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Régionales : les cartes des résultats Paca décryptées

29 mars 2010 2 commentaires

La Provence – 29/03/2010

Après la mise en ligne par LaProvence.com de cartes expliquant le vote des élections régionales en Paca, Virginie Martin, politologue et professeur à l’école Euromed Management, analyse pour nous les résultats de ce scrutin

Le vote FN en PACA est multiple

Dans la région, le FN a réalisé un score de 22,87%. Infographie LP

Il existe un dénominateur commun dans les motivations du vote FN en PACA. C’est bien sûr le problème de l’immigration et de l’identité locale. Mais Virgine Martin veut distinguer deux types d’électeurs frontistes, selon les différents départements. D’abord, dans le Var et les Alpes Maritimes, ce sont des électeurs traditionnellement à droite, qui se sont extrêmisés, suite à la déception de la politique de Nicolas Sarkozy au niveau national : « Sarkozy n’a pas apporté de réponses assez fortes, et n’a pas pu appliquer nationalement la politique très à droite qu’il avait promis en 2007 » indique la politologue. Elle ajoute que « s’ils ont pu être séduits par le ministère de l’Identité nationale, l’ouverture à gauche, avec les entrées au gouvernement de personnalités comme Bernard Kouchner ou Fadela Amara, est quelque chose qu’ils ont eu du mal à digérer, (…) c’était un grand ecart impossible, et les électeurs ont donc basculé à l’extrême droite« . La formule de Jean-Marie Le Pen s’est donc avérée exacte et « les électeurs ont préféré l’originale à la copie« . Mais le très bon score du FN en Paca est aussi le fait d’électeurs moins marqués idéologiquement à droite. La désespérance sociale et économique explique aussi ce vote et, les villes avec de forts taux de chômage, autour de l’étang de Berre par exemple, ont massivement voté Le Pen. Ici on est passé d’un extrême à l’autre, et le passage du Parti communiste au Front national n’est pas quelque chose de rare. Ce sont des régions où l’abstention aussi a été très forte, et où le désespoir envers le monde politique est vivace.

Michel Vauzelle reforme la gauche plurielle

Sur l'ensemble de la région, le PS a recueilli 44,1% des suffrages.

Si après ses deux précédents mandats, Michel Vauzelle dispose d’un bilan correct, d’une assez bonne image et d’un réseau important, son large succès s’explique d’abord par l’alliance spontanée qu’il a su former. En effet l’électeur lambda n’a que très peu pris en compte ses résultats, les compétences du Conseil régional restant assez floues. C’est grâce au report presque intégral des voix du Front de gauche au second tour et à l’absence de calculs politiques trop visibles avec Europe écologie que Michel Vauzelle a pu forger sa victoire. « Le président sortant a profité d’un alignement quasi militaire du Front de gauche et a réussi à faire passer son alliance avec Europe écologie comme naturelle, il a formé une gauche plurielle renouvelée » constate Virginie Martin. Pour elle, Vauzelle a églement profité de « la fin du sarkozisme de gauche, interventionniste, les électeurs de gauche s’étant aperçu que Sarkozy appliquait en fait une politique de droite traditionnelle« .

Le jeu des vases communiquants peu favorable à l’UMP

Sur l'ensemble de la région, l'UMP a recueilli 33,02% des suffrages.

Dans ces conditions, Thierry Mariani a donc particulièrement souffert. Entre les déçus de la politique nationale de Nicolas Sarkozy et les bastions de l’UMP passés au Front national, l’élection semblait ingagnable. Là encore, les raisons semblent plus liées à la politique nationale qu’à un véritable faute du candidat Mariani. « L’ouverture à gauche a , je pense, était une erreur fondamentale, (…) le choix d’Eric Besson au ministère de l’identité nationale, par exemple, constitue une pirouette politique impossible et non comprise par l’électorat de l’UMP » note la politologue. Quant au thème de l’insécurité, il a été trop tardivement évoqué par la droite pour répondre aux inquiétudes de sa clientèle traditionnelle… d’autant que le terrain était déjà occupé par le FN. Le bilan catastrophique de Sarkozy sur ce point a donc coûté cher à l’UMP dans la région, les électeurs préférant se tourner vers Jean-Marie Le Pen.

