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Les dépenses poste par poste, région par région

Le Nouvel Obs – 11/03/2010

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Pour Le Nouvel Observateur, l’agence Public Evaluation System, spécialisée dans la notation des collectivités territoriales, a analysé les comptes administratifs 2008 des 22 régions métropolitaines.

Où passe l’argent des régions ? Pour Le Nouvel Observateur, l’agence Public Evaluation System spécialisée dans la notation des collectivités territoriales a analysé les comptes administratifs 2008 des 22 régions métropolitaines. Les dépenses retenues sont les dépenses d’intervention. Distinctes des dépenses d’investissement et des dépenses de remboursement de la dette, elles reflètent l’activité récurrente de la collectivité et ses obligations futures. Dans chaque domaine, les montants ont été rapportés au nombre de bénéficiaires – habitants, voyageurs ou lycéens – afin de permettre une comparaison entre les régions.
Toutes ont les mêmes obligations de base le développement économique, la formation professionnelle, l’enseignement secondaire, les transports ferroviaires… -, mais de sensibles différences se font jour. Apprenez à décoder la gestion de votre région.

Des fonctionnaires, mais pas trop

Les dépenses d’administration (personnel, communication, locations immobilières, prestations de services… ) constituent un poste très surveillé. La Bourgogne et la Lorraine, régions les plus sobres, n’y consacrent que 7,8% de l’ensemble de leurs dépenses d’intervention. L’augmentation globale des effectifs régionaux, passés de 11.000 à 68.000 agents de 2004 à 2009, est principalement due à la récupération de 51.000 techniciens et ouvriers de services (TOS) de l’Education nationale. Mais les régions n’emploient que 4% du personnel total des collectivités locales.

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Anne-Julie Clary (PS) : « la méthode Vauzelle c’est la concertation et l’action »

Nice Premium – 10/03/2010

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Nice Premium : Quelle est votre analyse de la situation économique et sociale de la région PACA ?

Anne-Julie Clary : La Région PACA a une réalité économique particulière : nous avons peu d’industrie et 90% de nos entreprises sont de petites et moyennes taille ; d’où la création par la région de 29 réseaux d’innovation et de développement solidaire pour permettre aux entreprises de mieux travailler ensemble sur leur secteur d’activités : nautisme, parfumerie, bois, tourisme d’affaires, services à la personne… La région est surtout dans un contexte social préoccupant avec un taux de chômage et de pauvreté élevés et une part importante de personnes qui n’ont aucune qualification. Là aussi la région agit, en appliquant un principe de « formation, qualification, emploi » pour 30000 jeunes sortis du système scolaire par an. Pour faire face à la crise, la région a renforcé son dispositif « former plutôt que de licencier » en aidant à la formation des salariés d’entreprises en difficulté. Malheureusement, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, les difficultés économiques et sociales s’aggravent et notre région n’est pas épargnée. La France change oui, mais en mal.

N.P. : Pensez vous que la politique nationale influencera le vote des électeurs aux élections régionales ?

A-J.C : Les électeurs doivent voter pour eux : s’ils estiment que leur situation s’est dégradée à cause de la politique du gouvernement : cadeaux fiscaux aux plus riches avec le bouclier fiscal, recul des services publics (éducation, santé avec les franchises, pôle emploi, la poste…), hausse du chômage, remise en cause des retraites etc ils peuvent le dire dans cette élection. Mais la liste de Michel Vauzelle leur donne aussi l’occasion de voter pour un autre projet de société, basé sur l’égalité, les services publics, et la solidarité entre les territoires et entre les générations.

N.P. : Quel jugement portez-vous sur le bilan de la gauche en PACA ? Lire la suite…

Anne-Julie Clary : « le sport est en danger ! »

Nice en mouvement – 08/03/2010

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La réforme territoriale, voulue par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, inquiète vivement le milieu sportif et pourrait faire perdre un milliard d’euros de subventions au sport français selon le Comité national olympique et sportif (CNOSF). Dans un article paru sur le site Internet de la Gazette des Communes, en septembre dernier, le vice-président du CNOSF, Jean-Michel Brun, en charge du dossier sport et territoires, demandait à ce que  » la compétence sport soit donnée aux régions et aux départements ». A quelques jours du premier tour des élections régionales, nous sommes allés à la rencontre d’Anne-Julie Clary, Conseillère régionale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, déléguée aux sports :

NeM : Quelle sera la politique sportive régionale pour les années à venir ?

