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« On ne change pas une politique engagée depuis trois ans »

JDD – 27/03/2010

Pour apaiser la droite, François Fillon brandit la rigueur et affiche sa cohérence. La lutte contre les déficits sera au cœur de l’action gouvernementale, dit-il au JDD, selon la ligne qu’il a toujours défendue.

François Fillon

François Fillon veut continuer la politique engagée depuis 2007. (Reuters)

Combien de temps est-ce tenable pour vous d’être beaucoup plus populaire que le président de la République?
Les sondages, ça monte et ça descend. Ils ne sont un problème que s’ils sont utilisés à des fins personnelles. Ma conception est claire: le Premier ministre met en œuvre la politique du président de la République, légitimée par son élection. Ce qui compte, c’est le résultat des élections et le président de la République, c’est Nicolas Sarkozy.

Mais vous ne pouvez rien contre le désir de la droite profonde et de ces parlementaires qui vous applaudissent, et fulminent contre le Président…
Les popularités ou les humeurs, c’est quelque chose de changeant. Ce qui comptera, ce sont nos résultats. Nous sommes arrivés aux responsabilités sur un programme ambitieux, que la crise est venue percuter. Notre sujet, c’est de renforcer les mesures contre le chômage, de reprendre la lutte contre les déficits, de recentrer et d’amplifier notre action. C’est la leçon que je retiens des régionales. Rien n’existe que cela. Il ne peut pas y avoir de rivalité entre le Président et son Premier ministre parce qu’il en va de la cohérence du gouvernement de la France et donc de l’intérêt national. Je vais être très clair: Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la majorité en 2012.

Et si vous n’êtes plus Premier ministre dans six mois? Lire la suite…

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Réforme des collectivités – L’Institut de la décentralisation appelle à la constitution de régions plus fortes

Localtis – 24/03/2010

L’abstention record enregistrée lors des élections régionales des 14 et 21 mars ne signifie pas que les Français se désintéressent des régions, ont observé ce 24 mars, au cours d’une conférence de presse, les deux présidents de l’Institut de la décentralisation, les députés Jean-Pierre Balligand (PS) et Michel Piron (UMP). Pour eux, elle traduit en réalité « une appétence non satisfaite » par un débat politique dont les enjeux ont été – à tort – nationalisés. « Il y a une vraie victoire des présidents de région sortants », notent par ailleurs les deux élus, pour qui le bilan des régions a été jugé positif par une large partie de l’électorat.
Ce contexte n’a rien changé au projet de loi de réforme des collectivités territoriales, ont-ils encore souligné, déplorant ensemble que le texte demeure « très pauvre » concernant, d’une part, la relation entre le département et la région, d’autre part, l’idée d’un pouvoir régional fort. Sur ce point, il faut préciser que l’Institut de la décentralisation milite pour l’attribution aux régions d’un pouvoir normatif leur permettant d’adapter les règles nationales aux spécificités de leurs territoires. De plus, ses dirigeants verraient d’un assez bon œil le rapprochement de plusieurs régions entre elles, afin que les périmètres régionaux deviennent plus vastes. Sur le terrain, l’idée ne soulève pas de réticences fortes, a constaté Michel Piron à la suite d’une longue série de déplacements en province.

Le futur conseiller territorial en question

Lorsqu’il s’agit d’aborder la création du conseiller territorial voulue par le gouvernement, chacun des deux présidents prend sa casquette politique, sans toutefois se démarquer trop de l’autre. Principale crainte émise par Jean-Pierre Balligand à l’égard du nouvel élu appelé à siéger en 2014 au conseil général et au conseil régional : qu’il soit en permanence « en session de rattrapage ». « Ne parvenant pas à faire aboutir, le lundi, son projet au conseil général, il le soumettra, le vendredi, au conseil régional », explique-t-il. « Il ne faut pas arriver à ça », concède Michel Piron, qui veut faire le pari de la « vertu » des élus.
Le nouveau tandem dirigeant de l’Institut de la décentralisation s’avance à quelques pronostics sur l’avenir de la réforme des collectivités territoriales, qui doit être discutée au cours de ce printemps à l’Assemblée nationale : le principe de la suppression de la clause générale de compétence « va tomber à l’eau » et les dispositions sur les métropoles vont connaître de « grands changements » sous l’impulsion du rapporteur, l’UMP Dominique Perben. Si cela se réalisait, cela ne gênerait pas les deux élus. Michel Piron, en particulier, serait favorable à la création de villes-départements là où les agglomérations représentent la majorité de la population du département, comme c’est le cas à Lyon.

