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« Je veux faire barrage à cette droite agressive »

La Marseillaise – 06/03/2010

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Michel Vauzelle : « ce n’est pas évident de conserver cette région à gauche pour la troisième fois ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Michel Vauzelle : « ce n’est pas évident de conserver cette région à gauche pour la troisième fois ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

MICHEL VAUZELLE. Candidat socialiste à sa succession, il évoque son bilan, son projet et sa volonté de rassembler la gauche au deuxième tour. Vous avez été maire d’Arles, ministre de la Justice, vous êtes député, vous présidez la région depuis 1998. Pourquoi une troisième candidature?
Après avoir effectué ces deux mandats, je me suis en effet posé la question d’une nouvelle candidature. Mais nous avons face à nous une droite extrême, agressive, dangereuse pour les institutions de la République, qui lamine les services publics et les acquis sociaux.
J’ai accepté d’être candidat pour faire barrage à cette droite, à Nicolas Sarkozy qui déclarait, il y a quelques mois, que notre région était la propriété de son camp. Depuis qu’il préside, peu à peu, le pouvoir est en train de passer des mains du peuple à celles des puissances d’argent.

Comment avez-vous perçu son aller-retour à Eurocoptère jeudi?
Cette visite en pleine campagne électorale avait aussi pour objet de donner un coup de main à Mariani. D’ailleurs, ce dernier ne l’a pas lâché d’une semelle.
Pour autant, j’ai été très surpris pas son discours sur l’industrie française. Il s’est présenté comme son sauveur. Mais quelle politique a-t-il mise en œuvre contre les délocalisations ? Chaque mois qui passe, la substance économique, industrielle du pays s’en va à l’étranger. Il ne fait rien pour s’y opposer.

Votre bilan est peu contesté par vos adversaires. De quoi êtes-vous le plus fier?
Je placerai au premier rang les trois milliards d’euros que nous avons investi en faveur des TER en dépit de l’attitude de la direction de la SNCF qui a supprimé des centaines de postes de cheminots. Il est indispensable qu’elle change d’attitude afin de permettre à nos efforts de se concrétiser pleinement. D’ailleurs, pendant ce prochain mandat, je poursuivrai dans cette même voie afin d’étendre la maillage en TER dans la région.
Ma seconde satisfaction tient à la politique conduite en faveur de la jeunesse. Nous avons poursuivi la construction et la rénovation des lycées, de grandes et belles qualités où les jeunes se sentent respectés. Nous avons également pris en compte les difficultés matérielles de nombreuses familles en prenant à notre charge les livres scolaires, les équipements des apprentis. Nous avons encore favoriser leur accès à la culture ou au sport.
Ma troisième satisfaction est plus immatérielle. Nous vivions dans une région qui n’avait pas conscience d’elle-même, de ses atouts. En multipliant les lieux de concertation, d’élaboration des politiques, nous avons travaillé à ce que les acteurs économiques, sociaux, culturels, sportifs… prennent conscience de leur communauté de destin. Aujourd’hui, je crois que nous avons atteint cet objectif.

La droite UMP soutient que la région est l’une des plus endettées de France. Que lui répondez-vous ?

Que c’est un mensonge électoral et qu’elle est très mal placée pour nous donner des leçons alors qu’elle soutient un gouvernement qui a aggravé comme jamais les déficits publics et la dette du pays.
La loi ne permet aux régions des déficits que sur les budgets d’investissement à la différence de l’Etat. Je puis vous assurer que notre capacité de remboursement est très grande. Bien meilleur que celle de grandes villes de la région dirigée par la droite.

Avant même la réforme en cours des collectivités locales, avez-vous ressenti que l’action de la région était freinée par la politique nationale?

Très souvent. Combien de fois avons-nous mis de l’argent sur la table pour faire avancer les dossiers sans que l’Etat ne réagisse. Cela a été vrai pour le tunnel de Tende, la L2 et bien d’autres. Je peux prendre encore l’exemple des subventions européennes où il a fallu que je me fâche avec le Préfet afin de récupérer les crédits de l’Europe.

