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Régionales Paca 2010 : analyses et réactions ALPES MARITIMES (5 articles)

Le Pen sur les talons de Vauzelle et Mariani

Nice matin – 15/03/2010

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Photo : Infographie Groupe Nice-Matin

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Thierry Mariani domine, Michel Vauzelle pousse derrière, Laurence Vichnievsky décroche, Jean-Marie Le Pen s’accroche et joue l’arbitre. L’abstention gonfle

FN : l’énorme surprise
Invité au débat Nice-Matin le 26 février dernier, Jean-Marie Le Pen avait pronostiqué une « grande surprise » assurant passer la barre des 20 % en PACA. C’est chose faite avec 20,29 % pour le président du Front national qui parvient même à devancer le PS de quelques points dans les Alpes-Maritimes. Hier soir à Nice, Jean-Marie Le Pen prédisait une autre surprise : sa victoire au second tour. « Il y a des hypothèses où le Front National peut l’emporter. »

UMP : la double peine
Pour Thierry Mariani, c’est la double peine. Longtemps annoncé largement en tête au premier tour, le candidat UMP arrive avec seulement un point d’avance devant le socialiste Michel Vauzelle. Et à cinq points seulement de Jean-Marie Le Pen. Pire : Thierry Mariani fait tout juste mieux que Renaud Muselier en 2004. Le second tour s’annonce donc compliqué, le député proche de Nicolas Sarkozy disposant d’une réserve de voix très faible. Dans les Alpes-Maritimes et dans le Var, les listes des deux ministres, Christian Estrosi et Hubert Falco, sauvent les meubles, recueillant plus de 30 % des voix.

PS : petite dégringolade
Michel Vauzelle ne prend pas la première place de ce premier tour. Le président sortant ne parvient pas à renouveler son score de 2004 (35 %).
Dimanche prochain, le socialiste devrait cependant être réélu. Pour y arriver, il devra compter sur les voix d’Europe Ecologie et du Front de Gauche avec qui les négociations ont démarré hier soir.

Europe Ecologie : le recul
Dans le camp d’Europe Ecologie, c’est la déception. La liste conduite par Laurence Vichnievsky passe tout juste la barre des 10 %. Entre les deux tours, la fusion avec la liste PS devient quasi automatique.

Front de gauche : pas mal
La liste de Jean-Marc Coppola recueille 6, 1 %. C’est un peu une surprise, le Front de gauche laissant loin derrière le NPA et LO.

Abstention : le gouffre

En Paca, le taux d’abstention devrait atteindre les 55 %, soit 17 points de plus qu’il y a six ans.

Modem : la débâcle

Le Modem savait que le premier tour serait très difficile. Mais là, l’échec est cuisant pour le parti de François Bayrou qui ne parvient pas à passer la barre des 5 %.

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Les résultats définitifs du premier tour dans les Alpes-Maritimes

Abstention : 43.20%

Franco (UMP) : 30.94% Le Pen (FN) : 22% Allemand (PS) : 20.84% Aschieri ((EE) : 12.60% Piel (FdG) : 4.81% Dombreval (MoDem) : 2.35% Miran (Alliance Ecologiste) : 2.32% Loeuillet (LS) : 2.09% Ciaravola ( GSE) : 1.60% Benkemoun (LO) : 0.45% Lire la suite…

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Tchat : quel scénario pour les régionales ?

La Provence – 12/03/2010

A deux jours du premier tour, LaProvence.com invite donc Daniel van Eeuwen, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, à répondre à vos questions sur ces élections, vendredi 12 mars de 15h30 à 16h30. Comme il l’avait fait en décembre dernier, en tout début de campagne.

Analyse des sondages, impact de l’abstention, retour sur la campagne et le programme de chacun, réserves de voix ou encore hypothèses d’alliances au second tour… Rien ne sera éludé.

laprovence.comBonjour à tous,
ce tchat avec Daniel van Eeuwen va pouvoir commencer.

Daniel van Eeuwen Bonjour, je suis heureux de vous retrouver ou de découvrir certains d’entre vous pour un nouveau dialogue.

polokiebobonjour,
en tant normal, si un grand patron d’entreprise avait les mêmes résultats que M.Vauzelle après un mandat de 6 ans, il ne serait pas reconduit dans ses fonctions.
Pourquoi n’en est-il pas de même en politique. Le bilan de M.Vauzelle n’est vraiment pas bon. il devrait être sanctionné dans les urnes.
Pourquoi fait-on de ce scrutin un enjeu national ? Ce n’est pas les présidentiels !

