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Thierry Mariani : « J’ai pris une certaine distance »

 

La Provence – 07/04/2010

Après ses critiques contre Sarkozy, le député UMP du Vaucluse s’explique.

Après une éclipse de quatre jours, Thierry Mariani est réapparu hier matin à l'Assemblée nationale. Photo patrick nosetto

Sa sortie avait surpris. Le 31 mars, Thierry Mariani fut l’un des rares députés UMP à refuser l’invitation de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. « Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses », avait asséné le vauclusien, avant de s’éclipser. Et de couper les ponts avec le président de la République dont il était proche, mais qui ne l’a pas vu non plus au dîner organisé le lendemain avec les têtes de liste UMP aux régionales. Thierry Mariani est réapparu hier matin à l’Assemblée nationale, mais n’a toujours pas digéré le remaniement ministériel où, malgré les promesses, il a vu des élus « plus critiques » prendre les portefeuilles.

– Comment expliquer la virulence de vos propos et le silence de quatre jours qui a suivi ?
Thierry Mariani :
« J’ai dit tout haut ce qu’un certain nombre de députés pensent tout bas. Plusieurs jours avant, j’avais évoqué ces élus qui crachent à la gueule du Président et qui sont récompensés, quand d’autres, plus fidèles, ne le sont pas. Presque personne n’avait relevé. J’ai reformulé ma remarque. Je ne regrette pas ce que j’ai dit, je le maintiens, mais je passe à autre chose.

– En voulez-vous à Nicolas Sarkozy à cause du remaniement ministériel ?
T.M. :
Ne pas être pris alors que des choses avaient été dites ne rend jamais heureux, mais on peut passer outre. Ce qui me choque, c’est de voir que sur trois ministres promus après les régionales, deux ne se sont pas illustrés par leur solidarité envers le gouvernement. C’est le moins que l’on puisse dire. Tout ça est une question d’attitude. Ce mardi matin, en réunion de groupe à l’Assemblée, on nous a encore demandé de serrer les rangs au sein de la majorité. Je veux bien, mais c’est l’inverse qui s’est produit.

– Y voyez-vous une forme d’injustice ?
T.M. : Le sentiment d’injustice est terrible. Et me procure le même type d’inquiétude que ce qui se passe dans la gendarmerie. Ces gens se font traiter de tous les noms tous les jours et personne ne dit rien. Là, un officier-chercheur se fait radier à vie pour avoir rendu un rapport autorisé. Je comprends les spécificités militaires, mais ce manque de tolérance et cette inégalité de traitement me choque. Et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle.

– Nicolas Sarkozy a paru agacé par votre sortie, parlant de « cour de récréation »…

T.M. : Sauf qu’on n’est justement pas dans une cour de récréation où l’on distribue des bons ou des mauvais points aux élèves. La liberté de pensée et de parole existe et est heureusement préservée. Simplement, nous sommes des gens respectables. Et quand on donne une parole, on doit justement la respecter.

– Les relations sont-elles rompues avec le chef de l’État ?

T.M. : Disons qu’une certaine distance a été prise et ce qui vient de se passer rendra cette distance durable. Maintenant, je me suis remis au travail. J’espère être rapporteur du futur projet de loi sur l’immigration.

– La parenthèse des régionales s’est-elle refermée ?
T.M. : On n’a rien à se reprocher sur la campagne. J’attends maintenant les suites de mon recours. J’espère que les dépenses de communication faites par l’équipe Vauzelle aux frais du contribuable, ce que j’ai dénoncé, constats d’huissier à l’appui, seront réintégrées dans ses comptes de campagne. Cela ferait jurisprudence. Mais je ne cherche pas l’invalidation. On a perdu, il faut être beau joueur. »

Recueilli par François TONNEAU 

Sarkozy de + en + seul (2 articles)

Pour le sénateur UMP Alain Lambert, Nicolas Sarkozy entraîne la droite « droit dans l’abîme »

Le Monde – 02/04/2010

« Si le président de la République n’est pas seul en cause dans l’échec des régionales, il l’est pour une partie non négligeable. Et il a eu le grand tort de ne pas le reconnaître avec humilité devant les Français. » Cette phrase n’émane pas d’un responsable du Parti socialiste ou d’Europe Ecologie, mais bien d’un élu de l’UMP, le sénateur de l’Orne et ancien ministre du budget Alain Lambert.

