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Thierry Mariani : « J’ai pris une certaine distance »

 

La Provence – 07/04/2010

Après ses critiques contre Sarkozy, le député UMP du Vaucluse s’explique.

Après une éclipse de quatre jours, Thierry Mariani est réapparu hier matin à l'Assemblée nationale. Photo patrick nosetto

Sa sortie avait surpris. Le 31 mars, Thierry Mariani fut l’un des rares députés UMP à refuser l’invitation de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. « Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses », avait asséné le vauclusien, avant de s’éclipser. Et de couper les ponts avec le président de la République dont il était proche, mais qui ne l’a pas vu non plus au dîner organisé le lendemain avec les têtes de liste UMP aux régionales. Thierry Mariani est réapparu hier matin à l’Assemblée nationale, mais n’a toujours pas digéré le remaniement ministériel où, malgré les promesses, il a vu des élus « plus critiques » prendre les portefeuilles.

– Comment expliquer la virulence de vos propos et le silence de quatre jours qui a suivi ?
Thierry Mariani :
« J’ai dit tout haut ce qu’un certain nombre de députés pensent tout bas. Plusieurs jours avant, j’avais évoqué ces élus qui crachent à la gueule du Président et qui sont récompensés, quand d’autres, plus fidèles, ne le sont pas. Presque personne n’avait relevé. J’ai reformulé ma remarque. Je ne regrette pas ce que j’ai dit, je le maintiens, mais je passe à autre chose.

– En voulez-vous à Nicolas Sarkozy à cause du remaniement ministériel ?
T.M. :
Ne pas être pris alors que des choses avaient été dites ne rend jamais heureux, mais on peut passer outre. Ce qui me choque, c’est de voir que sur trois ministres promus après les régionales, deux ne se sont pas illustrés par leur solidarité envers le gouvernement. C’est le moins que l’on puisse dire. Tout ça est une question d’attitude. Ce mardi matin, en réunion de groupe à l’Assemblée, on nous a encore demandé de serrer les rangs au sein de la majorité. Je veux bien, mais c’est l’inverse qui s’est produit.

– Y voyez-vous une forme d’injustice ?
T.M. : Le sentiment d’injustice est terrible. Et me procure le même type d’inquiétude que ce qui se passe dans la gendarmerie. Ces gens se font traiter de tous les noms tous les jours et personne ne dit rien. Là, un officier-chercheur se fait radier à vie pour avoir rendu un rapport autorisé. Je comprends les spécificités militaires, mais ce manque de tolérance et cette inégalité de traitement me choque. Et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle.

– Nicolas Sarkozy a paru agacé par votre sortie, parlant de « cour de récréation »…

T.M. : Sauf qu’on n’est justement pas dans une cour de récréation où l’on distribue des bons ou des mauvais points aux élèves. La liberté de pensée et de parole existe et est heureusement préservée. Simplement, nous sommes des gens respectables. Et quand on donne une parole, on doit justement la respecter.

– Les relations sont-elles rompues avec le chef de l’État ?

T.M. : Disons qu’une certaine distance a été prise et ce qui vient de se passer rendra cette distance durable. Maintenant, je me suis remis au travail. J’espère être rapporteur du futur projet de loi sur l’immigration.

– La parenthèse des régionales s’est-elle refermée ?
T.M. : On n’a rien à se reprocher sur la campagne. J’attends maintenant les suites de mon recours. J’espère que les dépenses de communication faites par l’équipe Vauzelle aux frais du contribuable, ce que j’ai dénoncé, constats d’huissier à l’appui, seront réintégrées dans ses comptes de campagne. Cela ferait jurisprudence. Mais je ne cherche pas l’invalidation. On a perdu, il faut être beau joueur. »

Recueilli par François TONNEAU 

PACA : ces députés UMP qui énervent l’Elysée

Le Buzz des Régionales – 05/04/2010

Thierry Mariani, ancien tête de liste UMP aux régionales en PACA, a été le premier à critiquer publiquement et avec insistance, Nicolas Sarkozy. Il n’est plus seul. Depuis le recadrage des députés UMP, mercredi dernier à l’Elysée, par Nicolas Sarkozy en personne, d’autres voix se sont élevées en PACA. Jean-Pierre Giran, député du Var, fait partie des treize parlementaires récalcitrants qui réclament la suspension du bouclier fiscal. Tout comme Lionnel Luca, député des Alpes Maritimes, qui déclare au Nouvel Obs que « supprimer le bouclier fiscal serait une mesure tout à fait légitime, avec la suppression de l’ISF et en créant une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu. »

