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« Sarkozy, plus on lui crache à la figure, plus il aime ça »

 

Remaniement : Thierry Mariani tacle Nicolas Sarkozy

La Provence – 24/03/2010

« On a l’impression que plus on lui crache à la figure, plus il aime ça! »... Rapporté par Libération, ce commentaire est signé Thierry Mariani et vise Nicolas Sarkozy, à propos du remaniement ministériel qui a vu entrer au gouvernement plusieurs personnalités de droite jusque-là très critique envers le président de la République comme François Baroin.

Le Canard enchaîné a une autre version de la charge de Thierry Mariani, encore plus saignante : « J’ai un gros défaut. J’ai toujours soutenu le Président. Il m’avait promis un secrétariat d’Etat à l’Intérieur ou aux Affaires Etrangères. Résultat : c’est Tron, qui lui a craché à la gueule, qui devient ministre. Plus tu lui craches à la gueule, plus il t’aime ! Je m’aperçois que, comme beaucoup d’autres, Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire ».

Tête de liste UMP pour les régionales en Paca, le député du Vaucluse est considéré comme un sarkozyste historique. C’est d’ailleurs le président de la République qui l’a désigné après la défection d’Hubert Falco. Durant la campagne, Thierry Mariani ne s’est jamais démarqué de Nicolas Sarkozy, alors que tout indiquait que cela compromettait lourdement ses chances de gagner l’élection.

F.G. 

 

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Mariani dans Libé ce matin « Sarkozy, plus on lui crache à la figure, plus il aime ça »

marsinfos – 24/03/2010

Il l’a super mauvaise Thierry Mariani contre Sarkozy. Il a de quoi. On s’en souvient c’est à Hubert Falco, maire de Toulon et Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants à qui Nicolas Sarkozy avait d’abord demandé de s’engager pour les régionales en Paca.  Falco en fin politique avait eu le nez creux et s’était bien courageusement défilé, entrainant la fureur de Sarko  » je saurai m’en souvenir, Falco s’est planqué » avait -il déclaré à l’époque, selon le Canard Enchainé.

(…)

Même si Mariani n’est pas un bleu en politique, et qu’il connait bien son Sarko, ça lui a fait mal, et du coup il s’est lâché le Thierry, il aurait déclaré hier selon Libération  » Sarkozy, on a l’impression que plus on lui crache à la figure, plus il aime ça ». Le Canard Enchainé de ce matin confirme  » J’ai un gros défaut. J’ai toujours soutenu le Président. Il m’avait promis un secrétariat d’Etat à l’Intérieur ou aux Affaires Etrangères. Résultat : c’est Tron, qui lui a craché à la gueule qui devient Ministre. Plus tu lui craches à la gueule, plus il t’aime ! Je m’aperçois que, comme beaucoup d’autres Sarkozy m’a pris pour un con. Je reste un con mais je sais ce qu’il me reste à faire ». Et Sarko ferait bien de se méfier, car comme disait Blier dans les Tontons Flingueurs  » les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

Pierre BOUCAUD

Lire l’article en entier sur le site de marsinfos

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(a little bit more in english …)

French press review 24 March 2010

Rfi – 24/03/2010

Even masochism turns up in Libération. UMP member Thierry Mariani says of Sarkozy’s propensity to promote people who have criticised him, that one gets the impression that the more the president gets spat on, the more he likes it.

By Molly Guinness

Régionales Paca : les cinq fautes de l’UMP

La Provence – 23/03/2010

Désigné après la défection d'Hubert Falco, Thierry Mariani a eu du mal à mettre la machine UMP en marche. Photo Cyril Sollier

La région Paca faisait partie des objectifs de conquête de l’UMP. Raté, Michel Vauzelle est réélu et Jean-Marie Le Pen revient en force… Si cet échec s’explique par le contexte national, plusieurs fautes locales rendaient la mission quasiment impossible pour Thierry Mariani.

