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Posts Tagged ‘réforme collectivités’

« On ne change pas une politique engagée depuis trois ans »

JDD – 27/03/2010

Pour apaiser la droite, François Fillon brandit la rigueur et affiche sa cohérence. La lutte contre les déficits sera au cœur de l’action gouvernementale, dit-il au JDD, selon la ligne qu’il a toujours défendue.

François Fillon

François Fillon veut continuer la politique engagée depuis 2007. (Reuters)

Combien de temps est-ce tenable pour vous d’être beaucoup plus populaire que le président de la République?
Les sondages, ça monte et ça descend. Ils ne sont un problème que s’ils sont utilisés à des fins personnelles. Ma conception est claire: le Premier ministre met en œuvre la politique du président de la République, légitimée par son élection. Ce qui compte, c’est le résultat des élections et le président de la République, c’est Nicolas Sarkozy.

Mais vous ne pouvez rien contre le désir de la droite profonde et de ces parlementaires qui vous applaudissent, et fulminent contre le Président…
Les popularités ou les humeurs, c’est quelque chose de changeant. Ce qui comptera, ce sont nos résultats. Nous sommes arrivés aux responsabilités sur un programme ambitieux, que la crise est venue percuter. Notre sujet, c’est de renforcer les mesures contre le chômage, de reprendre la lutte contre les déficits, de recentrer et d’amplifier notre action. C’est la leçon que je retiens des régionales. Rien n’existe que cela. Il ne peut pas y avoir de rivalité entre le Président et son Premier ministre parce qu’il en va de la cohérence du gouvernement de la France et donc de l’intérêt national. Je vais être très clair: Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la majorité en 2012.

Et si vous n’êtes plus Premier ministre dans six mois? Lire la suite…

Les présidents de région de gauche demandent au gouvernement de renoncer à la réforme des collectivités locales

Nouvel Obs/AP – 26/03/2010

Les présidents des régions de gauche, dont bon nombre entament vendredi un second mandat, demandent au gouvernement de « renoncer immédiatement » à la réforme des collectivités locales.

« Nous, présidents de région, demandons au gouvernement de renoncer immédiatement au projet de réforme des collectivités locales qu’il veut faire adopter à marche forcée au Parlement », écrivent-ils dans un communiqué.

Les présidents de région demandent « un vrai dialogue avec les collectivités » pour repenser leurs relations avec l’Etat et pour que les responsables politiques, nationaux ou locaux, travaillent ensemble « avec pour seul souci l’intérêt général ».

Ils demandent également au gouvernement de retirer le projet de loi du Grand Paris, et de conditionner toute évolution institutionnelle ou statutaire dans les collectivités d’outre-mer à une demande préalable exprimée par les élus de ces territoires.

Ils appellent également le gouvernement à ouvrir « au plus vite » dans chacune des régions la renégociation des contrats de projets signés en 2007, et de s’engager « résolument » dans une nouvelle étape de la décentralisation, en donnant aux régions les moyens institutionnels et financiers de leur développement. AP

Région Paca: Michel Vauzelle réélu, lors d’une séance présidée par Jean-Marie Le Pen

 En PACA, Le Pen s’offre une tribune à l’assemblée régionale

Le Monde – 26/03/2010

Reuters/Jean-Paul Pélissier

Etre le plus âgé peut devenir un avantage politique. A 81 ans, Jean-Marie Le Pen a ainsi pu, vendredi 26 mars, devenir, l’espace d’une séance, président de l’assemblée régionale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est toujours au doyen d’âge d’une assemblée qu’est confiée la présidence de la séance inaugurale. Une occasion pour le leader du FN de faire parler de lui.

Le Front national était bien représenté pour cette séance, puisqu’il possède également dans ses rangs le benjamin de l’assemblée régionale, chargé du secrétariat lors des séances inaugurales : David Rachline, 23 ans, responsable des jeunesses Front national dans la région, et à l’origine de l’affiche anti-minarets utilisée par le FN durant sa campagne.

Selon La Provence, qui raconte sur son site le déroulement de cette matinée, Jean-Marie Le Pen s’est donc lancé dans un discours d’une vingtaine de minutes, où il a notamment fustigé le refus du socialiste Michel Vauzelle, réélu à la tête de la région, de débattre pendant la campagne au motif qu’il « refusait de parler à des fascistes et des fascisants ». « Le FN n’est ni fasciste, ni fascisant, M. Mariani non plus », a assuré M. Le Pen, avant d’évoquer l’abstention, qualifiée d’« asthénie civique grave ».

REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Jean-Marie Le Pen a ensuite repris son credo habituel, parlant d’une France à la situation telle qu’elle risquait de déboucher sur « une guerre civile ». Et le leader du FN d’en conclure qu’en PACA comme ailleurs, « les temps qui viennent vont être périlleux ».

