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Levée d’immunité de Sylvie Andrieux: confusion et réaction de la députée

Affaire des subventions : imbroglio autour de l’immunité de Sylvie Andrieux

La Provence – 07/04/2010

Sylvie Andrieux, député PS des Bouches-du-Rhône. Photo Franck Pennant

Le bureau de l’Assemblée nationale a-t-il vraiment levé ce matin l’immunité parlementaire de Sylvie Andrieux à la demande du juge Landou, le nom de la député PS des Bouches-du-Rhône apparaissant dans le dossier instruit par le magistrat sur des détournements de subventions versées par la Région Paca ? La décision du bureau est plus complexe que ce que l’on a pu comprendre dans un premier temps, comme en témoigne un communiqué que le président UMP de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, vient d’adresser à La Provence.

« Le bureau s’est réuni ce matin pour examiner la demande faite par le Procureur général près la cour d’appel d’Aix-en-Provence d’autoriser l’audition de Mme Sylvie Andrieux sous le régime de la garde à vue et, au cas où elle serait mise en examen, la prise de mesures de contrôle judiciaire, explique Bernard Accoyer. Le bureau a écarté la demande de mise en garde à vue, au motif que Mme Sylvie Andrieux n’ayant pas été encore entendue, après plus de deux ans d’enquête, par le juge d’instruction, malgré sa propre volonté, cette mesure n’était pas justifiée. En revanche, le bureau a autorisé, en cas d’éventuelle mise en examen, la mesure d’interdiction de rencontrer certaines personnes. Cette mesure ne fait pas en effet obstacle à l’exercice du mandat parlementaire. Cette décision du bureau permet au juge de poursuivre ses investigations ».

En clair, il n’y a pas de levée d’immunité parlementaire mais une décision a minima de l’Assemblée nationale, qui est loin de donner satisfaction à la demande du juge. En effet, si elle lui donne un feu vert pour entendre la parlementaire marseillaise, c’est en rappelant qu’il s’agit d’une autorisation de pure forme, puisque la loi l’autorise à procéder ainsi sans passer par le bureau. En revanche, l’Assemblée nationale écarte l’éventualité d’une garde à vue, qui elle aurait nécessité une levée d’immunité parlementaire en bonne et due forme.

Selon un expert du droit électoral, cette décision du bureau de l’Assemblée nationale est « plus politique que juridique » : « La demande de Sylvie Andrieux d’être entendue par le juge n’aurait pas dû influer les travaux du bureau et en tout cas, l’Assemblée n’aurait pas dû s’en prévaloir dans son argumentaire ». A l’inverse, on ne manquera pas de s’étonner que le juge Landou ait demandé des mesures, comme l’audition et le contrôle judiciaire en cas de mise en examen, qu’il avait tout loisir d’effectuer de son propre chef. Peut-être était-il avant tout intéressé par une garde à vue, qu’il a glissée au coeur d’un dispositif moins tonitruant ?

Sylvie Andrieux avait été mise en cause dès l’été 2008 quand l’organisme Tracfin, qui lutte contre la délinquance financière, a pointé du doigt des malversations au sein du Conseil régional, pour un montant aujourd’hui évalué à 700 000 euros. Les enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire avaient alors mis au jour plusieurs subventions allouées à des associations, décrites comme des « coquilles vides ». Ce mécanisme de financement aurait servi la campagne électorale de Sylvie Andrieux, soupçonnée d’avoir « arrosé » les familles les plus influentes dans les cités des quartiers Nord.

Lorsque « La Provence » a révélé cette affaire en décembre 2008, Sylvie Andrieux avait expliqué qu’elle n’avait rien à voir avec les subventions suspectes, dont l’attribution dépendait selon elle des « responsables administratifs de la Région ».

En juillet 2009, deux anciens cadres du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, Franck Dumontel, ex-directeur de cabinet de Michel Vauzelle, et Jules Nyssen, ex-directeur général des services, ont été mis en examen par le juge Franck Landou pour « complicité de détournement de fonds publics ». Ils avaient été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec pour seule obligation de ne pas rencontrer les autres mis en cause dans le dossier.

Ce dossier a plané au-dessus de la campagne des élections régionales, la plupart des adversaires de Michel Vauzelle en ayant fait un axe d’attaque. Ce à quoi le président PS de la Région, répondait invariablement « avoir alerté le procureur en 2007, lorsque nous avons découvert ce problème ». Fin 2008, la Région s’est portée partie civile dans cette affaire.