Tout aussi énervant pour le locataire de l’Elysée, le député des Alpes-Maritimes et vice-président du groupe UMP de l’Assemblée, Jean Léonetti, que l’on sent prêt à ruer dans les brancards, avec d’autres parlementaires. « Ce que craignaient les députés, après la veste des régionales, explique-t-il également au Nouvel Obs, c’était d’avoir encore à se payer la taxe carbone et une réforme de la procédure pénale qui ne peuvent que leur attirer des désagréments. La majorité est prête à aller au combat sur les retraites, elle n’est pas prête à se battre pour une réforme de la justice qui va mobiliser tous les lobbies. Alors on va bien empaqueter la garde à vue, parce qu’on est obligé de le faire. Le reste, on remettra à plus tard. »

Les députés UMP en colère sauront-ils résister aux fortes pressions qu’ils subissent ? Pour l’instant, certains le pensent. Dans d’autres circonscriptions, on râle en coulisses et on ouvre aussitôt après le parapluie pour se protéger de la grêle élyséenne promise par les proches du président. D’ailleurs, pour bien faire comprendre que Nicolas Sarkozy ne laissera pas la chienlit s’installer à l’UMP, on cite souvent, en exemple à ne pas suivre, Thierry Mariani. Selon France-Inter, des collaborateurs de Nicolas Sarkozy auraient déclaré, au sujet du député du Vaucluse : « Ce qu’il a dit n’est pas très judicieux. Il a commis une erreur. Sarkozy va le tuer politiquement. » Ironie du sort ou signe du destin, même chassé de son parti, Thierry Mariani pourra conserver sur sa carte de visite le sigle UMP. Il suffira d’y lire désormais : Un Mort Politique…

Thierry Mariani & Nicolas Sarkozy

Mariani, un furieux en Sarkosie

Le JDD – 02/04/2010

Thierry Mariani a l'impression d'avoir été trahi par Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Thierry Mariani s’attendait, comme Nicolas Sarkozy lui aurait promis, à entrer au gouvernement lors du dernier remaniement. Recalé, le député du Vaucluse est furieux et a le sentiment d’avoir été « pris pour un con« . L’Elysée est plus qu’agacée par cette saillie d’un fidèle du chef de l’Etat. Les députés, eux, font part de leur malaise au JDD.fr.

« Comme beaucoup d’autres, Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire. » Ce qu’il fait, Thierry Mariani, c’est évacuer sa colère, comme le rapporte le Canard enchaîné. Ce qu’il a fait, aussi, c’est boycotter la rencontre des députés avec Nicolas Sarkozy. Ce qu’il va faire demain? Bien malin celui qui détient la réponse. Des élus affirment qu’il est injoignable depuis plusieurs jours. LeJDD.fr confirme. Même son répondeur est indisponible. Thierry Mariani est en colère, et chercherait un peu de calme pour retrouver ses esprits et décider de son avenir. En sarkosie, ou ailleurs.

Compagnon de route de Nicolas Sarkozy depuis longtemps, Thierry Mariani a franchi la ligne blanche. Après la défection d’Hubert Falco, le maire de Toulon, il avait accepté -à la demande du chef de l’Etat- de monter au front dans les régionales, dans la difficile région PACA, où il a perdu au second tour avec un score honorable (33,02%). En échange de ce « sacrifice », le chef de l’Etat lui aurait promis un maroquin. « Je ne pense pas qu’une entrée au gouvernement se fasse sur une promesse orale« , confie anonymement un député au JDD.fr. Thierry Mariani pense le contraire, et vit l’entrée au gouvernement de François Baroin et George Tron –un chiraquien et un villepiniste qui n’ont pas hésité à critiquer l’action présidentielle par le passé- comme une trahison.

« Sarkozy va le tuer politiquement »

A l’Elysée, sa colère agace au plus haut point. Le député du Vaucluse, fidèle parmi les fidèles, est désormais dans le viseur. « Ce qu’il a dit n’est pas très judicieux. Il a commis une erreur« , assure un collaborateur de Nicolas Sarkozy, dans des propos rapportés par France Inter, vendredi matin. « Sarkozy va le tuer politiquement« , pronostique un autre.