1/ Hubert Falco, désigné avant l’heure

Pour tout le monde, c’était lui le candidat. Durant des mois, le maire UMP de Toulon a été présenté comme le meilleur champion pour battre Michel Vauzelle. Nicolas Sarkozy lui-même est allé jusqu’à l’adouber publiquement lors d’une visite en Provence. Problème, Hubert Toulon n’avait pas dit oui. Et lorsqu’il a fini par accepter, les conditions posées par l’Elysée l’ont poussé à jeter l’éponge. Une défection catastrophique à moins de six mois de l’élection, alors que Michel Vauzelle et Jean-Marie Le Pen battaient déjà la campagne.

2/ Thierry Mariani, volontaire malgré lui

Sans répéter tout le feuilleton que le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin a pour le moins compliqué, il est clair que le processus qui a mené à la désignation du député UMP du Vaucluse a laissé des traces chez les élus et les militants. D’autant qu’il était évident pour beaucoup que Thierry Mariani avait aussi peu envie de se lancer dans la bataille qu’il était convaincu de partir à la défaite. Pas très motivant… Autre handicap, choisir un élu venu du nord-Vaucluse plutôt que des Bouches-du-Rhône en général et de Marseille en particulier, là où l’élection se gagne ou se perd. Un point qui a été longuement évoqué en fin de semaine dernière lors d’une réunion qui rassemblait les principaux élus de la cité phocéenne…

3/ Le casse-tête des listes

Qu’elles auront été longues à constituer, ces listes… « Pendant deux mois, on a parlé que de ça », déplore un membre de l’équipe Mariani. Pour un résultat jugé plutôt décevant : peu d’élus implantés dans les territoires, du communautarisme à deux vitesses (pas de représentant des Arméniens…), d’incessantes bagarres avec les alliés du Nouveau centre et du CNPT (qui a fini par se retirer) qui s’estimaient mal traités, des UMP qui se jugeaient négligés comme dans les Hautes-Alpes…

4/ Où sont les « barons » de l’UMP ?

Certains ont fait le job, d’autres beaucoup moins… Voulaient-ils éviter de porter le poids de la défaite ? Toujours est-il que nombre de « barons » de l’UMP ont été étrangement absents durant la campagne, si ce n’est lors de la venue d’un ministre. D’autres se sont trompés d’élection, profitant pour afficher en vue des législatives, comme Dominique Tian à Marseille dont la circonscription a été récemment redécoupée. Il faut dire aussi que des erreurs diplomatiques ont été commises : par exemple, des visites de terrain ont été parfois organisées par l’équipe Mariani sans que soit avisé l’élu du cru.

5/ La stratégie des affaires ? Pschiiiiittttt !

Attaque principale contre Michel Vauzelle, l’enquête actuellement en cours sur des subventions versées à des associations bidons et qui auraient servi à pratiquer du clientélisme électoral à Marseille. Problème, si cet argument tenait lieu d’axe de campagne, il a été employé de manière détournée, quasi-subliminale. Si Thierry Mariani n’a eu de cesse de parler d’argent, il n’a pas porté ses coups franchement. En fait, il préparait le terrain, attendant un tacle judiciaire… qui n’est jamais venu. Un argument d’autant moins efficace qu’en fin de campagne, l’affaire Beausoleil sur la Côte d’Azur et la garde à vue du maire de Tarascon (qui a été précipitamment retiré des listes) ont coupé le sifflet à l’UMP.

Fred Guilledoux

Résultats Régionales PACA 2010 : 1ères réactions et analyses (13 articles)

Régionales : Michel Vauzelle réussit la passe de trois en Paca

La Provence – 22/03/2010

Michel Vauzelle est réélu président de Région Paca. Infographie LP

Avec 44,11%, le président sortant assure sa réélection. Il devance Thierry Mariani (33,02%) et Jean-Marie Le Pen (22,87%).

Le ministère de l’Intérieur vient de communiquer les chiffes définitifs des élections régionales en Paca. Avec 44,11%, le président sortant assure sa réélection. Il devance Thierry Mariani (33,02%) et Jean-Marie Le Pen (22,87%). L’abstention est de 47,79%.

Conduite par Michel Vauzelle (PS), la liste de gauche qui a fusionné avec Europe écologie et le Front de gauche obtient un score légérement inférieur à celui de 2004. L’alliance UMP-Nouveau centre-MPF représentée par Thierry Mariani ferait un score juste en dessous de celui de Renaud Muselier en 2004 (33,82%).

