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1er tour, 1ères réactions

La Provence – 14/03/2010

La Marseillaise – 14/03/2010

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« L’abstention est une sanction contre Sarkozy » (Vauzelle)

Au coude à coude avec l’UMP Thierry Mariani, le candidat PS Michel Vauzelle voit dans le résultat de ce premier tour un signal : « Le peuple de ce pays n’a pas supporté le démantèlement des institutions de l’Etat et a donné sa réponse à un président de la République qui a confondu régionales et élection nationale.

« L’abstention est aussi une sanction contre ce président. La gauche a su rassembler dans cette région bien que n’étant pas unie comme en 1998 et 2004. Malgré cela, nous sommes victorieux et nous serons encore plus forts au second tour. »

Voir la vidéo La Provence et/ou la vidéo La Marseillaise

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« Vauzelle réalise un des plus faibles scores pour un président sortant » (Mariani)

Crédité de 26% selon TNS-Sofres, Thierry Mariani devrait se retrouver face à Jean-Marie Le Pen (FN) et Michel Vauzelle (PS) au second tour.

Pour le candidat UMP, « Tout reste possible. Un électeur sur deux a choisi de ne pas se déplacer. Le président Vauzelle réalise un des plus faibles scores pour un président sortant. De surcroit, malgré la débauche de frais de communication sur le dos du contribuable, moins d’un électeur sur huit lui a renouvelé sa confiance. Au deuxième tour on s’apercevra que notre liste a toujours le même programme et toujours la même composition. » Voir la vidéo

« Le Pen veut faire des sièges. Moi, ça ne m’intéresse pas » (Mariani)

Thierry Mariani qui totaliserait entre 25 et 26,5% en Paca des suffrages selon premiers sondages, ne perd pas espoir. Interrogé sur France Bleu Provence, le candidat UMP a lancé : « le futur président s’appellera Michel Vauzelle ou moi-même. Monsieur Le Pen veut faire des sièges. Moi, ça ne m’intéresse pas. »

23h22: Au siège de l’UMP à Marseille, les tables sont débarrassées et les derniers militants comptent les voix. A Marseille, Jean-Marie Le Pen arriverait devant Thierry Mariani lors du premier tour. « Moi, je suis déçu que les gens n’aient pas voté pour Vauzelle ou pour Mariani mais contre le PS et contre l’UMP au niveau national, » lâche Paul. Et sa femme de surenchérir. « Monsieur Le Pen, il faut reconnaître qu’il dit des vérités que l’UMP a du mal à reconnaître« . Selon eux, la grève des éboueurs qui touche Marseille depuis la semaine dernière a aussi joué un rôle dans le scrutin « Beaucoup de Marseilais croient encore que le ramassage des ordures incombe à la mairie, donc à Gaudin, donc à l’UMP. Alors quand on parle de vote sanction... »

Pour Bernard Deflesselles, tête de liste dans les Bouches du Rhône, il est « surtout regrettable que Michel Vauzelle n’ait jamais voulu débattre avant le premier tour. Les électeurs auraient pu toucher du doigt l’importance de se déplacer ce dimanche. Au lieu de cela, il semble ne pas vouloir non plus débattre entre les deux tours.« 

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« Je vais entreprendre les négociations avec Vauzelle » (Vichnievsky)

La tête de liste Europe Ecologie en Paca, Laurence Vichnievsky, vient de réagir aux résultats de ce premier tour des régionales où elle récolte 11% des voix, quand son parti atteint les 11,5% au niveau national et alors que le dernier sondage Ifop Var-Matin du 10 mars la créditait de 12,5%. Si elle s’est avouée « déçue« , elle s’est réjouie qu’Europe Ecologie soit la « troisième force politique du pays » et s’est dite « très étonnée du score du FN » (20%) qu’elle impute à un « taux d’bastention énorme« . Pour elle, la priorité reste de décider ou non de se maintenir au second tour. « Je vais entreprendre les négociations avec Michel Vauzelle pour trouver un partenariat« , a-t-elle confirmé.