Un certain nombre de conseillers régionaux socialistes et Verts, qui avaient anticipé ce type de discours, ont alors brandi des pancartes « Liberté, Egalité, Fraternité ». Scandaleux, selon un conseiller régional FN, qui a demandé leur retrait, en appelant au règlement. Réponse d’un conseiller Europe Ecologie : « Ce sont les symboles de la République, ils ont leur place dans l’hémicycle. »

L’assemblée est ensuite passé au vote, dont Jean-Marie Le Pen a assuré le dépouillement. Avec 72 voix, Michel Vauzelle a été réélu président de région. Sans surprise.

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Conseil régional : « C’est peut-être un moment historique » (Vauzelle)

La Provence – 26/03/2010

Elu président de la région Paca, Michel Vauzelle vient de prononcer son discours d’investiture, faisant le choix de « parler debout » et « d’introduire une tradition » en passant l’écharpe aux couleurs de la région. Etre réélu est « un grand honneur, une charge immense et je la mesure », a-t-il commencé, « c’est aussi une grande émotion parce que peut-être est-ce la dernière fois qu’un président de conseil régional ouvre une mandature, c’est peut-être un moment historique », faisant allusion à la réforme des collectivités territoriales qu’il n’a pas manqué de regretter : « Je fais le serment de me battre contre la suppression des conseillers régionaux ».

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Les 14 vice-présidences

  PS EE FDG PACA
04 Christophe CASTANER     1
05 Joël GIRAUD     1
06 Patrick ALLEMANDPascale GERARD André ASCHIERI   3
13 Patrick MENNUCCIGaëlle LENFANT Annick DELHAYEJean-Yves PETIT Nathalie LEFEBVRE  5
83 Mireille PEIRANO     1
84 Jean-Louis JOSEPHCécile HELLE Anne-Marie HAUTANT   3
PACA 9 4 1 14

 

Martine Aubry s’entoure des présidents de région élus

Le Figaro – 24/03/2010

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réuni, mardi,au siège du Parti socialiste, à Paris, les présidents de région socialistes vainqueurs du second tour des régionales.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a réuni, mardi,au siège du Parti socialiste, à Paris, les présidents de région socialistes vainqueurs du second tour des régionales.

La première secrétaire du PS a réuni, rue de Solférino, les présidents de région de son parti. Ségolène Royal a brillé par son absence.

Comme prévu, elle n’est pas venue. Et comme prévu, cela s’est beaucoup vu. Ségolène Royal a brillé par son absence, mardi, lors de la réunion organisée Rue de Solferino entre Martine Aubry et les présidents de région socialistes élus ou réélus. Certains se sont efforcés de minimiser l’événement, à l’instar de Michel Vau­zelle : «Ségolène Royal est une grande fille. Alors, elle fait ce qu’elle veut.» D’autres se sont montrés plus polémiques. «J’espère qu’elle a de bonnes raisons de ne pas être là, a grincé François Patriat, réélu en Bourgogne. Je ne me satisferais pas d’un positionnement tactique de qui que ce soit.»

Officiellement, l’ex-candidate à la présidentielle avait une bonne excuse. Elle préparait son intervention sur TF1. Officieusement, son absence était plus calculée. Ségolène Royal ne voulait surtout pas s’offrir en trophée à la première secrétaire du PS. «Je ne crois pas que les Français qui nous regardent se demandent si je suis allée à Solferino pour faire une photo », a expliqué Ségolène Royal mardi sur TF1, en saluant «l’excellente campagne» de Martine Aubry.

«Dommage que tout le monde ne soit pas là»

«Chacun est libre de ses choix. La réunification de la famille aurait été meilleure. Il est dommage que tout le monde ne soit pas là», a regretté le Breton Jean-Yves Le Drian. Ségolène Royal les a retrouvés le soir pour un dîner dans un restaurant parisien, mais sans Martine Aubry. Au bout du compte, l’épisode a ravivé une grande crainte chez les socialistes : celle de voir repartir la guerre interne pour l’investiture présidentielle de 2012 alors que chacun est désormais persuadé qu’ils ne pourront gagner qu’unis face à Nicolas Sarkozy.

Finalement, l’absence obsédante de Ségolène Royal a surtout agacé les présidents de région qui étaient venus à Paris pour tirer les premiers enseignements de la campagne des régionales. Alors, que Royal soit là ou pas, «on s’en bat l’œil et le flanc gauche avec un métacarpe de dinosaure», a lâché Alain Rousset, réélu à la tête de l’Aquitaine et président de l’Association des régions de France.