Parmi les députés, on se serait bien passé de cette énième polémique, alors que leurs rapports avec le chef de l’Etat sont pour le moins délicats. Peu osent aborder le sujet. Marc Lefur, député des Côtes d’Armor, consent à admettre qu’il « comprend sa déception car il s’est beaucoup battu aux côtés de Nicolas Sarkozy« . Il n’en dira pas plus. Hervé Mariton sera encore moins bavard. Les critiques à l’encontre de Nicolas Sarkozy? « Je n’ai pas d’avis. » Le boycott des réunions des députés? « Je n’ai pas d’avis. » Les attaques contre son ami villepiniste Georges Tron, nouvellement entré au gouvernement? « Je n’ai toujours pas d’avis. » D’autres refusent carrément la conversation. Le sujet est brûlant. « Même en off, je ne peux rien vous dire. Comprenez-moi…« , conclut un dernier.

La révolte réfléchie de Thierry Mariani

La Provence – 02/04/2010

L’ex-tête de liste UMP aux régionales a pris ses distances mais… reste présent

Thierry Mariani, candidat malheureux en Paca, a zappé, hier, le dîner avec toutes les têtes de liste des régionales.

Thierry Mariani, candidat malheureux en Paca, a zappé, hier, le dîner avec toutes les têtes de liste des régionales. Photo Patrick Nosetto

Il a déserté le paysage et sa famille politique. Mais continue d’agiter le microcosme. Après avoir été absent à la réunion de groupe des députés UMP mardi, boycotté la rencontre entre le Président et ses élus mercredi, Thierry Mariani, candidat malheureux à la région Paca a également zappé, hier soir, le dîner à l’Élysée avec l’ensemble des têtes de liste des régionales.

Digérant, en solo, sa colère et son extrême amertume d’avoir été écarté du remaniement gouvernemental qui aurait pu lui profiter. Mais ses proches l’affirment : « Il se repose et sera de retour mardi à l’Assemblée » . D’autres vont jusqu’à murmurer que le député du Vaucluse aurait pris du recul à l’étranger pour ce week-end pascal. Qu’importe. Il y a des silences assourdissants. Surtout après avoir parlé très fort.

« Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses »
, a-t-il lancé sibyllin, avant-hier, comme une pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy. Une semaine avant, ce sarkozyste pur jus avait déjà exprimé sa déception de voir entrer villepinistes et chiraquiens au gouvernement alors que des promesses lui avaient été faites entre les deux tours. Regrettant, dans les colonnes de La Provence, « que les trois promus au gouvernement ont toujours été très critiques ».

À l’Élysée, ses sorties ont fini par agacer. « On n’est pas dans une cour de récréation » a rétorqué sans détour le Président. « Une logique du rapport des forces qui prévaut sur l’affect et le dévouement », commente-t-on dans les coulisses du parti présidentiel. Fidèle parmi les fidèles, Thierry Mariani, grognard de la « Sarkozie », avait accepté, à la demande présidentielle, après la défection du secrétaire d’État à la Défense et maire de Toulon Hubert Falco, de prendre la relève et de battre la campagne des régionales.

Un scrutin perdu avec les honneurs. Thierry Mariani relevant le défi avec énergie. « Il a fait le job, il faut savoir montrer les crocs », explique un parlementaire des Bouches-du-Rhône. « C’est un homme courageux et la vie politique est difficile », remarque le député marseillais Renaud Muselier qui, après avoir également tapé du poing sur la table avec son fameux « lorsqu’on est fidèle, on voit toujours passer les trains », lancé à l’attention de Jacques Chirac, a finalement été nommé secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 2002.

« Des aigreurs, cela peut arriver mais il saura passer outre
« , affirme de son côté Bernard Deflesselles, élu à ses côtés au Conseil régional. Reste que le bon soldat Mariani, prêt à servir, et qui s’était déclaré « disponible » un jour d’octobre 2009, risque bien de l’être un peu moins.

Marjory CHOURAQUI

Paca: Mariani (UMP) a déposé un recours contre l’élection de Vauzelle

AFP – 02/04/2010

Le député Thierry Mariani (UMP) le 14 mars 2010 dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur

MARSEILLE — Le député Thierry Mariani (UMP), candidat malheureux aux régionales en Paca, a déposé un recours en Conseil d’Etat visant à l’annulation de l’élection de son concurrent socialiste Michel Vauzelle, a-t-on appris vendredi auprès de son entourage.