21h50: Laurence Vichnievsky multpiplie les interviews pour la télévision depuis le cours Lieutaud, où est situé le siège d’Europe Ecologie. Autour du buffet campagnard, les militants ne tarissent pas d’éloge sur celle qu’ils appellent désormais « la grande dame ».

« Même si on n’a pas réussi à être devant le FN, on a la satisfaction d’avoir une personnalité comme ça pour notre région » estime Emma, militante.

Avec 11% obtenu en PACA, la nouvelle force écologiste juge donc ce premier tour encourageant. Le problème? Le score du FN, qui flirte dans notre région avec les 20%. Pour Aïcha Sif, tête de liste dans les Bouches du Rhône, le moment est « grave ». « Désormais, le mot d’ordre doit être à gauche toute. Et si j’osais, j’appelmerais tout de suite à voter Michel Vauzelle dans une semaine« .

voir la vidéo


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Coppola victime du syndrome du 21 avril

Satisfait de son score (6,3%), Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche en Paca : « l’essentiel, c’est qu’on soit au dessus de 5%. C’est un résultat dans la lignée des européennes, avec plus de participation même si l’abstention est préoccupante« , a-t-il déclaré au siège de la fédération du PC à Marseille. « C’est le résultat d’une campagne de caniveau, sans débat de fond« . Les négociations avec le PS, prévues pour durer toute la nuit, devraient récompenser les hommes et les femmes du Front de gauche. « La place de notre liste se lira par les responsabilités qui seront confiées aux leaders après le 21 avril… » déclare l’ex vice-président du Conseil régional, avant de se reprendre : « Pardon, après le 21 mars. » Et de se justifier : « Quand on voit le résultat du FN, il y a de quoi se tromper« .

22h24: A la Fédération départementale du PCF13, les militants oscillent entre la satisfaction d’avoir obtenu 6,5% des voix, l’étonnement devant le faible taux de participation (53% d’abstention en PACA) et l’écoeurement devant le score faramineux du Front National (Plus de 20%). Pour Luc, cela témoigne « de la lente dépolitisation qui touche le pays depuis trente ans. Quant au vote du FN, c’est le résultat de la politique de Sarkozy, qui l’a banalisé, le récupérant notamment avec le débat sur l’identité nationale« .

Autour de lui, on se prend à imaginer une gauche plus à gauche suite à ce scrutin. Pour Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de Gauche, « c’est encourageant, cela creuse le sillon d’une gauche courageause. Quand on voit le score du FN et le taux d’abstention, on se dit qu’il faut une gauche qui saura répondre aux attentes des gens. »

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« Notre campagne a été trop tardive » (MoDem)

Catherine Levraud, tête de la liste « Alliance démocrate et écologiste, au centre avec François Bayrou » et le député européen Christophe Madrolle, ont expliqué le maigre résultat du Modem en Paca (autour de 2,7%) « par la forte abstention et un début de campagne tardive« . ‘Nous sommes un jeune parti et nous n’avons eu que deux mois pour nous faire connaître. C’est insuffisant, en politique il faut du temps« , insistait le docteur Levraud qui s’en remettra aux consignes de vote de François Bayrou pour le second tour.

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« J’ai fait 13 points de plus que Mariani » (Falco)

Selon les dépouillements de la moitié des communes dans le Var, l’UMP avec Hubert Falco, maire de Toulon, en tête de liste dans ce département, totalise 30% des suffrages, le PS 25% et le Front national 19,5%.

Le maire de Toulon n’a pas obtenu le score donné par le sondage publié cette semaine : 39% au premier tour dans le Var. Interrogé par La Provence, Hubert Falco estime cependant qu’il sauve les meubles au milieu d’une bérézina. « Je vais faire 37% sur Toulon et sûrement atteindre 34% dans le département. Trouvez moi en France une seule ville où un maire UMP atteint un tel score. Je suis dix points au dessus de la moyenne nationale UMP et 13 points de plus que Mariani sur Paca ».

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« Que mes électeurs votent pour le moins irresponsable… » (Bompard)

Crédité d’un score entre 2 et 3% selon les sondages, Jacques Bompard juge que « pour un mouvement qui a deux mois d’existence et de petits moyens financiers, la Ligue du sud obtient un bon résultat ». Le maire d’Orange note que « là où nous sommes connus, nos scores sont bien meilleurs, ce qui pose la question de l’accès aux médias ».

