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« Une dynamique de gagne »

La Marseillaise – 17/03/2010

J-M. COPPOLA. Le chef de file du Front de gauche commente l’accord.

Jean-Marc Coppola, à la sortie de la conférence de presse commune tenue mardi 16 mars avec Laurence Vichnievsky et Michel Vauzelle Photo MLT

Votre sentiment après cet accord ?
 C’est un accord avec des ambitions fortes en matière de social, de création d’emplois, en matière écologique et environnementale dans les domaines de la santé publique, des transports. Nous allons faire un pas supplémentaire vers la gratuité pour les jeunes, les plus démunis et limiter à un euro maximum le coût sur les trajets domicile/travail. Ceci avec l’objectif de la gratuité pour tous. La visée est tracée et, de toute façon, les choses ne sont pas gravées dans le marbre…Nous ne sommes pas dépositaire de nos propositions. Les gens doivent se les approprier et nous continuerons à les faire vivre dans notre démarche de Gauche à l’offensive.
Vous serez donc aussi des élus à l’offensive ?
 Nous insistons pour que la gouvernance de la Région soit mieux partagée sans hégémonie de quiconque. Nous serons très vigilants pour que ne soient pas balayés d’un revers de main de grands projets structurants comme la LGV et ITER. Ces dossiers doivent faire l’objet d’un large débat public. On ne peut se satisfaire d’un débat qui se cantonnerait à la majorité régionale. Il s’agit là d’intervention citoyenne et nous y tenons particulièrement. Nous avons beaucoup de convergences avec nos partenaires, sans gommer nos différences. Nous le faisons depuis 12 ans et nous continuerons.
Une liberté d’action en fait ?
 Oui, car les résultats du premier tour portent cette exigence de réponses sociales, démocratiques et écologiques. Nous aurons à l’esprit l’utilité d’une Gauche qui soit à la hauteur de ces défis. Nous avons aussi la responsabilité d’empêcher la Droite de poursuivre ses méfaits. L’actualité c’est la reprise des expulsions, les retraites, C’est encore la réforme des collectivités territoriales et il faut qu’une Gauche offensive démontre que la Région est un acteur politique et pas un échelon administratif.
Vous êtes en neuvième position dans le Vaucluse. Pourquoi ?
 C’est un acte personnel et politique. Nous avons construit le Front de Gauche sur des piliers comme le courage, l’audace et l’éthique en politique. Nos adversaires ne sont pas que la Droite et l’extrême-Droite, c’est aussi l’impuissance politique. Si je me suis positionné ainsi, c’est pour pousser plus loin la dynamique de « gagne ». Le Front de Gauche ira chercher son onzième élu sur les terres de l’UMP Thierry Mariani, chez les abstentionnistes et tous ceux qui sont mécontents de la politique. Nous nous contentons pas d’une simple application arithmétique de la proportionnelle.
C’est aussi une prise de risque car votre élection n’est pas totalement assurée ?
 C’est une prise de risque. La politique c’est aussi ca. Les gens ont trop l’image de politiques qui font des arrangements et élaborent des plan de carrière. Nous voulons être élus pour être utile au service de autres.

propos recueillis par Michel Del Picchia

Michel Vauzelle, Alliance de l’Olivier, Martine Aubry, Xavier Garcia

 

L’union retrouvée du président sortant

20 minutes – 17/03/2010

« Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a affirmé Michel Vauzelle./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

L’Alliance de l’olivier a finalement retrouvé ses vieilles branches. Hier, c’est côte à côte que Michel Vauzelle (PS), Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) et Jean-Marc Coppola (Front de gauche) ont déposé leur liste commune, après avoir trouvé la veille un accord sur les derniers points de divergence. Un « bon accord », insistait même, hier, Laurence Vichnievsky, indiquant que celui-ci « prenait en compte les priorités d’Europe Ecologie qui ne se limitent pas à l’environnement ».