Thomas Beurey / Projets publics

La réforme des collectivités après les régionales : on en parle…

Alain Marleix, secrétaire d’Etat en charge des collectivités territoriales, a assuré mardi 23 mars lors de la séance des questions à l’Assemblée que le gouvernement serait « ouvert à toute amélioration » sur le mode de scrutin pour l’élection du futur conseiller territorial. « C’est d’ailleurs tout le sens de la mise en place des différents groupes de travail qui aujourd’hui y réfléchissent », a-t-il ajouté en réponse à Bruno Leroux. Répondant cette fois à Alain Rousset, il a également souligné que le « cinquième texte [qui] visera à clarifier le partage des compétences entre régions et départements » permettra à ces collectivités d' »exercer non seulement des compétences d’attribution, mais aussi un pouvoir d’initiative et des compétences partagées dans des domaines comme la culture et le sport ». Tandis que le président sortant de l’Association des régions de France (ARF) lui demandait de « retirer un texte qui fait l’unanimité contre lui », Alain Marleix a en revanche réaffirmé la volonté du gouvernement de mener cette réforme à son terme.

François Fillon, lors de cette même séance à l’Assemblée : « Votre parti présidera vingt-deux ou vingt-trois régions sur vingt-six. C’est une responsabilité considérable et je veux, dans un esprit républicain, saluer ceux et celles qui, demain, vont diriger les régions françaises. Ils vont le faire dans un contexte de crise économique et sociale qui rend cette responsabilité d’autant plus importante. Il est essentiel, dans ce contexte, que nous coordonnions le mieux possible les politiques économiques locales et les politiques économiques nationales. […] Les régions ne sont pas des contre-pouvoirs. Ce sont des éléments constitutifs de la nation et de l’Etat. Je prendrai dans les prochaines semaines des initiatives pour voir, avec les présidents de région, comment nous pourrions mieux coordonner nos efforts face à la crise économique et sociale. »

Alain Rousset a estimé mardi que « le fait régional sort renforcé » des dernières élections et qu' »il faut aller maintenant plus loin » dans la décentralisation. « Les deux grands axes d’activité sur lesquels les régions devaient maintenant développer leurs efforts sont les jeunes, avec leurs problèmes de formation, d’emploi, de logement, et l’innovation. » Il a aussi estimé que l’ARF devait « élever le ton face à la réforme territoriale prévue par le gouvernement » et mettre « en avant de nouveaux arguments ». « J’ai beaucoup fait pour qu’elle fonctionne de manière collégiale et si mes collègues estiment que je suis l’homme de la situation, je serai prêt », a-t-il poursuivi en évoquant la possibilité d’un nouveau mandat à la tête de l’association.

Michel Vauzelle, dont la liste a remporté les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a annoncé son intention de briguer la présidence de l’ARF. « Le président de l’ARF doit être quelqu’un qui désire combattre contre Sarkozy et essayer de le faire reculer sur cette réforme des collectivités. Je m’en sens la force, le courage et les arguments », a-t-il déclaré le 22 mars à sa permanence marseillaise. « On détruit la région au profit des conseillers cantonaux qui s’occuperont de leur canton ou de conseillers de métropole qui évidemment auront la tentation de tirer toute la richesse régionale vers Marseille d’un côté et Nice de l’autre. »

