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Régionales : les cartes des résultats Paca décryptées

29 mars 2010 2 commentaires

La Provence – 29/03/2010

Après la mise en ligne par LaProvence.com de cartes expliquant le vote des élections régionales en Paca, Virginie Martin, politologue et professeur à l’école Euromed Management, analyse pour nous les résultats de ce scrutin

Le vote FN en PACA est multiple

Dans la région, le FN a réalisé un score de 22,87%. Infographie LP

Il existe un dénominateur commun dans les motivations du vote FN en PACA. C’est bien sûr le problème de l’immigration et de l’identité locale. Mais Virgine Martin veut distinguer deux types d’électeurs frontistes, selon les différents départements. D’abord, dans le Var et les Alpes Maritimes, ce sont des électeurs traditionnellement à droite, qui se sont extrêmisés, suite à la déception de la politique de Nicolas Sarkozy au niveau national : « Sarkozy n’a pas apporté de réponses assez fortes, et n’a pas pu appliquer nationalement la politique très à droite qu’il avait promis en 2007 » indique la politologue. Elle ajoute que « s’ils ont pu être séduits par le ministère de l’Identité nationale, l’ouverture à gauche, avec les entrées au gouvernement de personnalités comme Bernard Kouchner ou Fadela Amara, est quelque chose qu’ils ont eu du mal à digérer, (…) c’était un grand ecart impossible, et les électeurs ont donc basculé à l’extrême droite« . La formule de Jean-Marie Le Pen s’est donc avérée exacte et « les électeurs ont préféré l’originale à la copie« . Mais le très bon score du FN en Paca est aussi le fait d’électeurs moins marqués idéologiquement à droite. La désespérance sociale et économique explique aussi ce vote et, les villes avec de forts taux de chômage, autour de l’étang de Berre par exemple, ont massivement voté Le Pen. Ici on est passé d’un extrême à l’autre, et le passage du Parti communiste au Front national n’est pas quelque chose de rare. Ce sont des régions où l’abstention aussi a été très forte, et où le désespoir envers le monde politique est vivace.

Michel Vauzelle reforme la gauche plurielle

Sur l'ensemble de la région, le PS a recueilli 44,1% des suffrages.

Si après ses deux précédents mandats, Michel Vauzelle dispose d’un bilan correct, d’une assez bonne image et d’un réseau important, son large succès s’explique d’abord par l’alliance spontanée qu’il a su former. En effet l’électeur lambda n’a que très peu pris en compte ses résultats, les compétences du Conseil régional restant assez floues. C’est grâce au report presque intégral des voix du Front de gauche au second tour et à l’absence de calculs politiques trop visibles avec Europe écologie que Michel Vauzelle a pu forger sa victoire. « Le président sortant a profité d’un alignement quasi militaire du Front de gauche et a réussi à faire passer son alliance avec Europe écologie comme naturelle, il a formé une gauche plurielle renouvelée » constate Virginie Martin. Pour elle, Vauzelle a églement profité de « la fin du sarkozisme de gauche, interventionniste, les électeurs de gauche s’étant aperçu que Sarkozy appliquait en fait une politique de droite traditionnelle« .

Le jeu des vases communiquants peu favorable à l’UMP

Sur l'ensemble de la région, l'UMP a recueilli 33,02% des suffrages.

Dans ces conditions, Thierry Mariani a donc particulièrement souffert. Entre les déçus de la politique nationale de Nicolas Sarkozy et les bastions de l’UMP passés au Front national, l’élection semblait ingagnable. Là encore, les raisons semblent plus liées à la politique nationale qu’à un véritable faute du candidat Mariani. « L’ouverture à gauche a , je pense, était une erreur fondamentale, (…) le choix d’Eric Besson au ministère de l’identité nationale, par exemple, constitue une pirouette politique impossible et non comprise par l’électorat de l’UMP » note la politologue. Quant au thème de l’insécurité, il a été trop tardivement évoqué par la droite pour répondre aux inquiétudes de sa clientèle traditionnelle… d’autant que le terrain était déjà occupé par le FN. Le bilan catastrophique de Sarkozy sur ce point a donc coûté cher à l’UMP dans la région, les électeurs préférant se tourner vers Jean-Marie Le Pen.

Une abstention structurelle

La carte de l'abstention en Paca.