Fred Guilledoux

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Sylvie Andrieux : « Je voudrais qu’on avance et passer à autre chose »

La Provence – 08/04/2010

Sylvie Andrieux, députée PS des quartiers nord de Marseille: "Je veux pouvoir en finir avec les procès d'intention". Photo C. Sollier

Le bureau de l’Assemblée nationale a rejeté certaines du juge à l’encontre de la députée PS.

Hier, le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas levé explicitement l’immunité parlementaire de la députée PS de Marseille, Sylvie Andrieux. La demande avait été effectuée par la justice dans le cadre d’une enquête sur des détournements présumés de subventions du Conseil régional à des associations fictives. La décision écarte « la demande de mise en garde à vue au motif que Sylvie Andrieux n’ayant pas été entendue après plus de deux ans d’enquête par le juge d’instruction malgré sa propre volonté, cette mesure n’était pas justifiée ». En revanche, le bureau autorise, « en cas d’éventuelle mise en examen, la mesure d’interdiction de rencontrer certaines personnes. Cette mesure ne fait pas en effet obstacle à l’exercice du mandat parlementaire », conclut le communiqué du président UMP de l’Assemblée, Bernard Accoyer. Réaction de Sylvie Andrieux.

– Comment interprétez-vous la décision du bureau de l’Assemblée nationale ?
Sylvie Andrieux :
« Le bureau rejette les demandes du juge et sa demande de levée d’immunité. Il écarte la demande de mise en garde à vue, la caution et retient simplement, en cas de mise en examen, la mesure de contrôle judiciaire restrictive interdisant de recevoir ou de rencontrer certaines personnes. À ce jour, le juge n’a donc reçu aucune autorisation. J’ai pris acte de cette décision et je constate que les mesures de contraintes ont été refusées.

– Quel est votre état d’esprit ?
S.A. :
Je suis sereine. Je voudrais que l’on avance afin que l’on puisse passer à autre chose. Il y a des sujets bien plus importants à traiter comme la souffrance des gens au quotidien. Réitérez-vous votre demande d’être entendue que vous avez adressé au juge? Aujourd’hui, je suis toujours à la disposition de la police et de la justice. L’enquête a débuté il y a deux ans, mon nom a été cité dans cette affaire par voie de presse, des extraits de procès-verbaux de police ont été reproduits. J’ai, alors, fait la demande par écrit au juge d’être entendue. Rien ne s’est fait. Je veux pouvoir en finir avec les procès d’intention, pouvoir connaître les accusations portées contre moi pour en démonter la fausseté. Je répondrai point par point et avec précision aux allégations mensongères.

– Que répondez-vous à ceux qui vous accusent et ont été mis en examen dans cette affaire de subventions à des associations fictives ?
S.A. : S’expliquer sur un dossier suppose de savoir ce qu’il contient. Or je ne sais pas. Je réserve mes réponses à la police et à la justice.

– Ne pensez-vous pas que cette affaire puisse être préjudiciable au tissu associatif ?
S.A. : Ça l’est déjà! Nous possédons, à Marseille, un tissu associatif dynamique et très respectable. Je regrette qu’il souffre depuis deux ans. Encore une fois, ce sont les bons qui paient pour les mauvais.

– Craignez-vous pour votre image ?
S.A. : L’objectif, c’est de me nuire. Calomniez, il en reste toujours quelque chose! Cette affaire discrédite un peu plus la politique au moment où les gens s’abstiennent ou votent aux extrêmes. »

Propos recueillis par M. Ch. 

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Détails de la décision du Bureau de l’Assemblée Nationale sur Le blog de Sylvie Andrieux

In French voting, ultranationalist Le Pen shows his party is still in the game

Washington Post – 27/03/2010

MARSEILLE, FRANCE — For Jean-Marie Le Pen, it was a moment of personal triumph, recognition that his far-right National Front is still a force to be reckoned with and that the ultranationalist movement remains a landmark in the French political landscape.

France, Le Pen harangued regional leaders, is being weakened by Third World immigrants under President Nicolas Sarkozy’s feckless policies while the country’s budget deficits are ballooning out of control and the expanded European Union is condemned to collapse under its own weight.

« All the elements of destabilization, and even of civil war, are falling into place, » he warned darkly.

Le Pen, his trademark silver mane brushed straight back and his face as pink as ever, issued his analysis Friday while presiding over the Provence regional assembly, in the southern city of Marseille, which held its opening session five days after a regional election in which the National Front slate, with Le Pen at its head, won about 23 percent of the vote.

The score here was part of a nationwide comeback in which the National Front won nearly 10 percent of the overall vote and captured 118 seats in 12 of the 22 regions in mainland France. Le Pen’s daughter and likely successor, Marine Le Pen, was one of the National Front’s top scorers, with 22 percent of the vote in the northern French region of Nord-Pas de Calais.