Avec Aubry, Rousset a acté le principe d’une réunion trimestrielle à Solferino entre la direction du PS et les présidents de région. Par ailleurs, «le président de l’ARF sera systématiquement associé au travail du bureau national», a indiqué François Lamy, le bras droit de Martine Aubry. Via ses régions, le PS veut désormais porter le fer contre le gouvernement dans les territoires et plus seulement au niveau national.

Relations pas toujours simples

Pour illustrer cette volonté, le PS a demandé à tous ses présidents députés – Victorin Lurel, Michel Vauzelle, Alain Rousset – d’interpeller François Fillon dans l’Hémicycle. Après leur réunion avec Martine Aubry, ils ont ainsi assuré vouloir se montrer plus combatifs. «Aujourd’hui, l’État demande que nous cofinancions toutes ses politiques. Cela ne peut plus continuer, a prévenu Alain Rousset. Nous allons concentrer nos interventions sur nos compétences. Ça va faire du bruit dans les territoires.»

L’articulation entre la direction nationale et ses relais régionaux sera un atout pour la prochaine présidentielle, veut-on croire au PS. «Cette élection régionale prépare 2012», a glissé Rousset. Les relations n’ont pas toujours été simples entre Solferino et les régions. Ces dernières ne voulaient pas voir Paris s’immiscer dans leur campagne. Maintenant que la vague rose est passée, tous veulent croire avoir trouvé un meilleur mode de fonctionnement.

Réforme des collectivités – L’Institut de la décentralisation appelle à la constitution de régions plus fortes

Localtis – 24/03/2010

L’abstention record enregistrée lors des élections régionales des 14 et 21 mars ne signifie pas que les Français se désintéressent des régions, ont observé ce 24 mars, au cours d’une conférence de presse, les deux présidents de l’Institut de la décentralisation, les députés Jean-Pierre Balligand (PS) et Michel Piron (UMP). Pour eux, elle traduit en réalité « une appétence non satisfaite » par un débat politique dont les enjeux ont été – à tort – nationalisés. « Il y a une vraie victoire des présidents de région sortants », notent par ailleurs les deux élus, pour qui le bilan des régions a été jugé positif par une large partie de l’électorat.
Ce contexte n’a rien changé au projet de loi de réforme des collectivités territoriales, ont-ils encore souligné, déplorant ensemble que le texte demeure « très pauvre » concernant, d’une part, la relation entre le département et la région, d’autre part, l’idée d’un pouvoir régional fort. Sur ce point, il faut préciser que l’Institut de la décentralisation milite pour l’attribution aux régions d’un pouvoir normatif leur permettant d’adapter les règles nationales aux spécificités de leurs territoires. De plus, ses dirigeants verraient d’un assez bon œil le rapprochement de plusieurs régions entre elles, afin que les périmètres régionaux deviennent plus vastes. Sur le terrain, l’idée ne soulève pas de réticences fortes, a constaté Michel Piron à la suite d’une longue série de déplacements en province.

Le futur conseiller territorial en question

Lorsqu’il s’agit d’aborder la création du conseiller territorial voulue par le gouvernement, chacun des deux présidents prend sa casquette politique, sans toutefois se démarquer trop de l’autre. Principale crainte émise par Jean-Pierre Balligand à l’égard du nouvel élu appelé à siéger en 2014 au conseil général et au conseil régional : qu’il soit en permanence « en session de rattrapage ». « Ne parvenant pas à faire aboutir, le lundi, son projet au conseil général, il le soumettra, le vendredi, au conseil régional », explique-t-il. « Il ne faut pas arriver à ça », concède Michel Piron, qui veut faire le pari de la « vertu » des élus.
Le nouveau tandem dirigeant de l’Institut de la décentralisation s’avance à quelques pronostics sur l’avenir de la réforme des collectivités territoriales, qui doit être discutée au cours de ce printemps à l’Assemblée nationale : le principe de la suppression de la clause générale de compétence « va tomber à l’eau » et les dispositions sur les métropoles vont connaître de « grands changements » sous l’impulsion du rapporteur, l’UMP Dominique Perben. Si cela se réalisait, cela ne gênerait pas les deux élus. Michel Piron, en particulier, serait favorable à la création de villes-départements là où les agglomérations représentent la majorité de la population du département, comme c’est le cas à Lyon.

Thomas Beurey / Projets publics

La réforme des collectivités après les régionales : on en parle…

Alain Marleix, secrétaire d’Etat en charge des collectivités territoriales, a assuré mardi 23 mars lors de la séance des questions à l’Assemblée que le gouvernement serait « ouvert à toute amélioration » sur le mode de scrutin pour l’élection du futur conseiller territorial. « C’est d’ailleurs tout le sens de la mise en place des différents groupes de travail qui aujourd’hui y réfléchissent », a-t-il ajouté en réponse à Bruno Leroux. Répondant cette fois à Alain Rousset, il a également souligné que le « cinquième texte [qui] visera à clarifier le partage des compétences entre régions et départements » permettra à ces collectivités d' »exercer non seulement des compétences d’attribution, mais aussi un pouvoir d’initiative et des compétences partagées dans des domaines comme la culture et le sport ». Tandis que le président sortant de l’Association des régions de France (ARF) lui demandait de « retirer un texte qui fait l’unanimité contre lui », Alain Marleix a en revanche réaffirmé la volonté du gouvernement de mener cette réforme à son terme.