Une abstention structurelle

La carte de l'abstention en Paca.

Même s’il y a eu un léger mieux lors du second tour, l’abstention lors de ces élections est l’un des grands enseignements à retenir. Si Virginie Martin en impute une bonne partie au manque de visibilité quand aux compétences des conseils régionaux et au fait que, cette fois, elles n’étaient pas couplées avec d’autres élections (cantonales par exemple), c’est  surtout une abstention structurelle, à laquelle on assiste depuis plus de vingt ans. « La forte participation aux présidentielles de 2007 n’était que la poudre aux yeux, largement explicable par la peopolisation des deux candidats et le cirque médiatique orchestré par des boites de communication spécialisées en consulting d’entreprise, (…) ce scrutin n’avait plus grand chose de politique » s’indigne-t-elle. « On est juste revenu à la normale » ajoute-t-elle « il y a une vraie crise de la représentation politique et les électeurs ont vraiment le sentiment que les hommes politiques ne peuvent plus agir pour les protéger contre le chomage, la mondialistions ou l’émergeance de nouveau pays industrialisés« . « Si on ajoute à ça les différentes affaires qui ont ébranlé le monde politique les 30 dernières années, on comprends mieux la véritable crise de confiance entre les citoyens et leurs élus ».

Pierre KOROBEINIK 

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Analyses et réactions (suite : 15 articles)

 

Victoire responsable

La Marseillaise – 22/03/2010

C’est un Michel Vauzelle heureux qui a été accueilli au son de « Bandera Rossa », à sa permanence. Photo ML THOMAS

Permanence de Michel Vauzelle. La satisfaction est grande chez les militants présents. Mais c’est avec sérieux qu’ils appréhendent ce nouveau mandat, du fait de l’abstention et du FN.

C’est l’attente dans la permanence de Michel Vauzelle. L’ambiance est plus tendue que la semaine précédente. Qu’ont fait les abstentionnistes du premier tour ? Certes, la victoire est annoncée, attendue, mais, tant que le résultat n’est pas là, la messe n’est pas dite. Premier résultat annoncé, l’Alsace, la droite l’emporte largement. Moment de flottement dans l’assistance. Il sera bref, très vite, les tendances sont annoncées. Pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la victoire est nette et sans bavure, les applaudissements éclatent. La satisfaction est là. Mais, aussi, quasiment dans le même temps, le sérieux, le sens des responsabilités. L’importance du vote Front national et de l’abstention font dire, quasi unanimement, que l’heure est au travail du fait de la situation sociale. Elle est d’autant plus grave que la réforme des collectivités territoriales entraînerait la perte d’autonomie financière et la compétence générale ce qui aurait pour effet de ne plus pouvoir venir en aide aux associations. Tragique pour la société, pain béni pour le FN.

Alors, finalement, c’est peut-être Sébastien Barles, Europe écologie, qui résume le mieux le climat : « Trois mots qualifient mon état d’esprit : humilité, car 3/4 des citoyens se trompent de colère en se réfugiant dans l’abstention ou en faisant le choix de voter FN. Deuxièmement : félicitation pour cette victoire démocratique, écologique et sociale. Enfin, troisième mot : responsabilité. »
Pour Jean-Jacques, « ce soir, c’est encore 22% pour Le Pen et je continue à trembler. C’est aussi 44% pour Vauzelle et 50% d’abstention. Est-ce que cela signifie un ras-le-bol des politiciens ou cela signifie-t-il un renvoi dans les cordes du gouvernement ? »
Garo Hovsépian (PS) se réjouit « de la victoire de Michel Vauzelle ». Il s’inquiète de l’abstention et du score du FN, tout en notant : « Dans les 13/14, je remercie les électeurs qui, massivement, ont soutenu Michel Vauzelle. »
Jocelyn Zeitoun (majorité sortante) considère : « Au-delà de la victoire, annoncée par les sondages mais qui devait se concrétiser dans les urnes, je suis extrêmement inquiet devant le score du FN. Nous sommes là devant une élection qui interpelle. Nous avons gagné, c’est bien. Mais dans quel état est le pays ? Et la réforme des collectivités, la suppression de la clause de compétence générale risque d’aggraver la situation. » Avi Assouli ne dit pas autre chose : « Le FN continue de m’effrayer. Alors, il nous faut travailler pour le peuple, pour les valeurs humanistes. »