Bertrand Delanoë, maire de Paris, demande le retrait du projet de loi du Grand Paris qui revient au Sénat le 6 avril, jugeant qu’aux régionales, les Franciliens « ont sanctionné la démarche de l’Etat, technocratique, hyper centralisée, peu respectueuse de la légitimité des élus locaux ». Ses préconisations ? « Nous proposons une démarche constructive, consistant à réconcilier les territoires, agréger leurs atouts. Paris Métropole doit être le lieu démocratique de débat et d’élaboration de cette ambition. Il faut donc faire grandir cette instance en accueillant de nouveaux partenaires de toute sensibilité et faire évoluer le statut de ce syndicat, avec des modes de coopération souples. »

Michèle André, présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes, a indiqué qu’à l’issue des élections régionales, les conseils régionaux seront constitués de 47,98% de femmes, soit une « légère progression » par rapport aux 47,6% de femmes au scrutin de 2004. « La parité est maintenant bien ancrée dans les conseils régionaux grâce au mode de scrutin institué par la loi du 11 avril 2003, un scrutin de liste à deux tours assorti de l’obligation, pour chaque liste, d’être constituée alternativement d’un candidat de chaque sexe », souligne la sénatrice. Celle-ci continue en revanche de s’inquiéter des conséquences du mode de scrutin prévu pour l’élection des futurs conseillers territoriaux, lequel « ferait tomber la proportion des femmes en dessous des 20% ».

Martin Malvy, qui sera logiquement reconduit vendredi à la présidence de la région Midi-Pyrénées : « Souhaitons que la réforme territoriale connaisse le même sort que la taxe carbone. »

Nicolas Sarkozy… n’a en revanche pas mentionné la réforme des collectivités, ce 24 mars, dans son allocution prononcée devant la presse à l’issue du Conseil des ministres passant en revue les réformes qu’il compte amplifier ou poursuivre en priorité.

C.M.

Projet Iter: Passe d’armes entre Fillon et Vauzelle sur le financement

Romandie News/Afp – 23/03/2010

PARIS – Une passe d’armes sur le projet Iter a opposé mercredi dans l’hémicycle de l’Assemblée le Premier ministre, François Fillon, et le président socialiste de la région Paca, Michel Vauzelle, lors de la séance des questions au gouvernement.

M. Vauzelle, réélu dimanche pour un troisième mandat à la tête du conseil régional de Paca, a irrité M. Fillon en accusant l’Etat français de déléguer le financement de ce projet de réacteur thermonucléaire à la région.

« Vous renvoyez les présidents de régions à leurs responsabilités régionales (…) chaque jour, vous et vos ministres, vous venez charger les régions et les collectivités locales des affaires de l’Etat que vous démantelez et que vous privatisez pans par pans », a déclaré le député socialiste.

« Il y a même un équipement unique au monde qui devait être financé par les états, la Chine, les Etats-Unis, la France. Mais non. Le Premier ministre demande à la région de financer Iter », a-t-il ajouté.

« Un équipement unique au monde qui porte les espoirs du monde entier. Eh bien la France a répondu. Voilà la colère d’une majorité qui voit que l’Etat ne fait plus son travail. La Provence a répondu, Marseille a répondu en votant pour la gauche, de même Nice qui a voté également pour la gauche », a ajouté M. Vauzelle en allusion aux résultats des régionales.

M. Fillon s’est alors exclamé:  » Alors là c’est un peu fort ! Nous nous sommes battus ensemble » sur ce projet.

« Et vous étiez à nos côtés pour faire venir le projet Iter en Provence Alpes-Côte d’Azur. Nous étions en compétition avec les Japonais, avec les Espagnols, vous vous êtes engagé fortement à nous aider et je vous en remercie », a poursuivi M. Fillon.

« Et là, parce que vous avez été élu (…) grâce à une coalition avec les écologistes, vous essayez de vous dégager de votre responsabilité. Je trouve ça honteux, et franchement je pense que ça préfigure assez mal du fonctionnement d’un certain nombre de coalitions dans les régions », a-t-il ajouté en allusion à celles qui associent socialistes et écologistes au sein des exécutifs régionaux.