Vendredi 2 avril, le parlementaire a publié, sur le site web de la chaîne Public Sénat, une tribune au vitriol contre le chef de l’Etat, qui fait elle-même suite à deux messages assez critiques, rédigés la veille sur le réseau de micro-blogging Twitter. Amplement repris par la presse, qui y avait vu un nouveau signe de fronde anti-Sarkozy au sein de la majorité, ces « tweets » sont à l’origine du texte d’Alain Lambert.

« Me voilà convoqué au tribunal médiatique pour anti-sarkozysme primaire », écrit le sénateur dès l’introduction, avant de rappeler qu’il soutient le chef de l’Etat « depuis 1992 » et même « en 1995 où il était très isolé » par son rôle de premier plan auprès d’Edouard Balladur, adversaire et ennemi juré de Jacques Chirac.

« UN HOMME DONT LE PREMIER GESTE FUT DE SE RENDRE AU FOUQUET’S »

Ce soutien, appuie l’élu, lui donne la légitimité pour critiquer le chef de l’Etat, a contrario de « la cour qui le flatte aujourd’hui et l’entretient dans une perception de la France qui n’est pas la mienne », poursuit Alain Lambert, avant d’ajouter : « Pour ma part, j’ai toujours considéré qu’il était plus loyal d’exprimer franchement ma pensée. »

Force est de constater que la critique est franche : en premier lieu, rapporte l’élu, il faut entendre la critique d’électeurs « déboussolés, se sentant méprisés, tenus pour quantité négligeable », contre « un comportement désinvolte, irrespectueux de ceux qui avaient porté à la présidence de la France un homme dont le premier geste fut de se rendre… au Fouquet’s ! Quel symbole ! ».

Alain Lambert rappelle ensuite les griefs martelés depuis la défaite aux régionales, contre « des décisions aussi discutables que des taxes nouvelles, l’ouverture à gauche débridée, des paroles aussi surprenantes que ‘le Parlement, je m’en moque, j’ai décidé' ».

« SES MÉTHODES NOUS ENTRAÎNENT DROIT DANS L’ABÎME »

Pour le sénateur, il faut donc cesser « le concert des hypocrites », car « aujourd’hui [Nicolas Sarkozy] n’est pas en situation de faire gagner nos idées en 2012. Alors à quoi sert-il de lui faire croire ? Sinon à persister dans ses méthodes qu’il croit bonnes depuis trois ans et qui nous entraînent tout droit dans l’abîme ».

Alain Lambert conclut en proposant une rencontre entre les anciens premiers ministres de droite, MM. Juppé, Raffarin, Villepin, et l’actuel, François Fillon, « pour envisager toutes les éventualités ». Selon lui, cette rencontre permettrait d’engager « une réflexion sans tabous et surtout dans l’exclusif intérêt supérieur du pays ».

Le sénateur de l’Orne n’est pas le premier à critiquer Nicolas Sarkozy dans les rangs de la majorité. Sénateur, ancien ministre, respecté pour ses compétences de fiscaliste, ce franc-tireur ne craint pas la sanction. Mais il atteint dans ce texte un niveau de virulence rare pour un membre de la majorité.

Malgré les appels à l’unité et à faire front derrière le chef de l’Etat, les rancœurs continuent de s’étaler à l’UMP. Mercredi, Thierry Mariani, candidat de la majorité en région PACA, à qui on avait promis un maroquin en échange de sa participation à ce scrutin pour lequel il n’était pas enthousiaste, a boycotté la réunion à l’Elysée des têtes de liste du parti pour les régionales. En expliquant : « Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses. »

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Thierry Mariani & Nicolas Sarkozy

Mariani, un furieux en Sarkosie

Le JDD – 02/04/2010

Thierry Mariani a l'impression d'avoir été trahi par Nicolas Sarkozy. (Reuters)

Thierry Mariani s’attendait, comme Nicolas Sarkozy lui aurait promis, à entrer au gouvernement lors du dernier remaniement. Recalé, le député du Vaucluse est furieux et a le sentiment d’avoir été « pris pour un con« . L’Elysée est plus qu’agacée par cette saillie d’un fidèle du chef de l’Etat. Les députés, eux, font part de leur malaise au JDD.fr.