Même tonalité chez Myriam Lamare : « Il va falloir mettre cette victoire au service des citoyens. » Fatima Orsatelli, elle aussi nouvelle élue, ajoute : « Face au vote FN et à l’abstention, nous allons devoir encore plus faire et faire savoir. » Pierre Semeriva, Europe écologie, s’inquiète de voir le FN avoir progressé entre les deux tours. Alors que, pour Marie-Arlette Carlotti, « un vrai espoir naît à gauche. Attention, tout n’est pas arrivé, mais les bases sont là. Ceci dit, je ne suis pas dupe, l’abstention et le FN s’adressent au pouvoir, mais aussi, un peu, à nous ».
Christian Pellicani (PC) s’inquiète de l’abstention, du vote FN, il considère : « Cette élection risque d’être le chant du cygne si les mesures concernant les collectivités territoriales sont adoptées. »
Frédéric Rosmini (PS) se projette : « Avec la réforme du scrutin, au lieu de la victoire de la gauche nous aurions dès le premier tour, un grand chelem de la droite. Et la perte de la compétence générale serait une catastrophe pour le corps social. »

Michel Caire

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Le FN gâche le triplé de Vauzelle

Slate.fr – 22/03/2010

Avec 44,1% des voix au second tour, le président socialiste sortant entame un troisième mandat, marqué par un recul de la droite et un regain historique du Front national.

Sans surprise mais sans panache. Dimanche soir, Michel Vauzelle a largement devancé son challenger UMP Thierry Mariani (33,02%). Dans l’ambiance très tranquille de son QG marseillais, place du 4-septembre, il n’a pas versé dans le triomphalisme, laissant la ferveur au Stade-Vélodrome, où l’OM a battu Lyon. Dominateur à Marseille ou Avignon, Vauzelle ne pavoise pas. Pendant quatre ans, l’ancien Garde des sceaux de Mitterrand sait qu’il devra se coltiner un FN puissant, qui a confirmé sa très grande forme avec 22,87% des suffrages.

Un score socialiste moins élevé qu’en 2004

Sur les 123 sièges du conseil régional, l’Alliance de l’olivier (PS-Front de gauche-Europe écologie) en remporte 72, soit un de moins qu’en 2004, l’UMP reste stable avec 30 élus et le FN en comptera 21, contre 11 actuellement. Au terme d’une campagne centrée sur la «résistance» à la politique du président Sarkozy, Michel Vauzelle réalise toutefois un score moins élevé qu’en 2004 (45,17%), malgré le report de voix de ses alliés d’entre deux tours, le Front de gauche (6,1% des voix) et Europe Ecologie (10,9% des suffrages). Le total théorique lui assurait 42,83% des suffrages. Avec 44,1% des voix, Michel Vauzelle n’a toutefois pas conquis les abstentionnistes, malgré un sursaut de quatre points de la participation en Paca (52,21%).

Qu’importe. «C’est toute la France des régions qui a dit non à la politique de Sarkozy, non à la destruction des libertés publiques et de la sécurité, s’est félicité Michel Vauzelle. La Provence n’est pas la propriété de la droite, mais une région de gauche.» Ne lui parlez pas de contre-performance par rapport à 2004. «Si le Front national n’avait pas, à cause de la droite, fait un score aussi préoccupant, nous aurions obtenu une plus large majorité», affirme Michel Vauzelle, qui fera de l’emploi et du logement ses priorités. De son côté, Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Écologie au premier tour appelle à «l’humilité»: «L’essentiel a été préservé grâce à notre rassemblement, il faut rester humble devant un taux d’abstention trop fort et un taux pour le FN trop fort également», a commenté la magistrate, pour qui la région devra «être très attentive à ces gestes de désespérance».