Daniel van Eeuwen Il appartient aux candidats et notamment aux adversaires de monsieur Vauzelle d’évaluer son bilan et ce sera bien évidemment l’un des éléments du vote de dimanche.
Ce scrutin est en effet pour partie un scrutin national car l’élection se situe au milieu du mandat présidentiel et c’est donc généralement une occasion que saisissent les électeurs pour envoyer un message aux gouvernants. Le plus souvent, il s’agit davantage d’exprimer un mécontentement qu’une approbation. Ce ne sont donc pas les élections présidentielles mais elles offrent une opportunité unique jusqu’en 2012 de se prononcer sur l’action du chef de l’Etat.

martine56Bonjour,
Pensez-vous que le score du Front National sera plus élevé que prévu (donc plus d’élus) ? Ce parti est-il en train de remonter à la surface ? Merci. Lire la suite…

Le monde 12 mars 2010 : second tour, sondage, enjeux locaux, électorat de droite et négociations PS-EE (4 articles)

Le PS virerait en tête au premier tour des élections régionales

Le Monde – 12/03/2010

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A quelques encablures du premier tour des élections régionales, dimanche 14 mars, le Parti socialiste et Europe Ecologie grignotent encore quelques points supplémentaires dans les intentions de vote exprimées par les Français, selon la troisième vague de sondage (PDF) réalisée par TNS Sofres-Logica pour Le Monde, France-Inter, France 2 et France 3, les 9 et 10 mars.

Le PS s’empare ainsi de la première place, avec 30 % des voix, passant devant l’UMP et ses alliés (Nouveau Centre, CPNT, MPF), qui recueillent 29 % des voix.

Gain de 2 points pour les socialistes et les écologistes

Les listes socialistes sont créditées d’un gain de 2 points par rapport à la vague de sondage précédente, réalisée les 1er et 2 mars.

Le gain est également de 2 points pour les listes d’Europe Ecologie, qui totalisent désormais 14 % des intentions de vote. Elles sont certes encore un peu éloignées de leur score historique des élections européennes de juin 2009 (16,3 %), mais s’en rapprochent.

L’union gauche-écologistes majoritaire dès le premier tour

A la « gauche de la gauche », le Front de gauche (alliance entre le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) connaît un tassement, perdant 1,5 point à 5,5 % des intentions de vote.

Réunies, les listes de gauche (PS, divers gauche, Front de gauche) et des écologistes sont majoritaires face à celles de la droite dès le premier tour, avec 51 % des intentions de vote. En 2004, les partis de  gauche et les écologistes qui étaient unis dès le premier tour avaient totalisé 40,3 % des voix

Les listes de la majorité présidentielle et divers droite recueillent, quant à elles, 30 % des intentions de vote pour le 14 mars, soit un repli de 1 point. En 2004, au premier tour, la droite avait totalisé 36,63 % des voix.

A l’extrême gauche, les listes du Nouveau Parti anticapitaliste demeurent stables, à 1,5 % des voix, et celles de Lutte ouvrière en légère progression (2 % des voix, soit un gain de 0,5 point).

A l’extrême droite, le Front national retrouve son niveau de début février, avec 8,5 % des intentions de vote. En 2004, lors des précentes élections régionales, il avait recueilli 15,05 % des voix.

Quant au MoDem, il progresse légèrement à 4,5 % des intentions de vote (+ 0,5 point).

Un peu plus d’intérêt pour le scrutin

L’intérêt exprimé par les Français pour ces élections s’est légèrement accru à l’approche du vote. Une majorité des personnes interrogées (54 %) se déclarent désormais intéressées par le scrutin. La proportion n’était que de 45 % début février.

L’intérêt est très majoritaire à gauche (62 %), alors que le désintérêt est majoritaire (51 %) à droite.

Un vote d’abord sur des enjeux locaux

Les Français confirment qu’à leurs yeux l’enjeu de ces élections est avant tout local. Ils sont 59 % à dire qu’ils voteront « en fonction de problèmes locaux », contre 38 % qui le feront « en fonction des problèmes nationaux ».

Début février, 52 % seulement disaient que leur vote serait déterminé par les problèmes locaux, contre 45 % par des problèmes nationaux.

Pour autant, la volonté d’« exprimer [une] désapprobation à l’égard du gouvernement et de Nicolas Sarkozy » gagne un peu de terrain : 33 % des personnes interrogées se disent dans cet état d’esprit, contre 31 % début février.