François Fillon, lors de cette même séance à l’Assemblée : « Votre parti présidera vingt-deux ou vingt-trois régions sur vingt-six. C’est une responsabilité considérable et je veux, dans un esprit républicain, saluer ceux et celles qui, demain, vont diriger les régions françaises. Ils vont le faire dans un contexte de crise économique et sociale qui rend cette responsabilité d’autant plus importante. Il est essentiel, dans ce contexte, que nous coordonnions le mieux possible les politiques économiques locales et les politiques économiques nationales. […] Les régions ne sont pas des contre-pouvoirs. Ce sont des éléments constitutifs de la nation et de l’Etat. Je prendrai dans les prochaines semaines des initiatives pour voir, avec les présidents de région, comment nous pourrions mieux coordonner nos efforts face à la crise économique et sociale. »

Alain Rousset a estimé mardi que « le fait régional sort renforcé » des dernières élections et qu' »il faut aller maintenant plus loin » dans la décentralisation. « Les deux grands axes d’activité sur lesquels les régions devaient maintenant développer leurs efforts sont les jeunes, avec leurs problèmes de formation, d’emploi, de logement, et l’innovation. » Il a aussi estimé que l’ARF devait « élever le ton face à la réforme territoriale prévue par le gouvernement » et mettre « en avant de nouveaux arguments ». « J’ai beaucoup fait pour qu’elle fonctionne de manière collégiale et si mes collègues estiment que je suis l’homme de la situation, je serai prêt », a-t-il poursuivi en évoquant la possibilité d’un nouveau mandat à la tête de l’association.

Michel Vauzelle, dont la liste a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé son intention de briguer la présidence de l’ARF. « Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a-t-il déclaré le 22 mars à sa permanence marseillaise. « On détruit la région au profit des conseillers cantonaux qui s’occuperont de leur canton ou de conseillers de métropole qui évidemment auront la tentation de tirer toute la richesse régionale vers Marseille d’un côté et Nice de l’autre. »

Bertrand Delanoë, maire de Paris, demande le retrait du projet de loi du Grand Paris qui revient au Sénat le 6 avril, jugeant qu’aux régionales, les Franciliens « ont sanctionné la démarche de l’Etat, technocratique, hyper centralisée, peu respectueuse de la légitimité des élus locaux ». Ses préconisations ? « Nous proposons une démarche constructive, consistant à réconcilier les territoires, agréger leurs atouts. Paris Métropole doit être le lieu démocratique de débat et d’élaboration de cette ambition. Il faut donc faire grandir cette instance en accueillant de nouveaux partenaires de toute sensibilité et faire évoluer le statut de ce syndicat, avec des modes de coopération souples. »

Michèle André, présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes, a indiqué qu’à l’issue des élections régionales, les conseils régionaux seront constitués de 47,98% de femmes, soit une « légère progression » par rapport aux 47,6% de femmes au scrutin de 2004. « La parité est maintenant bien ancrée dans les conseils régionaux grâce au mode de scrutin institué par la loi du 11 avril 2003, un scrutin de liste à deux tours assorti de l’obligation, pour chaque liste, d’être constituée alternativement d’un candidat de chaque sexe », souligne la sénatrice. Celle-ci continue en revanche de s’inquiéter des conséquences du mode de scrutin prévu pour l’élection des futurs conseillers territoriaux, lequel « ferait tomber la proportion des femmes en dessous des 20% ».

Martin Malvy, qui sera logiquement reconduit vendredi à la présidence de la région Midi-Pyrénées : « Souhaitons que la réforme territoriale connaisse le même sort que la taxe carbone. »

Nicolas Sarkozy… n’a en revanche pas mentionné la réforme des collectivités, ce 24 mars, dans son allocution prononcée devant la presse à l’issue du Conseil des ministres passant en revue les réformes qu’il compte amplifier ou poursuivre en priorité.

C.M.

Michel Vauzelle se déclare candidat à la présidence de l’ARF (Association des Régions de France) et souhaite s’impliquer au sein de la fédération PS des Bouches-du-Rhône

Régions/ARF: Vauzelle veut présider

Le Figaro/AFP – 22/03/2010
Le socialiste Michel Vauzelle, dont la liste de rassemblement a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé aujourd’hui son intention de briguer la présidence de l’Association des régions de France (ARF) pour se battre contre leur suppression.

« Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a déclaré Michel Vauzelle lors d’une conférence de presse organisée dans sa permanence marseillaise.

Selon Michel Vauzelle, qui doit être élu vendredi président du conseil régional de Paca pour la troisième fois consécutive, aucun candidat au poste de président de l’ARF ne s’est encore manifesté. « Pendant 12 ans, on a eu un très bon président (Alain Rousset, NDLR) mais je pense qu’il faut qu’on se fasse entendre davantage si on veut essayer de faire entendre raison au président de la République », a-t-il ajouté.

Vauzelle sur tous les fronts

Métro – 22/03/2010

Michel Vauzelle

Photo : AFP

Michel Vauzelle veut briguer la présidence de l’Association des Régions de Fran­ce. Il souhaite aussi créer une charte des services publics.

Au lendemain de sa victoire au deuxième tour des élections régionales en Paca avec 44,11 % des voix (contre 33,02 % et 22,87 % pour ses adversaires de l’UMP et du FN), Michel Vauzelle se projette déjà dans l’avenir. Et celui-ci pourrait être le théâtre d’une lutte à plus grande échelle que celle menée jusqu’à présent contre la réforme des collectivités territoriales voulue par le président de la République.

Le président sortant de Paca, qui devrait, selon toute logique, être réélu vendredi lors de l’assemblée plénière du conseil régional, a annoncé lundi qu’il briguerait la présidence de l’Association des Régions de France (ARF). Michel Vauzelle, qui souhaite capitaliser sur le succès obtenu par la gauche dimanche avec vingt et une Régions roses sur vingt-deux, se verrait bien succéder à Alain Rousset, actuel président de l’ARF.

Ce dernier, président socialiste de la Région Aquitaine, a été confortablement réélu pour la troisième fois dans une triangulaire qui l’opposait notamment au ministre UMP du Travail, Xavier Darcos. “Je pense qu’il faut être très punchy dans cette période. C’est pour cela que je me présente à la présidence de l’ARF”, expliquait Michel Vauzelle. Une manière de tacler un adversaire potentiel auquel il reproche son manque d’offensive sur la réforme territoriale.

Gonflé à bloc après son succès électoral de dimanche (même s’il est un des rares présidents PS de Région à ne pas avoir progressé, comme le faisait remarquer son adversaire UMP dimanche soir), il a également annoncé qu’il allait reprendre en main son bâton de pélerin pour faire inscrire dans la Constitution française la charte des services publics.

Il voit dans son initiative un moyen d’empêcher les “gouvernements futurs de casser les services publics, sous réserve qu’il en reste quelque chose”, ironisait-il hier. Pour l’heure, les priorités du président sortant de Paca sont l’emploi et les transports.

Tout au long de la campagne, le candidat Vauzelle avait en effet annoncé qu’il “créerait cha­que année 10 000 emplois”, notamment dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Autre priorité : les TER, qui ont été également un des enjeux de la campagne.

“Je vais rencontrer Guillaume Pepy (le patron de la SNCF)”, a indiqué lundi Michel Vauzelle, qui compte lui demander plus de moyens humains pour les TER. “Les TER ne sont pas un échec mais la plus grande réussite de notre Région”, a-t-il expliqué.

Julien Dukmedjian

Vauzelle va briguer la présidence de l’Association des régions de France

Afp/Le Point – 22/03/2010

Le socialiste Michel Vauzelle, dont la liste de rassemblement a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé lundi son intention de briguer la présidence de l’Association des régions de France (ARF) pour se battre contre leur suppression. « Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a déclaré Vauzelle lors d’une conférence de presse organisée dans sa permanence marseillaise.

« Il y a vraiment un recul par rapport à Raffarin, par rapport à Mitterrand, par rapport à de Gaulle, par rapport à tout de ce qui se fait dans les pays alentour et dans le monde, a-t-il argumenté. Partout, on joue la carte régionale et ici on détruit la région au profit des conseillers cantonaux qui s’occuperont de leur canton ou de conseillers de métropole qui évidemment auront la tentation de tirer toute la richesse régionale vers Marseille d’un côté et Nice de l’autre ».