Le Pen guest star du conseil régional

Ironie du sort, vendredi, c’est le leader frontiste Jean-Marie Le Pen, élu le plus âgé (81 ans), qui conduira la séance d’investiture comme le veut la tradition. Et si Vauzelle rempile, le Front national est bien le vrai gagnant de ces élections régionales. Son score du premier tour (20,3%) avait étonné. Celui du second (22,8%), supérieur aux 21% obtenus en 2004 par Guy Macary, interroge alors que le parti avait été donné moribond après la présidentielle. Le probable report des voix issues de la Ligue du sud de Jacques Bompard (2, 69% au premier tour), n’explique pas tout. Jean-Marie Le Pen y voit «l’effondrement du sarkozysme».

Il est flagrant en Paca. «J’ai perdu et je l’assume», expliquait dimanche soir très tard Thierry Mariani, qui a mis un temps fou à commenter publiquement sa défaite. Nommé en urgence après le retrait du maire de Toulon Hubert Falco, le député UMP du Vaucluse, qui a fait campagne notamment sur la sécurité, n’aura pas réussi à mordre sur les terres du Front national, ni à convaincre un électorat de droite déboussolé. «Sur les marchés, les gens s’interrogeaient sur l’ouverture. Peut-être fallait-il expliquer les réformes qui se sont succédées depuis deux ans et demi», concède Thierry Mariani, pour qui «le contexte national fait que la France n’était pas prête à entendre» un message de mobilisation. Arrivé en tête au premier tour avec 26,6% de voix, il réalise le même score que le député Renaud Muselier en 2004, soit 33,8% des voix. Il se console en faisant les comptes. «Le PS baisse, le FN monte et nous, on reste stable.»

Estrosi battu dans son fief

Renaud Muselier voit dans le fort score du FN la marque d’une «exaspération» de l’électorat de droite: «Les gens se posent de vraies questions sur l’avenir du pays. Il y a un doute sur notre lisibilité. Nous sommes à mi-mandat. Il nous reste deux ans pour agir.» Reste que certains résultats sonnent comme une alerte. A Nice (Alpes-Maritimes), fief du ministre de l’Industrie Christian Estrosi, la gauche dame le pion à l’UMP avec 39,12% des voix contre 36,32% pour le parti présidentiel. «Ces mauvais résultats pour la majorité présidentielle appellent tous ses responsables et ses élus à de nouvelles initiatives en faveur des priorités réaffirmées par les Français, l’emploi et la sécurité notamment», estime le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Bref, une vraie remise en question.

Armelle Muraour

Photo: Jean-Marie Le Pen embrassé par sa petite fille Marion (à dr.) et une fan, le 21 mars 2010 à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

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Combat serré entre la droite et la gauche pour gagner les A-M et Nice

Le Buzz des Régionales – 19/03/2010

La campagne a des airs de poupées russes dans les Alpes-Maritimes : la bataille régionale se double d’un combat départemental voire local. La question est de savoir qui de la liste Vauzelle ou de la liste Mariani sera en tête dimanche soir dans le 06 et à Nice sachant qu’il y a six ans, la droite l’avait emporté, au 2nd tour, de 50 voix dans les A-M. Pour contrer l’assaillant, Christian Estrosi a pris de manière encore plus nette le commandement n’hésitant pas à personnaliser la campagne sur son nom: « Voter pour Thierry Mariani, c’est voter pour Christian Estrosi » a-t-il lancé mercredi soir en meeting à Nice. 