Parmi les points de l’accord conclu par les trois listes de gauche pour le second tour des régionales en Paca, Europe Ecologie a obtenu l’assurance qu’aucun euro supplémentaire ne serait versé pour financer l’équipement industriel de recherche d’Iter qui relève de l’Etat.

La région Paca a déjà versé 152 millions d’euros pour les différents aspects du projet (enseignement, infrastructures et machine) implanté à Saint-Paul-les-Durance (Bouches-du-Rhône).

Fillon anticipe la réforme des collectivités territoriales et son nouveau mode de scrutin

François Fillon: « Si l’élection était à un tour, Thierry Mariani serait président de la Région! »

fini-parti – 18/03/2010

Brève. Lue sur Libémarseille cette phrase remarquable du premier ministre en visite à Marseille jeudi 18 mars pour soutenir le candidat de l’UMP, Thierry Mariani, avant le second tour des élections régionales. Il fallait oser !

Après le déplacement surréaliste de Jean-Louis Borloo hier (voir la vidéo ci-contre), ça commence à faire beaucoup! Thierry Mariani serait peut-être bien inspiré de passer un petit coup de fil au président pour réclamer l’arrêt immédiat de l’envoi de ministres en Paca. Question de crédibilité….

 

Coup de pouce ou coup de grâce ?

La Marseillaise – 19/03/2010

UMP. F. Fillon entre dans la bataille des régionales en Paca.

Fillon avec un maillot de l’OM. Les Marseillais n’en seront pas forcément fiers…PHOTO ML THOMAS

Le Premier ministre, s’est déplacé en personne hier à Marseille pour soutenir le candidat de la majorité présidentielle Thierry Mariani.
Sur la place Charles de Gaulle entre le Palais de la Bourse et l’Union Patronale, François Fillon s’est exprimé en fin de matinée, entouré des figures de la droite régionale. Thierry Mariani et Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, l’ont remercié chaleureusement de sa visite avant de lui confier la parole.
« Je suis venu défendre mes convictions, les valeurs de ma famille politique » a-t-il indiqué d’emblée avant de s’en prendre violemment à la gauche, accusée de vouloir « opposer un contre-pouvoir à la politique du gouvernement et empêcher la modernisation de notre pays ».
Très virulent contre les écologistes, le chef du gouvernement a déclaré : « si en lieu et place de Charles de Gaulle ou Georges Pompidou il y avait eu une alliance électorale entre socialistes et Verts, il n’y aurait pas aujourd’hui en France de TGV, d’indépendance énergétique grâce l’électronucléaire ou de projet Airbus. L’accord électoral PS-Verts c’est l’assurance de l’immobilisme ». Avant d’appeler « chacun à se mobiliser dimanche, car dans cette région, le changement c’est Thierry Mariani » il a fait valoir les « 35 milliards d’euros d’investissements d’avenir » décidés au niveau national.
Refus de voir dans les résultats un vote sanction
Sans ciller, le Premier ministre a refusé de lier le mauvais score de la droite et le niveau de l’abstention à la politique du gouvernement. Pour lui, « la crise a rendu de nombreux français mécontents et inquiets et ils se sont détournés des urnes. L’abstention confirme aussi que nos concitoyens ne comprennent rien à la complexité de nos institutions ».
En avant-goût de sa réforme territoriale, François Fillon a lancé : « Thierry Mariani est arrivé en tête du 1er tour des élections régionales, si le scrutin n’était qu’à un tour il serait aujourd’hui Président de région ».
Élément de poids pour mobiliser l’électorat de droite ou handicap définitivement disqualifiant, la visite de soutien de François Fillon à Thierry Mariani ne manquera pas d’être jugée à l’aune des résultats de dimanche.