Selon Vauzelle, qui doit être élu vendredi président du conseil régional de Paca pour la troisième fois consécutive, aucun candidat au poste de président de l’ARF ne s’est encore manifesté. « Pendant 12 ans, on a eu un très bon président (Alain Rousset, NDLR) mais je pense qu’il faut qu’on se fasse entendre davantage si on veut essayer de faire entendre raison au président de la République », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs commenté ses scores de dimanche soir, qu’il a jugés « excellents », en particulier dans le Var et les Alpes-Maritimes, fiefs traditionnels de la droite. Il s’est aussi réjoui du résultat recueilli à Marseille où il frôle les 50 %. « Le score fait sur Marseille est tout à fait remarquable. Cela impose à un responsable politique de réfléchir à l’avenir politique de cette ville avec tous ceux qui en sont responsables : il y en a un à côté de moi (son directeur de campagne Patrick Mennucci, NDLR), il y a Jean-Noël Guérini (président du conseil général des Bouches-du-Rhône). C’est le moment de se demander comment on va s’organiser pour reprendre cette ville », a-t-il souligné.

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Régionales : Michel Vauzelle vise la présidence de l’ARF

La Provence – 22/03/2010

Fort de sa troisième élection comme président de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle s’intéresse de très près à l’Association des régions de France (ARF). « Je vais en briguer la présidence, a-t-il indiqué ce matin, lors d’une conférence de presse. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy. »

S’il ne connait pas d’autres candidats à ce poste, Michel Vauzelle devra toutefois en déloger Alain Rousset qui l’occupe depuis douze ans. « Il faut nous faire entendre d’avantage alors qu’on détruit les régions. » Son travail de lobbying commencera aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

L’ancien garde des Sceaux compte également « s’impliquer au sein de la fédération PS des Bouches-du-Rhône » et tient à « réfléchir à l’avenir politique de Marseille. Il faut se demander comment on va reprendre cette ville. »

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Rousset veut diriger les Régions

SudOuest – 23/03/2010

Alain Rousset veut le retrait de la réforme des collectivités territoriales. (photo jEAN-dANIEL cHOPIN)

Alain Rousset veut le retrait de la réforme des collectivités territoriales. (photo jEAN-dANIEL cHOPIN)

Alain Rousset. Il n’y a pas de partage des postes. L’heure est surtout à se mettre au travail, à un moment important dans une période de crise, de difficultés économiques. Les Régions auront un rôle à jouer. Pour le reste, ce ne sont pas des négociations. Il m’appartient de mettre en place une équipe pour travailler, après en avoir discuté avec les têtes de liste et les responsables des différentes formations politiques.

Vous avez quand même une difficulté à résoudre.

Comment intégrer les écologistes dans un exécutif alors que vous n’êtes pas d’accord sur un dossier essentiel, celui de la future ligne à grande vitesse (LGV) ?

Non, ce n’est plus un problème. Les électeurs ont tranché. C’est le groupe majoritaire qui a porté ce dossier LGV. Il y a aujourd’hui 2,5 % de marchandises qui passent sur le fer en Aquitaine, sur la liaison France-Espagne. On a donc une grande marge et la LGV doit nous aider à capter le trafic vers le ferroviaire. Mes collègues écologistes doivent le comprendre et toutes les pièces leur seront communiquées dans la plus grande transparence.

Vous pouvez donc assurer aujourd’hui aux Aquitains favorables à la LGV que l’alliance avec les Verts ne va pas retarder son arrivée.

Notamment si vous demandez de nouvelles études ?

La maîtrise du calendrier appartient à l’État, et c’est aussi l’État qui est à l’origine du retard pris dans ce dossier. Les études en question ne concernent pas la LGV elle-même, mais l’intégration dans le réseau ou le report modal par exemple.

Avec la réforme des collectivités territoriales, qui devrait limiter votre mandat à quatre ans, celui-ci sera particulier.

Si le gouvernement ne tient pas compte du vote des Français, il est probable qu’il y aura des répliques. Le message adressé au gouvernement est clair. Nous allons nous rassembler pour lui demander de retirer cette réforme des collectivités territoriales. Qu’une réforme existe, c’est certainement indispensable. Mais supprimer les Régions et recentraliser les décisions, ce n’est pas acceptable.

Serez-vous candidat à nouveau à la présidence de l’ARF (Association des Régions de France), que vous avez présidée six ans ? Vous avez déjà un concurrent, Michel Vauzelle, qui estime qu’il faut se faire entendre davantage.

Il a raison. Je suis effectivement candidat à la présidence de l’ARF. Ce sera aux présidents de Région de choisir. Mais je crois que l’on a été assez combatif contre le gouvernement. J’ajoute que la pratique de ma présidence est collégiale. Je n’ai pas personnalisé ce combat.

Justement, Michel Vauzelle semble vous reprocher de ne pas peser assez dans ce combat.

L’action des Régions doit être collective. Chaque président doit s’impliquer. Encore une fois, je ne veux pas personnaliser. Les Régions sortent renforcées de ce scrutin et nous aurons certainement à mener un combat plus dur contre le gouvernement.

Un mot sur l’éviction de Xavier Darcos du gouvernement ?

Le combat politique est souvent impitoyable. J’ai apprécié que Xavier Darcos ne se serve pas du thème de la sécurité durant sa campagne.