Anne-Julie Clary : Le sport est une compétence volontariste de la région dans laquelle nous avons souhaité nous investir parce que l’on considère que le sport relève de l’intérêt général. Le sport dans notre région c’est 11 500 clubs, 1 300 000 licenciés, 7000 salariés… C’est donc un vrai terrain économique et social important pour nous. C’est la raison pour laquelle on intervient dans le sport et on compte bien continuer à le faire.

NeM : Avec la réforme portant sur les collectivités territoriales quelle place aura le sport ?

Anne-Julie Clary : Le sport sera complètement délégué aux communes et les départements et les régions ne pourront plus intervenir. Et cela inquiète fortement le milieu sportif aujourd’hui parce qu’il faut savoir que la plupart des aides proviennent des régions et des départements et qu’elles permettent de structurer le sport sur un territoire plus large que le simple terrain communal. On sait que toutes les communes n’ont pas le budget pour s’occuper du sport et l’aide de la région, bien souvent, leur permet de pouvoir vivre sur un territoire. Aujourd’hui, à cause de la réforme territoriale, le sport est en danger.

NeM : Alors quels moyens allez-vous mettre en œuvre ?

Anne-Julie Clary : Nous on compte affirmer notre soutien total au mouvement sportif et nous allons continuer des politiques qui ont été très importantes ces dernières années. A savoir : l’emploi, nous avons créé 700 emplois dans le sport, c’est important. L’aide aux clubs : c’est 10 000 jeunes qui partent en stage, chaque année, grâce à l’aide de la région. L’aide aux manifestations sportives, mais aussi aider à la formation et nous avons là beaucoup de travail à faire, puisqu’ il y a 300 000 bénévoles dans cette région qu’il faut former pour les motiver à continuer à s’investir dans le sport, c’est très important.

propos recueillis par Williams Vanseveren-Garnier

Michel Vauzelle : « Je créerai 10 000 emplois par an »

Métro – 08/03/2010

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A l’occasion des élections régionales, Michel Vauzelle, candidat socialiste pour la région PACA, a répondu aux metronautes.

Michel Vauzelle, candidat PS pour la région Paca

Michel Vauzelle, candidat PS pour la région Paca

Bonjour, je suis très heureux d’avoir la possibilité de venir à la rencontre des Metronautes. J’apprécie beaucoup cette forme de conversation directe et sympathique. Merci de votre accueil et de votre attention.

Vincent : Bonjour M. Vauzelle. Si vous êtes réélu, quelle sera votre priorité des priorités ?

Ma priorité est, bien entendu, l’emploi. L’emploi relève de la compétence de l’Etat. Hélas, la politique du Président Sarkozy, du laisser-faire, laisser-passer ouvre notre pays à la compétition économique mondiale et ni l’Europe, ni le gouvernement français n’ont mis au point la moindre protection de l’Industrie et de l’Agriculture Française face aux délocalisations. Pour les financiers, piliers de la mondialisation, il est plus intéressant de faire travailler les Chinois ou les Indiens qui n’ont ni les droits sociaux, ni le mode de vie des Européens ou des Français. Résultat : chaque semaine, une entreprise ferme, des employés sont mis à la rue et la France perd peu à peu sa substance économique vitale. Je créerai chaque année 10 000 emplois, on est dans les entreprises petites et moyennes et les emplois de l’économie sociale et solidaire dont la société a besoin aujourd’hui : personnes âgées, jeunes, associations.

Patrick : Quelle sera votre première mesure ?

Il n’y a pas une première mesure, il y a des premières mesures parce qu’il y a plusieurs urgences: la création d’emplois, la formation professionnelle, l’aide aux jeunes pour leur permettre de vivre dans de meilleures conditions.

Emilie : Pourquoi avoir placé la République au coeur de votre campagne ?

Parce que la République est menacée. On a pris l’habitude de vivre en République, le mot lui-même apparaît quelquefois abstrait ou désuet, or la République c’est d’abord le pouvoir du Peuple de gérer ses propres affaires. En ce moment l’argent a pris une partie et parfois la totalité de ce pouvoir au niveau mondial, européen et national. Il faut donc défendre la démocratie au niveau national et la démocrate locale de proximité qui est aujourd’hui en passe d’être abolie avec la disparition voulue par le Président de la République des Conseils Régionaux et des Conseils Généraux. C’est un recul sans précédent et sans équivalent dans le monde entier du modèle républicain.