Accord pour Iter et les transports
Les écologistes ont tout de même dû mettre la sourdine sur certains points, notamment sur le projet Iter, le réacteur expérimental de fusion thermonucléraire. « Nous aurions souhaité redéployer les fonds régionaux déjà engagés sur ce projet (70 millions d’euros, ndlr), mais ce n’est pas possible et je peux le comprendre, a indiqué Laurence Vichnievsky. Nous avons quand même l’assurance que plus un seul euro ne serait engagé sur ce projet. Nous avons aussi obtenu en contrepartie des financements supplémentaires sur le programme Agir [Autour des énergies renouvelables], qui est l’alter Iter. »
Autre concession, sur les transports : « Nous avons négocié une priorité sur le ferroviaire, et les investissements représenteront le double de ceux sur le routier ou l’autoroutier », a-t-elle détaillé. Quant aux transports publics, le Front de gauche a dû reculer partiellement sur le tout gratuit. « On savait très bien que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, a reconnu Jean-Marc Coppola. Mais on tend vers cela. » Dans un premier temps, la gratuité sera appliquée aux populations les plus fragiles (jeunes, étudiants, chômeurs…).

« Redonner de l’espoir »
Le programme bouclé, Michel Vauzelle compte sur cette union sacrée pour mobiliser les abstentionnistes – 55 % au premier tour. « C’est la façon de gouverner du président de la République qui a découragé les gens, martèle-t-il. Je suis convaincu que nous arriverons par notre union à redonner de l’espoir. » Hier, une « grande marche de la citoyenneté » était d’ailleurs organisée à Nice pour remobiliser les indécis et autres déçus. Pour le président sortant, le score important du FN au premier tour – 20,29 % pour la région – pourrait les faire réagir. « Face au FN, nous représentons le bouclier républicain », a-t-il affirmé hier, rappelant que « les électeurs du FN ne sont pas tous des fascistes, ils votent pour Le Pen comme d’autres ne vont pas voter. Il y a chez eux un électorat populaire que nous devons essayer de raccrocher à la démocratie pour le second tour ». Pour les convaincre, la tête de liste n’ira pas jusqu’à débattre avec Le Pen. Tout comme il décline l’invitation de Thierry Mariani. « J’ai l’habitude des débats, c’est fondamental en démocratie… sauf quand l’un des candidats ne fait campagne que sur les injures et la diffamation. » Il faudra donc attendre dimanche pour les départager.S. H.

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Aubry : « Si vous vous abstenez, Sarkozy ne s’abstiendra pas »

La Provence – 17/03/2010

"Iter va se poursuivre, mais sans financement complémentaire en cas de surcoût imprévu."- Photo reuters

A quelques jours du second tour des élections régionales, interview de Martine Aubry, premier secrétaire du PS.

Vous avez passé des accords pratiquement partout avec les écologistes, sauf en Bretagne. En quoi consiste une vraie maîtrise de l’environnement ?
Martine Aubry :
 S’il y a un endroit aujourd’hui en France où l’on fait réellement du développement durable, c’est bien dans les régions: priorité aux transports collectifs, aux énergies renouvelables, incitation à faire des logements à haute qualité environnementale, etc. Nous allons poursuivre cette politique ensemble en liant écologie et social.

En Paca, Iter était un vrai sujet de désaccord entre vous et les Verts. Comment l’avez-vous réglé ?
Le programme Iter va se poursuivre mais sans financement complémentaire de la Région en cas de surcoût imprévu. Nous nous sommes mis d’accord avec Europe écologie pour que, lorsqu’il y a un euro pour Iter, il y ait 1,5 à 2euros pour les énergies renouvelables. Cela veut dire que le projet Iter se poursuit, mais que nous développons de manière plus rapide les énergies renouvelables. Nous avons également décidé d’un grand programme de construction de logements et d’isolation thermique afin que la Région aide les ménages à le faire. Cela fera d’ailleurs baisser leur facture énergétique.