« Comme beaucoup d’autres, Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire. » Ce qu’il fait, Thierry Mariani, c’est évacuer sa colère, comme le rapporte le Canard enchaîné. Ce qu’il a fait, aussi, c’est boycotter la rencontre des députés avec Nicolas Sarkozy. Ce qu’il va faire demain? Bien malin celui qui détient la réponse. Des élus affirment qu’il est injoignable depuis plusieurs jours. LeJDD.fr confirme. Même son répondeur est indisponible. Thierry Mariani est en colère, et chercherait un peu de calme pour retrouver ses esprits et décider de son avenir. En sarkosie, ou ailleurs.

Compagnon de route de Nicolas Sarkozy depuis longtemps, Thierry Mariani a franchi la ligne blanche. Après la défection d’Hubert Falco, le maire de Toulon, il avait accepté -à la demande du chef de l’Etat- de monter au front dans les régionales, dans la difficile région PACA, où il a perdu au second tour avec un score honorable (33,02%). En échange de ce « sacrifice », le chef de l’Etat lui aurait promis un maroquin. « Je ne pense pas qu’une entrée au gouvernement se fasse sur une promesse orale« , confie anonymement un député au JDD.fr. Thierry Mariani pense le contraire, et vit l’entrée au gouvernement de François Baroin et George Tron –un chiraquien et un villepiniste qui n’ont pas hésité à critiquer l’action présidentielle par le passé- comme une trahison.

« Sarkozy va le tuer politiquement »

A l’Elysée, sa colère agace au plus haut point. Le député du Vaucluse, fidèle parmi les fidèles, est désormais dans le viseur. « Ce qu’il a dit n’est pas très judicieux. Il a commis une erreur« , assure un collaborateur de Nicolas Sarkozy, dans des propos rapportés par France Inter, vendredi matin. « Sarkozy va le tuer politiquement« , pronostique un autre.

Parmi les députés, on se serait bien passé de cette énième polémique, alors que leurs rapports avec le chef de l’Etat sont pour le moins délicats. Peu osent aborder le sujet. Marc Lefur, député des Côtes d’Armor, consent à admettre qu’il « comprend sa déception car il s’est beaucoup battu aux côtés de Nicolas Sarkozy« . Il n’en dira pas plus. Hervé Mariton sera encore moins bavard. Les critiques à l’encontre de Nicolas Sarkozy? « Je n’ai pas d’avis. » Le boycott des réunions des députés? « Je n’ai pas d’avis. » Les attaques contre son ami villepiniste Georges Tron, nouvellement entré au gouvernement? « Je n’ai toujours pas d’avis. » D’autres refusent carrément la conversation. Le sujet est brûlant. « Même en off, je ne peux rien vous dire. Comprenez-moi…« , conclut un dernier.

La révolte réfléchie de Thierry Mariani

La Provence – 02/04/2010

L’ex-tête de liste UMP aux régionales a pris ses distances mais… reste présent

Thierry Mariani, candidat malheureux en Paca, a zappé, hier, le dîner avec toutes les têtes de liste des régionales.

Thierry Mariani, candidat malheureux en Paca, a zappé, hier, le dîner avec toutes les têtes de liste des régionales. Photo Patrick Nosetto

Il a déserté le paysage et sa famille politique. Mais continue d’agiter le microcosme. Après avoir été absent à la réunion de groupe des députés UMP mardi, boycotté la rencontre entre le Président et ses élus mercredi, Thierry Mariani, candidat malheureux à la région Paca a également zappé, hier soir, le dîner à l’Élysée avec l’ensemble des têtes de liste des régionales.

Digérant, en solo, sa colère et son extrême amertume d’avoir été écarté du remaniement gouvernemental qui aurait pu lui profiter. Mais ses proches l’affirment : « Il se repose et sera de retour mardi à l’Assemblée » . D’autres vont jusqu’à murmurer que le député du Vaucluse aurait pris du recul à l’étranger pour ce week-end pascal. Qu’importe. Il y a des silences assourdissants. Surtout après avoir parlé très fort.

« Quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses »
, a-t-il lancé sibyllin, avant-hier, comme une pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy. Une semaine avant, ce sarkozyste pur jus avait déjà exprimé sa déception de voir entrer villepinistes et chiraquiens au gouvernement alors que des promesses lui avaient été faites entre les deux tours. Regrettant, dans les colonnes de La Provence, « que les trois promus au gouvernement ont toujours été très critiques ».

À l’Élysée, ses sorties ont fini par agacer. « On n’est pas dans une cour de récréation » a rétorqué sans détour le Président. « Une logique du rapport des forces qui prévaut sur l’affect et le dévouement », commente-t-on dans les coulisses du parti présidentiel. Fidèle parmi les fidèles, Thierry Mariani, grognard de la « Sarkozie », avait accepté, à la demande présidentielle, après la défection du secrétaire d’État à la Défense et maire de Toulon Hubert Falco, de prendre la relève et de battre la campagne des régionales.

Un scrutin perdu avec les honneurs. Thierry Mariani relevant le défi avec énergie. « Il a fait le job, il faut savoir montrer les crocs », explique un parlementaire des Bouches-du-Rhône. « C’est un homme courageux et la vie politique est difficile », remarque le député marseillais Renaud Muselier qui, après avoir également tapé du poing sur la table avec son fameux « lorsqu’on est fidèle, on voit toujours passer les trains », lancé à l’attention de Jacques Chirac, a finalement été nommé secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 2002.

« Des aigreurs, cela peut arriver mais il saura passer outre
« , affirme de son côté Bernard Deflesselles, élu à ses côtés au Conseil régional. Reste que le bon soldat Mariani, prêt à servir, et qui s’était déclaré « disponible » un jour d’octobre 2009, risque bien de l’être un peu moins.

Marjory CHOURAQUI

UMP : Mariani boycotte Sarkozy

Le Figaro – 31/03/2010

Le député UMP Thierry Mariani, longtemps fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, a annoncé qu’il boycotterait la rencontre, cet après-midi à l’Elysée, des élus UMP avec le chef de l’Etat en lançant : « quand on est pris pour un con, il faut savoir terminer les choses ».

Interrogé par l’AFP sur ses attentes par rapport à la rencontre, l’ancien candidat UMP à la présidence du Conseil régional de Paca a répondu : « je n’irai pas, tout comme je n’irai pas au dîner demain soir à l’Elysée avec l’ensemble des têtes de liste UMP des régionales ». « Quand on est pris pour un con, il faut savoir, à un moment, terminer les choses ! », s’est-il justifié, sans vouloir préciser les raisons de sa colère.

Alors qu’on lui demandait si cela voulait dire qu’il rompait définitivement avec Nicolas Sarkozy, dont il a longtemps été l’un des plus proches, le député du Vaucluse a répondu : « vous avez ma déclaration officielle ».

In French voting, ultranationalist Le Pen shows his party is still in the game

Washington Post – 27/03/2010

MARSEILLE, FRANCE — For Jean-Marie Le Pen, it was a moment of personal triumph, recognition that his far-right National Front is still a force to be reckoned with and that the ultranationalist movement remains a landmark in the French political landscape.

France, Le Pen harangued regional leaders, is being weakened by Third World immigrants under President Nicolas Sarkozy’s feckless policies while the country’s budget deficits are ballooning out of control and the expanded European Union is condemned to collapse under its own weight.

« All the elements of destabilization, and even of civil war, are falling into place, » he warned darkly.

Le Pen, his trademark silver mane brushed straight back and his face as pink as ever, issued his analysis Friday while presiding over the Provence regional assembly, in the southern city of Marseille, which held its opening session five days after a regional election in which the National Front slate, with Le Pen at its head, won about 23 percent of the vote.

The score here was part of a nationwide comeback in which the National Front won nearly 10 percent of the overall vote and captured 118 seats in 12 of the 22 regions in mainland France. Le Pen’s daughter and likely successor, Marine Le Pen, was one of the National Front’s top scorers, with 22 percent of the vote in the northern French region of Nord-Pas de Calais.