Avec 22,87%, Jean-Marie Le Pen améliore son score du premier tour qui était de 20,29%. Il a largement récupéré les voix qui s’étaient portées sur Jacques Bompard la semaine dernière. Traditionnellement, le Front national recule de quelques points au second tour. Il n’en a rien été cette fois…

A la lecture de ces chiffres, les listes Vauzelle obtiendraient 72 conseillers régionaux (contre 73 en 2004). L’UMP en aurait 30 et le Front national 21.

Alpes-de-Haute-Provence

Le président de la Région a obtenu 53,60% dans les Alpes-de-Haute-Provence. Thierry Mariani est loin derrière avec 29,10% des voix, suivi par Jean-Marie Le Pen (17,20%).

Alpes-Maritimes

En tête, on trouve Thierry Mariani avec 38,31%, suivi de Michel Vauzelle (37,84%) et de Jean-Marie Le Pen (23,85%). L’abstention a été de 49,28%.

Bouches-du-Rhône

Michel Vauzelle, le président de la région, est arrivé largement en tête dans les Bouches-du-Rhône avec 49,46% des suffrages. Il est suivi de Thierry Mariani qui a obtenu 27,55% des voix. Jean-Marie Le Pen arrive dernier avec 22,99% des suffrages. Dans le département, l’abstention a été forte avec 48,35%.

Hautes-Alpes

Michel Vauzelle reste en tête avec 53,90% des voix. Le candidat UMP, Thierry Mariani, a obtenu 31,80% des suffrages. Jean-Marie Le Pen, lui, est troisième avec 14,30% des suffrages.

Var

Thierry Mariani arrive en tête des élections régionales dans le Var avec 39,70% des suffrages contre 38,30% pour Michel Vauzelle. Jean-Marie Le Pen, réalise également un bon score avec 22,10% des voix. Le taux d’abstention a été de 48,6% dans le département.

Vaucluse

Jean-Marie le Pen (FN) a obtenu un important résultat dans le Vaucluse avec 26,50% des suffrages. Mais Michel Vauzelle reste en tête (42,90%), suivi de loin par Thierry Mariani (UMP) avec 30,50% des voix.

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La parole des citoyens

La Marseillaise – 22/03/2010

Editorial
Les électeurs ont tranché : la quasi totalité des régions métropolitaines sera gérée par une gauche rose, verte et rouge. Victorieuse car rassemblée le plus souvent.  La droite ne conserve désormais qu’une seule région.
Après la gifle infligée par les Français il y a une semaine, le second tour a non seulement confirmé mais surtout amplifié le profond désaveu des électeurs face aux choix politiques de Matignon, de l’Elysée et de leurs amis en régions.
Plus que jamais, sauf à s’inscrire dans un déni de démocratie, le message sorti des urnes doit être entendu. Le premier signe que devrait donner l’Elysée ne saurait ainsi se résumer à un ravalement de façade consistant en un quelconque remaniement de gouvernement. Plus que jamais, la question des réformes engagées ou programmées par l’Elysée doit être posée. Non pas pour évoquer une pause mais pour mettre au rebut les projets d’attaques des retraites ou autres sujets de remise en cause des droits des citoyens.
A gauche, les responsabilités confiées par les électeurs sont ainsi immenses. Dans les régions, bien sûr, afin de mettre en œuvre des politiques audacieuses répondant aux attentes des populations locales.
Au niveau national, aussi, la gauche devra répondre au message des électeurs. Rassemblée et porteuse d’ambitions nouvelles qui se dessinent, la gauche a montré qu’elle peut gagner, forte de ses valeurs plurielles en matière sociale et écologique.
Pour l’avenir qui débute aujourd’hui, le travail reste immense afin de ne plus décevoir la parole citoyenne. D’autant que la droite et son extrême restent à l’affût.