Tony B : Monsieur Vauzelle, la jeunesse est la première victime de la crise quelles solutions peut apporter la région pour que la jeunesse puisse retrouver confiance en elle ? Lire la suite…

La carte jeune de Vauzelle

La Marseillaise – 08/03/2010

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Michel Vauzelle parmi ses jeunes supporters. PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Michel Vauzelle a quitté, samedi, le classique costume-cravate de l’homme politique. Pour présenter son projet en faveur de la jeunesse, le président-candidat a revêtu un saillant tee shirt arborant les thèmes de sa campagne.
Accompagné de la championne de boxe Myriam Lamare, sa co-listière dans les Bouches-du-Rhône, et de quelques dizaines de jeunes sportifs, Michel Vauzelle a parcouru les derniers hectomètres d’un relais sportif organisé entre son siège de campagne et le Vieux-Port à Marseille.
« Nous sommes les soldats de la République », a-t-il lancé lors d’une prise de parole. Soulignant les vertus de la pratique sportive, il a vanté « les valeurs du respect, de la liberté, de la résistance, de la solidarité ».
Alors que la région « consacre plus de 50% de son budget à la jeunesse », Michel Vauzelle a promis « d’amplifier cette action » lors de la prochaine mandature.

Parmi les mesures phares en faveur des jeunes, il annonce « la construction de 3000 logements pour les étudiants », la mise sur pied « d’un contrat autonomie ». Le candidat socialiste veut « amener 100% d’une classe d’âge vers l’obtention d’un diplôme et d’un haut niveau de qualification ». Il s’engage à accorder « une prime de 1000 euros aux entreprises dont l’employeur proposer un CDI à son apprenti ».
Côté lycées, Michel Vauzelle entend porter « un plan d’investissement d’1,5 milliard pour participer, dans le cadre des compétences de la région, au service public d’éducation et de formation initiales » et « généraliser le plan d’équipement en panneaux solaires à l’ensemble des établissements ». Chaque année, « 50 millions d’euros seront consacrés à la recherche, l’innovation et l’enseignement supérieur ».
Autres mesures envisagées : la participation « au financement des licences sportives annuelles dans les clubs » et la mise en place « d’un service civique régional pour mille jeunes ».

C.D.

A Nice, la gauche débat sport

Actufoot06.com – 03/03/2010

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POLITIQUE Les colistiers de Michel Vauzelle (PS), président de région sortant, organisaient lundi un « débat participatif » sur l’avenir du sport en PACA.

« Il n’y a finalement pas eu beaucoup de réunions thématiques dans cette campagne. Je voulais que le sport ait cependant la sienne ». Conseillère régionale (PS) déléguée aux Sports et à la Jeunesse, la Niçoise Anne-Julie Clary voulait défendre bilans et projets sportifs des socialistes, à la tête de la Région depuis douze années.
Au local de campagne de Michel Vauzelle, dans le centre de Nice, une cinquantaine d’intervenants (militants mais aussi sportifs, éducateurs, responsables d’instances locales…) avaient ainsi répondu présent lundi soir, non pour donner la claque mais la réplique à la benjamine du Conseil régional. Parmi les noms les plus connus dans le football, citons les présences d’André Donati (association OGC Nice), Edouard Delamotte (secrétaire général du District) ou encore Serge Mayerus (inspecteur de la DDJS).
Premier vice-président de Région et leader socialiste des A.-M., Patrick Allemand a introduit le débat d’une brève allocution. « Depuis des années, l’Etat se désengage du sport. C’est donc une compétence dont nous nous sommes saisis, privilégiant la subvention du petit événementiel mais surtout l’aide aux clubs. Et pas seulement sur les grands sports, puisque nous soutenons beaucoup de disciplines nouvelles. La Région veut être à la pointe de l’innovation sportive ». A condition, bien sûr, « d’être réélu » et de « faire reculer la Réforme des Collectivités Territoriales ».

La clause qui inquiète
La Réforme des Collectivités Territoriales ? Le gros point d’inquiétude des participants au débat. Depuis l’été dernier, ce chantier prioritaire du gouvernement met en émoi le monde du sport. Dans la salle, beaucoup s’inquiètent de la suppression de la « Clause générale des compétences ».
Si le sport n’est pas compétence régionale (ni départementale d’ailleurs), cette clause, concept assez vague puisque défini en des termes différents selon la collectivité concernée, permet au Conseil régional (ou général, c’est selon) d’investir pour le sport. Sa suppression, prévue dans la réforme, leur retirerait  cette compétence de fait à défaut d’être de droit.
L’une des têtes pensantes du Comité Départemental Olympique et Sportif (le CNOSF local) résume le problème en chiffres : « Chaque année, les collectivités territoriales investissent 1 250 millions d’euros dans le sport. 500 vont dans les équipements, soit. Mais le reste, aide et soutien au monde sportif, où va-t-on les trouver ? » Un responsable d’association, en écho : « Seules les structures qui s’autofinancent pourront survivre ».
Et Anne-Julie Clary de sauter sur l’occasion pour appeler « la mobilisation le mouvement sportif : c’est indispensable ». Combative, fière du Plan Régional Emploi « qui a permis la création de 700 postes dans le monde du sport, dont 80% sont aujourd’hui pérennisés », elle a conscience que « la Région n’a pas vocation à se substituer à l’État sur les dossiers qu’il a désertés ». Mais elle sait aussi que les communes « ne pourront pas, seules, financer tous les projets sportifs, surtout avec un budget grevé par la disparition de la Taxe professionnelle ». C’est pourquoi elle entend « se bagarrer pour les 85 000 associations existantes en PACA, pour poursuivre ce qu’on a créé ensemble ».
Et pour cela, la gauche n’a qu’une seule proposition : qu’on assoit tout le monde autour d’une table pour discuter. De trois tables, plutôt : réélu, le PS organiserait une « conférence régionale » réunissant « tous les acteurs du monde sportif », créerait un « observatoire régional du sport » et programmerait des « états généraux de l’emploi et de la formation dans le sport ». Tout un programme.
B.G.

