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L’Assemblée nationale lève l’immunité parlementaire de la socialiste Sylvie Andrieux

L’Express – 07/04/2010

AFP/Archives/Gerard Julien - Photo prise le 04 mars 2010 à Marignane de la députée PS Sylvie Andrieux

PARIS – Le bureau de l’Assemblée nationale a autorisé mercredi, à l’unanimité, la levée de l’immunité parlementaire de la députée PS des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux, dans le cadre d’une enquête sur des détournements présumés de fonds publics, a-t-on appris de source parlementaire.

La décision a été actée dans la matinée lors d’une réunion de l’organe dirigeant du Palais-Bourbon. « A l’unanimité de ses membres« , le bureau « autorise en cas de mise en examen et en tant que de besoin l’application à Mme Sylvie Andrieux de la mesure de contrôle judiciaire prévue au 9 de l’article 138 du code de procédure pénale« .

Cela équivaut à une levée d’immunité parlementaire, a-t-on précisé de source parlementaire.

Le juge marseillais Franck Landou avait récemment transmis à l’Assemblée la demande de levée d’immunité parlementaire, afin de pouvoir procéder à des auditions sous le régime de la garde à vue ainsi qu’à un éventuel contrôle judiciaire.

Mme Andrieux, 48 ans, députée depuis 1997 et ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait elle-même fait savoir mardi qu’elle souhaitait cette levée pour avoir accès au dossier.

Vingt-deux personnes ont déjà été mises en examen dans cette enquête portant sur le détournement de plus de 700.000 euros par des associations présumées fictives, subventionnées par le conseil régional de Paca.

PS : Vauzelle – Guérini – Mennucci, chronologie d’une guerre secrète

La Provence – 02/04/2010

Patrick Mennucci, Jean-Noël Guérini, Michel Vauzelle. Photos LP

Depuis trois semaines, les luttes d’influence qui secouent le Parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône ont pris un tour nouveau. Après avoir marqué la campagne des élections régionales, les rivalités entre Guérini et Mennucci d’abord, puis entre Guérini et Vauzelle ensuite, provoquent une tempête comme le PS n’en avait plus connue depuis les années 80/90. Selon les derniers échos, l’heure serait toutefois à la détente.

Les acteurs

Jean-Noël Guérini : 59 ans, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, sénateur, candidat à Marseille lors des dernières municipales, l’homme fort du PS dans le département (voici quelques mois, il a pris la direction de la Fédération 13, concrétisant dans la forme une influence qui s’exprimait dans les faits). Mis en difficulté depuis l’automne dernier par une enquête sur les marchés publics des déchets, dans laquelle son frère Alexandre est largement cité.

Patrick Mennucci : 54 ans, maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille, directeur de campagne de Michel Vauzelle. S’il a beaucoup oeuvré pour Jean-Noël Guérini, notamment lors des dernières municipales, les deux hommes se sont éloignés. Parmi leurs différends, la future circonscription du centre-ville : promise un temps à Mennucci, Guérini n’exclue plus de s’y présenter ou d’y lancer Lisette Narducci, une de ses fidèles.

Michel Vauzelle : 65 ans, président du Conseil régional Paca depuis 1998, député, ancien Garde des Sceaux. Depuis plusieurs années, il se tient à l’écart de la Fédération PS des Bouches-du-Rhône. Ses relations ont toujours été distantes avec Jean-Noël Guérini, avec des périodes de mieux et de moins bien.

Eugène Caselli : 63 ans, premier secrétaire de la Fédération PS des Bouches-du-Rhône et président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Souvent considéré comme un homme-lige du président du Conseil général, il entretient avec lui des rapports plus complexes depuis la fin de l’année dernière, tant à cause de l’enquête sur les marchés publics que des difficultés de fonctionnement de MPM.