Même s’il y a eu un léger mieux lors du second tour, l’abstention lors de ces élections est l’un des grands enseignements à retenir. Si Virginie Martin en impute une bonne partie au manque de visibilité quand aux compétences des conseils régionaux et au fait que, cette fois, elles n’étaient pas couplées avec d’autres élections (cantonales par exemple), c’est  surtout une abstention structurelle, à laquelle on assiste depuis plus de vingt ans. « La forte participation aux présidentielles de 2007 n’était que la poudre aux yeux, largement explicable par la peopolisation des deux candidats et le cirque médiatique orchestré par des boites de communication spécialisées en consulting d’entreprise, (…) ce scrutin n’avait plus grand chose de politique » s’indigne-t-elle. « On est juste revenu à la normale » ajoute-t-elle « il y a une vraie crise de la représentation politique et les électeurs ont vraiment le sentiment que les hommes politiques ne peuvent plus agir pour les protéger contre le chomage, la mondialistions ou l’émergeance de nouveau pays industrialisés« . « Si on ajoute à ça les différentes affaires qui ont ébranlé le monde politique les 30 dernières années, on comprends mieux la véritable crise de confiance entre les citoyens et leurs élus ».

Pierre KOROBEINIK 

Régionales : Stéphanie Van Muysen (PCF) assume sa grossesse et son élection

La Provence – 24/03/2010

Interrogée par « La Provence », la communiste Stéphanie Van Muysen, conseiller régional, a écarté, mercredi matin, tout scénario de démission pour laisser la place à Jean-Marc Coppola, (PC) vice-président sortant qui n’a pas été élu dimanche dernier.« D’autres journaux que le vôtre ont écrit que mon statut de femme enceinte m’inciterait à laisser ma place. Cela fait des années que je me bats pour la parité, ce n’est pas une grossesse qui va me faire changer d’avis » a plaidé l’élue communiste, conseiller régional sortant, et conseillère municipale d’Arles parachutée entre les deux tours sur la liste Vauzelle du Vaucluse.

Stéphanie Van Muysen sera donc présente ce vendredi à Marseille, pour la première séance de la Région, avec son ventre rond de six mois de grossesse. En revanche, elle ne pense pas que Jean-Marc Coppola restera définitivement éloigné des affaires régionales : « C’est sûr qu’à terme, il rentrera ». Le leader du Front de gauche avait, entre les deux tours, intégré la liste Vaucluse de Michel Vauzelle, en neuvième position. Les huit premiers seulement ont été élus.

Message de Michel Vauzelle

vauzelle2010.fr – 19/03/2010

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Chères amies, Chers amis,

Plus que quelques heures avant le second tour des régionales…

Pour mobiliser un maximum de personnes, diffusez cette vidéo d’appel au vote à tous vos contacts et publiez-la sur vos comptes Facebook ou twitter.
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Nos valeurs républicaines doivent triompher en Provence-Alpes-Côte d’Azur le 21 mars prochain !

Amitiés

Michel Vauzelle

Trois hommes et un scrutin – La Provence 19 mars 2010

La Provence – 19/03/2010

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Vauzelle (PS) : « Je suis raisonnablement confiant »

 

Michel Vauzelle a recueilli 25,8% des suffrages au premier tour. Photo Guillaume Ruoppolo

Aujourd’hui dans La Provence, les trois têtes de liste, qui vont s’affronter au deuxième tour des élections régionales en Paca, répondent aux questions des journalistes. Michel Vauzelle (PS), Thierry Mariani (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN) se livrent avant le scrutin décisif de dimanche. La tête de liste socialiste veut, par exemple, convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter en affirmant que « dimanche sera l’occasion de dire qu’il y a un autre modèle de société que celui de Nicolas Sarkozy. »

– L’alliance signée avec Europe écologie concernant notamment Iter met le feu aux poudres. Quels en sont les termes précis ?
Michel Vauzelle :
La Région a rempli son contrat. Nous apporterons 152 millions d’euros comme prévu. Soixante-dix millions affectés à la « machine », au réacteur même, 60 millions pour le lycée international de Manosque, 15 millions à l’aménagement de la ligne ferroviaire Val de Durance, le reste consacré aux aménagements. Cette alliance ne remet pas en cause les 152 millions dont 80 à 90 millions ont déjà été débloqués. Si la Région doit rajouter de l’argent pour des éléments de confort des habitants ou l’accueil des industries induites, on interviendra. En ce qui concerne la machine elle-même, nous ne paierons plus les surcoûts éventuels.