Patrick Allemand, tête de la liste Vauzelle dans le 06, a relevé le gant hier soir en réunion publique (notre photo). « Pour la première fois depuis la Libération nous avons une chance de battre la droite dans les Alpes-Maritimes, le département le plus sarkozyste de France. Cette chance, on ne doit pas la laisser passer ni dans les A-M ni à Nice où, cerise sur le gâteau, on battra la droite et en plus Estrosi. » Dimanche soir, les résultats seront donc analysés à la loupe.

Eric Neri (Photo Franck Fernandes)

Régionales en PACA: mais où est donc passée Laurence Vichnievsky ?

fini-parti – 19/03/2010

Mme la Juge aurait-elle déjà raccroché sa tenue de femme politique ? « Déçue » par les résultats du 1er tour des Régionales en PACA, Laurence Vichnievsky est remontée à Paris à peine validé l’accord de fusion avec le PS et le Front de Gauche. Reprise du boulot oblige. Mais quelle sera l’implication de la tête de liste d’Europe Ecologie dans la prochaine assemblée régionale ?

Laurence Vichnievsky n’a pas complètement disparu de la circulation. Qu’on se rassure. Elle pourrait même être présente ce vendredi au rassemblement contre le FN organisé à Marseille, avant d’achever ce week-end dans le Var puis dans les Bouches-du-Rhône, une campagne électorale qui fut, pour elle, une première.

Mais après ?

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Trois hommes et un scrutin – La Provence 19 mars 2010

La Provence – 19/03/2010

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Vauzelle (PS) : « Je suis raisonnablement confiant »

 

Michel Vauzelle a recueilli 25,8% des suffrages au premier tour. Photo Guillaume Ruoppolo

Aujourd’hui dans La Provence, les trois têtes de liste, qui vont s’affronter au deuxième tour des élections régionales en Paca, répondent aux questions des journalistes. Michel Vauzelle (PS), Thierry Mariani (UMP) et Jean-Marie Le Pen (FN) se livrent avant le scrutin décisif de dimanche. La tête de liste socialiste veut, par exemple, convaincre les abstentionnistes du premier tour d’aller voter en affirmant que « dimanche sera l’occasion de dire qu’il y a un autre modèle de société que celui de Nicolas Sarkozy. »

– L’alliance signée avec Europe écologie concernant notamment Iter met le feu aux poudres. Quels en sont les termes précis ?
Michel Vauzelle :
La Région a rempli son contrat. Nous apporterons 152 millions d’euros comme prévu. Soixante-dix millions affectés à la « machine », au réacteur même, 60 millions pour le lycée international de Manosque, 15 millions à l’aménagement de la ligne ferroviaire Val de Durance, le reste consacré aux aménagements. Cette alliance ne remet pas en cause les 152 millions dont 80 à 90 millions ont déjà été débloqués. Si la Région doit rajouter de l’argent pour des éléments de confort des habitants ou l’accueil des industries induites, on interviendra. En ce qui concerne la machine elle-même, nous ne paierons plus les surcoûts éventuels.

– Comment réagissez-vous à la polémique déclenchée par l’UMP ? Lire la suite…

Iter (4 articles)

 

Iter s’invite dans les régionales

Métro – 19/03/2010

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ITER : l’UMP vous ment !

vauzelle2010.fr – 18/03/2010

« L’UMP vous ment. Concernant ITER, L’accord entre l’Alliance de l’Olivier et Europe Ecologie est très clair. La Région maintiendra ses engagements initiaux à savoir 152 millions d’euros dont 70 sur la machine et le reste sur l’école internationale de Manosque, sur les aménagements ferroviaires ainsi que routiers du Val Durance » a expliqué Michel Vauzelle aux salariés de Cadarache à la sortie du CEA ce jeudi 18 mars.

Lors de ce point presse improvisé, le Président de Région a tenu à souligner « que le Conseil régional ne versera pas un euro de plus si la facture venait à augmenter. »

 Contrairement aux allégations tenues par les leaders de l’UMP, Christian Estrosi en tête, Michel Vauzelle a toujours respecté ses engagements sur ce projet avec l’ouverture, lors de la dernière rentrée, du lycée international de Manosque et l’investissement dans la modernisation de la ligne ferroviaire du Val Durance pour un TER toutes les 30 minutes entre Aix-en-Provence et Manosque aux heures de pointe.