PIERRE BASTIEN

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Michel Vauzelle : « mon bilan est salué et reconnu depuis longtemps »

Marseille Premium – 18/03/2010

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Michel Vauzelle a obtenu 25,8% des voix au premier tour des régionales 2010 en PACA Crédits photo : Marseille Premium

Le président socialiste sortant de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, Michel Vauzelle, a obtenu 25,8 % des suffrages exprimés au premier tour des régionales. Il se place ainsi en seconde place derrière le candidat de l’UMP Thierry Mariani qui a récolté 26,6% des voix. Le candidat PS a accepté de répondre aux questions de Marseille Premium et de revenir sur son bilan et de nous parler de ses projets pour la région PACA.

Marseille Premium : Quels sont les grands thèmes de votre programme ?

Michel Vauzelle : Avant toute chose, il s’agit de répondre aux grandes préoccupations des citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur. On ne peut pas faire comme si nous ne traversions pas une grave crise. On ne peut pas faire comme si notre pays dans son ensemble n’était pas affecté par la politique du Gouvernement, à la fois inefficace économiquement et injuste socialement. Le premier défi à relever, c’est donc l’emploi. La loi charge l’Etat de cette mission, mais le Gouvernement ne met pas en place les solutions pour stimuler l’activité et créer des emplois. Or, la Région est compétente dans le domaine du développement économique : nous agirons donc en priorité pour aider les entreprises qui embauchent, proposent des emplois durables et des conditions de travail décentes. Nous avons déjà créé 33 000 emplois en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il faut continuer l’effort de la Région et créer 10 000 emplois par an, grâce à notre Plan régional pour l’emploi, grâce à notre soutien aux entreprises, grâce à notre aide à l’économie sociale et solidaire, grâce à notre capacité d’investissement public… Nous pouvons le faire.

MP : Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels la région PACA devra faire face ces prochaines années ? Lire la suite…

Thierry Mariani, UMP, Chantal Eyméoud, Jean Claude Gaudin, Jean-Louis Borloo

  

Pour Mariani, « rien n’est joué » en terres UMP

20 minutes – 16/03/2010 

Mariani n'a rassemblé que 377 000 voix, loin du million recueilli par Sarkozy en 2007./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Appel tous azimuts : aux électeurs d’Europe Ecologie « dont la moitié ne veut pas d’une alliance » ; aux électeurs du FN dont « on a compris le message » ; et surtout aux 600 000 électeurs de Nicolas Sarkozy qui sont allés à la pêche dimanche. Arrivé en tête au premier tour mais affaibli par un FN fort et théoriquement devancé par une alliance de gauche, Thierry Mariani a répété hier que « rien n’est joué » en Paca. 

« Mouvement d’humeur »
« J’ai vécu plusieurs fois la même situation lors de législatives dans le Vaucluse. J’ai gagné à chaque fois », martèle la tête de liste. Car l’UMP n’a pas fait le plein de ses voix en Paca : à la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait rassemblé un million d’électeurs dans la région au premier tour. Dimanche, ils n’ont été que 377 000 à voter pour Thierry Mariani. « On progresse en pourcentage par rapport aux régionales de 2004, mais on fait moins de voix. Donc beaucoup de nos électeurs se sont abstenus », avance Renaud Muselier, secrétaire du parti dans les Bouches-du-Rhône. Une désertion que l’UMP assure enrayer en une semaine. « Il ne s’agit pas d’un vote-sanction contre le gouvernement », tranche Christian Estrosi, ministre de l’Industrie et maire de Nice. Talonné par un FN à 20,3 %, Thierry Mariani assure « avoir compris le message ». « Les électeurs veulent nous dire : continuez à vous occuper des questions de sécurité et d’immigration », affirme Thierry Mariani. Mais au second tour, l’UMP les appelle à « voter utile » après ce qu’il qualifie de « mouvement d’humeur ». « Tout ce que veux Le Pen, ce sont des élus pour les parrainages à la présidentielle, tacle Thierry Mariani. Chaque voix qui se porte sur lui est une voix pour Michel Vauzelle. » 