– Comment réagissez-vous à la polémique déclenchée par l’UMP ? Lire la suite…

PACA, cinq candidats pour un fauteuil

La Marseillaise – 14/03/2010

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Photos MLT

Photos MLT

Michel Vauzelle, Jean-Marc Coppola, Thierry Mariani, Laurence Vichnievsky, Jean-Marie Le Pen : chacun, à sa manière, a marqué la campagne en Provence.

Nicolas Sarkozy ne l’avait pas caché il y a quelques mois: Paca devait retomber dans l’escarcelle de la droite. Depuis, ses ambitions se sont rétrécies à vue d’œil. Tous les sondages prédisent une victoire confortable de la gauche. Court récit de la campagne à travers les différentes têtes de listes.

Michel Vauzelle, une campagne présidentielle.

Installé sur le fauteuil de président de la région PACA depuis 1998, Michel Vauzelle n’a pas hésité à se lancer dans une troisième campagne. « Face à cette droite agressive qui met en péril les valeurs républicaines, je ne pouvais me dérober », se justifie-t-il. L’explication, purement politique, est cohérente avec le personnage qui s’est porté en première ligne pour la défense des services publics et l’opposition à la réforme sarkozienne des collectivités locales.
Mais cette démonstration ne dit pas tout de l’ambition du député d’Arles. En douze ans, il s’est efforcé, avec la majorité de gauche, de forger une identité à cette région qui manquait jusqu’alors de cohérence. « Nous avons construit une communauté de destin » pour les cinq millions d’habitants de PACA, se plait-il à remarquer quand on lui demande ce dont il est le plus fier. Il ne pouvait imaginer passer la main alors que le travail n’est pas achevé. D’autant que personne, au PS, n’était en mesure de revendiquer sa succession.
Cette dimension personnelle a fait passer au second plan de la campagne socialiste les argumentaires sur le bilan et plus encore sur le projet. Symbole de cette présidentialisation, le slogan « Notre région, Notre président » qui reléguait loin derrière « le Poing et la Rose », ajouté in extremis sur le bulletin de vote.
S’il a affiché en public sa « déception » de n’avoir pas réussi à rassembler la gauche dès le premier tour, il n’est pas inquiet pour le second. Pourtant, il a haussé le ton ces derniers jours, vexé que le chef de file du Front de gauche, Jean-Marc Coppola ait remarqué que la deuxième mandature avait été « plan-plan » par rapport à la première, ou que le vice-président communiste à la Culture Alain Hayot ait revendiqué un budget plus conséquent pour cette dernière. «Je représente le vote utile », précise Michel Vauzelle qui entend arriver en position de force lors des négociations de l’entre deux tours.

Jean-Marc Coppola, le symbole de la gratuité
Cet ancien numéro un de la fédération communiste des Bouches-du-Rhône qui siège à la Région depuis 1998 n’était pas un inconnu du grand public malgré son tempérament réservé. Mais, selon tous les observateurs, il a réussi à fendre l’armure pendant cette campagne. A l’aise dans la nouvelle stratégie de Front de gauche Jean-Marc Coppola est parvenu à conjuguer habilement les deux atouts des listes qu’il conduit : « redonner de l’espoir à ceux qui ne croyait plus en la gauche » ; élaborer « un projet régional » qui s’appuie sur le bilan de la majorité de gauche mais en musclant sa dimension contre-pouvoir et ses propositions novatrices. Incontestablement, en soumettant au débat « la gratuité des TER », il a donné le ton de la campagne obligeant ses partenaires de gauche et ses adversaires de droite à se positionner sur l’un des rares dossiers brûlants de ces élections.
Mesure symbole, cette gratuité entre en cohérence avec l’ensemble du dessein régional du Front de gauche, charpenté autour d’une répartition plus juste des richesses créées et d’une intervention citoyenne favorisée.
Alors que cette stratégie paraissait, selon certains, « hasardeuse » en raison de la barre des 5% pour pouvoir fusionné, il semble bien que le Front de gauche soit en mesure de transformer l’essai réussi aux européennes.

Thierry Mariani, le candidat malgré lui.