Souhaitez-vous que la politique de la région agisse comme un contre-pouvoir aux orientations nationales ?

Je n’apprécie pas cette expression. Il n’y a pas de contre-pouvoir dans la République. Il n’existe qu’un pouvoir, celui de la Nation et de ses représentants.

Mais vous combattez les réformes des collectivités locales ?
Depuis les lois de décentralisation, les collectivités locales gèrent leurs propres affaires sans la cadre des lois de la République. Les projets prennent le contre-pied de cette logique. On va supprimer les conseils régionaux. On instaure des conseillers cantonaux dont on ne sait pas très bien ce qu’ils seront. On nous retire nos capacité de financement. On va instaurer des métropoles qui vont drainer les équipements vers Marseille et Nice pour prendre l’exemple de PACA. Que deviendront le Vaucluse, les territoires périphériques comme Arles, les départements alpins ?

Quelles sont les lignes forces de votre projet pour la prochaine mandature ?

En priorité, l’emploi. Nous entendons renforcer nos politiques. Ces dernières années, nous avons créé 36 000 emplois pour lutter contre la crise et aider les PME à hauteur de 750 millions d’euros.
Je me suis engagé pour la prochaine période de créer 10 000 emplois par an et de poursuivre l’effort en faveur des PME en danger. De même nous souhaitons développer les emplois aidés dans l’économie sociale et solidaire. Dans cette période de déshumanisation, ces emplois sont très précieux. Ils recréent de l’humanité, notamment à l’égard des personnes âgées.
Autres novations de cette prochaine mandature : la création d’un fonds régional d’investissement solidaire, la naissance des maisons régionales des services publics ou encore de maisons régionales de la santé, en particulier dans les lieux désertifiés.
Vous avez déjà évoqué votre attachement aux TER. Comment allez-vous réagir à l’entrée de la concurrence imposée par l’Europe ?
Je veux être franc. Si la SNCF continue à nous poser trop de problèmes, si elle persévère dans sa volonté de privilégier le TGV au détriment du rail régional, si on nous pousse à bout, nous réfléchirons à trouver des compagnies concurrentes qui assureront des trains à l’heure et respecteront les choix de l’autorité organisatrice qu’est la région.

A la différence de 1998 ou 2004, la gauche est représentée par plusieurs listes. Est-ce un handicap ou un atout qui permet à toutes les sensibilités progressistes de s’exprimer ?

J’étais et je reste partisan de l’union de la gauche dès le premier tour. Cette désunion peut favoriser l’abstention. Les gens ne comprennent pas cette division alors que nous avons gagné unis et que nous avons face à nous une droite extrême. Ils attendaient que comme en 1998 et 2004, la gauche soit mature et responsable en se rassemblant dès le premier tour.

Comment va se passer l’entre deux tours ?

Je souhaite l’union et le rassemblement, que le PC dépasse le score lui permettant de conserver sa place dans la région. Je formule le même souhait pour les écologistes.

Tous les sondages vous donnent gagnant. Est-ce la campagne la plus facile depuis 1998 ?

Certainement pas. Je la conduis avec beaucoup d’ardeur en en négligeant rien. Cette campagne est dure parce que l’adversaire est dur. Ce n’est pas évident de conserver cette région à gauche pour la troisième fois.

PROPOS RECUEILLIS CHRISTIAN DIGNE

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Abstention, Ushuaïa, Tchat Libé et La Tribune se lâche …

Régionales : le désintérêt des Français souligne la perte de confiance dans le politique

Le Monde – 04/03/2010

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L’un des enseignements majeurs des élections régionales, qui auront lieu les 14 et 21 mars, ne sera-t-il pas l’abstention ? A seulement dix jours du scrutin, la plupart des instituts de sondages prévoient qu’elle atteindra un niveau très élevé, qui pourrait dépasser la barre symbolique des 50 % au premier tour. En 2004, lors des dernières régionales, seuls 39,2 % des Français inscrits sur les listes électorales avaient boudé les urnes.