Dimanche 14 mars

11 heures, bureau de vote de Samatan, dans le 7e arrondissement de Marseille. Le téléphone de Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Michel Vauzelle sonne. Au bout du fil, une tête de liste départementale. Qui lui demande s’il doit venir le soir à la permanence de campagne : « Bien sûr, répond PM. Qui c’est qui va a annoncer à tes gars ceux qui vont sortir des listes ? C’est toi ! ». Fin de l’appel. Mennucci évoque la fusion qui s’annonce avec les listes Europe écologie et Front de gauche, qui a déjà été préparée à l’occasion de discrètes entrevues. Il ne paraît pas inquiet : « Le seul truc avec eux, c’est que désormais, ils savent comment compter le nombre d’élus auxquels ils ont droit… ». Lire la suite…

Thierry Mariani & Nicolas Sarkozy

Mariani, un furieux en Sarkosie

Le JDD – 02/04/2010

Thierry Mariani a l'impression d'avoir été trahi par Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Thierry Mariani s’attendait, comme Nicolas Sarkozy lui aurait promis, à entrer au gouvernement lors du dernier remaniement. Recalé, le député du Vaucluse est furieux et a le sentiment d’avoir été « pris pour un con« . L’Elysée est plus qu’agacée par cette saillie d’un fidèle du chef de l’Etat. Les députés, eux, font part de leur malaise au JDD.fr.

« Comme beaucoup d’autres, Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire. » Ce qu’il fait, Thierry Mariani, c’est évacuer sa colère, comme le rapporte le Canard enchaîné. Ce qu’il a fait, aussi, c’est boycotter la rencontre des députés avec Nicolas Sarkozy. Ce qu’il va faire demain? Bien malin celui qui détient la réponse. Des élus affirment qu’il est injoignable depuis plusieurs jours. LeJDD.fr confirme. Même son répondeur est indisponible. Thierry Mariani est en colère, et chercherait un peu de calme pour retrouver ses esprits et décider de son avenir. En sarkosie, ou ailleurs.

Compagnon de route de Nicolas Sarkozy depuis longtemps, Thierry Mariani a franchi la ligne blanche. Après la défection d’Hubert Falco, le maire de Toulon, il avait accepté -à la demande du chef de l’Etat- de monter au front dans les régionales, dans la difficile région PACA, où il a perdu au second tour avec un score honorable (33,02%). En échange de ce « sacrifice », le chef de l’Etat lui aurait promis un maroquin. « Je ne pense pas qu’une entrée au gouvernement se fasse sur une promesse orale« , confie anonymement un député au JDD.fr. Thierry Mariani pense le contraire, et vit l’entrée au gouvernement de François Baroin et George Tron –un chiraquien et un villepiniste qui n’ont pas hésité à critiquer l’action présidentielle par le passé- comme une trahison.

« Sarkozy va le tuer politiquement »

A l’Elysée, sa colère agace au plus haut point. Le député du Vaucluse, fidèle parmi les fidèles, est désormais dans le viseur. « Ce qu’il a dit n’est pas très judicieux. Il a commis une erreur« , assure un collaborateur de Nicolas Sarkozy, dans des propos rapportés par France Inter, vendredi matin. « Sarkozy va le tuer politiquement« , pronostique un autre.

Parmi les députés, on se serait bien passé de cette énième polémique, alors que leurs rapports avec le chef de l’Etat sont pour le moins délicats. Peu osent aborder le sujet. Marc Lefur, député des Côtes d’Armor, consent à admettre qu’il « comprend sa déception car il s’est beaucoup battu aux côtés de Nicolas Sarkozy« . Il n’en dira pas plus. Hervé Mariton sera encore moins bavard. Les critiques à l’encontre de Nicolas Sarkozy? « Je n’ai pas d’avis. » Le boycott des réunions des députés? « Je n’ai pas d’avis. » Les attaques contre son ami villepiniste Georges Tron, nouvellement entré au gouvernement? « Je n’ai toujours pas d’avis. » D’autres refusent carrément la conversation. Le sujet est brûlant. « Même en off, je ne peux rien vous dire. Comprenez-moi…« , conclut un dernier.

La révolte réfléchie de Thierry Mariani

La Provence – 02/04/2010

L’ex-tête de liste UMP aux régionales a pris ses distances mais… reste présent

Thierry Mariani, candidat malheureux en Paca, a zappé, hier, le dîner avec toutes les têtes de liste des régionales.