LÉo purguette

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Mars 2014 : miracle à l’UMP

Le Monde – 15/03/2010

C’est un succès inespéré que vient de remporter l’UMP aux élections régionales. En dépit de la crise qui ferme les usines et gonfle le chômage, en dépit des réformes qui tardent ou qui patinent, en dépit du solide discrédit dont pâtit Nicolas Sarkozy dans l’opinion, en dépit d’un score national calamiteux, en dépit de tous ces vents mauvais, le parti du président a remporté… les vingt-deux régions métropolitaines.

On lui prédisait une déroute. Il vient non seulement de sauver l’Alsace et la Corse, mais de reconquérir plusieurs régions, et non des moindres : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Centre. Grands et petits chefs de la droite jubilent de ce miracle soigneusement préparé depuis quatre ans.

Arrêtons là la plaisanterie, puisque ce n’en est pas vraiment une. Mais simplement l’application aux résultats du 14 mars 2010 du nouveau mode de scrutin régional qui – si la réforme envisagée va à son terme – sera inauguré en 2014.

Comparaison n’est pas raison, objecteront immédiatement les esprits rigoureux. A juste titre. Si elle fait l’objet d’un projet de loi approuvé par le conseil des ministres du 21 octobre 2009, cette réforme électorale n’a même pas encore été discutée par le Parlement et encore moins examinée par le Conseil constitutionnel, qui pourrait y trouver de sérieux motifs de censure.

En outre, elle chamboule complètement le paysage régional et départemental et invente le « conseiller territorial », élu commun à ces deux collectivités locales. Enfin, elle instaure un mode de scrutin totalement baroque, à un seul tour, au terme duquel 80 % desdits conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal dans le cadre des cantons, tandis que les 20 % de sièges restants seront attribués à la proportionnelle en fonction des suffrages obtenus par les candidats affiliés à des listes départementales. Un véritable « scrutin Shadok », conforme à la devise « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », selon la formule de Laurent Fabius.

Ces objections sont évidemment fondées. Il n’empêche : l’objectif affiché de cette réforme est de permettre aux candidats arrivés en tête au premier et unique tour de scrutin de remporter la victoire, même avec moins du tiers ou à peine plus du quart des voix.

Appliquée, dans son esprit, aux résultats du 14 mars, elle permettrait donc à la droite parlementaire de faire bonne figure. Quand bien même elle a réalisé, avec 26,18 %, le plus mauvais score de son histoire depuis le début de la Ve République.

En résumé, malgré un vote sanction cinglant sur le plan national, ce nouveau mode de scrutin régional aurait rendu possible un joli hold-up électoral au niveau régional. Espérons simplement que, lors de son examen au Parlement, chacun saura soit s’y opposer, soit l’amender suffisamment pour éviter une telle arnaque démocratique.

Gérard Courtois

François Fillon à Marseille

Grâce à Fillon, la Canebière est propre

Libémarseille – 18/03/2010

Le tramway sur la Canebière

REGIONALES. La visite express de François Fillon jeudi matin à Marseille a au moins eu une conséquence positive: les cantonniers ont nettoyé avec ardeur la partie de la Canebière où il est arrivé, histoire d’en effacer les stigmates de la récente grève des éboueurs.

Pour le reste, le Premier ministre est venu soutenir la liste UMP de Thierry Mariani, mais il n’est pas sûr que l’on mesurera un résultat aussi tangible que cette (provisoire) propreté.

S’exprimant au micro depuis la terrasse d’un café, François Fillon a toutefois trouvé un excellent argument: « Si l’élection était à un tour, Thierry Mariani serait président de la Région! »

« Ouais! », ont crié les militants.

Hélas pour l’UMP, l’élection comporte un second tour.

Mais cette histoire d’élection à un tour peut resservir: elle est dans les cartons du gouvernement, pour une éventuelle réforme du scrutin.

En attendant, dimanche prochain, avec ses 26,6% du premier tour, Mariani n’a aucune réserve de voix.