Quels sentiments vous inspirent la promesse de victoire de la gauche en Corse ?
C’est une vraie chance pour la Corse, car la politique qu’y a menée la droite est un échec total. La Région n’a été capable de porter aucun grand projet, comme par exemple le plan d’aménagement et de développement durable qui a aussi échoué. Il y a eu aussi en Corse une façon autocratique de prendre le pouvoir. Là, les quatre listes portées par des personnalités comme Giaccobi, Renucci, Zuccarelli et Buchini, ont un beau projet. Ils ont la volonté de faire changer la façon de gouverner pour permettre aux Corses de s’exprimer sur leurs projets comme sur l’avenir de leur île.

En cas de victoire, n’auriez-vous pas souhaité un autre président que Paul Giacobbi, longtemps pressenti pour rejoindre le gouvernement Fillon?
Si les socialistes sont allés derrière Paul Giacobbi, c’est que c’était le meilleur pour porter et réunir cette équipe régionale, dans laquelle se trouvent des socialistes et où je compte des amis. Je pense à Simon Renucci ou Émile Zuccarelli.

Quel message particulier pour les abstentionnistes ?
Beaucoup s’abstiennent car ils sont désemparés et n’ont plus l’impression d’avoir une place dans la société. J’ai envie de leur dire: si vous vous abstenez, Nicolas Sarkozy lui, ne s’abstiendra pas. Donnez-nous les moyens d’agir pour vous.

Propos recueillis par Philippe MINARD (Agence de presse GHM)

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Vauzelle : « Ne pas donner de l’argent aux riches pour prendre le train »

Ce matin sur France bleu Provence, Michel Vauzelle (PS), tête de liste de la gauche pour le second tour des Régionales en Paca, a clairement dit qu’il était malvenu « de donner de l’argent aux riches pour prendre le train. » Il répondait ainsi à une question sur la gratuité des transports publics dans la Région.

« Je préfère garder les 100 millions d’euros que coûterait une telle réforme pour faire de nouvelles lignes ou améliorer celles qui existent », a ajouté l’actuel président de la Région.

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Xavier Garcia, Parti Socialiste :  » Rien n’est jamais acquis en politique  »

Nice Premium – 17/03/2010

Photo Alain Biguet

Dans les Alpes-Maritimes, le Parti Socialiste mené par Michel Vauzelle prend la deuxième place du 1e tour des régionales avec 20,84%.  Xavier Garcia, porte-parole du PS 06, livre l’analyse du parti pendant l’entre-deux-tours.

Nice-Premium : Quel est votre analyse du premier tour ?

Xavier Garcia : Le score régional de toute la gauche qui dépasse nettement les 40%, et plus particulièrement celui de Michel Vauzelle est très satisfaisant, alors que l’UMP ne dispose d’aucune réserve pour le second tour. Il y a une protestation de l’électorat de Nicolas Sarkozy, qui avait fait d’excellents scores en PACA en 2007. Ses ex-électeurs se sont visiblement sentis floués et se sont abstenus, ou sont allés voir ailleurs. Une bonne partie a manifestement voté à gauche. Mais beaucoup, malheureusement, sont retournés vers le FN et ce n’est pas une surprise tant il y a un décalage entre le discours sur la sécurité et la réalité vécu quotidiennement par les habitants de cette région comme ailleurs en France. L’UMP a joué les apprentis sorciers avec le débat sur l’identité nationale et la burqa. Elle n’aura réussi qu’à remettre l’extrême droite dans le jeu. Au niveau du département des Alpes-Maritimes, le score de la gauche est historique. Lorsqu’on cumule les résultats du PS, des Verts et du Front de Gauche (38,5), on arrive à un total sensiblement supérieur aux régionales de 2004 qui avaient déjà été exceptionnelles. Le score de l’UMP (30%) est très faible pour un département considéré comme le plus à droite de France, d’autant que les réserves (Modem, MEI, NPA, LO) sont plutôt de notre côté. A Nice, où l’UMP ne passe même pas la barre des 30% ; le résultat de Michel Vauzelle et Patrick Allemand (23,13%) est particulièrement encourageant puisque nous réalisons un meilleur score qu’aux municipales où nous étions alliés dès le 1er tour au PCF et aux Verts. En résumé, les Alpes-Maritimes sont toujours une terre de mission pour la gauche, mais la mission n’est plus impossible.  