Plus largement, Jacques Bompard estime que le premier tour des régionales en Paca « est un succès des abstentionnistes et de Le Pen : c’est la même réaction, c’est pour dire d’une manière plus ou moins brutale le désespoir des électeurs, leur refus du système ».

Concernant le second tour, le candidat de la Ligue du sud laisse à ses électeurs « leur liberté de vote » : « Si j’avais néanmoins un conseil à leur donner, qu’ils votent pour le moins irresponsable des candidats du deuxième tour, ce qui ne sera pas le plus facile à déterminer ».

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« Il faut faire obstacle à Mariani et Le Pen » (Godard)

Pierre Godard, tête de liste pour le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), ne se leurre pas après ce premier tour des régionales : « Notre score de 2,1% est indiscutablement décevant par rapport aux 4% des Européennes. On est victimes du phénomène massif de l’abstention qui a touché notre électorat, les jeunes et les classes populaires même si dans certains quartiers Nord de Marseille on réussit des scores proches des 10%. Nous n’avons pas réussi à mobiliser notre électorat, a-t-il expliqué. Le débat n’a pas porté sur ce qui les préoccupait et sur les questions locales il était sans doute un peu confus. Le rejet de Sarkozy s’est concentré sur Vauzelle. Nous ne sommes pas propriétaires de nos voix, au 2e tour, il faut faire obstacle à Mariani et Le Pen. Il faut aussi que la gauche reste la gauche. »

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« Il y a un dégoût de la politique » (Bonnet)

« Pour le 2e tour on ne donne pas de consignes de vote, assure Isabelle Bonnet, tête de liste (Lutte Ouvrière), il y aura ceux qui s’abstiendront et ceux qui voteront à gauche. Mais l’important, c’est de se retrouver dans les luttes et la mobilisation. On fait entre 0,6 et 0,8% des voix, on s’attendait à ce petit score, on est un courant minoritaire, admet-elle. Ce qui l’est moins, c’est l’abstention dans les quartiers populaires. On s’aperçoit d’une lassitude, d’un écoeurement, d’un dégoût de la politique. La lutte continue, les objectifs qu’on a défendus, les travailleurs les ont entendus. »

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« Un petit score d’un jeune mouvement » (Gamerre)

« On fait un petit score(2,4%) d’un jeune mouvement qui a moins d’un an » selon France Gamerre, tête de liste dans les Bouches-du-Rhône d’Alliance écologiste indépendante (Patrice Miran). Aux Européennes on a fait 4,3% mais là il y avait 10 listes. Le travail de fond va se poursuivre. On creuse notre sillon. Le score de Le Pen est un peu effrayant et les gens ont voté plus utile qu’aux Européennes. On verra dès demain quel soutien nous donnerons » a-t-elle conclu.



Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

Ump: les ténors sonnent la mobilisation (4 articles)

La droite fait comme si…

La Marseillaise – 11/03/2010

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Meeting à Marseille. L’UMP tente de mobiliser le noyau dur de son électorat.

Meeting à Marseille. L’UMP tente de mobiliser le noyau dur de son électorat. PHOTO ML THOMAS

Ils sont venus. Ils sont tous là. Ou presque. A une encablure du premier tour des régionales, la droite avait décrété, hier soir au Dôme de Marseille, la mobilisation générale pour sauver le soldat Mariani. Tous les notables UMP de la région avaient été convoqués pour ce meeting de fin de campagne. Cela ne pouvait suffire face à l’ampleur d’une mission que beaucoup considère désespérée. Pour faire bonne mesure, c’est tout l’état majeur parisien de l’UMP et de ses satellites, accompagné de plusieurs ministres qui a pris le chemin de Marseille pour apporter la bonne parole à deux mille militants venus des quatre coins de la région.
Une parole qu’ils ont tenté de rendre crédible malgré les vents contraires en appelant à serrer les coudes. « C’est à nous de porter haut le flambeau de nos valeurs », a claironné Jean-Claude Gaudin.