Lors de l’élection présidentielle de 2007, le duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, au second tour, avait convaincu 84 % des électeurs de se déplacer. Assiste-t-on au grand retour de la défiance des Français pour le politique, après cette courte parenthèse ? Eléments d’explication, avec des spécialistes de l’opinion.

Un désenchantement accru par la crise. « L’abstention a une raison majeure : l’impuissance supposée des politiques à résoudre les problèmes de la société française, et, en particulier, le problème du chômage », estime Brice Teinturier, de TNS-Sofres. En 2007, les candidats à l’élection présidentielle avaient su créer un espoir. La crise économique a douché les enthousiasmes. « La déception est à la hauteur des attentes », juge M. Teinturier.

En janvier, les conclusions du premier « baromètre de la confiance politique », élaboré par le centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), disaient ce désenchantement. Selon cette étude, menée auprès de 1 500 personnes, 67 % des Français n’ont désormais confiance « ni dans la droite ni dans la gauche » pour gouverner le pays.

Un enjeu mal identifié. Les élections régionales, en général, sont peu mobilisatrices, par rapport aux municipales ou à la présidentielle. « Il y a un déficit d’incarnation de l’institution et des présidents de région », constate M. Teinturier. Et ce scrutin souffre d’un handicap nouveau. « Les régionales étaient traditionnellement couplées aux élections cantonales, ce qui favorisait la mobilisation. Cette fois, ce n’est pas le cas », observe Jérôme Fourquet, de l’IFOP.

Autre difficulté : « Il n’y a pas de suspense », note M. Fourquet. Les sondages se suivent et se ressemblent puisqu’aucune étude, à ce jour, ne donne la droite en mesure de gagner une région métropolitaine. « En 2004, les sympathisants de la gauche, qui avaient encore l’élection (présidentielle) de 2002 en mémoire (où Lionel Jospin avait été sorti au premier tour), se sont fortement mobilisés », analyse M. Fourquet. Et « ce n’est pas pareil de pouvoir renverser des régions de droite que de simplement prolonger des sortants », ajoute M. Teinturier. Même s’il apparaît le plus motivé, l’électorat de gauche devrait l’être moins que quatre ans auparavant.

Le calendrier, lui aussi, est peu favorable. « Il peut y avoir un phénomène de lassitude, car les élections européennes ont eu lieu il n’y a pas très longtemps, en juin 2009 », estime M. Fourquet.

Une campagne qui ne répond pas aux attentes. Selon M. Teinturier, « il y a un décalage abyssal entre ce qu’attendent les Français et ce qu’on leur propose ». En cause, une campagne phagocytée par les « affaires » – Georges Frêche évincé par le PS en Languedoc-Roussillon après ses propos sur Laurent Fabius, accusations en grande partie infondées de l’UMP contre Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d’Oise… – et sans relief sur le fond. « Les Français attendent des réponses sur l’emploi, un débat sur la politique économique à mener en temps de crise. Mais il n’y en a pas. Frêche, Soumaré, c’est dérisoire par rapport à ce que vivent les gens », estime M. Teinturier. « Il n’y a pas de grande proposition, comme les emplois tremplins, que prônait le PS en 2004 », note Jean-Daniel Lévy, de CSA. « Le spectacle n’est pas terrible », juge M. Fourquet.

A qui la faute ? Aux politiques et aux médias, disent les sondeurs. L’institut CSA a étudié le temps d’antenne consacré aux élections régionales. Selon M. Lévy, le résultat est sans appel : « Le temps accordé à cette campagne est le plus faible depuis 1986, lorsque nous avons lancé notre baromètre. En 2004, il y avait eu un sursaut. »

La droite déboussolée. « Selon le schéma habituel, une abstention élevée profite surtout à la droite, qui s’appuie sur les personnes âgées, qui votent avec plus de constance. Là, ce n’est pas le cas », note M. Teinturier. Les électeurs fidèles de l’UMP qui sont mécontents de la politique menée par M. Sarkozy ne changeront pas de bord, mais ne se rendront pas aux urnes. « On observe que même les électeurs âgés deviennent critiques », note M. Teinturier.