Pas de changement de programme
La droite espère même récupérer des électeurs d’Europe Ecologie. « Un sondage publié ce matin montre que la moitié d’entre eux ne veut pas d’alliance au second tour, pointe Christian Estrosi. Ils peuvent se retrouver dans ce que nous avons fait, dans le Grenelle de l’environnement. » Dans la foulée, le ministre de l’Industrie attaque pourtant Laurence Vichnievsky, qui réclame au PS l’arrêt des subventions régionales au projet Iter. « Ce sont des milliers d’emplois directs et indirects pour notre région qui sont remis en cause, une compromission scandaleuse ! », tonne le maire de Nice.
Pour convaincre abstentionnistes, indécis et protestaires, Thierry Mariani mise sur « la continuité de nos listes et de notre programme. Nous n’allons pas changer entre les deux tours, alors qu’à gauche, c’est le marchandage, la grande période de soldes ». Le candidat UMP réclame aussi un débat avec Michel Vauzelle, que celui-ci a jusqu’à présent décliné. « Quand on parle de démocratie participative pendant douze ans et qu’on évite le débat en période électorale, c’est un signe de faiblesse, voire de lâcheté », tacle Renaud Muselier.F. L.

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REGIONALES 2010/HAUTES ALPES: La contre-attaque de l’UMP Chantal Eyméoud : un programme en 10 points « clair et honnête »

Le Dauphiné Libéré – 17/03/2010 

Vincent OLLIVIER / Le Dauphine Libere / Photopqr . EMBRUN ( hautes alpes) le 16 Mars 2010 . Conference de presse de Chantal EYMEOUD tete de liste UMP

« Nos listes ne changent pas, notre projet est unanimement apprécié. » Voilà résumée la position de l’UMP pour le second tour des élections régionales. Chantal Eyméoud, la tête de liste pour les Hautes-Alpes, l’affirme, soulignant que « c’est la liste de Thierry Mariani qui est arrivée en tête en Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Une courte tête, + 0,9%, mais en pole position. Et de renvoyer les sondages et la presse dos à dos. « Ce premier tour n’a pas été la défaite annoncée. » 

«Pas d’augmentation des impôts pendant 4 ans»

De là à croire que la victoire est sinon assurée du moins à portée de main, Chantal Eyméoud ne s’y risque pas. Se limitant à fustiger l’accord conclu entre le président sortant Michel Vauzelle et la tête de liste Europe Ecologie, Laurence Vichnievsky, la candidate haut-alpine UMP semble s’inscrire déjà plus dans l’opposition que dans la proposition d’une alternative de gouvernance. 

« Notre programme est clair, honnête et tient en dix points », se défend Chantal Eyméoud, brandissant le document bleu roi qui le détaille. « Et nous nous engageons à ne pas augmenter les impôts pendant quatre ans », ajoute-t-elle. 

Iter et l’A51 comme arguments

Mais, visiblement, elle espère plus convaincre les nombreux abstentionnistes du premier tour et ces électeurs qui ont voté « par dépit » pour le Front national avec l’argument d’Iter et du désenclavement via la route et le rail. 

« Le projet Iter est remis en cause avec cet accord entre Michel Vauzelle et Europe Ecologie. La Région ne le financera plus. C’est gravissime. C’est notre indépendance énergétique et 5 000 emplois qui sont menacés. Ce projet a été sacrifié sur l’autel des négociations. » Quant à celui du prolongement de l’A51, « il passe à la trappe. Le désenclavement des Hautes-Alpes est compromis. On ne pensait pas que le PS serait obligé d’aller jusque-là pour être élu. On ne peut pas sacrifier des projets qui sont vitaux pour notre département ». 

Et si, effectivement, la liste emmenée par Michel Vauzelle l’emportait, Chantal Eyméoud met en garde. « Le conseil régional sera fait de bric et de broc. Comment pourra-t-il fonctionner ? » 

M.N.C.

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UMP : Gaudin dément la rumeur de son remplacement

La Provence – 17/03/2010 

Conséquence du mauvais premier tour des régionales pour l’UMP, Jean-Claude Gaudin perdra-t-il la présidence de la commission d’investiture de l’UMP ? Rapportée par Le Monde, la rumeur parisienne l’avance, le nom de Brice Hortefeux étant cité pour le remplacer. Des rumeurs qui ont le don de mettre en rogne le maire de Marseille, qui ne manque pas de démentir. 