N-P : Comment vous préparez vous au deuxième tour du 21 mars ?

  X.G. : Nous nous y préparons sereinement puisque la fusion avec Europe écologie et le Front de Gauche est acquise, et s’est faite dans un climat très constructif et très ouvert. Le PS a fait des concessions pour que tout se passe bien au niveau des listes, et au niveau du programme, nous gérons la Région ensemble depuis 12 ans et cela a considérablement facilité les discussions. Nous sommes donc en ordre de bataille, et les militants et les candidats sont déjà tous sur le terrain pour convaincre les abstentionnistes de soutenir Michel Vauzelle dimanche. Le 1er tour a été très bon, mais il ne doit y avoir aucun relâchement jusqu’à samedi minuit.

  N-P : Enfin, quel est votre pronostic pour dimanche ?

  X.G. : La situation parait évidemment favorable à la gauche, mais je ne veux pas faire de pronostic car les compteurs sont remis à zéro et nous devons nous garder de tout triomphalisme. Lorsqu’on est militant de gauche dans ce département, on a appris la modestie. Nous sommes donc déterminés, confiants aussi, mais cette victoire, nous devons encore aller la chercher. Rien n’est jamais acquis en politique.

Pauline Arnal 

  

Anne-Julie Clary (PS) : « la méthode Vauzelle c’est la concertation et l’action »

Nice Premium – 10/03/2010

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Nice Premium : Quelle est votre analyse de la situation économique et sociale de la région PACA ?

Anne-Julie Clary : La Région PACA a une réalité économique particulière : nous avons peu d’industrie et 90% de nos entreprises sont de petites et moyennes taille ; d’où la création par la région de 29 réseaux d’innovation et de développement solidaire pour permettre aux entreprises de mieux travailler ensemble sur leur secteur d’activités : nautisme, parfumerie, bois, tourisme d’affaires, services à la personne… La région est surtout dans un contexte social préoccupant avec un taux de chômage et de pauvreté élevés et une part importante de personnes qui n’ont aucune qualification. Là aussi la région agit, en appliquant un principe de « formation, qualification, emploi » pour 30000 jeunes sortis du système scolaire par an. Pour faire face à la crise, la région a renforcé son dispositif « former plutôt que de licencier » en aidant à la formation des salariés d’entreprises en difficulté. Malheureusement, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, les difficultés économiques et sociales s’aggravent et notre région n’est pas épargnée. La France change oui, mais en mal.

N.P. : Pensez vous que la politique nationale influencera le vote des électeurs aux élections régionales ?

A-J.C : Les électeurs doivent voter pour eux : s’ils estiment que leur situation s’est dégradée à cause de la politique du gouvernement : cadeaux fiscaux aux plus riches avec le bouclier fiscal, recul des services publics (éducation, santé avec les franchises, pôle emploi, la poste…), hausse du chômage, remise en cause des retraites etc ils peuvent le dire dans cette élection. Mais la liste de Michel Vauzelle leur donne aussi l’occasion de voter pour un autre projet de société, basé sur l’égalité, les services publics, et la solidarité entre les territoires et entre les générations.

N.P. : Quel jugement portez-vous sur le bilan de la gauche en PACA ? Lire la suite…

REGIONALES / HAUTES ALPES Le Front de gauche y croit

Le Dauphiné Libéré – 09/03/2010

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Vincent OLLIVIER / Le Dauphine Libere / Photopqr . GAP ( hautes alpes) le 08 Mars 2010 . Le meeting du Front de Gauche avec le candidat aux elections regionales Jean Marc COPPOLA .