The National Front’s showing, here in Marseille and nationally, remained a minority of the vote and did not go beyond its successes in the 1980s and 1990s, when the anti-immigrant group pushed its way into the thick of French politics. But it dispelled a widely accepted notion that Sarkozy, with his conservative stands in the 2007 presidential election, had siphoned off a large percentage of National Front voters

The millions of French people upset over immigration and the increasing visibility of Muslims in Europe, it turned out, still find their traditionalist values in Le Pen’s France-first views, rather than in Sarkozy’s business-oriented conservatism. The party’s success, Le Pen told reporters, was due in large part to « resentment against Sarkozy » and his failure to fulfill promises he made during the 2007 campaign.

« The coming times are going to be perilous, » Le Pen told the assembly. His party’s improved showing, he added, « was an undeniable sign that traditional political parties are being disavowed. »

Le Pen’s time presiding over the assembly Friday was short, granted only because, at 81, he is the doyen of the Regional Council. Michel Vauzelle, a Socialist whose slate scored about 44 percent in the election, took over as soon as a vote was held to reelect him as regional president.

But the opportunity to make a speech from the president’s chair, despite an air of last hurrah, marked a moment of revenge for Le Pen. The European Parliament last year modified its internal rules to prevent a similar situation, humiliating the veteran nationalist and emphasizing the accepted wisdom that his momentum was spent.

Ronald Perdomo, a longtime right-wing figure in Marseille who broke with Le Pen to found his own party, said the National Front has gained back support in southern France in part because of concern over plans to build a Grand Mosque for the Marseille area’s estimated 200,000 Muslims. The concern, he said, was magnified by Sarkozy’s « grand debate » over national identity, which encouraged concern about immigrants and Muslims, and the government’s controversial plans to restrict the wearing of full-face veils by Muslim women in France.

Set aside pending the regional elections, debate on the veil controversy is about to flare again, and Le Pen is ready to play a role. He has repeatedly said the solution is to enforce France’s existing laws in such a way that women cannot wear a full veil in public. Several government figures also have suggested that may be the only solution compatible with the constitution.

Only a small number of women in France wear such veils; estimates from the Interior Ministry have ranged from several hundred to several thousand. But the issue has taken on symbolic strength, a measure of France’s determination to have the country’s estimated 5 million Muslims adapt to its historically Christian traditions.

Despite concern over the veil, the overriding message in the regional voting, Perdomo said, was disaffection for traditional politics in general. This, he said, was made clear by an abstention rate of 54 percent for the elimination round and nearly 50 percent for Sunday’s runoff.

« The whole political establishment is being disavowed by the voters, » he said.

As if dispatched by central casting, a Marseille taxi driver eagerly endorsed Perdomo’s analysis. « I didn’t vote, and I am not going to vote anymore in the future, » he said. « The politicians are taking us for fools. I voted for Sarkozy last time. But he made all these promises, and then did the opposite. »

Le Pen’s ability to reflect such sentiment is a great source of his continued strength at the polls, analysts suggested. « He represents a vote of hostility toward the two big institutional parties, in a context of fear of losing economic status and suffering from unemployment, » Alain-Gérard Slama said in a commentary in Le Figaro newspaper.

Despite his advancing age, Le Pen has shown no sign of backing away from the political arena. He has begun to walk more slowly but still campaigns tirelessly and wields the French language like a bludgeon.

To a radio reporter who asked him this week if the regional elections were his last campaign, he responded: « I don’t know. Is this your last interview? »

By Edward Cody

Marseille : au PS, on se place déjà pour les municipales

La Provence – 23/03/2010

Hier, Michel Vauzelle, président de la Région victorieux, a demandé  » à réfléchir à l’avenir politique de cette ville »

Commentant, hier matin, le résultat du second tour des régionales, Michel Vauzelle a mis l’accent sur Marseille. « Ces 49,95% des voix me donnent des devoirs envers les Marseillais. On doit en tenir compte. » Une réflexion que le président PS de la Région a répétée, cherchant à faire passer un message. « On devra analyser cette situation pour les prochaines élections. Je ne vais pas déléguer mes responsabilités. Il faut réfléchir à l’avenir politique de cette ville avec ceux qui sont responsables. » Et de citer Patrick Mennucci, directeur de campagne lors des régionales et maire PS des 1er et 7e arrondissements, présent à ses côtés, ainsi que Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil général et candidat malheureux aux municipales 2008.