Entre annonce officielle sans cesse reportée et le refus de créer une opération d’intéret national, on peut s’interroger sur l’intérêt de l’Etat pour ce projet d’envergure internationale.

Un retard qui pourrait allourdir l’addition à l’arrivée puisque le projet estimé à 5 milliards d’euros devrait en coûter 10 !

Une situation qui avant les élections régionales n’avait pas ému les élus locaux puisque Hubert Falco et Eric Ciotti étaient absents des réunions organisées au début de l’hiver par la Préfecture de Région.

« Enfin, il est important de rappeler que l’Etat n’a pas pris ses responsabilités concernant les conséquences de l’implantation d’ITER. A l’horizon 2012, il faudra loger plus de 3 000 personnes aux alentours. Cet effet tsunami a jusqu’à présent totalement été négligé, faute d’une volonté sérieuse de gouvernance de la part de l’Etat et des maires de droite du périmètre qui préfèrent le mobil-home au logement social » a conclu Michel Vauzelle. Lire la suite…

UMP Paca: votez Estrosi! votez Falco!

« Voter pour Thierry Mariani c’est voter pour Christian Estrosi »

Nice matin – 19/03/2010 

  

Gaston Franco, la co-tête de liste UMP-majorité présidentielle dans les Alpes-Maritimes avec Dominique Estrosi-Sassone a cité Jean Ferrat hier à l’occasion d’une réunion publique à l’hôtel Plaza à Nice. 

C’est bien la seule fois de toute la soirée qu’un hommage a été rendu à une personnalité de gauche. Le reste du temps, Michel Vauzelle et ses nouveaux partenaires d’Europe-Ecologie et du Front de gauche, dont les listes ont fusionné pour le 2nd tour, ont passé un sale quart d’heure – et même plus – en présence d’un public nombreux et enthousiaste.Le député Eric Ciotti, président du conseil général, a parlé de « combinazione » à propos d’une fusion qui, ainsi que l’a souligné, Christian Estrosi a donné lieu à des transferts de candidats entre départements. « Ils ont organisé une transhumance électorale » brocardait Eric Ciotti. « Le président élu ne sera qu’un président otage qui devra subir au quotidien le chantage des plus extrémistes de sa liste » ajoutait Christian Estrosi.Mais Michel Vauzelle n’est pas encore reconduit et la droite azuréenne compte bien se battre jusqu’au bout pour inverser la tendance. Eric Ciotti a sorti sa calculette : « Il nous faut convaincre 5 % des électeurs inscrits, s’ils votaient pour notre liste dimanche nous gagnerions la Région. »

« Voter FN c’est voter pour la gauche »

Ces électeurs, la droite espère les trouver chez les abstentionnistes du 1er tour. Mais aussi chez ceux qui ont fait le choix de Jean-Marie Le Pen dimanche dernier : « Voter FN au 2nd tour c’est voter pour la gauche » a insisté Dominique Estrosi-Sassone. S’adressant à ceux « qui ont eu un mouvement d’humeur et qui se désespèrent qu’on n’ait pas totalement gagné la guerre » contre l’insécurité, Christian Estrosi a énuméré les mesures tant nationales que locales prises ces dernières années se félicitant de leurs premiers résultats, la baisse de la délinquance.Il annonçait également plusieurs décisions fortes à Nice parmi lesquelles la reconduction de l’arrêté sur le couvre-feu des mineurs et la signature, intervenue la veille, d’un arrêté municipal prévoyant la fermeture à partir de 23 h des épiceries de nuit et des établissements de vente à emporter (lire les détails dans nos éditions de Nice). Le député Nouveau Centre Rudy Salles lorgnait « les brebis égarées » qui ont voté pour le MoDem : « Je leur dis, à ces électeurs du centre, que leur place est à nos côtés sur la seule liste qui compte des centristes. »Et puis s’il fallait un ultime argument, en présence de la quasi-totalité des parlementaires de droite et de très nombreux élus, Christian Estrosi martelait : « Voter pour cette liste c’est voter pour chacun de ces maires, pour chacun de ces conseillers généraux, voter pour la liste de Thierry Mariani, c’est voter pour Christian Estrosi ! »

Eric Neri. 