The National Front’s showing, here in Marseille and nationally, remained a minority of the vote and did not go beyond its successes in the 1980s and 1990s, when the anti-immigrant group pushed its way into the thick of French politics. But it dispelled a widely accepted notion that Sarkozy, with his conservative stands in the 2007 presidential election, had siphoned off a large percentage of National Front voters

The millions of French people upset over immigration and the increasing visibility of Muslims in Europe, it turned out, still find their traditionalist values in Le Pen’s France-first views, rather than in Sarkozy’s business-oriented conservatism. The party’s success, Le Pen told reporters, was due in large part to « resentment against Sarkozy » and his failure to fulfill promises he made during the 2007 campaign.

« The coming times are going to be perilous, » Le Pen told the assembly. His party’s improved showing, he added, « was an undeniable sign that traditional political parties are being disavowed. »

Le Pen’s time presiding over the assembly Friday was short, granted only because, at 81, he is the doyen of the Regional Council. Michel Vauzelle, a Socialist whose slate scored about 44 percent in the election, took over as soon as a vote was held to reelect him as regional president.

But the opportunity to make a speech from the president’s chair, despite an air of last hurrah, marked a moment of revenge for Le Pen. The European Parliament last year modified its internal rules to prevent a similar situation, humiliating the veteran nationalist and emphasizing the accepted wisdom that his momentum was spent.

Ronald Perdomo, a longtime right-wing figure in Marseille who broke with Le Pen to found his own party, said the National Front has gained back support in southern France in part because of concern over plans to build a Grand Mosque for the Marseille area’s estimated 200,000 Muslims. The concern, he said, was magnified by Sarkozy’s « grand debate » over national identity, which encouraged concern about immigrants and Muslims, and the government’s controversial plans to restrict the wearing of full-face veils by Muslim women in France.

Set aside pending the regional elections, debate on the veil controversy is about to flare again, and Le Pen is ready to play a role. He has repeatedly said the solution is to enforce France’s existing laws in such a way that women cannot wear a full veil in public. Several government figures also have suggested that may be the only solution compatible with the constitution.

Only a small number of women in France wear such veils; estimates from the Interior Ministry have ranged from several hundred to several thousand. But the issue has taken on symbolic strength, a measure of France’s determination to have the country’s estimated 5 million Muslims adapt to its historically Christian traditions.

Despite concern over the veil, the overriding message in the regional voting, Perdomo said, was disaffection for traditional politics in general. This, he said, was made clear by an abstention rate of 54 percent for the elimination round and nearly 50 percent for Sunday’s runoff.

« The whole political establishment is being disavowed by the voters, » he said.

As if dispatched by central casting, a Marseille taxi driver eagerly endorsed Perdomo’s analysis. « I didn’t vote, and I am not going to vote anymore in the future, » he said. « The politicians are taking us for fools. I voted for Sarkozy last time. But he made all these promises, and then did the opposite. »

Le Pen’s ability to reflect such sentiment is a great source of his continued strength at the polls, analysts suggested. « He represents a vote of hostility toward the two big institutional parties, in a context of fear of losing economic status and suffering from unemployment, » Alain-Gérard Slama said in a commentary in Le Figaro newspaper.

Despite his advancing age, Le Pen has shown no sign of backing away from the political arena. He has begun to walk more slowly but still campaigns tirelessly and wields the French language like a bludgeon.

To a radio reporter who asked him this week if the regional elections were his last campaign, he responded: « I don’t know. Is this your last interview? »

By Edward Cody

Les présidents de région de gauche demandent au gouvernement de renoncer à la réforme des collectivités locales

Nouvel Obs/AP – 26/03/2010

Les présidents des régions de gauche, dont bon nombre entament vendredi un second mandat, demandent au gouvernement de « renoncer immédiatement » à la réforme des collectivités locales.

« Nous, présidents de région, demandons au gouvernement de renoncer immédiatement au projet de réforme des collectivités locales qu’il veut faire adopter à marche forcée au Parlement », écrivent-ils dans un communiqué.

Les présidents de région demandent « un vrai dialogue avec les collectivités » pour repenser leurs relations avec l’Etat et pour que les responsables politiques, nationaux ou locaux, travaillent ensemble « avec pour seul souci l’intérêt général ».