« Ce recours porte exclusivement sur l’utilisation et la distribution massive du journal de la Région à des fins électorales, y compris dans la dernière semaine de la campagne », a expliqué à l’AFP Alexandre Sérina, ancien directeur de campagne de M. Mariani.

Selon lui, 1,2 million d’exemplaires du magazine du conseil régional « Notre Région » auraient ainsi été distribués en décembre, janvier, février sur 191 points de distribution dans les six départements de la région.

Pour Michel Vauzelle, cette plainte entre dans la lignée de la campagne électorale menée par M. Mariani et basée selon lui « sur l’injure et la diffamation ». « Ce n’est pas très intéressant », a-t-il dit à l’AFP.

« L’affaire sur le plan juridique ne pose aucun problème », a-t-il ajouté, relevant que la jurisprudence permet aux collectivités territoriales de poursuivre jusqu’en fin de mandat « les actions d’information qui doivent être les siennes ».

Le président de la Région indique aussi s’être entouré des plus grandes précautions, renonçant par exemple pour la campagne à son éditorial dans ce magazine.

A de nombreuses reprises, M. Mariani et ses colistiers de l’UMP, avaient accusé M. Vauzelle de se servir de ce journal mais aussi de ses fonctions de président de la région dans un but électoral. Ils avaient notamment souligné la proximité d’un des slogans de campagne de M. Vauzelle, « notre région, notre président » avec le titre du magazine régional.

Selon M. Sérina, cependant, « avec 200.000 voix d’écart (au second tour de l’élection régionale entre la liste de gauche et celle de l’UMP), il est peu probable de voir ce recours aboutir » à une annulation du scrutin.

En revanche, le député UMP de Vaucluse espère que le Conseil fera droit à ses autres requêtes.

Il demande que tous les coûts de conception, de réalisation, d’impression et de distribution du magazine en décembre, janvier et février soient intégrés dans les frais de campagne de M. Vauzelle, ainsi que le remboursement par celui-ci à la collectivité de tous les coûts engagés.

UMP : Mariani boycotte Sarkozy

Le Figaro – 31/03/2010

Le député UMP Thierry Mariani, longtemps fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, a annoncé qu’il boycotterait la rencontre, cet après-midi à l’Elysée, des élus UMP avec le chef de l’Etat en lançant : « quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses ».

Interrogé par l’AFP sur ses attentes par rapport à la rencontre, l’ancien candidat UMP à la présidence du Conseil régional de Paca a répondu : « je n’irai pas, tout comme je n’irai pas au dîner demain soir à l’Elysée avec l’ensemble des têtes de liste UMP des régionales ». « Quand on est pris pour un con, il faut savoir, à un moment, terminer les choses ! », s’est-il justifié, sans vouloir préciser les raisons de sa colère.

Alors qu’on lui demandait si cela voulait dire qu’il rompait définitivement avec Nicolas Sarkozy, dont il a longtemps été l’un des plus proches, le député du Vaucluse a répondu : « vous avez ma déclaration officielle ».

Régionales : les cartes des résultats Paca décryptées

29 mars 2010 2 commentaires

La Provence – 29/03/2010

Après la mise en ligne par LaProvence.com de cartes expliquant le vote des élections régionales en Paca, Virginie Martin, politologue et professeur à l’école Euromed Management, analyse pour nous les résultats de ce scrutin

Le vote FN en PACA est multiple

Dans la région, le FN a réalisé un score de 22,87%. Infographie LP

Il existe un dénominateur commun dans les motivations du vote FN en PACA. C’est bien sûr le problème de l’immigration et de l’identité locale. Mais Virgine Martin veut distinguer deux types d’électeurs frontistes, selon les différents départements. D’abord, dans le Var et les Alpes Maritimes, ce sont des électeurs traditionnellement à droite, qui se sont extrêmisés, suite à la déception de la politique de Nicolas Sarkozy au niveau national : « Sarkozy n’a pas apporté de réponses assez fortes, et n’a pas pu appliquer nationalement la politique très à droite qu’il avait promis en 2007 » indique la politologue. Elle ajoute que « s’ils ont pu être séduits par le ministère de l’Identité nationale, l’ouverture à gauche, avec les entrées au gouvernement de personnalités comme Bernard Kouchner ou Fadela Amara, est quelque chose qu’ils ont eu du mal à digérer, (…) c’était un grand ecart impossible, et les électeurs ont donc basculé à l’extrême droite« . La formule de Jean-Marie Le Pen s’est donc avérée exacte et « les électeurs ont préféré l’originale à la copie« . Mais le très bon score du FN en Paca est aussi le fait d’électeurs moins marqués idéologiquement à droite. La désespérance sociale et économique explique aussi ce vote et, les villes avec de forts taux de chômage, autour de l’étang de Berre par exemple, ont massivement voté Le Pen. Ici on est passé d’un extrême à l’autre, et le passage du Parti communiste au Front national n’est pas quelque chose de rare. Ce sont des régions où l’abstention aussi a été très forte, et où le désespoir envers le monde politique est vivace.