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L’UMP chasse les abstentionnistes sans tabou

Le Buzz des Régionales – 18/03/2010 

La chasse aux abstentionnistes se poursuit au pas de charge en PACA et l’UMP n’est pas la dernière à traquer, de ville en ville, les électeurs fantômes. Pour les faire sortir du bois, la méthode est souvent la même : la formule choc, la phrase qui fait mouche, celle qui vous fera enfin comprendre que maintenant, les élections régionales, c’est du sérieux. Même le manque de notoriété de Thierry Mariani n’est plus un tabou. On en parle ouvertement. Pour rassurer l’électeur qui doute.Mercredi soir, Christian Estrosi, lui-même, n’y est pas allé par quatre chemins en déclarant :  « Voter pour Thierry Mariani, c’est voter pour Christian Estrosi« . Fallait le dire. Plus discret mais tout aussi convaincu de son pouvoir fédérateur : Hubert Falco. Le maire de Toulon fait campagne, depuis plusieurs semaines, presque exclusivement sur son nom et son image. Ses affiches où il pose en gros plan appellent clairement à voter Hubert Falco et, en bas à droite, dans un caractère plus modeste, on rappelle que la tête de liste UMP est  bien Thierry Mariani. La méthode a très bien fonctionné si on en juge par les résultats obtenus par Hubert Falco au 1er tour. .

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Decryptage des trois finalistes de la région PACA par le coach de Xavier Darcos

Var matin – 19/03/2010

 

Photo : Frantz Chavaroche

Jean-Luc Mano, conseil de Xavier Darcos et Michèle Alliot-Marie, dresse le portrait des candidats à la Région PACA. Une dissection médiatique sans complaisance

Jean-Luc Mano (ci-contre) a le regard qui perce l’armure électorale. Sa mission, puisqu’il l’a acceptée, pour Nice-Matin : décrypter le champ de communication des trois candidats en lice pour le second tour des Régionales en PACA : Michel Vauzelle, Thierry Mariani et Jean-Marie Le Pen.
Ancien journaliste, ancien patron de chaîne, il fut l’homme qui organisa le fameux, voire le mythique débat Tapie-Le Pen. A 54 ans, Jean-Luc Mano coache désormais Xavier Darcos, le ministre du Travail et des Affaires sociales du gouvernement Fillon. Avec sa double expertise, Jean Luc Mano décrypte donc pour nous la campagne électorale en PACA qui, selon lui, fut atone : « Faute d’avoir trouvé son style, elle n’a fait émerger rien de singulier, nonobstant la présence d’un Jean-Marie Le Pen qui n’a plus le pouvoir de la dynamiser. La raison : sans doute le fait qu’elle débuta comme elle finira avec l’idée que, quoiqu’il arrive, Michel Vauzelle ne sera pas en difficulté. »
Vauzelle « plus transfuge de l’UDF que trotkiste« 