Jean-Marc Coppola, tête de liste régionale du Front de gauche, était hier à Gap. Après avoir rencontré dans l’après-midi des agriculteurs et des cheminots, il a tenu une réunion publique basée surtout sur l’échange, en fin d’après-midi, au CMCL. Devant une soixantaine de personnes, avec Catherine Guigli (PCF), tête de liste départementale, Luc Léandri, tête de liste du Parti de gauche et Jacques Lerichomme, tête de liste de la Gauche unitaire, Jean-Marc Coppola a insisté sur le fait qu’il « faut continuer à enfoncer le clou de l’existence du Front de gauche. Il faut qu’on marque la gauche dans la prochaine majorité ».

Pour le Front de gauche, « notre présence est indispensable pour que la gauche gère la région en rupture avec le libéralisme », insiste Jean-Marc Coppola.

« Un bilan où nous avons inscrit notre marque »

Le Front de gauche ne rejette pas le bilan de Michel Vauzelle. « Car c’est un bilan où nous avons inscrit notre marque. Ce ne serait pas le même si les communistes n’y avaient pas participé. Mais ce bilan aurait encore été différent si les communistes avaient été majoritaires », indique Catherine Guigli.

Avant de poursuivre : « Le Front de gauche doit être une alternative. Il a vocation à jouer un vrai rôle dans les exécutifs régionaux, mais aussi demain, en 2012. Dans cette optique, nous devons créer un vrai rapport de forces avec le PS et Europe écologie pour peser dans cette gauche-là. »

Des propositions « réalistes, concrètes et immédiates »

À quelques jours du premier tour, le front de gauche est fier de ses propositions. « Elles sont réalistes, concrètes, avec un effet immédiat, comme la gratuité des TER ».

Et il croit en lui : « On sent qu’il se passe quelque chose. Notre démarche est comprise. Nous sommes une nouvelle donne à gauche », indique Jacques Lerichomme. Avant de se féliciter sur « cette union qui plaît. Nous avons une ouverture qui fait que nous arrivons à nous entendre, même si l’on n’est pas du même parti ».

« Au niveau local, la liste s’est construite dans l’harmonie : ça s’est fait dans la concertation. Aucune force n’a essayé de s’imposer », renchérit Catherine Guigli.

Pour le second tour, ils sont unanimes aussi. « Nos voix s’additionneront à gauche. On ne laissera pas la Région à Mariani ».

Véronique OURY

Laurence Vichnievsky : « Nous envisageons une fiscalité écologique »

Métro – 09/03/2010

A l’occasion des élections régionales, Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie pour la région PACA, a répondu aux metronautes.

Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie pour la région PACA

Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie pour la région PACA

Bonjour à tous les Metronautes, je suis très heureuse de chatter avec vous. je profite de cet échange pour vous inviter à aller voter le 14 mars. C’est indispensable pour la vie de la démocratie.

Marie : Comme Eva Joly, on vous retrouve chez les verts.

Non, je ne suis pas Verte. J’appartiens à un mouvement qui traduit, par sa composition même, le souhait de faire de la politique autrement : un parti, des associatifs et des représentants de la société civile dont je fais partie. Eva Joly avec laquelle j’ai travaillé a été une interface, mais je ne me suis engagée qu’après beaucoup de rencontres avec des militants d’Europe Ecologie tant au plan local que national et européen.

Marie : Quelles sont vos ambitions pour la région PACA?