Thierry Mariani, candidat malheureux en Paca, a zappé, hier, le dîner avec toutes les têtes de liste des régionales. Photo Patrick Nosetto

Il a déserté le paysage et sa famille politique. Mais continue d’agiter le microcosme. Après avoir été absent à la réunion de groupe des députés UMP mardi, boycotté la rencontre entre le Président et ses élus mercredi, Thierry Mariani, candidat malheureux à la région Paca a également zappé, hier soir, le dîner à l’Élysée avec l’ensemble des têtes de liste des régionales.

Digérant, en solo, sa colère et son extrême amertume d’avoir été écarté du remaniement gouvernemental qui aurait pu lui profiter. Mais ses proches l’affirment : « Il se repose et sera de retour mardi à l’Assemblée » . D’autres vont jusqu’à murmurer que le député du Vaucluse aurait pris du recul à l’étranger pour ce week-end pascal. Qu’importe. Il y a des silences assourdissants. Surtout après avoir parlé très fort.

« Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses »
, a-t-il lancé sibyllin, avant-hier, comme une pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy. Une semaine avant, ce sarkozyste pur jus avait déjà exprimé sa déception de voir entrer villepinistes et chiraquiens au gouvernement alors que des promesses lui avaient été faites entre les deux tours. Regrettant, dans les colonnes de La Provence, « que les trois promus au gouvernement ont toujours été très critiques ».

À l’Élysée, ses sorties ont fini par agacer. « On n’est pas dans une cour de récréation » a rétorqué sans détour le Président. « Une logique du rapport des forces qui prévaut sur l’affect et le dévouement », commente-t-on dans les coulisses du parti présidentiel. Fidèle parmi les fidèles, Thierry Mariani, grognard de la « Sarkozie », avait accepté, à la demande présidentielle, après la défection du secrétaire d’État à la Défense et maire de Toulon Hubert Falco, de prendre la relève et de battre la campagne des régionales.

Un scrutin perdu avec les honneurs. Thierry Mariani relevant le défi avec énergie. « Il a fait le job, il faut savoir montrer les crocs », explique un parlementaire des Bouches-du-Rhône. « C’est un homme courageux et la vie politique est difficile », remarque le député marseillais Renaud Muselier qui, après avoir également tapé du poing sur la table avec son fameux « lorsqu’on est fidèle, on voit toujours passer les trains », lancé à l’attention de Jacques Chirac, a finalement été nommé secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 2002.

« Des aigreurs, cela peut arriver mais il saura passer outre
« , affirme de son côté Bernard Deflesselles, élu à ses côtés au Conseil régional. Reste que le bon soldat Mariani, prêt à servir, et qui s’était déclaré « disponible » un jour d’octobre 2009, risque bien de l’être un peu moins.

Marjory CHOURAQUI

Régionales : les cartes des résultats Paca décryptées

29 mars 2010 2 commentaires

La Provence – 29/03/2010

Après la mise en ligne par LaProvence.com de cartes expliquant le vote des élections régionales en Paca, Virginie Martin, politologue et professeur à l’école Euromed Management, analyse pour nous les résultats de ce scrutin