« Nous sommes dans un moment difficile »

« Dans les moments difficiles, et nous sommes dans un moment difficile, a insisté Jean-François Copé, toute la famille doit être rassemblée ». « Il nous faut avoir dans cette dernière ligne droite qu’une seule idée en tête: la mobilisation générale de tous nos électeurs », a-t-il poursuivi. Pour sa part, le patron de l’UMP Xavier Bertrand a voulu opposer un démenti à ceux qui pensent que « tout est joué ». « Le grand chelem de Mme Aubry s’arrête déjà ici dans votre région! », a-t-il lancé.
Mais derrière la façade d’une unité facile à faire applaudir par des supporters, la difficulté de la droite française à définir une stratégie unique dans ces régionales est apparue criante. Au point que le bal des orateurs s’est vite transformé en cacophonie des discours. Chacun jouant une partition qui prenait prétexte des régionales pour mieux envisager d’autres horizons. Si Jean-Claude Gaudin a glorifié la nostalgie des temps dorées où il dirigeait la Région, le numéro un des députés UMP, Jean-François Copé a appelé « au courage » pour l’après élection quand il s’agira d’expliquer aux Français pourquoi il faut réduire la dépense publique. « Il faut mettre les pieds dans le plat sur la question des dettes et des déficits, » propose-t-il. Ses remèdes? « Il faut arrêter de réduire le nombre d’élèves par classe, (…) mettre en commun les moyens des hôpitaux » et donc en fermer certains.
Quant au secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertand, visiblement agacé par les propos du présidentiable Copé, il s’est lancé dans une fade « défense et illustration » de la politique de Nicolas Sarkozy.

« Limiter les dégats »
Ce que Thierry Mariani s’est refusé de faire. Comme si les conséquences des choix de l’Elysée étaient un fardeau trop lourds à porter pour les candidats. « Ne confondez pas les enjeux de ce scrutin », a-t-il lancé à ceux qui sont tentés de transformer leur bulletin de vote en vote-sanction de la politique nationale. Quasi silencieux sur le bilan du sarkozisme, le député de Vaucluse ne s’est pas montré plus prolixe sur le contenu de son projet tout juste évoqué dans trois ou quatre paragraphes pour un discours long de 14 feuillets.
C’est que le temps n’est plus à faire rêver l’électeur. Pour les listes UMP, donnée largement perdante par tous les sondages, l’heure est à limiter les dégâts. Et donc à mobiliser le noyau dur de l’électorat en frappant dur et fort sur l’adversaire. Thierry Mariani n’a pas eu de mots assez forts, souvent proches de la caricature, pour critiquer le bilan de la gauche régionale qualifié de « détestable ». Pointant du doigt « le système Vauzelle (…) dangereux pour le bien public » et coupable de « distribuer sans compter l’argent public ». Ou dénonçant « le camarade Coppola, l’ami du camarade Piel, celui qui au lieu de faire circuler les trains est en tête de toutes les manifestations pour les bloquer ».
Dans un meeting de droite, l’anticommunisme est toujours au plus haut à l’applaudimètre.

CHRISTIAN DIGNE

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Les ténors de droite appellent à la « mobilisation générale » pour sauver le soldat Mariani

libémarseille – 11/03/2010

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ELECTIONS DES 14 ET 21 MARS. Jean-François Copé et Xavier Bertrand sont venus mercredi soir en meeting à Marseille soutenir la tête de liste de l’UMP en difficulté dans les sondages. Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a résumé: « Dans les moments difficiles, et nous sommes dans un moment difficile, toute la famille doit être rassemblée. » Lire la suite

Copé a prévenu: « A mi-parcours d’un mandat présidentiel, il y a toujours des tas de gens pour dire que c’est une campagne sans enjeu, dans laquelle on peut se défouler. Non! Ce ne sont pas des enjeux anodins! Voyez les dégâts que peut causer un président de Région irresponsable! »

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a lancé: « Il y a la difficulté d’être un parti au pouvoir dans une élection intermédiaire, mais aucun sondage ne fait le vote », même s’ils sont tous défavorables.

Selon le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand, l’électorat de la majorité « n’est pas résigné ».