Le copier-coller de la droite

22 février 2010 Laisser un commentaire

 

La Marseillaise – 22 février 2010

PS. Michel Vauzelle et ses co-listiers ont analysé le projet de l’UMP

Patrick Menucci : « un projet confus qui comporte énormément d’erreurs ». PHOTO MARIE-LAURE THOMAS

Avant de rendre public ce lundi leur projet pour la région, les listes conduites par Michel Vauzelle ont passé au crible de la critique le programme de Thierry Mariani et de l’UMP. « Nous prenons au sérieux ce que nos concurrents proposent, explique Patrick Menucci, candidat dans les Bouches-du-Rhône et directeur de campagne. Notre volonté est de faire vivre le débat politique ».
Après un décryptage minutieux et sans concession, les responsables socialistes se disent « stupéfaits » du contenu de l’opus de la droite. « C’est exactement le copier-coller de ce qui est fait nationalement, remarque Patrick Menucci. D’ailleurs, leur programme est le même en PACA qu’en Champagne-Ardennes ou en Lorraine. Cela démontre le peu d’intérêt porté par la droite à la région. Ils n’ont fait aucun effort d’applications locales. Je suis stupéfait que des élus comme Bernard Deflesselles, qui connaissent les dossiers de la région, aient pu accepter ce type de programme ».

Enormémenent d’erreurs
Après avoir noté la « très grande confusion » du projet de Thierry Mariani qui comporte « énormément d’erreurs », l’élu de Marseille considère qu’il « anticipe la réforme des collectivités locales qui supprime la clause de compétence générale. Ainsi, le soutien aux associations, au sport ou à la culture est totalement absent. Ce qu’ils défont à Paris, ils veulent le défaire ici ».
Prenant l’exemple du chapitre « économie-emploi », Christophe Castaner, tête de liste dans les Alpes-de-haute-Provence, souligne qu’aucun engagement n’est pris « sur la création ou le maintien d’emplois, sinon sous forme incantatoire ». Quand des mesures sont annoncées, elles reprennent « des axes déjà mis en œuvre par la région ». Le maire de Forcalquier réfute également la critique de la droite selon laquelle la région n’aurait pas joué son rôle pour la relance de l’économie. « Le budget d’investissement a augmenté de 16% » rétorque-t-il avant de s’étonner de l’absence de référence au projet Iter dans le projet de l’UMP.
Candidate dans les Alpes-Maritimes, Anne-Julie Clary, s’exprimant sur les lycées, lance : « nous n’avons pas attendu les promesses de la droite » pour améliorer les équipements scolaires.

Le sport et la culture occultés

Elle reproche à Thierry Mariani de passer sous silence le transfert des personnels TOS de l’Etat à la région. « En outre, ajoute-t-elle, nous avons créé 300 postes afin de répondre aux besoins des lycées,  à l’inverse de la tendance nationale qui supprime des emplois dans l’Education nationale. » Evoquant l’enseignement supérieur, elle souligne que la droite régionale n’a pour objet que « d’accompagner la politique nationale, notamment sur les pôles d’excellence ».
Elle relève aussi que « tout ce qui relève des compétences volontaristes de la région, de la vie associative, du sport, de la culture est totalement occulté » par la droite. « La région s’est engagée pour 12 millions d’euros dans Marseille 2013, ajoute Patrick Menucci. Cette subvention régionale sera-t-elle supprimée? ».
Quant aux transports, l’une des principales compétences de la région, il estime que « la totalité des projets évoqués par Thierry Mariani ont déjà été contractualisés et financés par la région ».

CHRISTIAN DIGNE