Le vote FN en PACA est multiple

Dans la région, le FN a réalisé un score de 22,87%. Infographie LP

Il existe un dénominateur commun dans les motivations du vote FN en PACA. C’est bien sûr le problème de l’immigration et de l’identité locale. Mais Virgine Martin veut distinguer deux types d’électeurs frontistes, selon les différents départements. D’abord, dans le Var et les Alpes Maritimes, ce sont des électeurs traditionnellement à droite, qui se sont extrêmisés, suite à la déception de la politique de Nicolas Sarkozy au niveau national : « Sarkozy n’a pas apporté de réponses assez fortes, et n’a pas pu appliquer nationalement la politique très à droite qu’il avait promis en 2007 » indique la politologue. Elle ajoute que « s’ils ont pu être séduits par le ministère de l’Identité nationale, l’ouverture à gauche, avec les entrées au gouvernement de personnalités comme Bernard Kouchner ou Fadela Amara, est quelque chose qu’ils ont eu du mal à digérer, (…) c’était un grand ecart impossible, et les électeurs ont donc basculé à l’extrême droite« . La formule de Jean-Marie Le Pen s’est donc avérée exacte et « les électeurs ont préféré l’originale à la copie« . Mais le très bon score du FN en Paca est aussi le fait d’électeurs moins marqués idéologiquement à droite. La désespérance sociale et économique explique aussi ce vote et, les villes avec de forts taux de chômage, autour de l’étang de Berre par exemple, ont massivement voté Le Pen. Ici on est passé d’un extrême à l’autre, et le passage du Parti communiste au Front national n’est pas quelque chose de rare. Ce sont des régions où l’abstention aussi a été très forte, et où le désespoir envers le monde politique est vivace.

Michel Vauzelle reforme la gauche plurielle

Sur l'ensemble de la région, le PS a recueilli 44,1% des suffrages.

Si après ses deux précédents mandats, Michel Vauzelle dispose d’un bilan correct, d’une assez bonne image et d’un réseau important, son large succès s’explique d’abord par l’alliance spontanée qu’il a su former. En effet l’électeur lambda n’a que très peu pris en compte ses résultats, les compétences du Conseil régional restant assez floues. C’est grâce au report presque intégral des voix du Front de gauche au second tour et à l’absence de calculs politiques trop visibles avec Europe écologie que Michel Vauzelle a pu forger sa victoire. « Le président sortant a profité d’un alignement quasi militaire du Front de gauche et a réussi à faire passer son alliance avec Europe écologie comme naturelle, il a formé une gauche plurielle renouvelée » constate Virginie Martin. Pour elle, Vauzelle a églement profité de « la fin du sarkozisme de gauche, interventionniste, les électeurs de gauche s’étant aperçu que Sarkozy appliquait en fait une politique de droite traditionnelle« .

Le jeu des vases communiquants peu favorable à l’UMP

Sur l'ensemble de la région, l'UMP a recueilli 33,02% des suffrages.

Dans ces conditions, Thierry Mariani a donc particulièrement souffert. Entre les déçus de la politique nationale de Nicolas Sarkozy et les bastions de l’UMP passés au Front national, l’élection semblait ingagnable. Là encore, les raisons semblent plus liées à la politique nationale qu’à un véritable faute du candidat Mariani. « L’ouverture à gauche a , je pense, était une erreur fondamentale, (…) le choix d’Eric Besson au ministère de l’identité nationale, par exemple, constitue une pirouette politique impossible et non comprise par l’électorat de l’UMP » note la politologue. Quant au thème de l’insécurité, il a été trop tardivement évoqué par la droite pour répondre aux inquiétudes de sa clientèle traditionnelle… d’autant que le terrain était déjà occupé par le FN. Le bilan catastrophique de Sarkozy sur ce point a donc coûté cher à l’UMP dans la région, les électeurs préférant se tourner vers Jean-Marie Le Pen.

Une abstention structurelle

La carte de l'abstention en Paca.

Même s’il y a eu un léger mieux lors du second tour, l’abstention lors de ces élections est l’un des grands enseignements à retenir. Si Virginie Martin en impute une bonne partie au manque de visibilité quand aux compétences des conseils régionaux et au fait que, cette fois, elles n’étaient pas couplées avec d’autres élections (cantonales par exemple), c’est  surtout une abstention structurelle, à laquelle on assiste depuis plus de vingt ans. « La forte participation aux présidentielles de 2007 n’était que la poudre aux yeux, largement explicable par la peopolisation des deux candidats et le cirque médiatique orchestré par des boites de communication spécialisées en consulting d’entreprise, (…) ce scrutin n’avait plus grand chose de politique » s’indigne-t-elle. « On est juste revenu à la normale » ajoute-t-elle « il y a une vraie crise de la représentation politique et les électeurs ont vraiment le sentiment que les hommes politiques ne peuvent plus agir pour les protéger contre le chomage, la mondialistions ou l’émergeance de nouveau pays industrialisés« . « Si on ajoute à ça les différentes affaires qui ont ébranlé le monde politique les 30 dernières années, on comprends mieux la véritable crise de confiance entre les citoyens et leurs élus ».