Tout cela pour reconnaître que c’est mal barré: « Je sais qu’il y a un certain nombre de compatriotes qui doutent », a admis Hervé Morin (Nouveau Centre). Lire la suite…

Soutiens de poids pour le dernier meeting UMP en PACA

L’Express – 10/03/2010

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Thierry Mariani (au centre), tête de liste UMP en Provence-Alpes-Côte d'Azur, entouré du secrétaire général du parti majoritaire, Xavier Bertrand (à droite), et du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé. A quelques jours du premier tour des élections régionales en PACA, les barons de la majorité sont venus répéter, mercredi à Marseille, qu'une victoire restait encore possible sur une terre traditionnellement très marquée à droite. (Reuters/Jean-Paul Pélissier)
Thierry Mariani (au centre), tête de liste UMP en Provence-Alpes-Côte d’Azur, entouré du secrétaire général du parti majoritaire, Xavier Bertrand (à droite), et du président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé. A quelques jours du premier tour des élections régionales en PACA, les barons de la majorité sont venus répéter, mercredi à Marseille, qu’une victoire restait « encore possible » sur une terre traditionnellement très marquée à droite. (Reuters/Jean-Paul Pélissier)

MARSEILLE – A quelques jours du premier tour des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), les barons de l’UMP sont venus répéter, mercredi à Marseille, qu’une victoire du parti présidentiel restait « encore possible » sur une terre traditionnellement très marquée à droite.

« Il paraît que tout est joué, mais notre électorat n’est pas résigné et il n’aime pas que l’on mette un bulletin de vote à sa place« , a affirmé le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand.

« Le grand chelem de Mme Aubry s’arrête déjà dans cette région« , a-t-il ajouté devant près de 3.000 personnes.

Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, a toutefois mis en garde tous ceux qui, à mi-mandat présidentiel, « pourraient penser que l’on peut se défouler dans une campagne sans enjeu« .

Quatre membres du gouvernement, les ministres de la Défense et de l’Industrie, Hervé Morin et Christian Estrosi, et les secrétaires d’Etat à l’emploi et aux anciens combattants Laurent Wauquiez et Hubert Falco, ont aussi fait le déplacement à Marseille pour apporter leur soutien à Thierry Mariani.

La position de la tête de liste UMP en PACA reste difficile dans tous les sondages qui promettent invariablement la victoire au président socialiste sortant, Michel Vauzelle.

« Aucun sondage ne fait le vote, aucun vote ne se gagne sans mobilisation« , a rappelé le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin.

Le dernier en date, un sondage TNS Sofres Logica pour Le Monde diffusé mercredi, donne encore l’élu socialiste vainqueur avec 51% des voix au second tour devant son challenger UMP (36%) et Jean-Marie Le Pen (13%).

En cas de duel, le président sortant de la région creuserait encore l’écart avec 55% (+ 2) des intentions de vote contre 45% pour la liste de droite (- 2).

Seule consolation pour Thierry Mariani, il arriverait en tête au premier tour avec 29% des intentions de vote.

COPÉ MET EN GARDE CONTRE LES TRIANGULAIRES

« Tout reste possible, la victoire est à portée de main« , veut pourtant se convaincre le député du Vaucluse, qui paie un manque de notoriété en dehors de son département d’élection et reste méconnu par près d’un tiers des habitants de la région.

En PACA, qui a pourtant donné à Nicolas Sarkozy un de ses meilleurs scores lors de la présidentielle 2007, l’hypothèse redoutée par l’UMP d’une triangulaire se profile si, comme les sondages le laissent penser, le Front national est en capacité de se maintenir au second tour.

« Les triangulaires, cela fait des ravages« , a encore dit Jean-François Copé. « En votant pour le Front national, on voit monter sur le podium les candidats de la gauche« .

« Après, on n’a plus que les yeux pour pleurer« , a-t-il prévenu.

A 51 ans, Thierry Mariani a donc décidé de chasser ouvertement les voix sur les terres du parti d’extrême-droite, selon une recette qui lui a déjà permis de battre aux législatives le maire alors FN d’Orange, Jacques Bompard, qui présente aujourd’hui sa propre liste aux régionales.