Un Jean-Noël Guérini qui justement hier soir a convoqué le secrétariat fédéral d’une fédération départementale dont il est le président depuis le 5 février. Afin de faire le point sur les régionales. Au moment où Michel Vauzelle annonce qu’il compte également « s’impliquer dans la fédération avec tous ceux qui m’ont aidé« , les sourires sont de sortie. « On se félicite du désir de Michel Vauzelle de s’impliquer dans le PS, glisse-t-on dans l’entourage de Jean-Noël Guérini. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. »

Peut-être permettront-elles de décrisper une situation qui s’est quelque peu tendue depuis entre Patrick Mennucci et le président du Conseil général qui a annoncé en septembre s’engager « dans une réflexion personnelle » en vue de la législative 2012. Visant ainsi une nouvelle circonscription du centre-ville qui avait été promise à Patrick Mennucci. Depuis, la campagne des régionales n’a pas rapproché les deux élus.

La semaine dernière, entre les deux tours, des tiraillements auraient eu lieu pour la constitution de la liste commune de la gauche avant le sprint final des régionales. Une semaine qui s’est achevée par la présence de Jean-Noël Guérini à la réunion du groupe PS au conseil municipal de Marseille, groupe présidé par Patrick Mennucci. À quelques jours du conseil municipal, de la plénière de MPM, de la séance publique du Conseil général et de celle de la Région, les propos de Michel Vauzelle peuvent être interprétés comme un désir de remettre les choses à plat. Ou comme une volonté d’apaisement.

Florent PROVANSAL et François TONNEAU

Michel Vauzelle se déclare candidat à la présidence de l’ARF (Association des Régions de France) et souhaite s’impliquer au sein de la fédération PS des Bouches-du-Rhône

Régions/ARF: Vauzelle veut présider

Le Figaro/AFP – 22/03/2010
Le socialiste Michel Vauzelle, dont la liste de rassemblement a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé aujourd’hui son intention de briguer la présidence de l’Association des régions de France (ARF) pour se battre contre leur suppression.

« Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a déclaré Michel Vauzelle lors d’une conférence de presse organisée dans sa permanence marseillaise.

Selon Michel Vauzelle, qui doit être élu vendredi président du conseil régional de Paca pour la troisième fois consécutive, aucun candidat au poste de président de l’ARF ne s’est encore manifesté. « Pendant 12 ans, on a eu un très bon président (Alain Rousset, NDLR) mais je pense qu’il faut qu’on se fasse entendre davantage si on veut essayer de faire entendre raison au président de la République », a-t-il ajouté.

Vauzelle sur tous les fronts

Métro – 22/03/2010

Michel Vauzelle

Photo : AFP

Michel Vauzelle veut briguer la présidence de l’Association des Régions de Fran­ce. Il souhaite aussi créer une charte des services publics.

Au lendemain de sa victoire au deuxième tour des élections régionales en Paca avec 44,11 % des voix (contre 33,02 % et 22,87 % pour ses adversaires de l’UMP et du FN), Michel Vauzelle se projette déjà dans l’avenir. Et celui-ci pourrait être le théâtre d’une lutte à plus grande échelle que celle menée jusqu’à présent contre la réforme des collectivités territoriales voulue par le président de la République.

Le président sortant de Paca, qui devrait, selon toute logique, être réélu vendredi lors de l’assemblée plénière du conseil régional, a annoncé lundi qu’il briguerait la présidence de l’Association des Régions de France (ARF). Michel Vauzelle, qui souhaite capitaliser sur le succès obtenu par la gauche dimanche avec vingt et une Régions roses sur vingt-deux, se verrait bien succéder à Alain Rousset, actuel président de l’ARF.

Ce dernier, président socialiste de la Région Aquitaine, a été confortablement réélu pour la troisième fois dans une triangulaire qui l’opposait notamment au ministre UMP du Travail, Xavier Darcos. “Je pense qu’il faut être très punchy dans cette période. C’est pour cela que je me présente à la présidence de l’ARF”, expliquait Michel Vauzelle. Une manière de tacler un adversaire potentiel auquel il reproche son manque d’offensive sur la réforme territoriale.

Gonflé à bloc après son succès électoral de dimanche (même s’il est un des rares présidents PS de Région à ne pas avoir progressé, comme le faisait remarquer son adversaire UMP dimanche soir), il a également annoncé qu’il allait reprendre en main son bâton de pélerin pour faire inscrire dans la Constitution française la charte des services publics.

Il voit dans son initiative un moyen d’empêcher les “gouvernements futurs de casser les services publics, sous réserve qu’il en reste quelque chose”, ironisait-il hier. Pour l’heure, les priorités du président sortant de Paca sont l’emploi et les transports.