Finalement, à qui devrait profiter une faible participation ? « En général, l’opposition mobilise mieux. Et l’abstention touche plus les classes populaires et les jeunes, ce qui devrait desservir les extrêmes, de droite comme de gauche », estime M. Fourquet.

Pierre Jaxel-Truer Lire la suite…

Michel Vauzelle, Parti Socialiste : « le premier défi à relever, c’est l’emploi »

28 février 2010 Laisser un commentaire

Nice Premium – 28/02/2010

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Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, représente le Parti Socialiste. A la veille des régionales 2010, il encourage les citoyens à faire un vote pour maintenir l’existence de la région. C’est un homme engagé et déterminé qui répond aux questions de Nice Premium.

Nice-Premium : Selon vous, quels sont les points positifs du PS par rapport aux autres partis représentés ?

Michel Vauzelle : Ces élections régionales ne sont pas fondamentalement des élections qui opposent des partis politiques. Il s’agit d’abord d’un choix, que devront faire les citoyens entre deux modèles de société radicalement opposés. La liste de l’UMP considère qu’il ne s’agit que d’élections nationales, sans contenu régional, au cours desquelles il faudrait simplement manifester un soutien au Président de la République. Un soutien, également, à des politiques datées, celles qu’avaient initiées dans les années 1980 Margaret Thatcher au Royaume-Uni ou Ronald Reagan aux Etats-Unis, et qui ont depuis démontré leur profonde inefficacité. A l’inverse, il y a les listes de l’Alliance de l’Olivier, avec les socialistes, le parti radical de gauche, le mouvement républicain et citoyen, mais aussi les communistes et les Verts lorsqu’ils décideront de nous rejoindre. Nous défendons un modèle de société français, fondé sur nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous défendons aussi le droit à l’existence de la Région et la possibilité pour les citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur de choisir eux-mêmes leur avenir, plutôt que de se le voir imposer par le pouvoir parisien, comme le souhaiterait l’UMP.

N-P : Comment prévoyez vous de répondre aux attentes des citoyens ? (principaux engagements)

M.V. : Le premier défi à relever, c’est l’emploi. La loi charge l’Etat de cette mission, mais les politiques du Gouvernement sont socialement injustes et économiquement inefficaces. Or, la Région est compétente dans le domaine du développement économique. Nous avons déjà créé 33 000 emplois en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il faut continuer et créer 10 000 emplois par an, grâce à notre Plan régional pour l’emploi, grâce à notre soutien aux entreprises, grâce à notre aide à l’économie sociale et solidaire, grâce à notre capacité d’investissement public… Au-delà de cela, nous voulons replacer l’humain au centre de toutes nos décisions. Lire la suite…

Faire converger la gauche

23 février 2010 Laisser un commentaire

Libération – 23/02/2010

La gauche et singulièrement les socialistes doivent être les artisans d’une vaste coalition de progrès. L’heure n’est pas à la division, à la collection narcissique des différences et encore moins au sectarisme. Nous aurons à faire des choix qui marqueront notre véritable entrée dans le XXIe siècle. Nous n’avons pas à traverser une mer calme ; les vents sont contraires, souvent violents et des économies entières et même des Etats menacent déjà de faire naufrage. Le monde globalisé est une addition de mondes fragmentés. Le fiasco de Copenhague est symptomatique des limites de la gouvernance du monde.

Comme toujours dans ces périodes d’épreuves, il faudra faire l’inventaire du principal et de l’accessoire. Que ce soit sur la question essentielle du maintien des retraites, de l’emploi et de la formation, du droit des salariés à un patrimoine, du droit à l’éducation et de l’accès aux soins pour tous, de la prise en charge du grand âge comme de la sauvegarde de notre environnement, les défis à relever sont connus et immenses. Seule une puissante et large majorité politique pourra les relever. Si des adaptations de notre système social sont à accomplir, ce ne peut être que pour l’améliorer. On ne sauvegarde pas le progrès au prix d’une régression marquée par la précarité des statuts et des revenus. Une réforme fiscale ambitieuse et équitable devra garantir l’effort de tous et d’abord de ceux qui peuvent le plus. La solidarité n’est pas une punition. La mobilisation sociale exigée demandera une démocratie partagée. Une nouvelle République, appelons-la VIe, doit mettre un terme à l’hyperprésidence et instituer un véritable pouvoir parlementaire, donner enfin son indépendance à la justice et traduire le pluralisme des médias dans les faits, associer enfin les citoyens à la prise de décision publique.