« Ne confondez pas les enjeux de ce scrutin« , a-t-il exhorté dans un appel aux électeurs frontistes.

« A monsieur Le Pen, je voudrais répondre qu’il n’est pas le gardien de l’identité nationale« , a ainsi asséné celui qui incarne une droite « sécuritaire » et se déclare favorable à une loi pour « interdire le port du voile intégral » sur la voie publique.

En 2004, la liste UMP/UDF avait recueilli 26,01% des voix derrière une liste PS/PC/Verts (35,01%) et devant celle du Front national (22,95%) qui s’était maintenu.

Faute d’une réserve de voix suffisante à droite, le candidat socialiste l’avait largement emporté au second tour avec 45,17% des voix contre 33,82% pour l’UMP.

Reuters

Sondages 10 mars 2010: TNS/SOFRES (ensemble PACA) et IFOP (Alpes-Maritimes et Var) : 7 articles

M. Vauzelle conforte sa position de favori en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Le Monde – 10/03/2010

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Quel que soit le scénario, triangulaire avec la droite et le Front national, ou – plus hypothétiquement – duel avec la seule droite, la gauche sortirait victorieuse du second tour de l’élection régionale du 21 mars en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). C’est ce qu’indique un sondage TNS-Sofres/Logica réalisé pour Le Monde, France 2, France 3 et France Inter, du 6 au 8 mars sur un échantillon de 700 personnes selon la méthode des quotas.

Le président (PS) sortant, Michel Vauzelle, qui sollicite un troisième mandat, conforte même sa position par rapport à un premier sondage effectué les 8 et 9 février.

En cas de duel avec le député (UMP) du Vaucluse Thierry Mariani, qui conduit la liste de la majorité présidentielle (UMP, Nouveau Centre, MPF, CPNT), M. Vauzelle recueillerait 55 % des suffrages, contre 45 % à son adversaire. En février, l’enquête le créditait de 53 % des voix, contre 47 % pour M. Mariani.

Dans l’hypothèse où le FN, conduit par Jean-Marie Le Pen, tête de liste régionale en PACA, se maintiendrait au second tour, M. Vauzelle serait encore gagnant avec 51 % des voix, contre 36 % à M. Mariani et 13 % à M. Le Pen. En février, ils étaient crédités de, respectivement, 49 % des intentions de vote, 37 % et 14 %.

D’après le sondage, c’est l’hypothèse de la triangulaire qui devrait prévaloir. Le FN reste en effet crédité de 13 % des intentions de vote au premier tour en PACA, comme lors du sondage réalisé en février. Le seuil pour se maintenir au second tour est de 10 %.

Lors du premier tour des élections régionales de 2004, le FN avait recueilli 22,9 % des voix dans la région – M. Le Pen n’était pas candidat.

A gauche, les intentions de vote pour le premier tour évoluent légèrement. Tout d’abord, M. Vauzelle lâche du terrain : sa liste perd 3 points, à 27 %.

C’est la liste Front de gauche qui semble d’abord en « profiter », gagnant 2 points (6%, contre 4 % lors du sondage réalisé en février), alors que celle d’Europe écologie, menée par Laurence Vichnievsky, gagne 1 point (14%, contre 13 % en février).

La liste de la majorité présidentielle reste stable à 29 % des intentions de vote.

Cliquez sur l’image pour télécharger les résultats complets du sondage TNS/SOFRES

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Philippe Vardon, Ligue du Sud :  » Nous sommes un rassemblement populaire »

Nice Premium – 09/03/2010

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Philippe Vardon, porte-parole et directeur de campagne de la Ligue du Sud dans les Maritimes s’engage auprès des citoyens. Il dévoile la totalité des points de son programme à Nice-Premium.

Nice-Premium : Selon vous, quels sont les points positifs de la Ligue du Sud par rapport aux autres partis représentés ?