Pierre KOROBEINIK 

Conseil régional : Le Pen pour ouvrir, Vauzelle pour conclure

La Provence – 25/03/2010

Demain, la première séance du Conseil régional servira notamment à élire le président et les vice-présidents.

Demain, la première séance du Conseil régional servira notamment à élire le président et les vice-présidents. Photo F.P.

Même s’il n’en est pas le président, Jean-Marie Le Pen réserve « une surprise du chef » pour la séance du Conseil régional de demain. À 81 ans, le leader du Front national profitera de son statut de doyen pour prononcer le discours d’ouverture de la nouvelle mandature. Fort de ses 22,8% des voix, au second tour dimanche, et de ses 21 élus, deux de plus qu’en 2004, le FN compte jouer les trouble-fête dans l’hémicycle. Où les 101 autres conseillers régionaux resteront attentifs. « Le Pen est élu comme tout le monde », remarque Thierry Mariani.

Arrivé avec 33% des suffrages, comme Renaud Muselier en 2004, et 30 élus (un de moins à cause de la répartition à la plus forte moyenne) celui qui menait la campagne de l’UMP devrait prendre la présidence du groupe, succédant à Bernard Deflesselles qui a assuré cette fonction pendant dix ans.

À gauche, une réunion de la majorité prévue cet après-midi devrait permettre de voir plus clair. D’abord sur la conduite à tenir face à Jean-Marie Le Pen. « Sortir de la salle quand il prend la parole serait lui faire une publicité trop importante », résume Jacques Olivier, actuel président d’un groupe Verts qui désignera ses nouveaux co-présidents après la séance.

« Cela dépendra des vice-présidences et des présidences de commission. » Destinée à élire le président du Conseil régional pour les quatre ans à venir – Michel Vauzelle (PS) devant l’être dès le premier tour de scrutin – cette plénière permettra en effet de nommer les quinze vice-présidents.

Parmi les 72 conseillers régionaux de la majorité (contre 73 avant), le PS en compte 45 et aura 9 vice-présidents, Europe écologie 18 (4 vice-pdts) et le Front de gauche 9 (2 vice-pdts). Cela aura aussi pour conséquence une redistribution des cartes, le groupe écologiste pesant plus qu’en 2004, (12 membres).

Une minorité qui lui permettra de mettre la pression sur son allié, même si, assure Patrick Mennucci (PS), « on a un accord politique. On discutera et la majorité se fera. » Un Patrick Mennucci qui ne prendra pas la présidence de son groupe.

François TONNEAU

Résultats Régionales PACA 2010 : 1ères réactions et analyses (13 articles)

Régionales : Michel Vauzelle réussit la passe de trois en Paca

La Provence – 22/03/2010

Michel Vauzelle est réélu président de Région Paca. Infographie LP

Avec 44,11%, le président sortant assure sa réélection. Il devance Thierry Mariani (33,02%) et Jean-Marie Le Pen (22,87%).

Le ministère de l’Intérieur vient de communiquer les chiffes définitifs des élections régionales en Paca. Avec 44,11%, le président sortant assure sa réélection. Il devance Thierry Mariani (33,02%) et Jean-Marie Le Pen (22,87%). L’abstention est de 47,79%.

Conduite par Michel Vauzelle (PS), la liste de gauche qui a fusionné avec Europe écologie et le Front de gauche obtient un score légérement inférieur à celui de 2004. L’alliance UMP-Nouveau centre-MPF représentée par Thierry Mariani ferait un score juste en dessous de celui de Renaud Muselier en 2004 (33,82%).

Avec 22,87%, Jean-Marie Le Pen améliore son score du premier tour qui était de 20,29%. Il a largement récupéré les voix qui s’étaient portées sur Jacques Bompard la semaine dernière. Traditionnellement, le Front national recule de quelques points au second tour. Il n’en a rien été cette fois…

A la lecture de ces chiffres, les listes Vauzelle obtiendraient 72 conseillers régionaux (contre 73 en 2004). L’UMP en aurait 30 et le Front national 21.