L’intention d’utiliser le bulletin de vote pour exprimer un « soutien » à l’exécutif reste quant à elle stable à 14 %, quand 48 % des personnes interrogées (contre 51 % lors du précédent sondage) disent que leur opinion à l’égard du gouvernement et de M. Sarkozy « n’aura pas d’influence » sur leur vote. Lire la suite…

Veillée d’armes (20 minutes) et début de débat (Var matin)

Veillée d’armes pour les listes

20 minutes – 12/03/2010

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politique La campagne officielle pour les régionales prend fin ce soir

Dix listes sont en lice en Provence-Alpes-Côte d'Azur pour le premier tour./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Encore trois jours de suspense. Après six semaines de campagne, les dix listes en lice aux régionales de Paca s’apprêtent à être départagées dimanche, dans un premier tour qui, pour beaucoup, s’apparente à un quitte ou double. Pour Michel Vauzelle (PS) et Thierry Mariani (UMP), peu de surprise : sauf tremblement de terre, façon 21 avril 2002, tous deux sont sûrs d’être au second tour. Leur seul enjeu consiste à rassembler au-délà de leur camp, dès dimanche.Le FN lorgne son ancien bastion
Juste derrière, selon les sondages, Europe Ecologie pourrait jouer les trouble-fête. Laurence Vichnievsky est bien décidée à ne plus « jouer les supplétifs » du PS, et verdir le programme du candidat socialiste pour une alliance au second tour. De l’autre côté de l’échiquier, Jean-Marie Le Pen veut rebondir dans son ancien bastion, qui l’avait placé en tête à la présidentielle de 2002 avant de lui préférer Nicolas Sarkozy. Au centre et à l’extrème gauche, la lutte consiste à dépasser les 5 % nécessaires pour fusionner. Parti sans le PS, après douze ans de cogestion de la région, le PCF devrait jouer dimanche à « ça passe ou ça casse ». Pour ses premières régionales, le MoDem risque gros lui aussi, après son échec aux européennes. LO, le NPA et la Ligue du Sud espèrent créer la surprise en dépassant les 5 %. Tous partis confondus, les regards devraient aussi se tourner vers les abstentionnistes : aux régionales de 2004, 36 % des électeurs n’avaient pas voté. Quant aux indécis, selon les sondages, ils étaient encore 20 % la semaine dernière.

Frédéric Legrand Lire la suite…

La santé dans les élections régionales : demandez le programme!

EspaceInfirmier.com – 11/03/2010

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Si l’offre de soins et la formation des infirmières ne sont pas les thèmes les plus mis en avant par les candidats, ils sont régulièrement présents dans les professions de foi.

Transports, gestions des lycées… en théorie, le champ d’action des conseils régionaux est très restreint. Les politiques de santé relèvent d’abord de l’État, des hôpitaux et des caisses d’assurance-maladie. Mais au-delà des fonctions obligatoires des régions, une clause dite de « compétence générale » les autorise à développer des programmes dans presque tous les domaines. A quelques jours du premier tour des élections (ce dimanche), voici un aperçu des propositions qui pourraient affecter la pratique infirmière ou, plus généralement, le champ de la santé.
 
Formation des soignants
Depuis 2005, les budgets et les bourses liés aux formations paramédicales relèvent des conseils régionaux (1). Chacun fixe librement son barème, dont dépend le montant des allocations attribuées aux étudiants. Dans certaines régions pilotées par les socialistes (comme la Bourgogne, la Picardie ou le Limousin), des bourses sont attribuées aux étudiants infirmiers sur la base du volontariat et d’un contrat les engageant à s’installer sur un territoire donné, pour une durée déterminée. Une idée reprise ailleurs par des candidats PS, tels Christophe Béchu en Pays de la Loire ou Jean-Paul Huchon en Ile-de-France.

En Bourgogne, le PS souhaite continuer sur sa lancée : en septembre, la région avait instauré une bourse « échelon zéro » pour les étudiants en formations sociales et paramédicales. Les bénéficiaires sont remboursés de leurs droits d’inscription par le conseil régional.

En Paca, Michel Vauzelle promet la gratuité des études en Ifsi pour tous (et pas seulement dans le secteur public). Dans la même région, Pierre Godard, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) souhaite créer de nouveaux Ifsi dans les hôpitaux publics qui en sont dépourvus et augmenter le nombre de place dans les instituts existants, tout en garantissant un poste près de leur domicile aux diplômés. Il prône aussi un retour à une formation globale, moins basée sur les stages hospitaliers.
 