Philippe Vardon : La réponse est dans votre question : nous ne sommes justement pas un parti, comme les autres. Nous sommes tout au contraire un rassemblement populaire, issu d’une rencontre à la base, localement, entre des élus de la région (maires, conseillers généraux, conseillers régionaux) et des militants détachés des partis parisiens. Alors que notre région est trop souvent une zone d’atterrissage pour parachutistes électoraux aguerris venant chercher une élection facile, nos listes départementales sont composées exclusivement de gens d’ici. Des candidats qui sont nés, travaillent, vivent et seront enterrés sur cette terre, qui y sont profondément liés vous l’aurez compris. La Ligue du Sud est une coalition régionale éloignée des petites querelles partisanes et des jeux d’appareil ou d’influence, nous souhaitons seulement défendre ce que nous pensons être juste pour notre région et ses habitants. Enfin, contrairement à la majorité des candidats, notre tête de liste régionale, Jacques Bompard –maire d’Orange et conseiller général de Vaucluse- possède un bilan d’élu local exceptionnel. Baisse constante des impôts dans sa commune (et cela sans baisser les investissements en équipements et services aux habitants) ; Orange reconnue comme ville la plus sûre du Vaucluse il y a seulement quelques semaines alors que l’insécurité explose dans tout le département. Rien d’étonnant à ce qu’il était réélu trois fois à la tête de sa ville, dont deux fois dès le 1er tour ! Les qualités d’un gestionnaire exceptionnel, s’appuyant sur un programme réellement alternatif et une équipe composée de vrais gens d’ici ; c’est ce que propose la Ligue du Sud aux électeurs de PACA.

N-P : Comment prévoyez-vous de répondre aux attentes des citoyens ? Lire la suite…

Le Pen … (3 articles)

A une semaine des régionales, Le Pen s’en prend à l’Islam

Le Monde – 07/03/2010

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Jean-Marie Le Pen, le 5 mars, à Marseille.

AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

A une semaine du premier tour des élections régionales, Jean-Marie Le Pen a dénoncé, dimanche 7 mars, « la présence islamiste en France », affirmant que les mosquées y « poussent comme des champignons ». Le président du Front national, tête de liste en Provence-Alpes-Côte d’Azur, tenait à Marseille son dernier meeting avant le premier tour. « Les minarets sont comme la burqa le symbole de la présence islamiste en France », a-t-il lancé devant plusieurs centaines de militants. « Les mosquées poussent comme des champignons et le chant du muezzin ne tardera pas à retentir dans nos rues », a-t-il poursuivi.

Dans la salle du Palais des Congrès de Marseille, les militants du Front National de la jeunesse brandissaient leurs affiches « Non à l’islamisme », représentant une femme portant un niqab noir devant une carte de France aux couleurs algériennes et cernée de minarets.
La justice doit statuer lundi sur la demande d’interdiction de cette affiche formulée par plusieurs associations antiracistes, dont la Licra.

« Cette affiche qui montre le drapeau algérien sur la carte de France n’est qu’une reprise du motif du tee-shirt porté par des jeunes Français de papier », a justifié Jean-Marie Le Pen. « Ce drapeau algérien fait aussi référence aux hordes de supporters qui ont défilé par milliers derrière le drapeau fellagha », a-t-il ajouté, en référence à la qualification de l’Algérie pour la Coupe du Monde de football 2010 en novembre dernier.

« CE N’EST PAS LA REPRISE, MAIS LA RE-CRISE »

Durant plus de deux heures de meeting, consacrées pour une bonne part à l’immigration et à l’islamisme, Jean-Marie Le Pen s’en est pris également à la politique de Nicolas Sarkozy. « Ce qui va arriver, ce n’est pas la reprise, mais la re-crise », a-t-il dit. « Seule une politique rationnelle de patriotisme économique permettra de remettre la France sur les rails. Mais il ne faut pas compter pour cela sur Nicolas Sarkozy qui est au service de ses amis du Fouquet’s Club « , a-t-il ajouté.

Il a également dénoncé un échec sur la sécurité. « Les Français sont floués, on maquille les statistiques à tour de bras. Les causes profondes de l’insécurité ne sont pas traitées par celui qui prétendait nettoyer les racailles au ‘Krcher' », a-t-il dit.« Vous êtes un grand diseur et un petit faiseur », a-t-il lancé à l’adresse du président de la République.

LEMONDE.FR avec Reuters Lire la suite…