Tout au long de la campagne, le candidat Vauzelle avait en effet annoncé qu’il “créerait cha­que année 10 000 emplois”, notamment dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Autre priorité : les TER, qui ont été également un des enjeux de la campagne.

“Je vais rencontrer Guillaume Pepy (le patron de la SNCF)”, a indiqué lundi Michel Vauzelle, qui compte lui demander plus de moyens humains pour les TER. “Les TER ne sont pas un échec mais la plus grande réussite de notre Région”, a-t-il expliqué.

Julien Dukmedjian

Vauzelle va briguer la présidence de l’Association des régions de France

Afp/Le Point – 22/03/2010

Le socialiste Michel Vauzelle, dont la liste de rassemblement a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé lundi son intention de briguer la présidence de l’Association des régions de France (ARF) pour se battre contre leur suppression. « Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a déclaré Vauzelle lors d’une conférence de presse organisée dans sa permanence marseillaise.

« Il y a vraiment un recul par rapport à Raffarin, par rapport à Mitterrand, par rapport à de Gaulle, par rapport à tout de ce qui se fait dans les pays alentour et dans le monde, a-t-il argumenté. Partout, on joue la carte régionale et ici on détruit la région au profit des conseillers cantonaux qui s’occuperont de leur canton ou de conseillers de métropole qui évidemment auront la tentation de tirer toute la richesse régionale vers Marseille d’un côté et Nice de l’autre ».

Selon Vauzelle, qui doit être élu vendredi président du conseil régional de Paca pour la troisième fois consécutive, aucun candidat au poste de président de l’ARF ne s’est encore manifesté. « Pendant 12 ans, on a eu un très bon président (Alain Rousset, NDLR) mais je pense qu’il faut qu’on se fasse entendre davantage si on veut essayer de faire entendre raison au président de la République », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs commenté ses scores de dimanche soir, qu’il a jugés « excellents », en particulier dans le Var et les Alpes-Maritimes, fiefs traditionnels de la droite. Il s’est aussi réjoui du résultat recueilli à Marseille où il frôle les 50 %. « Le score fait sur Marseille est tout à fait remarquable. Cela impose à un responsable politique de réfléchir à l’avenir politique de cette ville avec tous ceux qui en sont responsables : il y en a un à côté de moi (son directeur de campagne Patrick Mennucci, NDLR), il y a Jean-Noël Guérini (président du conseil général des Bouches-du-Rhône). C’est le moment de se demander comment on va s’organiser pour reprendre cette ville », a-t-il souligné.

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Régionales : Michel Vauzelle vise la présidence de l’ARF

La Provence – 22/03/2010

Fort de sa troisième élection comme président de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle s’intéresse de très près à l’Association des régions de France (ARF). « Je vais en briguer la présidence, a-t-il indiqué ce matin, lors d’une conférence de presse. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy. »

S’il ne connait pas d’autres candidats à ce poste, Michel Vauzelle devra toutefois en déloger Alain Rousset qui l’occupe depuis douze ans. « Il faut nous faire entendre d’avantage alors qu’on détruit les régions. » Son travail de lobbying commencera aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

L’ancien garde des Sceaux compte également « s’impliquer au sein de la fédération PS des Bouches-du-Rhône » et tient à « réfléchir à l’avenir politique de Marseille. Il faut se demander comment on va reprendre cette ville. »

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Rousset veut diriger les Régions

SudOuest – 23/03/2010

Alain Rousset veut le retrait de la réforme des collectivités territoriales. (photo jEAN-dANIEL cHOPIN)

Alain Rousset veut le retrait de la réforme des collectivités territoriales. (photo jEAN-dANIEL cHOPIN)

Alain Rousset. Il n’y a pas de partage des postes. L’heure est surtout à se mettre au travail, à un moment important dans une période de crise, de difficultés économiques. Les Régions auront un rôle à jouer. Pour le reste, ce ne sont pas des négociations. Il m’appartient de mettre en place une équipe pour travailler, après en avoir discuté avec les têtes de liste et les responsables des différentes formations politiques.

Vous avez quand même une difficulté à résoudre.

Comment intégrer les écologistes dans un exécutif alors que vous n’êtes pas d’accord sur un dossier essentiel, celui de la future ligne à grande vitesse (LGV) ?

Non, ce n’est plus un problème. Les électeurs ont tranché. C’est le groupe majoritaire qui a porté ce dossier LGV. Il y a aujourd’hui 2,5 % de marchandises qui passent sur le fer en Aquitaine, sur la liaison France-Espagne. On a donc une grande marge et la LGV doit nous aider à capter le trafic vers le ferroviaire. Mes collègues écologistes doivent le comprendre et toutes les pièces leur seront communiquées dans la plus grande transparence.