Ils demandent également au gouvernement de retirer le projet de loi du Grand Paris, et de conditionner toute évolution institutionnelle ou statutaire dans les collectivités d’outre-mer à une demande préalable exprimée par les élus de ces territoires.

Ils appellent également le gouvernement à ouvrir « au plus vite » dans chacune des régions la renégociation des contrats de projets signés en 2007, et de s’engager « résolument » dans une nouvelle étape de la décentralisation, en donnant aux régions les moyens institutionnels et financiers de leur développement. AP

Réforme des collectivités – L’Institut de la décentralisation appelle à la constitution de régions plus fortes

Localtis – 24/03/2010

L’abstention record enregistrée lors des élections régionales des 14 et 21 mars ne signifie pas que les Français se désintéressent des régions, ont observé ce 24 mars, au cours d’une conférence de presse, les deux présidents de l’Institut de la décentralisation, les députés Jean-Pierre Balligand (PS) et Michel Piron (UMP). Pour eux, elle traduit en réalité « une appétence non satisfaite » par un débat politique dont les enjeux ont été – à tort – nationalisés. « Il y a une vraie victoire des présidents de région sortants », notent par ailleurs les deux élus, pour qui le bilan des régions a été jugé positif par une large partie de l’électorat.
Ce contexte n’a rien changé au projet de loi de réforme des collectivités territoriales, ont-ils encore souligné, déplorant ensemble que le texte demeure « très pauvre » concernant, d’une part, la relation entre le département et la région, d’autre part, l’idée d’un pouvoir régional fort. Sur ce point, il faut préciser que l’Institut de la décentralisation milite pour l’attribution aux régions d’un pouvoir normatif leur permettant d’adapter les règles nationales aux spécificités de leurs territoires. De plus, ses dirigeants verraient d’un assez bon œil le rapprochement de plusieurs régions entre elles, afin que les périmètres régionaux deviennent plus vastes. Sur le terrain, l’idée ne soulève pas de réticences fortes, a constaté Michel Piron à la suite d’une longue série de déplacements en province.

Le futur conseiller territorial en question

Lorsqu’il s’agit d’aborder la création du conseiller territorial voulue par le gouvernement, chacun des deux présidents prend sa casquette politique, sans toutefois se démarquer trop de l’autre. Principale crainte émise par Jean-Pierre Balligand à l’égard du nouvel élu appelé à siéger en 2014 au conseil général et au conseil régional : qu’il soit en permanence « en session de rattrapage ». « Ne parvenant pas à faire aboutir, le lundi, son projet au conseil général, il le soumettra, le vendredi, au conseil régional », explique-t-il. « Il ne faut pas arriver à ça », concède Michel Piron, qui veut faire le pari de la « vertu » des élus.
Le nouveau tandem dirigeant de l’Institut de la décentralisation s’avance à quelques pronostics sur l’avenir de la réforme des collectivités territoriales, qui doit être discutée au cours de ce printemps à l’Assemblée nationale : le principe de la suppression de la clause générale de compétence « va tomber à l’eau » et les dispositions sur les métropoles vont connaître de « grands changements » sous l’impulsion du rapporteur, l’UMP Dominique Perben. Si cela se réalisait, cela ne gênerait pas les deux élus. Michel Piron, en particulier, serait favorable à la création de villes-départements là où les agglomérations représentent la majorité de la population du département, comme c’est le cas à Lyon.

Thomas Beurey / Projets publics

La réforme des collectivités après les régionales : on en parle…

Alain Marleix, secrétaire d’Etat en charge des collectivités territoriales, a assuré mardi 23 mars lors de la séance des questions à l’Assemblée que le gouvernement serait « ouvert à toute amélioration » sur le mode de scrutin pour l’élection du futur conseiller territorial. « C’est d’ailleurs tout le sens de la mise en place des différents groupes de travail qui aujourd’hui y réfléchissent », a-t-il ajouté en réponse à Bruno Leroux. Répondant cette fois à Alain Rousset, il a également souligné que le « cinquième texte [qui] visera à clarifier le partage des compétences entre régions et départements » permettra à ces collectivités d' »exercer non seulement des compétences d’attribution, mais aussi un pouvoir d’initiative et des compétences partagées dans des domaines comme la culture et le sport ». Tandis que le président sortant de l’Association des régions de France (ARF) lui demandait de « retirer un texte qui fait l’unanimité contre lui », Alain Marleix a en revanche réaffirmé la volonté du gouvernement de mener cette réforme à son terme.

