendante, on propose la création d’un syndicat mixte des transports ayant « vocation à rassembler tous les acteurs institutionnels ». Autant de positions et de propositions qui pourraient trouver des axes évidents de convergence après la campagne. Pour que les usagers puissent en tirer un maximum de bénéfices.

Philippe FANER