Vous pouvez donc assurer aujourd’hui aux Aquitains favorables à la LGV que l’alliance avec les Verts ne va pas retarder son arrivée.

Notamment si vous demandez de nouvelles études ?

La maîtrise du calendrier appartient à l’État, et c’est aussi l’État qui est à l’origine du retard pris dans ce dossier. Les études en question ne concernent pas la LGV elle-même, mais l’intégration dans le réseau ou le report modal par exemple.

Avec la réforme des collectivités territoriales, qui devrait limiter votre mandat à quatre ans, celui-ci sera particulier.

Si le gouvernement ne tient pas compte du vote des Français, il est probable qu’il y aura des répliques. Le message adressé au gouvernement est clair. Nous allons nous rassembler pour lui demander de retirer cette réforme des collectivités territoriales. Qu’une réforme existe, c’est certainement indispensable. Mais supprimer les Régions et recentraliser les décisions, ce n’est pas acceptable.

Serez-vous candidat à nouveau à la présidence de l’ARF (Association des Régions de France), que vous avez présidée six ans ? Vous avez déjà un concurrent, Michel Vauzelle, qui estime qu’il faut se faire entendre davantage.

Il a raison. Je suis effectivement candidat à la présidence de l’ARF. Ce sera aux présidents de Région de choisir. Mais je crois que l’on a été assez combatif contre le gouvernement. J’ajoute que la pratique de ma présidence est collégiale. Je n’ai pas personnalisé ce combat.

Justement, Michel Vauzelle semble vous reprocher de ne pas peser assez dans ce combat.

L’action des Régions doit être collective. Chaque président doit s’impliquer. Encore une fois, je ne veux pas personnaliser. Les Régions sortent renforcées de ce scrutin et nous aurons certainement à mener un combat plus dur contre le gouvernement.

Un mot sur l’éviction de Xavier Darcos du gouvernement ?

Le combat politique est souvent impitoyable. J’ai apprécié que Xavier Darcos ne se serve pas du thème de la sécurité durant sa campagne.

Bruno Béziat


Fillon anticipe la réforme des collectivités territoriales et son nouveau mode de scrutin

François Fillon: « Si l’élection était à un tour, Thierry Mariani serait président de la Région! »

fini-parti – 18/03/2010

Brève. Lue sur Libémarseille cette phrase remarquable du premier ministre en visite à Marseille jeudi 18 mars pour soutenir le candidat de l’UMP, Thierry Mariani, avant le second tour des élections régionales. Il fallait oser !

Après le déplacement surréaliste de Jean-Louis Borloo hier (voir la vidéo ci-contre), ça commence à faire beaucoup! Thierry Mariani serait peut-être bien inspiré de passer un petit coup de fil au président pour réclamer l’arrêt immédiat de l’envoi de ministres en Paca. Question de crédibilité….

 

Coup de pouce ou coup de grâce ?

La Marseillaise – 19/03/2010

UMP. F. Fillon entre dans la bataille des régionales en Paca.

Fillon avec un maillot de l’OM. Les Marseillais n’en seront pas forcément fiers…PHOTO ML THOMAS

Le Premier ministre, s’est déplacé en personne hier à Marseille pour soutenir le candidat de la majorité présidentielle Thierry Mariani.
Sur la place Charles de Gaulle entre le Palais de la Bourse et l’Union Patronale, François Fillon s’est exprimé en fin de matinée, entouré des figures de la droite régionale. Thierry Mariani et Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, l’ont remercié chaleureusement de sa visite avant de lui confier la parole.
« Je suis venu défendre mes convictions, les valeurs de ma famille politique » a-t-il indiqué d’emblée avant de s’en prendre violemment à la gauche, accusée de vouloir « opposer un contre-pouvoir à la politique du gouvernement et empêcher la modernisation de notre pays ».
Très virulent contre les écologistes, le chef du gouvernement a déclaré : « si en lieu et place de Charles de Gaulle ou Georges Pompidou il y avait eu une alliance électorale entre socialistes et Verts, il n’y aurait pas aujourd’hui en France de TGV, d’indépendance énergétique grâce l’électronucléaire ou de projet Airbus. L’accord électoral PS-Verts c’est l’assurance de l’immobilisme ». Avant d’appeler « chacun à se mobiliser dimanche, car dans cette région, le changement c’est Thierry Mariani » il a fait valoir les « 35 milliards d’euros d’investissements d’avenir » décidés au niveau national.
Refus de voir dans les résultats un vote sanction
Sans ciller, le Premier ministre a refusé de lier le mauvais score de la droite et le niveau de l’abstention à la politique du gouvernement. Pour lui, « la crise a rendu de nombreux français mécontents et inquiets et ils se sont détournés des urnes. L’abstention confirme aussi que nos concitoyens ne comprennent rien à la complexité de nos institutions ».
En avant-goût de sa réforme territoriale, François Fillon a lancé : « Thierry Mariani est arrivé en tête du 1er tour des élections régionales, si le scrutin n’était qu’à un tour il serait aujourd’hui Président de région ».
Élément de poids pour mobiliser l’électorat de droite ou handicap définitivement disqualifiant, la visite de soutien de François Fillon à Thierry Mariani ne manquera pas d’être jugée à l’aune des résultats de dimanche.