Alpes-de-Haute-Provence

Le président de la Région a obtenu 53,60% dans les Alpes-de-Haute-Provence. Thierry Mariani est loin derrière avec 29,10% des voix, suivi par Jean-Marie Le Pen (17,20%).

Alpes-Maritimes

En tête, on trouve Thierry Mariani avec 38,31%, suivi de Michel Vauzelle (37,84%) et de Jean-Marie Le Pen (23,85%). L’abstention a été de 49,28%.

Bouches-du-Rhône

Michel Vauzelle, le président de la région, est arrivé largement en tête dans les Bouches-du-Rhône avec 49,46% des suffrages. Il est suivi de Thierry Mariani qui a obtenu 27,55% des voix. Jean-Marie Le Pen arrive dernier avec 22,99% des suffrages. Dans le département, l’abstention a été forte avec 48,35%.

Hautes-Alpes

Michel Vauzelle reste en tête avec 53,90% des voix. Le candidat UMP, Thierry Mariani, a obtenu 31,80% des suffrages. Jean-Marie Le Pen, lui, est troisième avec 14,30% des suffrages.

Var

Thierry Mariani arrive en tête des élections régionales dans le Var avec 39,70% des suffrages contre 38,30% pour Michel Vauzelle. Jean-Marie Le Pen, réalise également un bon score avec 22,10% des voix. Le taux d’abstention a été de 48,6% dans le département.

Vaucluse

Jean-Marie le Pen (FN) a obtenu un important résultat dans le Vaucluse avec 26,50% des suffrages. Mais Michel Vauzelle reste en tête (42,90%), suivi de loin par Thierry Mariani (UMP) avec 30,50% des voix.

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La parole des citoyens

La Marseillaise – 22/03/2010

Editorial
Les électeurs ont tranché : la quasi totalité des régions métropolitaines sera gérée par une gauche rose, verte et rouge. Victorieuse car rassemblée le plus souvent.  La droite ne conserve désormais qu’une seule région.
Après la gifle infligée par les Français il y a une semaine, le second tour a non seulement confirmé mais surtout amplifié le profond désaveu des électeurs face aux choix politiques de Matignon, de l’Elysée et de leurs amis en régions.
Plus que jamais, sauf à s’inscrire dans un déni de démocratie, le message sorti des urnes doit être entendu. Le premier signe que devrait donner l’Elysée ne saurait ainsi se résumer à un ravalement de façade consistant en un quelconque remaniement de gouvernement. Plus que jamais, la question des réformes engagées ou programmées par l’Elysée doit être posée. Non pas pour évoquer une pause mais pour mettre au rebut les projets d’attaques des retraites ou autres sujets de remise en cause des droits des citoyens.
A gauche, les responsabilités confiées par les électeurs sont ainsi immenses. Dans les régions, bien sûr, afin de mettre en œuvre des politiques audacieuses répondant aux attentes des populations locales.
Au niveau national, aussi, la gauche devra répondre au message des électeurs. Rassemblée et porteuse d’ambitions nouvelles qui se dessinent, la gauche a montré qu’elle peut gagner, forte de ses valeurs plurielles en matière sociale et écologique.
Pour l’avenir qui débute aujourd’hui, le travail reste immense afin de ne plus décevoir la parole citoyenne. D’autant que la droite et son extrême restent à l’affût.

PIERRE BASTIEN

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Résultats Régionales PACA 2nd tour

elections.interieur.gouv.fr – 22/03/2010

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RESULTATS 2nd TOUR*

Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 3 347 144
Abstentions 1 599 747 47,79
Votants 1 747 397 52,21
Blancs ou nuls 53 238 1,59 3,05
Exprimés 1 694 159 50,62 96,95
Liste conduite par Voix % Exprimés Sièges
M. Jean-Marie LE PEN (LFN) 387 481 22,87 21
M. Thierry MARIANI (LMAJ) 559 381 33,02 30
M. Michel VAUZELLE (LUG) 747 297 44,11 72