Soutenir des initiatives créatrices d’emploi dans le domaine des économies d’énergie et des énergies renouvelables : ce avec des emplois du futur et des emplois non délocalisables. Nous voulons aussi lancer un programme d’isolation thermique des bâtiments construits avant 1975 pour réduire la facture énergétique des ménages les plus fragiles et réduire la pollution. Nous le ferons avec des emplois nouvellement créés et formés par des filières soutenues par la région. Nous souhaitons donner la priorité aux transports collectifs. Cela signifie : pas de soutien financier pour les autoroutes et un soutien massif au TER. Enfin, nous voulons une autre façon de gouverner la région avec des critères d’attribution clairs, ce qui permettra de mettre fin au saupoudrage, au clientélisme. Et nous rendrons compte de l’emploi des fonds publics en évaluant nos politiques.

Raoul : Quelles sont vos craintes pour la Région Paca ?

Que les électeurs se trompent dans leurs colères et votent pour le Monsieur qui parle des « dames qui pondent ». Le Front National n’est pas la bonne réponse à ces colères. Europe Ecologie est l’alternative porteuse. J’ai une autre crainte, pour la région PACA, comme pour toutes nos régions : celle de l’abstention. Ce phénomène est très inquiétant pour le fonctionnement d’une démocratie. Il traduit aussi un désintérêt pour la politique de la part de citoyens alors que seul le renouvellement des équipes permet le renouvellement des idées.

Vivien : Votre liste devrait fusionner avec le PS après le 2e tour. Comment pouvez-vous vous allier alors que vous êtes opposés sur des sujets comme ITER ou le financement des autoroutes ? Lire la suite…

Fadela El Miri (NPA, Bouches-du-Rhône) : « Défendre l’emploi et les transports »

Saphirnews – 08/03/2010

Entrée il y a un an au NPA, Fadela El Miri est tête de liste dans les Bouches-du Rhône.

Fadela El Miri (NPA, Bouches-du-Rhône) : « Défendre l’emploi et les transports »Face aux poids lourds de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) (Michel Vauzelle ou Jean-Marie Le Pen), c’est une jeune inconnue qui a décroché la palme des attaques pendant cette campagne. Ilham Moussaïd, réduite à être « la candidate voilée » du NPA au mépris de toutes ses convictions, n’aurait de toute façon pas siégé au conseil régional en raison de sa huitième place − non éligible − sur la liste du Vaucluse.

Mais une autre femme issue de l’immigration, Fadela El Miri, se trouve, elle, en position de faire entendre sa différence sur les bancs de la nouvelle assemblée.

Entrée il y a un an au Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot, elle est tête de liste dans les Bouches-du-Rhône. « On nous a trop habitué à laisser passer les choses, explique-t-elle sur son engagement en politique. C’est difficile de se plaindre si on ne se donne pas les moyens de changer la société. »

Aujourd’hui directrice d’un centre social à Aix-en-Provence, elle a grandi d’abord au Maroc puis à Gardanne où son père, ouvrier dans les champignonnières, fait venir sa femme et ses enfants dans le cadre du regroupement familial. « J’avais 12 ans et pour moi, la France c’était l’image des gens qui rentraient au Maroc pendant les vacances et affichaient leur réussite. Je pensais que notre situation dans les pays du Sud était injuste. En arrivant ici, j’ai trouvé la même misère et c’est ce qui m’a poussé petit à petit à m’opposer au système capitaliste. »

Au lieu du pays accueillant de ses rêves de petite fille, elle découvre aussi le racisme et les petites humiliations au quotidien. « Une institutrice avait barré le « e » de mon prénom sur mon cahier, en le remplaçant par un « i » en rouge en me disant : « Ton nom en français, c’est Fadila ». »

Si la génération de ses parents n’a pas d’autre choix que la soumission face aux injustices − « il ne fallait pas entrer en conflit pour se donner une chance de réussir » −, celle des enfants prend le contre-pied. « En grandissant, j’ai eu la possibilité de dire non, aussi parce que j’ai eu la chance d’avoir fait des études. »