Le temps n’est plus aux pusillanimités politiciennes, ni aux jeux d’appareils artificiels, ni aux polémiques dégradantes. Nous aurons besoin de l’énergie de tous.

Il faut s’unir ! Nous devons réfléchir et proposer, tous ensemble, enfin dégagés des rapports de force qui n’ont rien à voir avec l’exercice de la pensée. L’élection présidentielle de 2012 et l’élection législative doivent être gagnées par tous ceux qui souhaitent réformer la société, la gauche, toute la gauche, socialistes, radicaux, communistes, les écologistes, les démocrates du centre et jusqu’à ceux pour qui le gaullisme signifie le refus de la soumission de l’Etat aux intérêts particuliers. C’est la question démocratique qui détermine les alliances, pas l’inverse. La question démocratique gouverne la question sociale. Le dire ainsi rompt avec un confort du passé, devenu conformisme. Les régionales doivent être le banc d’essai de cette convergence pour que le rassemblement de toutes les forces au deuxième tour permette une victoire qui en annonce d’autres.

Signataires : Jacques Auxiette, Jean-Louis Bianco, Frédérique Bredin, Gérard Collomb, Thierry Coursin, Marc Daunis, Jean-Yves Le Drian, Vincent Feltesse, Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, Jean-Pierre Masseret, Jean-Pierre Mignard, Jean-Jack Queyranne, François Rebsamen, Thierry Repentin, Monique Saliou, Gilles Savary, Jean-Marc Todeschini.

Mobilisation pour la défense de nos services publics

21 février 2010 Laisser un commentaire

vauzelle2010.fr – 21 février 2010


Le Président de Région s’est rendu ce vendredi 19 février à la Mairie de Drap (06) pour faire un point sur le projet du futur lycée Goscinny. Les étapes ont été difficiles à franchir mais Michel Vauzelle, rassurant, a réaffirmé sa détermination à voir aboutir ce dossier très attendu par les communes du pays des Paillons. « En lien avec l’héritage du grand auteur Goscinny, il s’agit de construire un établissement ouvert aux arts vivants du spectacle et au théâtre, qui soit en pointe sur les questions environnementales et de grande qualité architecturale ». Un travail en collaboration avec la filière bois de la vallée du Paillon est également prévu. Tous les habitants, et notamment les familles, attendent avec impatience ce lycée qui accueillera 900 élèves. Le démarrage effectif des travaux aura lieu à l’été 2010.

Michel Vauzelle s’est ensuite exprimé à l’hôpital St Roch de Nice en faveur de la défense des services publics de santé, accompagné de Patrick Allemand, tête de liste dans les Alpes-Maritimes et Ladislas Polski, médecin généraliste et candidat sur la liste l’Alliance de l’Olivier. « Il faut sauver nos services publics de proximité. A l’hôpital St Roch, dont la fermeture est programmée, nous entamons une semaine de mobilisation pour la défense des services publics régionaux ».

En début de soirée, Michel Vauzelle et Patrick Allemand se sont rendus à la réunion publique de Valbonne où des centaines de sympathisants sont venus défendre nos valeurs de gauche. « Nous, on se bat pour le maintien des services publics de façon à ce que tout le monde puisse en bénéficier. Nous ne voulons pas d’une marchandisation des services publics, réservés aux privilégiés » confie Martine.

« Nous venons d’entendre un discours de Michel Vauzelle très rassembleur, un discours républicain et ça fait du bien d’entendre de vrais valeurs de gauche qui soient défendues dans ce département ».