En face, Michel Vauzelle (PS, 25,8%), Europe Ecologie (10,92%) et le Front de Gauche (6,11%) ont uni leurs forces et sont largement favoris, d’autant plus que Jean-Marie Le Pen (20,29%) se maintient.

Alors, le seul point sur lequel François Fillon s’appuye, c’est le projet Iter: selon lui, la gauche « veut freiner la mise en place » de ce méga-projet expérimental de fusion thermo-nucléaire, en construction à Cadarache.

« Nous nous sommes battus pour l’avoir dans la région, explique le Premier ministre. Nous avons rassemblé ici l’intelligence du monde pour essayer de fabriquer l’énergie de demain. Mais voilà que, pour un petit accord électoral, Iter ne sera plus une priorité. La gauche en fera le moins possible. Car ce qui compte pour eux, c’est les places [d’élus], pas l’avenir de la recherche. »

Hélas, cette tentative de polémique tombe à plat: la Région ne change en rien son financement d’Iter. Elle le poursuit. Europe Ecologie n’a pas obtenu ce qu’elle désirait (lire l’article).

Simplement, Michel Vauzelle a assuré que la Région ne voterait pas de nouveau financement. Une promesse qui n’engage que ceux qui y croient: s’il veut le faire, il suffira que la droite, favorable à Iter, vote avec lui, et la mesure passera.

Donc, Iter n’est pas en danger, contrairement à ce que veut faire croire l’UMP.

Alors, faute de mieux, Fillon engage les abstentionnistes à bien réfléchir: « Ce n’est pas en se détournant des urnes qu’on résoudra la crise sociale, économique et financière », explique-t-il.

Mais la crise, en ce moment, est surtout à droite: à Marseille, l’UMP, avec un minable 22,37%, n’est arrivée dimanche qu’un point devant le FN (21,48%), loin derrière Vauzelle (29,6%).

Pas sûr que Fillon a eu le temps d’en parler avec Jean-Claude Gaudin: il est reparti fissa vers Paris, pour écouter le discours de Simone Veil à l’Académie française, avant de rejoindre ensuite l’Alsace, une des deux régions encore détenues par la droite, avec la Corse, et aujourd’hui menacée de passer à gauche.

Heureusement, outre son utilité pour la propreté générale, le Premier ministre n’a pas fait le voyage à Marseille pour rien: il est reparti avec un maillot de l’OM portant le numéro 10 de Ben Arfa, floqué à son nom.

M.H.

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Régionales: Fillon veut « aller chercher » les abstentionnistes

L’Express – 18/03/2010

François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste UMP de Thierry Mariani (à droite) en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche. Le Premier ministre était accompagné du ministre de l'Industrie et maire de Nice, Christian Estrosi (à gauche). (Reuters/Jean-Paul Pélissier)

François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste UMP de Thierry Mariani (à droite) en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche. Le Premier ministre était accompagné du ministre de l'Industrie et maire de Nice, Christian Estrosi (à gauche). (Reuters/Jean-Paul Pélissier)

MARSEILLE – François Fillon a effectué jeudi une visite éclair à Marseille pour mobiliser les abstentionnistes et soutenir la liste de l’UMP en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), qui se retrouve en ballottage défavorable avant le second tour des régionales de dimanche.

Le premier ministre a lancé un appel appuyé aux abstentionnistes du premier tour, particulièrement nombreux dimanche dernier en Paca (55,12%).

« Ces abstentionnistes, il faut aller les chercher« , a-t-il dit. « Ils ne sont pas allés voter pour beaucoup d’entre eux parce qu’ils considèrent que la région n’est pas une élection importante. Ils ont tort, mais c’est cela qu’ils ressentent. »

L’appel s’adresse aussi aux électeurs du Front national.

« Je parle à tous les électeurs, je ne distingue pas plus ceux du Front national que les autres« , a-t-il déclaré.

François Fillon a aussi critiqué les « petits accords électoraux » réalisées en Paca où, comme dans la plupart des autres régions, les listes du Parti socialiste, d’Europe Ecologie et du Front de gauche ont fusionné.