« Vauzelle, c’est du classique. L’homme du ni-ni. Une posture très Mitterandienne qui est tout en prudence dans le programme comme dans la démarche. Il est presque anachronique. Souvent, les partis politiques adoubent des candidats qui ressemblent à la région qu’ils sont censés labourer. Là, c’est le contraire. On n’attend pas Michel Vauzelle sur les bords de la Méditerranée, plutôt dans une station chic de l’ouest de la France. A La Baule plus que dans les ruelles du Panier à Marseille. Il n’a pas une grande faconde, il ne respire pas la Provence profonde. Vous le savez mieux que moi, les Méditerranéens aiment quand ils montent à Paris jouer de leur particularisme. Mais leur renvoie-t-on l’injuste image d’Epinal du « mec du sud qui glande, plus souvent à la plage qu’au boulot » et là il s’empresse de rappeler qu’il est comme tout le monde. Et bien, si Vauzelle a un atout, c’est donner l’image de cette respectabilité-là.  Au fond, c’est un grand bourgeois timide, forcément, qui n’aime pas s’exposer. C’est sa nature. Et c’est devenu sa culture. Et sur le terrain électoral, elle lui procure une formidable légitimité. Il ressemble plus à un transfuge de l’UDF qu’à un trotskiste échevelé. Il se pose sans aspérité, lisse donc difficile « à choper » sur l’être comme sur le paraître. Et au bout du compte, il en devient rassurant, susceptible de rallier les suffrages d’un centre droit qui ne veut pas avoir peur de voter. »

Mariani, « l’homme qui n’a pas trouvé son style« 

 
« Ce qui me frappe beaucoup, c’est qu’en dépit d’une campagne très active, Thierry Mariani n’a pas su trouver son style. Le qualificatif qui vient à l’esprit, c’est « indéfinissable ». On a débuté la campagne sur un point d’interrogation, on la finira sur des points de suspension. A priori, il est le challenger, mais sa place est prise par Le Pen qui se pose dans la posture de l’opposant à tout. Posture assez facile puisque le FN n’a pas l’ambition de gagner, encore moins de gouverner. Le Pen occupe du coup tout l’espace d’opposition à Vauzelle pendant que Mariani est dans un rôle d’opposant trop propre sur lui – ce qui ne saurait constituer un reproche – qui refuse le combat de boue. De fait, Thierry Mariani est cantonné dans un rôle de candidat intermédiaire.  Le fait qu’il ne soit pas le candidat naturel de la droite a t-il joué ? Sans l’ombre d’un doute. Mariani a souffert de l’image de Christian Estrosi qui, selon moi, était le vrai candidat naturel de la droite en PACA. Il ne s’est pas libéré de cette image tutélaire alors pourtant que les ténors de l’UMP se sont mis sans rechigner à son service : Gaudin comme Estrosi ont mouillé le maillot pour lui. A sa décharge, il y a le contexte national : si le terrain est miné, on peut toujours aligner une Rolls au départ d’une course de 2 CV, on n’est pas sûr de gagner. La morale de l’histoire : elle n’est sans doute pas très juste. Mariani est un homme qui gagne à être connu. Mieux, il le mérite. »

Le « devient un politicien« 

« Il s’est assagi. C’est manifeste. Il n’a pas mis le turbo. Il s’est contenté de rouler en s’appuyant sur les lettres de « noblesse » des horreurs qu’il a raconté par le passé. Le Pen n’était pas là en attaque. Il était là en préservation de son électorat volage. Pendant cette campagne, sa posture de communication politique fut simple… comme s’il pensait que les régionales étaient une élection qui se jouait sur un seul tour. Il dégomme tout le monde, s’oppose à tout. Il en devient encombrant pour Thierry Mariani parce qu’il reste un formidable candidat d’opposition, d’autant plus redoutable qu’il n’entend pas, pas plus aujourd’hui qu’hier, accéder aux responsabilités exécutives. « Ne lui en déplaise, il ne parvient cependant plus à provoquer l’indignation dont il a pourtant fait si longtemps commerce. Sur le fond, est-ce une bonne chose ou pas pour la République ? Ceci est une autre affaire. Mais le fait est que nul, par exemple, n’a plus peur de venir débattre avec lui. Il y a quinze ans, je n’avais trouvé que Bernard Tapie pour s’y essayer. A part quelques petits instants de rupture convenue aujourd’hui, il ne suscite plus ni la rage, ni l’indignation dans les rangs de ses opposants… Et à l’arrivée, malgré lui, il devient un peu ce Monsieur Jourdain de la démocratie qui fait le « politicien » sans le savoir. Le fait que sa candidature demeure le réceptacle de l’exaspération d’une partie de l’électoral ne change rien à ce constat. »