Coup d’envoi d’une opération en faveur des services publics

Dans le cadre de sa campagne, Michel Vauzelle a lancé une semaine de mobilisation pour la défense de nos services publics régionaux.
De Nice à Gap en passant par Avignon, nos service publics sont menacés. Fermeture d’hôpitaux, de commissariats, suppression de postes d’enseignants ou privatisation de La poste. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy démolit pan par pan notre république et ses valeurs!

Rendez-vous aux quatre coins de la région toute cette semaine pour participer à ce grand élan de défense de nos services publics.

Cliquez sur l’image pour télécharger le tract Services Publics

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Réforme des collectivités : abstention ou mobilisation ?

La Provence – samedi 06 février 2010

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Le débat va s’inviter dans les urnes, lors des régionales, pour freiner ou encourager les votants.

La réforme mobilisera-t-elle davantage les électeurs pour le scrutin régional? Réponse le 14 mars.

La réforme mobilisera-t-elle davantage les électeurs pour le scrutin régional? Réponse le 14 mars. Photo F.Speich

En écoutant les représentants d’associations régionales invités à s’exprimer ce jeudi à la permanence de campagne marseillaise du candidat PS Michel Vauzelle, on mesure mieux les données du problème. Le poids d’un engagement individuel et collectif de structures associatives d’un côté. De l’autre, l’engagement pris par la Région pour leur venir en aide. Et entre les deux, la menace d’une réforme des collectivités qui selon Patrick Mennucci, directeur de campagne de Michel Vauzelle, « pourrait venir tout remettre en cause ».

Ces craintes sont-elles de nature à mobiliser davantage des citoyens pour venir voter en masse ? Ou au contraire les dissuader, certains électeurs pouvant considérer que la Région est destinée à évoluer, mieux vaut aller à la pêche les 14 et 21 mars ? « C’est un enjeu qui peut démobiliser une partie des électeurs, reconnaît Yves Luchaire, professeur à Sciences-Po Aix. Mais ce ne sera sans doute pas un élément essentiel de l’abstention ou de la mobilisation. Il n’est pas évident que beaucoup de personnes soient réellement au courant des détails de la réforme, ni qu’elles en comprennent toutes les répercussions pour leur quotidien ». Sauf si par exemple, elles se rendent compte que des communes privées de ressources après la suppression de la taxe professionnelle décident d’augmenter leur fiscalité.Et qu’elles en soient les premières « victimes ». « C’est un thème auquel les Français sont très sensibles », admet Yves Luchaire.

Un sondage Ifop, paru dans le journal Sud-Ouest le 22 novembre dernier, va dans le même sens. Il en ressort que « 77% des Français s’estiment inquiets de la suppression d’une taxe qui est la principale ressource des collectivités locales ». De même, la clause générale de compétence qui pourrait échapper aux Départements et aux Régions alimente la crainte de faire « de gros dommages collatéraux » pour reprendre l’expression d’un président d’association. « On a l’impression que l’État se tire une balle dans le pied s’il va dans ce sens », poursuit Yves Luchaire.

La droite, par la voix de son représentant dans les Bouches-du-Rhône, Bernard Deflesselles, accuse la gauche de faire de la « désinformation » sur le sujet. Le 16 janvier, lors de la venue de Xavier Bertrand, secrétaire national de l’UMP, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin parlait de « déformation totale de ce que le gouvernement proposait pour moderniser la vie politique ». Sur ce débat, en discussion au Sénat, les électeurs auront bientôt la chance de faire entendre leur voix.

Philippe FANER

La lettre de Michel Vauzelle aux habitants de sa région

23 janvier 2010 1 commentaire

En mars prochain, auront lieu les élections régionales.

Chacun en Provence Alpes Côte d’Azur aura le pouvoir de choisir le Président de notre région. Je suis candidat à cette fonction.

Pour la plupart d’entre nous, nous sommes inquiets pour l’avenir. Beaucoup sont confrontés à des situations douloureuses : emploi, logement, santé, souci pour nos enfants comme pour nos anciens et leur retraite.