Bruno Béziat


Analyses et réactions (suite : 15 articles)

 

Victoire responsable

La Marseillaise – 22/03/2010

C’est un Michel Vauzelle heureux qui a été accueilli au son de « Bandera Rossa », à sa permanence. Photo ML THOMAS

Permanence de Michel Vauzelle. La satisfaction est grande chez les militants présents. Mais c’est avec sérieux qu’ils appréhendent ce nouveau mandat, du fait de l’abstention et du FN.

C’est l’attente dans la permanence de Michel Vauzelle. L’ambiance est plus tendue que la semaine précédente. Qu’ont fait les abstentionnistes du premier tour ? Certes, la victoire est annoncée, attendue, mais, tant que le résultat n’est pas là, la messe n’est pas dite. Premier résultat annoncé, l’Alsace, la droite l’emporte largement. Moment de flottement dans l’assistance. Il sera bref, très vite, les tendances sont annoncées. Pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la victoire est nette et sans bavure, les applaudissements éclatent. La satisfaction est là. Mais, aussi, quasiment dans le même temps, le sérieux, le sens des responsabilités. L’importance du vote Front national et de l’abstention font dire, quasi unanimement, que l’heure est au travail du fait de la situation sociale. Elle est d’autant plus grave que la réforme des collectivités territoriales entraînerait la perte d’autonomie financière et la compétence générale ce qui aurait pour effet de ne plus pouvoir venir en aide aux associations. Tragique pour la société, pain béni pour le FN.

Alors, finalement, c’est peut-être Sébastien Barles, Europe écologie, qui résume le mieux le climat : « Trois mots qualifient mon état d’esprit : humilité, car 3/4 des citoyens se trompent de colère en se réfugiant dans l’abstention ou en faisant le choix de voter FN. Deuxièmement : félicitation pour cette victoire démocratique, écologique et sociale. Enfin, troisième mot : responsabilité. »
Pour Jean-Jacques, « ce soir, c’est encore 22% pour Le Pen et je continue à trembler. C’est aussi 44% pour Vauzelle et 50% d’abstention. Est-ce que cela signifie un ras-le-bol des politiciens ou cela signifie-t-il un renvoi dans les cordes du gouvernement ? »
Garo Hovsépian (PS) se réjouit « de la victoire de Michel Vauzelle ». Il s’inquiète de l’abstention et du score du FN, tout en notant : « Dans les 13/14, je remercie les électeurs qui, massivement, ont soutenu Michel Vauzelle. »
Jocelyn Zeitoun (majorité sortante) considère : « Au-delà de la victoire, annoncée par les sondages mais qui devait se concrétiser dans les urnes, je suis extrêmement inquiet devant le score du FN. Nous sommes là devant une élection qui interpelle. Nous avons gagné, c’est bien. Mais dans quel état est le pays ? Et la réforme des collectivités, la suppression de la clause de compétence générale risque d’aggraver la situation. » Avi Assouli ne dit pas autre chose : « Le FN continue de m’effrayer. Alors, il nous faut travailler pour le peuple, pour les valeurs humanistes. »

Même tonalité chez Myriam Lamare : « Il va falloir mettre cette victoire au service des citoyens. » Fatima Orsatelli, elle aussi nouvelle élue, ajoute : « Face au vote FN et à l’abstention, nous allons devoir encore plus faire et faire savoir. » Pierre Semeriva, Europe écologie, s’inquiète de voir le FN avoir progressé entre les deux tours. Alors que, pour Marie-Arlette Carlotti, « un vrai espoir naît à gauche. Attention, tout n’est pas arrivé, mais les bases sont là. Ceci dit, je ne suis pas dupe, l’abstention et le FN s’adressent au pouvoir, mais aussi, un peu, à nous ».
Christian Pellicani (PC) s’inquiète de l’abstention, du vote FN, il considère : « Cette élection risque d’être le chant du cygne si les mesures concernant les collectivités territoriales sont adoptées. »
Frédéric Rosmini (PS) se projette : « Avec la réforme du scrutin, au lieu de la victoire de la gauche nous aurions dès le premier tour, un grand chelem de la droite. Et la perte de la compétence générale serait une catastrophe pour le corps social. »

Michel Caire

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Le FN gâche le triplé de Vauzelle

Slate.fr – 22/03/2010

Avec 44,1% des voix au second tour, le président socialiste sortant entame un troisième mandat, marqué par un recul de la droite et un regain historique du Front national.