Donner un coup d’arrêt au clientélisme

D’abord proche du Parti communiste − son frère Mustapha, maître de conférence en sociologie à l’université de Provence est élu à la mairie de Gardanne −, Fadela El Miri choisit le NPA parce que dans ce nouveau parti, selon elle, les échanges sont réels et les actes suivent. « Aucune décision n’est imposée au niveau national, dit-elle. Dans le cas d’Ilham Moussaïd par exemple, la décision est venue de son comité départemental, celui-ci est souverain. »

Et sur cette question qui a suscité des débats au sein du parti, la jeune femme défend avant tout une militante qu’elle connaît bien, faisant partie de « ceux qui ont créé la cellule NPA dans le Vaucluse ». « C’est une suite logique, elle a sa place. Et le fait de porter un foulard ne l’empêche pas d’être féministe. Elle s’investit pour défendre toutes les femmes, elle est pour l’IVG, a accompagné des jeunes filles pour ces actes difficiles. »

Pas franchement étonnée de la levée de boucliers déclenchée par cette affaire, Fadela El Miri préfère s’attacher aux points forts du programme défendu par le NPA pour la région PACA, en matière d’emploi et de transports notamment.

Parmi eux, un coup d’arrêt au « clientélisme » pratiqué, selon elle, par l’équipe de Michel Vauzelle, le TER gratuit pour les précaires − « une mesure écologique qui favoriserait l’accès à l’emploi » −, et la fin des subventions publiques accordées aux entreprises qui licencient.

Pas sûr qu’elle aura le temps cette année de travailler sur la thèse de sociologie sur le monde ouvrier qu’elle a entamé dans le sillage de son frère. Son titre : La Défaite ouvrière, un constat amer qui ne l’empêche pas de continuer le combat.

Jean-Marc Coppola: « Pour la gratuité totale des TER »

Métro – 02/03/2010

Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de Gauche pour les élections régionales.

Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de Gauche pour les élections régionales.

Interview de Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de Gauche pour les élections régionales.

Quelle sont vos principales propositions ?
L’idée générale de notre programme est une plus juste répartition des richesses combinée à une intervention active des citoyens. Concrètement, nous avons deux mesures phare. Primo, la gratuité totale des TER. Nous sommes arrivés aujourd’hui au bout de ce qui était possible en matière de tarification sociale. La gratuité totale a déjà été mise en œuvre dans les transports en commun dans certaines villes de France avec succès. C’est évidemment aussi une mesure écologique forte. Pour financer cette gratuité, nous souhaitons que les entreprises, les grands centres commerciaux, les promoteurs immobiliers et autres y contribuent. Je vois que notre idée n’est pas si mauvaise puisque désormais l’UMP et le PS ont décidé d’inclure dans leur programme une tarification à 1 euro.

L’autre grand axe de votre programme, c’est l’emploi….
C’est effectivement l’une des compétences de la région. Sur ce point, de bonnes choses ont été faites mais on est souvent resté au milieu du gué en ne mobilisant que l’argent public pour favoriser l’emploi. Le Front de Gauche souhaite que désormais, les banques viennent autour de la table, ce qui n’a jamais été fait jusqu’ici. Dans le contexte actuel, elles ont bien besoin de redorer leur blason. On voit que de nombreuses PME et PMI locales ont le plus grand mal à obtenir des prêts, même très modiques. Nous voulons mettre en place un Fonds Régional d’Investissement et passer d’un budget de 100 millions d’euros à un budget de 2 milliards et demi d’euros.

Au second tour, vous appellerez certainement à voter pour le liste PS. En cas de victoire de la gauche, comment comptez-vous peser sur les politiques qui seront mises en œuvre ?
Nous ne voulons pas revoir la situation de 2004 : la gauche avait gagné 20 régions sur 22 et l’association des présidents de région avait dit d’emblée que les collectivités locales n’avaient pas vocation à être un contre-pouvoir. Nous, nous souhaitons que la région soit un contre-pouvoir au gouvernement actuel qui de surcroît fait souvent faire le sale boulot par les Régions.