C’est précisément parce que tout est devenu difficile que je me présente à vos suffrages. Je crois en effet qu’il n’y a pas de fatalité au règne implacable de l’argent mondialisé comme le pouvoir veut nous le faire croire. Je crois tout au contraire qu’une autre société est possible, fondée sur le respect mutuel et non sur la peur ou la violence, et sur la solidarité et non sur l’égoïsme et la solitude.

J’aime notre Région de toutes mes forces. J’ai mesuré les formidables capacités que nous donne notre position géographique centrale, à la charnière entre l’Europe et la Méditerranée. Je crois à la richesse de sa culture méditerranéenne et à la puissance de notre attachement aux idéaux de la République et au modèle français de société. Je connais chacun de nos territoires : la Provence, les Alpes et la Côte d’Azur, comme je connais nos élus. Je travaille avec eux, vous le savez, quelles que soient leurs préférences politiques. Je connais aussi très bien les responsables du monde économique, comme ceux du mouvement syndical, social et associatif. J’ai confiance dans les qualités des habitants de notre région, la conscience professionnelle et le savoir-faire de nos travailleurs, la forte volonté de nos chefs d’entreprises petites et moyennes attachés à notre sol contre les délocalisations et qui doivent être soutenus pour l’emploi face à la concurrence étrangère.

Je connais le sérieux de nos enfants que je rencontre dans nos lycées, nos lycées professionnels et techniques, nos centres de formation et d’apprentissage. Ils veulent construire leur avenir.

Ils savent que le travail, c’est le respect et c’est la vie. Notre peuple de Provence Alpes Côte d’Azur est travailleur. J’en suis le témoin dans mes responsabilités présentes de Président.

Je sais d’expérience qu’en menant au niveau régional une politique qui est le contraire de celle du pouvoir actuel, au servic des grandes compagnies, on peut non seulement résister à la mondialisation financière mais gagner. Nous devons pour cela rassembler nos forces pour rester en tête des régions qui se battent dans toute l’Europe contre la concurrence mondiale.

J’entends résister avec vous contre le démantèlement de nos services publics : poste, SNCF, sécurité publique, éducation nationale, hôpitaux et santé publique. J’entends aussi résister avec vous contre le démantèlement de nos acquis sociaux : nos retraites et notre sécurité sociale. Soutien à l’économie et donc à l’emploi, services publics, acquis sociaux, c’est la liberté, l’égalité et la solidarité que nous devons défendre ensemble, une certaine idée de la France qui s’appelle la République.

Dans une région républicaine telle que je la conçois, chacun doit se sentir respecté et soutenu par la solidarité de la communauté régionale. Personne ne doit être laissé sur le bord du chemin dans une société civilisée. Cela s’appelle la fraternité qui est un élément essentiel de la sécurité et du bien être ensemble.

Notre Région est riche d’une culture très ancienne et très diverse. Il faut en soutenir la vitalité et le caractère populaire. Nos paysages si beaux portent eux aussi notre identité culturelle. Ils doivent être protégés comme notre environnement si fragile en Provence dans les Alpes et sur la Côte d’Azur. Si les États ne se sont pas entendus à Copenhague, nous pouvons, nous, développer notre grande politique de l’eau, de la pureté de l’air, des transports ferroviaires, des économies d’énergie et des énergies renouvelables.

Avec nos pôles industriels et scientifiques et leur mise en réseau avec la Région, avec notre agriculture forte de son label de qualité « Provence », nous avons tous les éléments économiques et culturels pour gagner.

Il faut lutter contre la déshumanisation de la société qui remplace la chaleur de la présence humaine par la solitude face à un écran d’internet ou un répondeur automatique. Il n’y a pas de loi pour promouvoir la fraternité. La fraternité ne se décrète pas.

Elle est le plus difficile et le plus fragile des idéaux de la République. Elle dépend du choix de chacun de vouloir changer la société par le bien-être et le bien vivre ensemble.

Dans ces temps où la guerre et la violence rôdent de par le monde, où l’individualisme et la férocité de la compétition entrainent la peur de l’autre et la solitude pour beaucoup,