Lors d’une réunion à Paris, hier, Jean-Claude Gaudin a donc souligné qu’« en 2004, les partenaires centristes de l’UMP ont obtenu 124 sièges, soit plus que le nombre de places éligibles cédées cette fois au titre de l’ouverture ». « J’ai fait le boulot, je n’ai pas l’intention de lâcher les postes qui m’ont été confiés », lance-t-il. Interrogé par Le Figaro, l’Élysée dément aussi la rumeur, du moins pour l’immédiat: « En période de crise, la réorganisation de l’UMP ne peut pas être la première réponse que Nicolas Sarkozy apporte aux Français ». 

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Pour Gaudin c’est Eric Besson et son débat sur l’identité nationale qui sont responsables du vote FN en Paca

Marsinfos – 17/03/2010 

Jean-Claude Gaudin se bat.Comme d’habitude dans ces ambiances de bérézina électorales, il faut que des têtes tombent.. Il faut des coupables. Et Gaudin ne veut pas payer pour les autres. Comme marsinfos vous l’a raconté hier, Gaudin en tant que Président du Comité des investitures est pourtant montré du doigt par ses petits camarades de l’UMP à la recherche d’un bouc émissaire. Car les listes UMP aux régionales, qui ont obtenues le score que l’on sait dimanche dernier, c’est lui qui les a faites. Du coup, la rumeur court, relayée hier par Le Monde, de son remplacement par Brice Hortefeux. Gaudin dément ce matin dans Le Figaro  » j’ai fait le boulot, je n’ai pas l’intention de lâcher les postes qui m’ont été confiés ». Toujours dans le Figaro de ce matin, l’Elysée dément aussi, mais plus mollement  » en période de crise, la réorganisation de l’UMP ne peut pas être la première réponse que Nicolas Sarkozy apporte aux français ».  

Lire la suite sur le site de marsinfos 

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Régionales : Borloo en visite pour soutenir Mariani

La Provence – 17/03/2010

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, sera à Marseille cet après-midi pour soutenir la tête de liste UMP en Paca, Thierry Mariani. Accompagnés de Bernard Deflesselles, tête de liste dans les Bouches-du-Rhône, et du député Renaud Muselier, ils traverseront le Vieux-Port à partir de 15h30, à bord du nouveau ferry-boat électro-solaire.

Un soutien de poids pour le candidat UMP, qui cherche à convaincre les électeurs d’Europe Ecologie en vue du 2nd tour des élections régionales, ce dimanche. Rappelons que la liste de Laurence Vichnievsky a trouvé un accord lundi avec celles de Michel Vauzelle (PS) et de Jean-Marc Coppola (Front de gauche).

 

 

 

Les oursins des listes marseillaises

Backchich – 10/03/2010

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Allégorie - Dessin de Ray Clid

Avec une campagne aussi palpitante qu’un épisode de « Plus belle la vie », la région Paca s’est donnée les moyens d’attendre le lendemain du second tour pour que les affaires sérieuses reprennent.

Les eaux du Vieux-Port ne sont pas même troublées par le Mistral du scrutin régional. Ni esclandre, ni algarade hormis la polémique sur les affiches islamophobes du Front National. Et une lutte qui ne passionne pas vraiment les foules.

« La ville polarise toute la vie publique du département. La mairie est le poste le plus prestigieux, voire le seul qu’hommes politiques comme citoyens considèrent« , décrypte François-Noel Bernardi, élu socialiste et proche du patron de la rose locale Jean-Noël Guérini. « Et puis comment voulez vous vous passionner pour une élection dont le résultat est déjà connu« . Allusion un peu bravache à une inéluctable victoire socialiste ? Même pas à écouter le camp d’en face. « La campagne est franchement molle, pas de quoi renverser une majorité« , élude un maire UMP d’arrondissement, « tous les regards sont focalisés ailleurs« .

Vers la mairie, où les dauphins de Jean-Claude Gaudin n’en finissent pas de s’échouer sur les plages. Fin décembre, Renaud Muselier s’est encore fait rabrouer. Lui qui voulait provoquer une crise à la communauté urbaine a vu ses ardeurs calmées par Gaudin lui-même, venu soutenir en personne le président socialiste de la communauté d’agglomération, Eugène Caselli. En janvier Guy Teissier, autre prétendant, s’est ostensiblement permis de ne pas voter un rapport soutenu et envoyé par l’édile de la ville. Quant au discret Roland Blum, premier adjoint de Gaudin, il confesse en ville n’avoir aucune velléité.