Il n’appartenait pas au casting préparé à l’Elysée qui l’avait parachuté, en signe de récompense, envoyé spécial en Afghanistan. Pour cette région qu’il voulait reconquérir à tout prix, Nicolas Sarkozy avait choisi le maire de Toulon et secrétaire d’Etat Hubert Falco. Mais l’adoubement présidentiel s’est transformé en crime de lèse-majesté : Falco s’est dérobé de crainte de perdre son maroquain en cas (probable) d’échec. Prise au dépourvu, la droite provençale était d’autant plus en difficulté qu’elle ne pouvait désigner « un Marseillais » afin de pas entraver la concurrence déjà féroce pour la succession de Jean-Claude Gaudin. Le fardeau est donc tombé sur les épaules de Thierry Mariani, conseiller régional sortant mais qui s’était fait remarqué par son absentéisme chronique.
Connaissant peu les dossier régionaux, pâtissant d’un manque cruel de notoriété, le député de Vaucluse a fait ce qu’il a pu. C’est à dire jouer sur ses cartes traditionnelles, celle d’un homme classé à droite de la droite. A cet égard, il n’a pas déçu. Utilisant les thèmes sécuritaires pour mobiliser le noyau dur de l’électorat UMP et surtout pour séduire les électeurs du Front national. D’ailleurs, il ne s’en est pas caché : « ils détiennent les clés du scrutin », n’a-t-il cessé de répéter.

Laurence Vichnievsky, une magistrate novice en politique.
L’opération « recrutement chez les juges », réussi aux européennes avec l’élection d’Eva Joly en Ile-de-France a donné des idées aux têtes pensantes d’Europe Ecologie. D’où la candidature de l’alter ego de l’eurodéputée dans l’affaire Elf, Laurence Vichnievsky en région PACA. Propriétaire d’une maison secondaire sur le littoral varois, son parachutage était possible. Après des discussions parfois vives avec l’appareil des Verts qui lui reprochait son côté droitier et ses relations avec Nicolas Sarkozy, la magistrate est parvenue à fédérer les différentes composantes d’Europe écologie. Un conglomérat qui fait cohabiter les amis de l’ancienne ministre d’Alain Juppé, Corinne Lepage, les supporters de Daniel Cohn-Bendit ou encore les proches de José Bové.
Sur la lancée du bon score des européennes, où leur liste avaient devancé le PS en PACA, les co-listiers de Laurence Vichnievsky ont conduit une campagne qui se voulait novatrice sur la forme mais qui a connu quelques imprécisions sur le fond. Par exemple, leur traitement plutôt hostile du dossier Iter ou de la LGV a surpris. Il semble surtout qu’il est tenté de marquer leur différence avant les négociations du second tour.

Le Pen, toujours le même discours de haine
C’est sans doute son dernier tour électoral en PACA qui subit sa présence depuis sa percée en 1988. S’il a beaucoup vieilli, conduisant une campagne a minima, ses idées de haine et d’exclusion de l’autre sont restés les mêmes. Avant qu’elles ne soient interdites par la justice, son hideuse affiche sur l’islamisme a résumé son projet pour la région.
En déclin lors de la présidentielle et des européennes, le FN pourrait à nouveau progressé pour ces régionales en raison du renfort de déçu du sarkozisme. La présence de Le Pen au second tour est probable.


Récit Christian Digne
Photos Marie-Laure Thomas

Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

Manifestation de l’extrême droite à Marseille contre « l’islamisation »

AFP – 06/03/2010

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Des personnes participent à un rassemblement à l'appel des mouvements d'extrême droite de la Ligue du Sud et des Identitaires pour dénoncer "l'islamisation" de la ville, le 6 mars 2010 à Marseille.

MARSEILLE — Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi après-midi à Marseille à l’appel des mouvements d’extrême droite de la Ligue du Sud et des Identitaires pour dénoncer « l’islamisation », selon eux, de cette ville, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le rassemblement s’est déroulé sur une place située en contrebas de la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, lieu emblématique de la ville.

L’ex-FN et ex-MPF Jacques Bompard, chef de file de la Ligue du Sud aux régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a expliqué avoir choisi ce lieu emblématique pour réagir à la construction « d’une mosquée-cathédrale qui va changer la nature même de la ville ».

Certains des manifestant portaient des pancartes proclamant: « Avec ou sans mosquée, pas de minarets dans nos quartiers ».

Une contre-manifestation, organisée à l’appel de SOS-Racisme et du PCF, a rassemblé au même moment quelques dizaines de personnes sur le Vieux-Port de Marseille.

« Nous voulons dénoncer la haine et l’incitation à la haine », a expliqué le responsable départemental de SOS-Racisme, Nabil Kadri, qui s’inquiète « de la banalisation des propos xénophobes et à connotation raciste tenus par des élus de la République ».

« Notre-Dame-de-La-Garde est un haut symbole qui n’appartient pas à M. Bompard mais à tous les Marseillais », a-t-il ajouté.