LÉo purguette

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Mars 2014 : miracle à l’UMP

Le Monde – 15/03/2010

C’est un succès inespéré que vient de remporter l’UMP aux élections régionales. En dépit de la crise qui ferme les usines et gonfle le chômage, en dépit des réformes qui tardent ou qui patinent, en dépit du solide discrédit dont pâtit Nicolas Sarkozy dans l’opinion, en dépit d’un score national calamiteux, en dépit de tous ces vents mauvais, le parti du président a remporté… les vingt-deux régions métropolitaines.

On lui prédisait une déroute. Il vient non seulement de sauver l’Alsace et la Corse, mais de reconquérir plusieurs régions, et non des moindres : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Centre. Grands et petits chefs de la droite jubilent de ce miracle soigneusement préparé depuis quatre ans.

Arrêtons là la plaisanterie, puisque ce n’en est pas vraiment une. Mais simplement l’application aux résultats du 14 mars 2010 du nouveau mode de scrutin régional qui – si la réforme envisagée va à son terme – sera inauguré en 2014.

Comparaison n’est pas raison, objecteront immédiatement les esprits rigoureux. A juste titre. Si elle fait l’objet d’un projet de loi approuvé par le conseil des ministres du 21 octobre 2009, cette réforme électorale n’a même pas encore été discutée par le Parlement et encore moins examinée par le Conseil constitutionnel, qui pourrait y trouver de sérieux motifs de censure.

En outre, elle chamboule complètement le paysage régional et départemental et invente le « conseiller territorial », élu commun à ces deux collectivités locales. Enfin, elle instaure un mode de scrutin totalement baroque, à un seul tour, au terme duquel 80 % desdits conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal dans le cadre des cantons, tandis que les 20 % de sièges restants seront attribués à la proportionnelle en fonction des suffrages obtenus par les candidats affiliés à des listes départementales. Un véritable « scrutin Shadok », conforme à la devise « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », selon la formule de Laurent Fabius.

Ces objections sont évidemment fondées. Il n’empêche : l’objectif affiché de cette réforme est de permettre aux candidats arrivés en tête au premier et unique tour de scrutin de remporter la victoire, même avec moins du tiers ou à peine plus du quart des voix.

Appliquée, dans son esprit, aux résultats du 14 mars, elle permettrait donc à la droite parlementaire de faire bonne figure. Quand bien même elle a réalisé, avec 26,18 %, le plus mauvais score de son histoire depuis le début de la Ve République.

En résumé, malgré un vote sanction cinglant sur le plan national, ce nouveau mode de scrutin régional aurait rendu possible un joli hold-up électoral au niveau régional. Espérons simplement que, lors de son examen au Parlement, chacun saura soit s’y opposer, soit l’amender suffisamment pour éviter une telle arnaque démocratique.

Gérard Courtois

Michel Vauzelle et l’Alliance de l’Olivier – 19 mars 2010

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le vendredi 19 mars 2010

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10h : Michel Vauzelle sera à Port Saint Louis du Rhône où il sera accueilli par Monsieur Jean Marc CHARRIER, Maire de Port Saint Louis, Conseiller Général des Bouches du Rhône.

11h30 : Michel Vauzelle se rendra au Mas Blanc des Alpilles où il rencontera Monsieur Laurent GESLIN, Maire de Mas Blanc, en présence des Maires de Saint Etienne du Grès (R. Del Testa), Boulbon (R. Roche), Saint Pierre de Mézoargues (J. Picquet) et Saint Rémy de Provence (H. Chérubini), le conseiller Général de Tarascon (Lucien Limousin)

12h30 : la visite continuera à Fontvieille. Accueil par Monsieur Guy FRUSTIE.