Michel Vauzelle reforme la gauche plurielle

Sur l'ensemble de la région, le PS a recueilli 44,1% des suffrages.

Si après ses deux précédents mandats, Michel Vauzelle dispose d’un bilan correct, d’une assez bonne image et d’un réseau important, son large succès s’explique d’abord par l’alliance spontanée qu’il a su former. En effet l’électeur lambda n’a que très peu pris en compte ses résultats, les compétences du Conseil régional restant assez floues. C’est grâce au report presque intégral des voix du Front de gauche au second tour et à l’absence de calculs politiques trop visibles avec Europe écologie que Michel Vauzelle a pu forger sa victoire. « Le président sortant a profité d’un alignement quasi militaire du Front de gauche et a réussi à faire passer son alliance avec Europe écologie comme naturelle, il a formé une gauche plurielle renouvelée » constate Virginie Martin. Pour elle, Vauzelle a églement profité de « la fin du sarkozisme de gauche, interventionniste, les électeurs de gauche s’étant aperçu que Sarkozy appliquait en fait une politique de droite traditionnelle« .

Le jeu des vases communiquants peu favorable à l’UMP

Sur l'ensemble de la région, l'UMP a recueilli 33,02% des suffrages.

Dans ces conditions, Thierry Mariani a donc particulièrement souffert. Entre les déçus de la politique nationale de Nicolas Sarkozy et les bastions de l’UMP passés au Front national, l’élection semblait ingagnable. Là encore, les raisons semblent plus liées à la politique nationale qu’à un véritable faute du candidat Mariani. « L’ouverture à gauche a , je pense, était une erreur fondamentale, (…) le choix d’Eric Besson au ministère de l’identité nationale, par exemple, constitue une pirouette politique impossible et non comprise par l’électorat de l’UMP » note la politologue. Quant au thème de l’insécurité, il a été trop tardivement évoqué par la droite pour répondre aux inquiétudes de sa clientèle traditionnelle… d’autant que le terrain était déjà occupé par le FN. Le bilan catastrophique de Sarkozy sur ce point a donc coûté cher à l’UMP dans la région, les électeurs préférant se tourner vers Jean-Marie Le Pen.

Une abstention structurelle

La carte de l'abstention en Paca.

Même s’il y a eu un léger mieux lors du second tour, l’abstention lors de ces élections est l’un des grands enseignements à retenir. Si Virginie Martin en impute une bonne partie au manque de visibilité quand aux compétences des conseils régionaux et au fait que, cette fois, elles n’étaient pas couplées avec d’autres élections (cantonales par exemple), c’est  surtout une abstention structurelle, à laquelle on assiste depuis plus de vingt ans. « La forte participation aux présidentielles de 2007 n’était que la poudre aux yeux, largement explicable par la peopolisation des deux candidats et le cirque médiatique orchestré par des boites de communication spécialisées en consulting d’entreprise, (…) ce scrutin n’avait plus grand chose de politique » s’indigne-t-elle. « On est juste revenu à la normale » ajoute-t-elle « il y a une vraie crise de la représentation politique et les électeurs ont vraiment le sentiment que les hommes politiques ne peuvent plus agir pour les protéger contre le chomage, la mondialistions ou l’émergeance de nouveau pays industrialisés« . « Si on ajoute à ça les différentes affaires qui ont ébranlé le monde politique les 30 dernières années, on comprends mieux la véritable crise de confiance entre les citoyens et leurs élus ».