Prévention, offre de soins, recherche
Au centre et à droite, les programmes abordent plutôt les questions de santé au sens large. Un peu partout, l’UMP met en avant la lutte contre le cancer et le sida, notamment en promettant de renforcer les programmes de recherche contre ces maladies. L’accent est aussi mis sur la prévention. Dans le Nord-Pas-de-Calais, Valérie Létard souhaite améliorer l’information à destination des lycéens afin de lutter contre l’alcoolisme et l’obésité. Lire la suite…

Cinq idées pour relancer la machine, la rénover et la renforcer

20 minutes – 11/03/2010

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Depuis la fin de 2009, le chômage a franchi en Paca la barre des 10 % d'actifs.

Depuis la fin de 2009, le chômage a franchi en Paca la barre des 10 % d'actifs./ S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Une enveloppe de 1,9 milliard d’euros, dont 680 millions d’investissements : le budget du conseil régional Paca n’est pas négligeable, mais reste cependant inférieur à celui de nombreuses collectivités locales, comme le conseil général des Bouches-du-Rhône (2,2 milliards dont 550 millions d’investissements). Revue de détail des propositions pour faire fructifier ces fonds.

Favoriser les circuits courts et l’emploi local A gauche comme au centre (MoDem, Europe Ecologie, Alliance écologiste, Front de gauche), on mise sur les emplois de proximité et/ou l’économie verte et sociale, dont les activités sont directement liées au territoire, donc non délocalisables. Selon Europe Ecologie, l’économie verte (énergies renouvelables, économies d’énergie, agriculture raisonnée…) pourrait représenter 40 000 emplois en Paca. Pour encourager la consommation locale, le Front de gauche et le FN prônent eux la création d’un label Provence. La Ligue du Sud prône carrément une détaxe progressive sur les produits et les embauches, selon un critère de proximité géographique. L’Alliance écologiste indépendante mise sur la modification des droits de douane pour favoriser le retour en Paca des activités industrielles.

Faciliter la création d’emplois, empêcher leur destruction Avec 600 millions d’euros d’investissements, le PS se dit sûr de pouvoir financer « 10 000 emplois par an ». L’UMP prône de son côté un « plan de relance régional », avec la création de « Maisons de l’économie » dans chaque département, pour coordonner l’action des acteurs, et de développer avec eux un « plan de formation aux métiers de demain ». Le MoDem veut de son côté créer une « assurance nouvel emploi » pour rembourser les charges patronales à toute PME qui aurait embauché un salarié en CDI, en cas de résultats d’exploitation négatifs. Le FN propose de mettre en place un « viager économique » pour les PME, TPE, artisans et commerçants, cautionné par la région auprès des organismes prêteurs. Ainsi qu’une priorité aux PME régionales pour les marchés publics inférieurs à 20 000 €. Lutte ouvrière souhaite pour sa part imposer purement et simplement l’interdiction de tous les licenciements.

Développer un fonds d’investissements régional C’est l’idée post-crise. Six partis sur les dix en lice en Paca proposent, d’une manière ou d’une autre, que la région cofinance un fonds d’investissements. Le Front de gauche, suivi par le PS et l’UMP, suggère de l’ouvrir à des contributions de citoyens pour des placements dans des entreprises éthiques ou pour favoriser la reprise par les salariés de sociétés en difficulté. Europe Ecologie promet un barème : 1 € de fonds publics pour 1 € investi par les salariés. Pour le NPA, le fonds doit surtout venir en aide aux sites fermés ou démantelés, en parallèle avec un fonds de solidarité pour couvrir les pertes liées aux grèves.

Aider les salariés à se loger Dès les dernières municipales, les organisations patronales avaient mis en avant ce thème comme un enjeu crucial en Paca. Le NPA veut imposer une priorité de construction pour les logements sociaux, dans les plans de rénovation urbaine. L’UMP propose de créer un observatoire régional du logement « pour permettre aux décideurs d’y voir plus clair et répondre à la demande ».

Conditionner les subventions publiques Lutte ouvrière veut arrêter toutes subventions aux entreprises privées. Le NPA souhaite supprimer les aides aux entreprises qui licencient ou qui font des profits, pour les réaffecter au fonds régional d’investissement. Europe Ecologie souhaite concentrer les subventions sur les seules PME et TPE. Pour le FN, toute subvention, avance ou garantie de prêt fournie par la région doit être liée à une interdiction de délocaliser des emplois.S. H. et F. L.