François Fillon, lors de cette même séance à l’Assemblée : « Votre parti présidera vingt-deux ou vingt-trois régions sur vingt-six. C’est une responsabilité considérable et je veux, dans un esprit républicain, saluer ceux et celles qui, demain, vont diriger les régions françaises. Ils vont le faire dans un contexte de crise économique et sociale qui rend cette responsabilité d’autant plus importante. Il est essentiel, dans ce contexte, que nous coordonnions le mieux possible les politiques économiques locales et les politiques économiques nationales. […] Les régions ne sont pas des contre-pouvoirs. Ce sont des éléments constitutifs de la nation et de l’Etat. Je prendrai dans les prochaines semaines des initiatives pour voir, avec les présidents de région, comment nous pourrions mieux coordonner nos efforts face à la crise économique et sociale. »

Alain Rousset a estimé mardi que « le fait régional sort renforcé » des dernières élections et qu' »il faut aller maintenant plus loin » dans la décentralisation. « Les deux grands axes d’activité sur lesquels les régions devaient maintenant développer leurs efforts sont les jeunes, avec leurs problèmes de formation, d’emploi, de logement, et l’innovation. » Il a aussi estimé que l’ARF devait « élever le ton face à la réforme territoriale prévue par le gouvernement » et mettre « en avant de nouveaux arguments ». « J’ai beaucoup fait pour qu’elle fonctionne de manière collégiale et si mes collègues estiment que je suis l’homme de la situation, je serai prêt », a-t-il poursuivi en évoquant la possibilité d’un nouveau mandat à la tête de l’association.

Michel Vauzelle, dont la liste a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé son intention de briguer la présidence de l’ARF. « Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a-t-il déclaré le 22 mars à sa permanence marseillaise. « On détruit la région au profit des conseillers cantonaux qui s’occuperont de leur canton ou de conseillers de métropole qui évidemment auront la tentation de tirer toute la richesse régionale vers Marseille d’un côté et Nice de l’autre. »

Bertrand Delanoë, maire de Paris, demande le retrait du projet de loi du Grand Paris qui revient au Sénat le 6 avril, jugeant qu’aux régionales, les Franciliens « ont sanctionné la démarche de l’Etat, technocratique, hyper centralisée, peu respectueuse de la légitimité des élus locaux ». Ses préconisations ? « Nous proposons une démarche constructive, consistant à réconcilier les territoires, agréger leurs atouts. Paris Métropole doit être le lieu démocratique de débat et d’élaboration de cette ambition. Il faut donc faire grandir cette instance en accueillant de nouveaux partenaires de toute sensibilité et faire évoluer le statut de ce syndicat, avec des modes de coopération souples. »

Michèle André, présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes, a indiqué qu’à l’issue des élections régionales, les conseils régionaux seront constitués de 47,98% de femmes, soit une « légère progression » par rapport aux 47,6% de femmes au scrutin de 2004. « La parité est maintenant bien ancrée dans les conseils régionaux grâce au mode de scrutin institué par la loi du 11 avril 2003, un scrutin de liste à deux tours assorti de l’obligation, pour chaque liste, d’être constituée alternativement d’un candidat de chaque sexe », souligne la sénatrice. Celle-ci continue en revanche de s’inquiéter des conséquences du mode de scrutin prévu pour l’élection des futurs conseillers territoriaux, lequel « ferait tomber la proportion des femmes en dessous des 20% ».

Martin Malvy, qui sera logiquement reconduit vendredi à la présidence de la région Midi-Pyrénées : « Souhaitons que la réforme territoriale connaisse le même sort que la taxe carbone. »

Nicolas Sarkozy… n’a en revanche pas mentionné la réforme des collectivités, ce 24 mars, dans son allocution prononcée devant la presse à l’issue du Conseil des ministres passant en revue les réformes qu’il compte amplifier ou poursuivre en priorité.

C.M.