Vers les affaires, surtout qui tourbillonnent autour de la sphère politique. Subventions détournées du conseil régional, marchés publics truqués à la communauté urbaine et au conseil général. Et toute la droite de prier pour qu’elles emportent avec elles la fédération socialiste, famille Guérini incluse. Avec par ordre de priorité Jean-Noël, tout puissant patron du Conseil Général. Puis Alexandre, membre du conseil fédéral de la fédé, patron d’une société de nettoyage et de ramassage des ordures. Le véritable croquemitaine de la politique marseillaise. « Les juges profitent de la trêve politique pour éplucher ce qu’ils ont déjà saisi et peaufiner le coup d’après, pronostique une petite souris du Palais de Justice. Cela explique le calme apparent, mais le lundi suivant le 2e tour risque d’être festif« .

Reclassement général

Absorbés par de telles priorités, les états-majors ont un brin bâclé les listes présentées dans le département. « On a fait n’importe quoi, des deux côtés« , s’agace une tête pensante de la droite marseillaise. Avec une pléiade de fonctionnaires devenus candidats. Et pas moins de 12 employés du conseil général sur la liste socialiste. « Ce n’est que du reclassement, s’amuse une huile socialiste. En 2014, avec les réformes, le conseil général risque de disparaître, alors Jean-Noël replace les gens« .

Une dose de people locaux s’est gentiment ajoutée. Notamment la n°2 des socialistes, Myriam Lamare, championne de France de boxe et employée de Jean-Claude Gaudin à la mairie, ou le pagnolesque commentateur des matchs de foot de l’OM, 20 ans durant sur Radio France Provence, Avi Assouly (n°10). Le tout saupoudré de la femme du premier secrétaire fédéral, l’épouse d’un conseil général ou le fils d’un ponte politique des quartiers nord.

En face, les repêchés aussi surnagent. Le chef de cabinet historique de Gaudin, Maurice Battin (n°7), se prépare un coin douillet, l’élu aixois Bruno Genzana (n°9) cherche à s’éloigner de sa volubile maire Maryse Joissains, Nora Preziosi (n°12) joue son rôle de beurette de campagne.

Avec un scrutin aussi palpitant qu’un scénario de « Plus belle la vie », les 14 et 21 mars prochains, les citoyens risquent fort de préférer aux urnes la pêche aux oursins…

Xavier Monnier


Spécial Thierry Mariani : semelle, pacs, roquet, faux-bond et Muselier … (5 articles)

 

Sarkozy, Mariani,et l’industrie

20 minutes – 05/03/2010

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politique Le chef de l’Etat était à Marignane hier pour visiter les ateliers d’Eurocopter

Jean-Claude Gaudin, Thierry Mariani et Nicolas Sarkozy, hier, chez Eurocopter./ FEFERBERG / SIPA

« On me dit : vous venez pour les élections. C’est ne rien comprendre », prévient-il. Officiellement, Nicolas Sarkozy était hier sur le site d’Eurocopter à Marignane pour présenter des mesures en faveur de l’industrie. Mais, à pratiquement une semaine du premier tour des régionales, sa visite revêtait un caractère plus politique. L’intéressé s’en défend.

« Bonjour, je suis le président »
Onze heures, le chef de l’Etat atterrit à Marignane. Thierry Mariani, candidat UMP aux régionales en Paca, en difficulté dans les derniers sondages, vient le chercher sur le tarmac. Les deux hommes s’entretiennent brièvement, avant d’entamer la visite des ateliers du fabricant d’hélicoptères. Face aux caméras braquées sur le chef de l’Etat, Thierry Mariani ne le perd pas d’une semelle. Nicolas Sarkozy serre les mains des salariés, Thierry Mariani fait de même. Mais à quelques mètres derrière, le président sortant de la Région, Michel Vauzelle (PS) n’entend pas se laisser distancer. Lui aussi salue les salariés. « Bonjour, je suis le président de la région, je vous félicite pour ce que vous faites pour elle », lance-t-il à chacun. Lire la suite…