Sans surprise mais sans panache. Dimanche soir, Michel Vauzelle a largement devancé son challenger UMP Thierry Mariani (33,02%). Dans l’ambiance très tranquille de son QG marseillais, place du 4-septembre, il n’a pas versé dans le triomphalisme, laissant la ferveur au Stade-Vélodrome, où l’OM a battu Lyon. Dominateur à Marseille ou Avignon, Vauzelle ne pavoise pas. Pendant quatre ans, l’ancien Garde des sceaux de Mitterrand sait qu’il devra se coltiner un FN puissant, qui a confirmé sa très grande forme avec 22,87% des suffrages.

Un score socialiste moins élevé qu’en 2004

Sur les 123 sièges du conseil régional, l’Alliance de l’olivier (PS-Front de gauche-Europe écologie) en remporte 72, soit un de moins qu’en 2004, l’UMP reste stable avec 30 élus et le FN en comptera 21, contre 11 actuellement. Au terme d’une campagne centrée sur la «résistance» à la politique du président Sarkozy, Michel Vauzelle réalise toutefois un score moins élevé qu’en 2004 (45,17%), malgré le report de voix de ses alliés d’entre deux tours, le Front de gauche (6,1% des voix) et Europe Ecologie (10,9% des suffrages). Le total théorique lui assurait 42,83% des suffrages. Avec 44,1% des voix, Michel Vauzelle n’a toutefois pas conquis les abstentionnistes, malgré un sursaut de quatre points de la participation en Paca (52,21%).

Qu’importe. «C’est toute la France des régions qui a dit non à la politique de Sarkozy, non à la destruction des libertés publiques et de la sécurité, s’est félicité Michel Vauzelle. La Provence n’est pas la propriété de la droite, mais une région de gauche.» Ne lui parlez pas de contre-performance par rapport à 2004. «Si le Front national n’avait pas, à cause de la droite, fait un score aussi préoccupant, nous aurions obtenu une plus large majorité», affirme Michel Vauzelle, qui fera de l’emploi et du logement ses priorités. De son côté, Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Écologie au premier tour appelle à «l’humilité»: «L’essentiel a été préservé grâce à notre rassemblement, il faut rester humble devant un taux d’abstention trop fort et un taux pour le FN trop fort également», a commenté la magistrate, pour qui la région devra «être très attentive à ces gestes de désespérance».

Le Pen guest star du conseil régional

Ironie du sort, vendredi, c’est le leader frontiste Jean-Marie Le Pen, élu le plus âgé (81 ans), qui conduira la séance d’investiture comme le veut la tradition. Et si Vauzelle rempile, le Front national est bien le vrai gagnant de ces élections régionales. Son score du premier tour (20,3%) avait étonné. Celui du second (22,8%), supérieur aux 21% obtenus en 2004 par Guy Macary, interroge alors que le parti avait été donné moribond après la présidentielle. Le probable report des voix issues de la Ligue du sud de Jacques Bompard (2, 69% au premier tour), n’explique pas tout. Jean-Marie Le Pen y voit «l’effondrement du sarkozysme».

Il est flagrant en Paca. «J’ai perdu et je l’assume», expliquait dimanche soir très tard Thierry Mariani, qui a mis un temps fou à commenter publiquement sa défaite. Nommé en urgence après le retrait du maire de Toulon Hubert Falco, le député UMP du Vaucluse, qui a fait campagne notamment sur la sécurité, n’aura pas réussi à mordre sur les terres du Front national, ni à convaincre un électorat de droite déboussolé. «Sur les marchés, les gens s’interrogeaient sur l’ouverture. Peut-être fallait-il expliquer les réformes qui se sont succédées depuis deux ans et demi», concède Thierry Mariani, pour qui «le contexte national fait que la France n’était pas prête à entendre» un message de mobilisation. Arrivé en tête au premier tour avec 26,6% de voix, il réalise le même score que le député Renaud Muselier en 2004, soit 33,8% des voix. Il se console en faisant les comptes. «Le PS baisse, le FN monte et nous, on reste stable.»

Estrosi battu dans son fief

Renaud Muselier voit dans le fort score du FN la marque d’une «exaspération» de l’électorat de droite: «Les gens se posent de vraies questions sur l’avenir du pays. Il y a un doute sur notre lisibilité. Nous sommes à mi-mandat. Il nous reste deux ans pour agir.» Reste que certains résultats sonnent comme une alerte. A Nice (Alpes-Maritimes), fief du ministre de l’Industrie Christian Estrosi, la gauche dame le pion à l’UMP avec 39,12% des voix contre 36,32% pour le parti présidentiel. «Ces mauvais résultats pour la majorité présidentielle appellent tous ses responsables et ses élus à de nouvelles initiatives en faveur des priorités réaffirmées par les Français, l’emploi et la sécurité notamment», estime le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Bref, une vraie remise en question.

Armelle Muraour

Photo: Jean-Marie Le Pen embrassé par sa petite fille Marion (à dr.) et une fan, le 21 mars 2010 à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

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