Régionales : dernière ligne droite pour tous les candidats

La Provence – 10/03/2010

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A quatre jours du scrutin, le film d’une journée de campagne en accéléré

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En tournée, Francis Lalanne (photo de droite) a fait un passage par Marseille. Photo La Provence

8 heures, Isabelle Bonnet (Lutte Ouvrière) en grève. Professeur de biotechnologie au lycée professionnel Camille Jullian, à Marseille, Isabelle Bonnet s’est mise en grève, comme 70% du personnel de son établissement. « Nous luttons contre la réforme des lycées professionnels qui nous fait perdre des postes et des moyens », explique la tête de liste Lutte Ouvrière, syndiquée à la CGT. En fin de journée, elle part distribuer des tracts sur la Canebière.

9 heures, Jean-Marc Coppola (Front de Gauche) au marché d’Istres. Avec les passants, les tracts s’échangent et parfois la discussion s’engage. Exercice qu’affectionne Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche. « L’Europe nous prive de subventions, que peut faire la Région ? » interroge un agriculteur. « Elles peuvent investir dans la création de coopératives permettant la vente directe au consommateur, par exemple. « Reste à discuter crise, pouvoir d’achat ou services publics…

11h30. Catherine Levraud (MoDem), chez les commerçants. Parka grise, écharpe orange, Catherine Levraud, tête de liste MoDem, entame la tournée des commerces du Bd Chave à Marseille. « Les travaux du tramway nous ont fait beaucoup de mal » explique une boulangère. Dehors, une femme s’approche de la candidate. « J’ai envie de vous serrer la main, je vous trouve jolie ». Quand la petite équipe entre chez le charcutier Valange, c’est un peu la fête. On débouche une bonne bouteille et on s’attaque à la charcuterie.

12 heures, Laurence Vichnievsky (Europe Ecologie) sur le marché d’Aix. Des magistrats interpellent leur consoeur candidate, pour savoir si elle se joindra à leur manifestation. « Je suis en campagne, je ne mélange pas tout, mais j’ai une pensée pour l’institution« . Des sourires convaincus aux passants qui reconnaissent enfin celle qui grimpe dans les sondages. On lui fait cependant remarquer gentiment qu’elle « n’a pas l’accent« .

Midi, Thierry Mariani (UMP) inaugure un jeu de boules. Au micro, Bruno Gilles, sénateur-maire UMP des 4e et 5e arr., met les choses au clair. « Thierry Mariani ne prendra pas la parole parce qu’il est en campagne. Mais on peut l’applaudir. » Aux Chartreux, où les candidats inaugurent un terrain de boules, 150 personnes se prêtent au jeu. La tête de liste UMP grimace. « Je me suis foulé la cheville lundi soir, glisse Thierry Mariani. Je devrais rester alité quatre jours, mais j’irai jusqu’au bout. A fond. »

16 heures, Michel Vauzelle (PS), dans une cité. Il n’y a pas foule au centre social d’Air Bel. Dans cette cité marseillaise de 7000 habitants, en majorité des musulmans pratiquants, la question de la religion s’impose immédiatement. Michel Vauzelle, candidat PS, détaille les valeurs de la République et celles de l’islam. Avant de cheminer vers la salle de boxe du quartier. Un ring où sa colistière Myriam Lamare se sent comme chez elle. Ensuite, direction Arles.

18h30, Francis Lalanne (AEI) à la Rouvière. De passage à Marseille où il va soutenir ses amis de l’Alliance Ecologiste indépendante en campagne, Francis Lalanne fait un crochet par l’USC La Rouvière. Un lieu important pour lui : c’est ici qu’Irène Lamberton, son ancienne prof de théâtre, lui a donné le déclic pour son métier. « L’art est peu comme l’air de l’esprit » dit le chanteur. Photo de famille.

19 heures, le NPA prépare son meeting. Une matinée au Samu Social, où il travaille, un après-midi penché sur le discours du soir. Tête de liste NPA, Pierre Godard s’est offert une double journée. « J’ai travaillé pendant que les copains s’occupaient des tracts. Puis j’ai préparé le meeting. » A 20 heures au Château des fleurs à Marseille, le parti d’Olivier Besancenot reçoit ses militants. Et des salariés en lutte. « On met les bouchées doubles pour mobiliser notre électorat qui se décidera au dernier moment. »

A.D, Ph.F, M.L. et F.T.