« Ces accords électoraux entre les Verts et les socialistes, c’est l’assurance de l’immobilisme, c’est l’assurance du non-choix, c’est l’assurance du ni-ni qui était si cher à François Mitterrand« , a-t-il expliqué.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le candidat UMP a viré dimanche en tête du premier tour (26,6%) devant son adversaire socialiste (25,8%) et le Front national (20,29%).


National: extraits interview Nicolas Sarkozy (Le Figaro), hagiographie de François Fillon (Le Monde)

 

Sarkozy : pas de remaniement avant la réforme des retraites

Le Figaro – 11/03/2010

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Crédits photo : Élodie Grégoire pour le Figaro Magazine Crédits photo : ELODIE GREGOIRE

EXCLUSIF – Une «nouvelle étape politique» envisageable après la réforme des retraites, des mesures importantes sur l’identité nationale annoncées en avril : dans une interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy confie ce qu’il prépare dans les mois à venir. Extraits.

Sur son rôle dans la campagne régionale

Le président de la République se défend de s’être engagé dans cette campagne, y compris pendant ses déplacements en province .«Je n’ai pas donné de consigne de vote et je ne le ferai pas. Mais convenez qu’il serait étrange que je sois le seul à ne pouvoir expliquer l’enjeu des élections régionales !». Quant à l

a convocation des chefs de file de la campagne en Ile-de-France, le président s’agace de «ces polémiques permanentes qui font perdre un temps précieux à la France» :«Qu’y a t-il d’étonnant à ce que je rencontre des élus d’Ile-de-France alors que je suis moi même un élu de cette région depuis 1977 ?». Préoccupé par le taux record d’abstention annoncé pour ce scrutin, Nicolas Sarkozy demande aux Français d’aller voter : «C’est aussi un devoir civique».

Sur les conséquences du scrutin

« Je serai bien sûr attentif à ce que les Français diront». Mais Nicolas Sarkozy est très clair : «Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional : ses conséquences seront donc régionales». Insistant sur la nécessité d’une certaine stabilité pour l’action gouvernementale, le président cite en exemple le record de longévité de Christine Lagarde – seule ministre à être citée dans l’interview – au ministère des Finances : deux ans et demi. Le président envisage peut-être une «nouvelle étape» mais seulement après la réforme des retraites – un texte devrait etre deposé au parlement en septembre – , même s’il n’exclut pas d’ici là «quelques adaptation gouvernementales».

Sur le débat sur l’identité nationale Lire la suite…

Régionales : dans le dernière ligne droite, Hubert Falco donne des regrets à l’UMP

La Provence – 11/03/2010

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Hubert Falco donne des regrets à l'UMP - Photo Franck Pennant

Alors que Thierry Mariani est à la peine, le maire de Toulon ravive la plaie de sa défection pour conduire la liste UMP aux régionales. D’abord avec un sondage varois qui montre sa faculté de résistance. Ensuite avec la publication d’un livre qui revient sur son refus d’être le champion de la droite.

Les sondages tombent les uns après les autres et montrent que la reconquête de la région Paca est de plus en plus problématique pour la droite, alors que c’était un des objectifs fixés par Nicolas Sarkozy en début de campagne. Ce qui pose la question de la situation nationale de l’UMP et de sa stratégie électorale, mais aussi de sa tête de liste, le député vauclusien Thierry Mariani.

Conséquence, beaucoup dans la majorité présidentielle regrettent de nouveau qu’Hubert Falco, le maire UMP de Toulon, ait choisi en septembre dernier de ne pas aller au combat, alors que c’est lui qui était désigné. Certes, il a bien fini par accepter de conduire la liste dans le Var. En revanche, il a laissé son camp orphelin, le privant de sa meilleure locomotive et entraînant une primaire plutôt sèche entre Bernard Deflesselles, Guy Teissier et Thierry Mariani, qui a laissé des traces… Lire la suite…