Pierre KOROBEINIK 

La Commission permanente de PACA

Nicerendezvous.com – 26/03/2010

vauzelle-president-pacaNICE PROVENCE CÔTE D’AZUR – À l’Assemblée plénière du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle élu Président à la majorité absolue des suffrages a prononcé son discours d’investiture, ceint d’une écharpe aux couleurs de la région. Il a fait la promesse de se battre contre la suppression des conseillers régionaux après avoir rappelé que c’était sans doute la dernière fois qu’un président de conseil régional ouvrait une mandature en raison de la réforme des collectivités territoriales que mène Nicolas Sarkozy.
Vauzelle a ponctué son discours d’un « Vive la région, vive la France, vive la République ! ».

Michel Vauzelle, Président sortant du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur a été réélu à la majorité absolue des suffrages, ce vendredi 26 mars 2010, à la présidence de l’Institution avec 72 voix recueillies par la liste « Notre Région rassemblée, solidaire et écologique » contre 30 voix recueillies par la liste « La France change, notre Région doit changer aussi » conduite par Thierry Mariani et 21 recueillies par la liste « Front National » conduite par Lydia Schenardi.
La Commission permanente a ensuite été constituée : outre le Président du Conseil régional Michel Vauzelle, elle comprend 62 membres dont 14 Vice-présidents. Les membres de cette instance ont ensuite été élus.

VW

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Liste « Notre Région rassemblée, solidaire et écologique »

Premier Vice-président
Patrick ALLEMAND

Deuxième Vice-président Annick DELHAYE

Troisième Vice-président Joël GIRAUD

Quatrième Vice-président Mireille PEIRANO

Cinquième Vice-président
Jean-Louis JOSEPH

Sixième Vice-président Pascale GÉRARD

Septième Vice-président André ASCHIERI

Huitième Vice-président Nathalie LEFEBVRE

Neuvième Vice-président Patrick MENNUCCI

Dixième Vice-président Cécile HELLE

Onzième Vice-président Christophe CASTANER

Douzième Vice-président Gaëlle LENFANT

Treizième Vice-président
Jean-Yves PETIT

Quatorzième Vice-président Anne-Marie HAUTANT

Premier membre
Ladislas POLSKI

Deuxième membre Christine NIVOU

Troisième membre Jean-Louis CANAL

Quatrième membre Christine MIRAUCHAUX

Cinquième membre Gérard FRISONI

Sixième membre Anne-Julie CLARY

Septième membre Mohamed RAFAÏ

Huitième membre Sophie DEGIOANNI

Neuvième membre Jocelyn ZEITOUN

Dixième membre Fatima ORSATELLI

Onzième membre Robert ALFONSI

Douzième membre Françoise FLOUPIN

Treizième membre Sébastien JIBRAYEL

Quatorzième membre Nadia BOULAINSEUR

Quinzième membre Pierre MEFFRE

Seizième membre Martine CARRIOL

Dix-septième membre Gérard PIEL

Dix-huitième membre Aïcha SIF

Dix-neuvième membre  Alain BOLLA

Vingtième membre  Laurence VICHNIEVSKY

Vingt et unième membre  Philippe CHESNEAU

Vingt-deuxième membre  Sophie CAMARD

Vingt-troisième membre Jacques OLIVIER

Liste « La France change, notre Région doit changer aussi »

Vingt-quatrième membre Eliane BAREILLE

Vingt-cinquième membre Thierry MARIANI

Vingt-sixième membre Chantal EYMEOUD

Vingt-septième membre Bernard DEFLESSELLES

Vingt-huitième membre Dominique ESTROSI-SASSONE

Vingt-neuvième membre Gaston FRANCO

Trentième membre Arlette FRUCTUS

Trente et unième membre Richard GALY

Trente-deuxième membre Mireille BENEDETTI

Trente-troisième membre Jean CHORRO

Trente-quatrième membre Isabelle BOURGEOIS

Trente-cinquième membre Yannick CHENEVARD

Trente-sixième membre Nadine CABITEN

Trente-septième membre Olivier Audibert-TROIN

Trente-huitième membre Bénédicte MARTIN

Liste « Front National ».

Trente-neuvième membre Stéphane RAVIER

Quarantième membre  Joëlle MELIN

Quarante et unième membre Stéphane DURBEC

Quarante deuxième membre Marie-ClaudeAUCOUTURIER

Quarante troisième membre Gérald GERIN

Quarante quatrième membre Valérie LAUPIES

Quarante cinquième membre Frédéric BOCCALETTI

Quarante sixième membre Lydia SCHENARDI

Quarante septième membre Hubert DE MESMAY

Quarante huitième membre Elisabeth PHILIPPE