13h : Michel Vauzelle sera à Saint Martin de Crau. Accueil par Monsieur Claude VULPIAN, Maire de Saint Martin de Crau, en présence des élus et des militants PS de Saint Martin de Crau et de Fontvieille.

18h: Meeting à Arles avec Michel Vauzelle – Salle des Fêtes (Bd des Lices)

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18h : rassemblement contre l’extrême droite – Mobiles/Canebière/Marseille

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19h : Gaelle Lenfant participera à un débat organisé à la Friche de la Belle de Mai , sur le thème « qu’ont à attendre les LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) de la Région ». Rendez-vous à partir de 19h00 au 41 rue jobin 13003 Marseille.

Meeting de l’Alliance de l’Olivier

La puissance de toutes les forces de la Gauche

La Marseillaise – 18/03/2010

Photo MLT

Photo MLT

Meeting. Imposante démonstration de la famille progressiste hier soir à Marseille autour des listes conduites par Michel Vauzelle.

C’est devant une salle enthousiaste, brandissant les drapeaux du PS, d’Europe-Ecologie, ainsi que ceux du PCF, du Parti de Gauche et de la Gauche unitaire (piliers du Front de Gauche) qu’un Patrick Mennucci, plus combatif que jamais, a lancé le meeting régional tenu hier soir à Marseille autour des listes conduites par Michel Vauzelle.
Cette diversité des bannières reflétait la diversité des femmes et des hommes (voir également page suivante) qui s’engagent dans le rassemblement pour faire gagner la Gauche dimanche comme ils se sont engagés, durant la campagne précédant le premier tour, dans une pluralité affichée sans complexe qui les rend, aujourd’hui, plus fort encore pour aborder le scrutin du second tour face à la droite et au Front national.
Le maire des 1er et 7e arrondissements de la cité phocéenne, dont il a loué la diversité socio-culturelle, a affirmé que « Marseille doit amplifier le vote de dimanche dernier » dans « la bataille que nous menons pour une autre société ».
Cette diversité politique et citoyenne engagée sur un socle de valeurs communes autour de Michel Vauzelle s’est également manifestée par les interventions des huit représentants des partenaires de « l’Alliance de l’Olivier » pour « une Région rassemblée, solidaire et écologique ».
Ainsi Anne Mesliand (Front de Gauche) qui souligne « que les luttes sociales ont besoin de rencontrer un projet politique face au néo-libéralisme ».
Ainsi Aïcha Sif (Europe-Ecologie) qui s’exclame que « nos valeurs sont clairement compatibles et ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous différencie ».
« Etre à la hauteur »
Aïcha Sif lira un message de Laurence Vichnievsky, chef de fille d’Europe-Ecologie, retenue à Paris par ses obligations professionnelles.
Ainsi Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) qui martèle que « nous voulons et nous devons être à la hauteur pour répondre à la colère et la désolation qui se manifestent dans l’abstention(…), pour répondre à l’exigence sociale qui monte dans notre peuple ».
Jean-Marc Coppola se dira « fier de ce qu’apporte le Front de Gauche », et il lancera un fort « vous pouvez contez sur nous, sur moi » ovationné par le public.
Ce sont également exprimés avec des mots forts et une grande détermination, Ladislas Polski (MRC), Joël Giraud (PRG), Philippe Chesneau (Europe-Ecologie.
La championne de boxe Myriam Lamare se félicite de son côte « de la présence des acteurs la société civile » avec les progressistes.
Devant de très nombreux élus de différentes collectivités territoriales de la région, il revenait à Michel Vauzelle (voir ci-dessous) de clôturer cette soirée porteuse d’une très forte « dynamique de gagne », pour reprendre l’expression circulant dans les travées.
Le président du Conseil régional mettant au centre de son intervention les valeurs de la République et la nécessité de la défendre. « Nous sommes le bouclier de la République » s’exclamera-t-il.

Michel Del Picchia

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Marseille: la gauche certaine de gagner

France 3 – 18/03/2010

Meeting de fin campagne de la gauche unie hier à Marseille

Meeting de fin campagne de la gauche unie hier à Marseille

Hier les Docks des Suds de Marseille ont accueilli le meeting de fin de campagne d’une gauche certaine de l’emporter.

Autour de Michel Vauzelle, les alliés socialistes, écologistes et du front de gauche ont affiché leur union pour le second tour des élections régionales. Des alliés qui ne doutent pas de leur victoire au soir du 21 mars.

Lundi un accord a été trouvé entre le Parti Socialiste, Europe Ecologie et le Front de gauche pour présenter dimanche prochain la liste commune pour le 2eme tour des élections régionales en PACA.

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Regardez le reportage sur le site de France 3